SALE
les enfants de Galaad, comme ont lit dans Josué : Galaad, qui fut un homme belliqueux, et qui eut la f/ossession de Galaad et de Basun (XVII. 1).
SALEIGNAC. Voy. Salicnac.
I. SALEM, en hébreu SchAlém, ville dont, selon la Genèstj (xiv, 18), Melchisédech était roi. L'historien Joseph, Onkelo*, dans sa paraphrase chaldaïque , la plupart des Pores et les i anciens commentateurs , pensent que c'était la j mémo nue Jérusalem, sentiment qui semble' conlirmé par le Psaume i.xxv, 2 (Hebr., i.xxv, 3). Mais saint Jérôme croit tout autrement, et il place Salem, dont il est ici question, dans le voisinage de Scythopolis. Reland croit aussi que ce n'est pas la "même ville ; et l'argument tiré du Psaume ne lui parait pas démonstratif. Pour nous, il nous semble que Jérusalem a pu s'appeler primitivement Salem, sans pour cela qu'on doive la confondre avec Salem, dont Melchisédech était roi. Voy. Hieronym., Epistola ad Evaiif/efium. Reland., Pala-stina iltustruta, p. 832 et seqq., et les commentateurs sur la Genèse,
XIV, 18. Cmnpar. JÉRUSALEM, 11° I.
II. SALEM, en hébreu SchàJém, qu'on lit dans la Genèse (xxxm, 18), où il est question du retour de Jacob dans la terre de Chanaan , a été pris par les Septante, la Version syriaque et la Vulgate. pour un nom propre de lieu, étant traduit dans le sens de : // vint à Sa/etn, ville de Sie/iem ou des Siebémites. Mais Onkelos. dans sa paraphrase chaldaique, Saadias dans sa version arabe, les rabbins et la plupart des interprètes modernes ont donné au mot hébreu SchAlém sa signification primitive, c'est-à-dire sain et sauf, et ont rendu la phrase par : // vint sain et sauf à la ville de Sichem : ce que les Juifs entendent de la guérison complète de sa cuisse. Voy. Reland, Pabestina iliustrain, p. 976-977. et les interprètes sur Genèse , xxxm , 18.
SALÉMOTH, père de Jabath. Voy. I Paralip., xxiv 22.
SALEPH, second fils de Jectan , dont les descendants se répandirent vers l'Arménie. Voy. Genèse , x . 20.
SALERNE ( Snlernum ) , ville irchiépisc. du royaume de Naples, située i quinze lieues environ de cette ville. La cathédrale de Saint- Matthieu, où l'on conserve les reliques de ce saint apôtre, fut érigée en archevêché en ÎI84 par Benoit Vil , et non en 974 ou 973, par Boniface VII, comme quelques-uns le prétendent, suivant la remarque de Gaet. Moroni. Le premier évôque de Salerne est saint Bonosius , dont TÉgUse célèbre la féte le 13 mai De l'an 1599 A l'an 1615, trois eonciles ont été tenus à Salerne. Voy, Ughelli . Italia Saera , tom. VII,
f. 848. Le P. Mansi , Suppléai., tom. V, col. 157, etc. De Cornmanville, lr* Tali/e alphabét., p. 201-205. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LX, p. 253-2W.
SALES (Charles-Auguste de), neveu de saint François de Sales, né au château de Sales (Savoie), commune de Thorens, en 16(16, mort l'an 1660, lit ses études à Lyon , au collège de la Trinité , sous le célèbre P. Monet , de Bonneville. Nommé coadjuteur de l'Église de Genève , il fut sacré sous le titre d'évéque d'Kbron, le 14 mai 1615. Il établit les prêtres de l'Oratoire à Rumilly en 1651 , pour enseigner dans le collège de cette ville, consacra la nouvelle église du premier monastère de la Visitation d Anney, le 30 octobre 1653. 11 a composé , entre autres ouvrages : 1» De Vda et rebut gestis servi Det, eximiœ s<mctdatis,Francisci Salesii, episcopt et principis Gebennensis, lib. X; Lyon, 1634,