‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 845 sur 1294 · I. SALM AN A . roi de Madian. Vo,j. Orkb · texte numérisé non relu

I. SALM AN A . roi de Madian. Vo,j. Orkb

II SALMANA, un des princes madianites qui furent défaits par Gédéon. Voy. Juges, vai, 5.

III. SALMANA, roi idolâtre. Voy. Osée, x. 14, et les commentateurs sur ce passage, qui présente des difficultés réelles. Pour nous, obligé de nous restreindre , nous dirons seulement que, selon les anciens interprètes, saint Jérôme, Ruffin, saint Cyrille, Théodoret, etc., Osée fait allusion à l'histoire de Salmana (Juges, vm ), que Gédéon vainquit et tua. Quand on compare, en effet, le récit des Juges avec celui du prophète, on trouve entre eux une grande ressemblance. Cependant les commentateurs modernes veulent que Salmana ne soit ici qu'une simple abréviation du mot Salmanasar, interprétation d'autant plus admissible , que ce genre d'abréviation n'est pas rare dans la langue s*! crée

SALMANASAR, roi d'Assyrie, succéda à Téglath-Phalasar, et eut pour successeur Senna- ! chérib. Il s'assujettit Osée , roi d'Israël , le mit ' dans les fers , et transporta tout son peuple au delà de l'Euphrate. Tobie trouva grâce à ses yeux , et devint son pourvoyeur. Outre ce que l'Écriture nous apprend de Salmanasar, les auteurs profanes disent que ce prince fit aussi la guerre aux Tyriens, et s'empara de presque toutes les villes de la Phénicie. Mais ayant été battu dans un combat naval, il laissa une partie de son armée pour resserrer la ville de Tyr, et reprit le chemin d'Assyrie. Cependant les Tyriens ayant soutenu le siège pendant cinq ans. Salmanasar mourut dans l'intervalle. Voy. IV Rois, xvn, 3, 5, 6, 7, etc.; xvni, 9, 10. Tobie, l, 13. Menandcr, apud Joseph., Antiq., I. IX, c. xiv, et Contra Appion., I. I. D. Calmet, Diction, de la Bible.

SALMARIUM. Voq. Saumur.

SALM AS ou S AL AMAS et SALMASTE, ville épisc. de Perse, dans l'Adorbigane. Le géographe de Nubie la met dans l'Arménie. On en connaît deux évéques nestoriens. dont le premier, Joseph, assista à l'élection du catholique Jaballaha III. Celte ville a eu aussi des évéques latins, dont le premier, Thomas, fut transféré à une autre église en 1402. Les Arméniens ont eu aussi des évéques de leur rit à Salmas. On n'en connait qu'un, Jacques, qui assista au concile d'Adane. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I,p. 14i4; tora. II, p. 1329. et tom. III, p. 13, 83. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LX, p. 281.

SALMERIUM. Voy. Samer.

SALMER0N (Alphonse),jësnite, né à Tolède en 1515, mort a Naples l'an 1585, fut un des premiers compagnons de saint Ignacede Loyola. Il voyagea en Italie, en Allemagne, en Pologne, dans les Pays-Bas et en Irlande , et acquit partout une grande réputation par son savoir et ses prédications. Il assista au concile de Trente, où il prononça le panégyrique de saint Jean t'Évangéliste, qu'on trouve a la fin des Actes de ce concile. On a de lui divers Traités théologiques et des Dissertations sur les Évangiles, les Actes des Apôtres et les Épitres canoniques; Madrid, 1597-1602,8 vol. in-fol. Voy. Ribadeneira et Alcgambe , Biblioth. Scriptor. SociW. Jesu. Richard et Giraud. Feller, Biogr. uni- ) vers. Le Diction, de la théol. cathol.,&\i mot Sal- : MATICENSES.

SALMIAS, un de ceux qui répudièrent les femmes qu'ils avaient épousées contre la loi pendant la captivité de Babylone. Voy. I Esdr., x,39. I. SALMON. fils de Naaswn. Voy. Salma.

IL SALMON (François), docteur en théologie I et bibliothécaire de la maison et société de Sor- ' bonne, né à Paris en 1676, mort à Chaillot l'an ' 1736, était profondément versé dans les langue»

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savantes, et avait une grande connaissance des Pérès et des concile*. Il a donné : Traité de I V- Ivde des conciles et de leur* collections- Paris, 1721, in-4*; traduit et publié en latin ; Leipzig, \ 7^9, in-4°. Votf. Éloge de Salmon, dans la préface qui est à la téte du catalogue de sa bibliothèque, qui a paru sous ce titre : Bibliotheca So/munwttH, sire catologu* hbrorum D. Fr. Salvmn, doctoris et pra>fecti ht Mot h. Sorbonicf*; Paris, 1737, in-12. Richard et Giraud. Keller, Bioyr. uni p. Morëri, Diction, histor. ,èàil. del /">9.

SALMON A, campement des Israélites dans le désert. Il y en a qui pensent que ce fut la que Moïse érigea le serpent d'airain. Voy. Nombres, xxxv, 44.

SALMONE, promontoire de l'île de Crète, a l'orient et en partie au nord de cette ile. 8aint Paul passa près de là lorsqu'il se rendait à Rome. I>y. Actes, xxvn, 7.

SALMUTH. IV.»/. Bf.kingek.

SALO, lils de Mosollam. de la tribu de Benjamin. \<iy. I Para lin., ix, 7.

SALO M ou SELLUM , père d'Helcias, et grand sacrificateur des Juifs, successeur de Sadoc II et prédécesseur d'Helcias, sous le règne d'Ézéchias. Vwi I Paralip., vi , 12. Baruch., 1,7.

SALOME. nom qui fut porté par six femmes et un homme. Celui-ci, selon quelques-uns, fut le troisième époux de sainte Anne et le père de Salomé, épouse de Zébédécet mère de saint Jacques le Majeur et de saint Jean l'Évangéliste. Cette Salomé est la seule dont lÉvangile nous apprenne quelque chose (Matth., xxvii, 56; xx, 20. etc. Marc, xv, 40; xvi,l-2), si on en excepte celle que saint Slarc et saint Luc mentionnent comme ayant été cause de la mort de saint Jean-Baptiste, et qu'ils nomment seulement fille d'Hérodias (Marc, vi, 17, etc. Luc, m, 19 y La féte de sainte Salomé, épouse de Zébédée, une des saintes femmes qui suivirent Jésus-Christ et qui avaient l'intention de l'embaumer après sa mort, est marquée dans les martyrologes latins au 22 octobre. I^es autres femmes du nom de Salomé sont : 1° Salomé, fille d'Antipater et sœur du grand Hérode. On la regarde comme la cause de la mort de ses deux premiers époux, des princes Alexandre et Aristobule, ainsi que de leur mère Marianne. Cependant, quelque idée désavantageuse que donnent d'elle des faits de iv genre, on dit

Ju'elle eut horreur de l'ordre que lui avait onné Hérode de faire périrtous les principaux de la Judée dès que lui-même serait mort ; ce qu'elle n'exécuta point. Kl le favorisa, dit -on Antipatei- contre Archélaùs, et mourut l'an 12 de J.-C; 2° Salomé, fille du jrrand Hérode et d'Elpide, qui épousa un des lils de Phétnras; 3° Salomé, mère des sept frères Mac.habées; 4* enfin une Salomé dont les livres apocryphes disent qu'elle voulut éprouver la virginité de Marie après son enfantement. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible, où sont cités les auteurs qui ont parlé de ces Salomé.

I. SALOMI, père d'Ahiud, de la tribu d'Aser. Voy. Nombr., xxxiv, 27. Compar. Aiiiud, n° I.

IL SALOMI , père de Zambri. fut tué par Phinèès dans l'abomination de Phogor. Voy. 1 Mâchai)., il, 26. Il est nommé Salu dans le livre des Nombres (xxv, lt).

I. SALOMITH, tille de Zorohabel, prince de Juda. Votf. 1 Paralip., tu. 19.

IL. SALOMITH, fils de Séméi, Lévite, de la famille de Gerson. Voy. I Paralip., xxui, 9.

III. SALOMITH, hïs d'Isaar, Lévite, de la famille de Germon, fils de Moïse. Voy. 1 Paralip., xxiu, 18.

IV. SALOMITH, fille de Roboam.roi de Jnda, et de Maacha, fille d'Absalon. Voy. II Paralip., xi , 20.

* SALOMON. Ce mot s'écrivant en hébreu Sehelnmo, c'est â ce dernier qu'on devra recourir pour trouver dans les dictionnaires hébreux et rabbiniques les divers personnages du nom de Salomon.

I. SALOMON , roi d'Israël, était fils de David et de Bethsabé. A sa naissance son père lui

I donna le nom de Salomon ou Pacifique ; mais le Seigneur lui fit donner par le prophète Nathan celui de JedUM , qui signifie chéri de Jeftorn. Nous ne rapporterons pas ici les événements qui signalèrent le règne de Salomon, puisqu'ils sont racontés assez au long dans le IIP livre des Rois et dans le II' des Paralipomènes: nous dirons seulement que de tous les ouvrages de ce prince il ne nous reste que les Proverbes , l'Ecclësiaste et le Cantique des cantiques, dont on a parlé à leurs articles. Quelques-uns lui ont aussi attribué le livre de la Sagesse et celui de l'Kcclèsiastique. L'Écriture en marque un grand nombre qui sont perdus. S.ilomon avait, en effet, composé trois mille paraboles et cinq mille cantiques; il avait aussi traité de tous les arbres, depuis le cèdre , qui croit sur le Liban , jusqu'à l'hysope, qui sort de la muraille, ainsi que des animaux de la terre, des oiseaux, des reptiles et des poissons. Voy. Joseph., Antiq. D. Calmet, Diction, de la Bible, où l'on trouve un long article emprunté de la Bible, de l'historien Joseph, des rabbins et de quelques écrivains orientaux. On y trouve encore une liste d'ouvrages attribues à Salomon, et dont plusieurs sont des livres de magie. I). Ceillier, Hisi. des Âut. sacr. et err/., t. I, p. 234 et suiv. Pineda, De Rebu* gestis Sa/omonis. Fr. Timol. de Choisy. Vie de Salomon. Feller. Michaud, qui, dans sa Biogr. univers., a reproduit une partie de l'art, de 1). Calmet. La bout: Biogr. génér. Le D*> tion. de la t/iéol. rntfml. Bergier. qui , dans son Dirtion. de thènlof/ie . réfute certaines objections faites par les incrédules au sujet de Salomon; nous avons essayé nous-mêmes do réfuter celles qui ont rapport , soit à l'étendue du royaume de ce prince, et au nombre de ses écuries et de ses chevaux, soit à ses richesses, et à celles de David son père. Voy. J.-B. Glaire. Les Livres saints vengés, tom. II, p. 81 et suiv., et p. 113 et suiv.

II. SALOMON, évéque de Basera au xill» siècle, écrivain distingué parmi les Syriens, né a Khelath , ville d'Arménie, au nord-ouest du lac de Van, assista l'an 1222 à l'ordination du patriarche chaldéen Saharjesu IV. Il a composé : l'un Traité de la figure du ciel et de la terre, et diverses Oraisons ; ouvrages qui ne nous sont pas parvenus; — 2* h' Abeille, en syriaque Debounto , dont deux exemplaires se trouvent dans la biblioth. du Vatican. C'est un recueil de mélanges que Salomon entreprit à la prière de son ami Narsès, évéque; ce recueil, très-intéressant, se divise en deux parties, dont la première traite de la plupart des choses dont if est question dans l'Ancien Testament, et la seconde est relative au Nouveau Testament. Voy. la Nouv. Bïot/r. génér., où Saint-Martin donne quelques détails de cet ouvrage de Salomon.

III. SAL0M0N-BLN-VIRGA. célèbre rabbin et médecin , fiorissait à la tin du xv* siècle. Il a écrit une Histoire de ce qui est arrivé aux Juifs depuis la destruction du temple de Jérusalem jusqu'à son temps. Cet ouvrage est intitulé en hébreu Scliétft Jehoùdâ , c'est-à-dire Tribu de Juda , ou plutôt Verge de Judo , titro

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par lequel Vautour (ait allasion soit au passage <le la Genèse (xlix, 10) : le sceptre ne sera pas ôté de Juda, soit à son prénom; Prague, 1619; Venise ; Constantinoplc ; Salonique; Amsterdam; trad. en allemand; Cracovie, 1591; en latin par Gentius, sous ce titre : Historia judaica. res Judœorum ab eversa (fde Hierosotymilana, ad turc fere tempora usque complexa ; Amsterdam, 1651. Foi/. HuxlorL, Biblioth. Rabbin. Nicol .-Antonio , Biblioth. HUpan. Woir.,Bibiioth. Hebra-a, tora. I, p. 1054-1052. Richard

IV. SALOMON DE OLIVERA, rabbin portugais, vivait au xvii» siècle. 11 a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons ; 1° un livre de paraboles et de sentences morales sous le titre de : livhe aimable : Amsterdam. 1005; in -8°; — 2° Voies agréable* • c'est une logique rabbinique; ibid., 1088, in-8°; — 3° Portes des lèvres, grammaire chaldaïque; ibid.. 11589, in-8°; — 4° Voies du Seigneur; index alphabétique de préceptes; ibid., 1089; — 5° Main, c'est-à-dire instrument de langue, grammaire hébraïque écrite en portugais; ibid., 1689, in -8*; — tï> Isrigtie hébreu-portugais ; dans lequel chaque racine est suivie des' passages de l'Écriture dans lesquels elle se trouve, et d'une simple explication des racines; ibid., 1682. Foy. Won.. BiMioth. Hebreea, tom. I, p. 1038-1040. Richard et Giraud.

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