IV. SALVATOR VIRTUDENSIS (SANCTOS
Voy. Sauveur, n» VIII.
I. SALVE ou SAUVE (Saint), en latin Salvius, évéque d'Amiens, mort le 20 octobre 615 selon l'opinion commune , ou 695 suivant le sentiment de quelques auteurs, mena d'abord une vie assez mondaine; mais Dieu l'ayant touché, il distribua ses biens aux pauvres, et se retira dans un monastère qu'il fit bâtir sous le nom de la sainte Vierge et de saint Pierre. Il y exerçait toutes les pratiques de la pénitence et de la charité lorsqu'il fut obligé d'accepter l'évéché d'Amiens, après la mort de saint Honoré. Son corps fut transporté à Montretùl-sur- Mer, en basse Picardie , où on lui rend un culte particulier le 11 janvier.
II. SALVE REGINA, antienne à la Vierge, ainsi appelée parce qu'elle commence par ces deux mots. Elle fut composée, selon les uns, par Gcrmann ou llerinann Conrad . bénédictin du XIe siècle, selon les autres, par Preiie, évèquc de Compostelle, qui vivait dans le xu* siècle , et que quelques-uns nomment Pierre de Monsoro ou de Monsocio, et. selon d'autres, par Adhémarde Montheil, évéque du Puy, mort a Antiochc l'an 1fK.>8; et c'est pour celte raison sans doute qu'elle a été d'abord appelée V Antienne du Puy ( Autiphona de Podio). Richard et Giraud. et plusieurs auteurs avec eux , prétendent qu'on avait coutume de la chanter lorsqu'on allait exécuter un criminel; ce qui l'a mise en usage, dit N.-L. Pissot, en cette phrase proverbiale : < Il faut chanter le Salve, c'est-àdire qu'une a lia ire est abandonnée , qu'il n'y a plus d'espérance à la faire réussir. » Après avoir dit que dans l'Église du Puy on donne la préférence au Salve liegina sur lés autres antiennes votives en l'honneur de la sainte Vierge, on ajoute dans le Diction, erclés.ct eanon. portatif : « Il est même dit dans un Ordinaire de cette cathédrale,contre la coutume des autres Églises, que ce n'est point liegina Cu-ti que l'on doit chanter au Puy après les complies du samedi saint , ni du samedi veille de la Pentecôte , mais Salve Regina. On le chante aux enterrements, depuis que les Hitneh ont prescrit un Salut de la Vierge, en portant le coins en terre. » La coutume de chanter le Salve liegina après Compiles a commencé dans l'Ordre de Saint-Dominique, et d'abord dans la maison de Rologne. vers 1237. De la cet usage s'étendit à toute la
El ovince de Lombardie. et ensuite a tout l'Ordre, 'auteur de la Vie de Grégoire IX remarque que ce pape ordonna que le vendredi, après qu on aurait chanté tout l'office, on chanterait cette antienne ; et il rapporte cela avec ce que le Pape fit en 1238. d'où Von infère qu'il établit cette dévotion à l'imitation des dominicains. Saint Bernard, légat apostolique en Allemagne, ayant entendu chanter le Salve Regina dans l'église de Spire, y ajouta, par une inspiration subite , les paroles qui la terminent : O etemens, o pta, o dulcis Virgo Maria, c'est-à-dire : O clémente, fi pieuse, ô douce Vierge Marie. Siint Alphonse de Liguori a composé sur cette touchante prière une paraphrase en italien qui a été traduite en français , Chambéry, 1828. in-12. Voy. Moléon, Voyage fiturg., p. 191. Richard et Giraud. Le Di'iion. eiclén. et canon, portatif. Noël-Laurent Pissot, Manuel tathot. pour l'intelligence de COf" fv:e divin. L'abbé Jacquin et Duesberg, Diction, d'antiquités chrétiennes. F. Ooisollet, dans VEncyclop. cathol., au Supplém.
SALVIEN (Salvianus), prêtre de Marseille,
SAM A
— 203ii —
SAMA
ne à Trêves ou à Cologne yers l'an 300, mort a Marseille vers l'an 485, se maria, puis fut élevé au sacerdoce vers l'an 430. 11 acquit une si grande réputation que saint Eucher, évéque de L.yon, lui confia l'éducation de ses deux fils, Salonc et Véran, qui devinrent évéques, et que les prélats ses contemporains le consultaient comme un excellent maitre en théologie chrétienne. Enfin saint Hilaire d'Arles lui décerna publiquement les éloges que méritaient sa vertu et son savoir. Il nous reste de Salvien : 1° Adversus nvaritiam hit. Trêves, I0<I0.
in-4°, et publié, sous le nom de Ximoitiée, dans VAntidotum de 1. Sichard; Dàle, 1528, in- fol.; — 2° De Gubertuttione Dei et de justo Dei prêtsentique judioio lih. Y 111; Bàlc , 1530, in-fol.; trad. en fiançais; Lyon, 1575, in -8°; Paris, 1034, in-8»; et 1701, in-12 ; — 3° neuf Lettres. Les Œuvres de Salvien ont eu de nombreuses éditions; Baie, 1530, in-fol.; Home. !5f>l, info).; Paris, 1580, in-8» ; Altdorf, I (il 1, in-8», etc.; mais la plus correcte est celle de Baluze; Paris, 1003, 1060, 1084, in-8°; trad. en français par le P. Bonnet, de l'Oratoire; 1700, 2 vol. in-l2; et par le P. Mareuil; 1731, in-12. Vny. Gennadius, Catalog. viror. illustr., c. lxvi. Sixte de Sienne, BibUoth. Sancta. Bellarmin, Annal. Possevin, Apparat, sacer. D. CeiBier, Hist. des A ut. sacr. et eeclés., t. XV. Tillemont, Mànoires, t. XVI. VHist. littér. de la France, toin. II. C. Bousquet, S'otice sur saint Salvien de Marseille; 1848, in-4°. Micliaud, Bioyr. univers. La Souv. liutgr. génér. Bergier , qui, dans son Diction, de théol., réfute mi torieusement les injustes reproches qu'ont laits les protestants à fa morale de Salvien.
SALVY ..u SAUVE . SAUGE ( Saint >, an latin Salvius, évéque d'Albi. mort l'an 5Ô4, suivit d'abord la carrière du barreau. Plus tard il se retira dans un monastère dont il devint abbé; mais il quitta cette charge pour se renfermer dans une cellule, où il demeura jusque vers l'an 575, époque à laquelle il fut oblige d'accepter l'éVèché d'Albi. Il ne vécut pas moins saintement sur le siège épiscopal que dans sa cellule, et, lorsqu'en 584 son diocèse fut affligé par une maladie contagieuse , il n'oublia rien pour le soulagement de son peuple, et ne survécut point ou guère à la mortalité. I .•• Martyrologe romain moderne a placé sa fêle au 10 septembre , que l'on prend pour le jour de sa mort. Vou. Richard et Giraud.
I. SAMA. ville dé la tribu .1.- .1ml. i. r«.y. Josoé . xv , '20.