‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 849 sur 1294 · I. SAMAA . fi ii e <lu i<>i David, Voy. 11 Rois, xxi · texte numérisé non relu

I. SAMAA . fi ii e <lu i<>i David, Voy. 11 Rois, xxi

II. SAMAA , (évite, Bis de Uiohaël et père de Barachias. Voy. I Paralip., vi, 30.

III. SAMAA. prince dune des familles de Benjamin, et fils de Macelloth. Voy. I Paralip., vin . 32.

IV. SAMAA, père de Joas. de la tribu de Benjamin, fut un des braves qui vinrent joindre David à Gabaa pendant que Saùl le persécutait. Voy. I Paralip., XXII, 3.

SAMACHIAS , Qls de Séméias. Lévite, parti* du temple. I' «v I Paralip., xxvi, 7.

SAMAD . Ris -I Elphaad . de la tribu de Bel* jamin. Fou. I Paralip., Mil , 12.

SAMAÊL, nom que les rabbin-, dans leurs commentaires mystiques sur le Pentateuque, donnent au prince des démons, qui attendait avec impatience l'heure du trépas de Moïse pour se saisir de lui , et le conduire dans le lieu où les morts étaient détenus. I). Calmcl rap-

>orte la réprimande que lui lit saint Michel a cette, occasion. Voy. D. f.almct, Diction, de la liiUe, Compar. l'art. Sammakl.

SAMAlA. père de Semri, de la tribu de Itenjaimn. Voy. 1 Paralip., IV, 37.

SAMAÏAS, de la tribu de Benjamin et de la ville de Gabaon, était un des vaillants guerriers de David qui vinrent se joindre à lui à Siceleg pendant la persécution de Saùl. Vny. I Paralip.. xil , i.

SAMA0TH, un des généraux de l'armée de David et de Salomon. KOJf. I Paralip., xxvil, 8.

SAMARjBUS. qu'on lit dans la Yulgate ( Genèse, x , 18), et que beaucoup d'interprètes et île traducteurs ont pris à tort pour un nom propre d'homme, désigne un peuple chaaanéen, les Stimare'eui^ comme le prouve le texte hébreu. Or. selon saint Jérôme, les Suinaréetu ont habité Émèse, ville célèbre dans la Célésyrie. Les deux paraphrastes chaldéenset l'arabe l'ont rendu de même. Il est probable qu'il s'agit ici des habitants de bi ville de Simtjra, voisine d'Orthosia. ly»/. Plinius, I. V, c. xx. Pomponius Mêla. 1. I, c. Xll. Strabo, 1. XVI. p. 518. Les commentateurs sur ce passage de la Genèse.

SAMARAÏM . ville de Benjamin située aux environs de Béthel. Voy. Josué, xvm, 22.

SAMARATH. lils de Séméi, de la tt.hu de Benjamin. Vou. I Paralip., vm, 21.

SAMARCANDA'in SAMARCANDIA. SAMAR- KANDA. une des provinces ecclésiastiques du diocèse des Chaldéens. et fameuse ville de Tartarie, capitale de la province du même nom, ainsi que de tout le pays des TJsbecks. Elle est située sur la rivière de Sogde, qui a donné son nom à la Sogdiaue. On connaît deux évéques •le cet ancien siège; le premier, Georges, fut ordonné par le catholique Sebarjesu II. et le second, N..., métropolitain de' Samarcunda. Voy. Lequien, Oriens Christ., toia- II. p. 1206. Gaet. Moroni, vol. LXI, p. 15.

!. SAMARIAS. un de- braves de l'armée de David qui vinrent le trouver à Siceleg lorsque Saùl le persécutait. Voy. I Paralip.. xil,5.

H. SAMARIAS. un des Juifs «pu renvoyèrent les femmes étrangères qu'ils avaient épousées contre la loi pendant la captivité de Babylone. Pô»/. 1 Esdras, x, 32.

I. SAMARIE , nom d'une province qui se trouvait située entre la Judée au midi et la Galilée au nord , et dont la ville du même nom était la capitale. Voy. Luc. xxvil, 11. Jean, iv, 5. Actes, vin, Compar. l'art, suivant.

II. SAMARIE, capitale du royaume de Sain n ie ou des dix tribus, fut bâtie par Amri , roi d'Israël. Ce prince avait acheté, pour la construire, la montagne de Soméron, et il y a apparence que ce n'est que par anticipation qu il est parlé de Samarie sous le règne de Jéroboam. Les rois de Samarie n'oublièrent rien pour la rendre riche, forte et belle. Assiégée plus d'une fois, elle fut prise par Salmanas.u , roi d'Assyrie, l'an 724 avant l'ère vulgaire. Les Chutéens , qui y furent envoyés , ne pensèrent point à la rétablir, et demeurèrent a Sichem, dont ils firent la capitale de leur Élat. Il parait que, dans la suite, les Chutéens rétablirent quelques maisons 4 Samarie,' puisque Esdras parle fies habitants de cotte ville. Il est probable qu'elle était encore devenue capitale du temps îles Machabées, puisque Alexandre Balles, nu de Syrie, rendit a Jonatlias Machabée plusieurs villes qu'il démembra du pays de Samarie. Les auteurs sacrés du Nouveau Testament parlent assez, peu de Samarie; et, lois-

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qu'ils en parlent, ils expriment sous ce nom plutôt le pays que la ville dont il est ici question. Samarie est devenue un évêché in partibus sous 1" archevêché , également m partibus, de Césarée. Le titre en a été confère à plusieurs évèques suffragants de l'évéque suburbicaire de .Sabine. IV,»,. III Rois, XHI, :52 ; XVI, 21; XXH. M. IV Hois, vi, 24; xvn, ti. 7, etc. I Esdr., iv, 17. I Mâchai... x, 30, 38. Terri. Sirio sagra, n. D. Calmet, Diction, de la Bible. Gaet. Moroni, vol.LXI, p. 15-19. Compar. l'art, pié-

SAMARITAIN ( PENTATEUQUE). Recueil des cinq livres de Moïse en caractères samaritains ou anciens caractères hébreux , qui étaient usités avant la captivité de Babylone. Les critiques ont remarqué quelques différences entre le Pentateuque des Juifs et celui des Samaritains. Ces différences roulent principalement sur le mot Gariz'm , que les Samaritains ont substitué à celui d lle'bal dans l'Exode ( x , entre les versets 17 et 18) et dans le Deutéronoine (xxvii, V) pour favoriser leurs prétentions; mais les autres variétés sont peu importantes, comme on peut le voir dans le tome dernier de la Polvg lotte de Walton, où elles ont été toutes recueillies. Aussi tout bon critique sera- 1- il obligé «le convenir que le l'entateuque samaritain est d'une autorité respectable . qu il confirme puissamment l'authenticité et la véracité de« écrits de Moïse, mais, en même temps, que l'usage qu'on peut en faire doit être borné. Or voici , ;<elon nous , les limites dans lesquelles il faut renfermer cet emploi : 1° Toutes les fois

3ue la pureté du texte hébreu est attaquée par e téméraires critiques dans des passages ou le Samaritain porte la même leçon, le l'entateuque olfrc une preuve irrécusable de la fidélité de ce texte. 2° Il sert encore à concilier quelques con tradictions apparentes du texte hébreu, et à découvrir le véritable sens de plusieurs endroits difficiles et obscurs de l'Ecriture. 3" Il nous fait souvent connaître la manière dont les anciens interprètes qui s'en sont servi entendaient certains passages que les exemplaires hébreux nous présentent comme amphibologiques. Ces considérations suffisent pour montrer que, si le l'enta truque sauna itrt'u a une certaine autorité pour la critique du texte hébreu . il n'a pas cependant toute celle que lui ont attribuée le P. Iloubigant et Kennieott. Les exemplaires du l'entateuque samaritain ont été inconnus en France jusqu'au xvn* siècle . époque à laquelle Jacques l'sserius en lit venir cinq ou six exemplaires de Syrie. Un de ces exemplaires fut donné aux prêtres de l'Oratoire, et le I*. Morin s'en servit pour faire imprimer, en 1632, le l'entateuque samaritain qui se trouve dans la Polyglotte de le Jay, et qui a été réimprimé d'une manière plus correcte dans la Polyglotte de Walton. Voy. D. Calmet. pietion.de la Hible. Richard et Giraud. Bergicr, Diction, de tbéol. 1). Petit-Didier, Dissériât, sur le l'entateuque samaritain. S. -H. Glaire, Introd, tiiitor. et crit., etc., tom. I, p. 1 18- P2.") et 281.

I. SAMARITAINE (LA), nom qu'on donne à une des femmes qui de» premières se convertirent au christianisme. L Évangile dit que Jésus-Christ revenant de Judée en Galilée, et passant par Sichar, ville de Samarie, il s'arrêta près d'un puits, pendant que ses disciples étaient allés à la ville acheter de quoi manger. Or une femme samaritaine vint puiser de 1 eau. Jésus- Christ lui demanda à boire. Cette femme lui répondit : a Comment , toi qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme

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samaritaine? car les Juifs n'ont point de commerce avec les Samaritains. » La réponse du Sauveur fut telle, que cette femme le reconnut pour le Messie , et le proclama dans toute la ville. Les incrédules ont attaqué la véracité de l'entretien du Sauveur avec la Samaritaine ; mais nous croyons l'avoir vengée de toute? leurs attaques dans un autre ouvrage. Voy. Jean , IV, 1 et suiv. J.-B. Glaire, Les Ltvres saint* vengés, tom. II , p. 468 et suiv. Compar. Samaritains et Phottne.

IL SAMARITAINE (VERSION ). n ne finît pas confondre la Version samaritaine avec le Pentateuque samaritain dont nous venons de parler un peu plus haut. Cette version , qui ne contient que les cinq livres de Moïse , est une traduction en langue samaritaine du texte mosaïque, tandis que le Pentateuque samaritain est simplement, comme nous l'avons déjà remarqué, le texte hébreu de ces mêmes livres de Moïse, mais écrit en caractères samaritains. La IV, non samaritaine parait être assez ancienne, bien qu'on ne sache ni la date précise de son origine, ni le nom de son auteur. Elle rend en général littéralement le texte du Pentateuque samaritain , sur lequel elle a été faite; et, dans les endroits où elle s'en écarte , ses leçons s'accordent toujours ou avec les autres manuscrits de ce texte, ou avec la version arabe d'Abou- Saïd, ou enfin avec le texte hébreu , comme l'a justement remarqué le savant critique protestant Winer. Richard Simon, dans un livre justement d'ailleurs condamné , I fait encore sur cette version des observations qui nous ont paru très -justes. Enfin ce que le célèbre anglican Walton dit de son antiquité parait également incontestable. La Version samaritaine a été imprimée dans la Polyglotte de Paris et dans celle de Londres; Édouard Castel en a donné les variantes dans le tom. VIe de cette dernière, laquelle, il faut le remarquer, est à Y Index. (Decr. 20 nov. 1063 ) Voy. Richard et Giraud. G.-B. Winer, De Verrioms Pentateuchi Samariiance intlole Dissertatio crit ieo-exege tira ; Leipzig, 1817. Walton, Prolegom. XI, n. 20. Compar. Samaritain ( Pentateuque ).

SAMARITAINS , appelés d'abord CHUTEENS, peuple de delà l'Eupfirate. que les rois d'Assyrie envoyèrent habiter dans le royaume de Samarie, lorsqu'ils en curent emmené captifs les Israélites qui y habitaient auparavant. Us continuèrent d'abord à adorer seulement les idoles, et mêlèrent ensuite le culte du Seigneur à celui qu'ils rendaient aux faux dieux; mais, depuis le retour de la captivité, l'Écriture , qui ne dissimule pas leur jalousie contre les Juifs, ni les mauvais services qu'ils leur rendirent à la cour de Perse , non plus que les pièges qu'ils leur tendirent pour les empêcher de rebâtir les murs de Jérusalem, ne leur reproche en aucun endroit d'adorer les idoles. 11 ne parait pas que ces peuples aient eu de temple commun avant la venue d'Alexandre le Grand dans la Judée; mais dans la suite, ayant compris que Dieu voulait être adoré dans le seul lieu qu'il avait choisi, ils demandèrent à venir à Jérusalem; mais les Juifs s'y étant opposés , ils bâtirent avec le consentement d Alexandre le temple de Garizim, dont Manassès, fils de Jaddus, fut fait grand sacrificateur. L'animosité des Samaritains pour les Juifs augmenta encore davantage lorsque, pour les punir de leur rébellion , Alexandre , a son retour d'Égypte, les chassa de Samarie, et donna leur province aux Juifs, dont la haine contre leurs ennemis croissait également chaque jour de

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