SAMO
le même parmi les Orientaux que celui des offices du dimanche. En Occident , le samedi demeura longtemps sans office particulier et sans messe; mais, ayant été plus particulièrement consacré à la sainte Vierge, on lui destina' vers la fin du xi* siècle un office spécial. On prétend même que, dès le YIU' siècle, il y eut en Occident une messe votive en l'honneur de la sainte Vierge.
IL SAMEDI SAINT ou GRAND SAMEDI , et VEILLE DE PÂQUE. C'est la première de toutes les veilles pour la dignité et pour l'antiquité. Elle a toujours passé pour la plus importante et la plus longue , joignant immédiatement l'office de Pàque au sien , surtout lorsqu'elle commençait après l'heure de none ou vers le coucher du soleil. Elle se continuait alors jusqu'au point -lu jour du dimanche, faisant passer les fidèles d'un soleil à l'autre dans l'église; et cet usage, qui n'a cessé chez les Latins que depuis que l'on a commencé les offices de cette grande veille dès le matin ou a l'heure de tierce du samedi, suhsistc toujours chez les Grecs, qui passent encore aujourd'hui comme autrefois la nuit entière dans l'église, jusqu'à l'heure de l'office de Pàque, quils commencent au lever du soleil. Le samedi saint était chômé tout entier autrefois dans plusieurs Églises. On le réduisit dans la suite au rang des deini-fétes, qu'on chôme jusqu'à midi ; mais aujourd'hui il estlaissé presque partout à la dévotion volontaire des fidèles. Tous les offices et toutes les cérémonies du samedi saint se rapportent au baptême des catéchumènes, qui se donnait d'une manière si solennelle, et avec tant de pompe, aux veilles de Pàque et de la Pentecôte. Voy. Thomassin . Fest., 1. I, c. vi. L'abbé Jacquin et
et Duesberg , Diction- d'antiquités chrétienne.*, p. 406 et suiv., où on trouve l'exposé des cérémonies qui se font a l'église le samedi saint.
SAMEGA, ville qui, selon Joseph, fut prise par llircan. L historien juif 1 appelle ainsi dans ses Antiquités, mais dans sa Guerre des Juifs il lui donne le nom de Samœa. C'est peut-être la même que Sama, qui est mentionnée dans Josué fxv, 20). Voy. Joseph, .!#$/«>/. , 1. XIII, c. XVII. De Dello Jud., L I, c. il. D. Calmet. Diction, de la Bible.
SAMER nu VALMER, SAINT ULMER (Salmer t um ou Samius Vu/mat us) , ancienne abbaye de bénédictins de la congrégation de Saint- Maur, dans la Picardie, au diocèse et â trois lieues au sud-est, de Boulogne. Elle était située dans un gros bourg appelé aussi Samer. Elle fut fondée, en G88, par saiut Ulmer ou Vilmer. Voi/. Ulmer, n° I.
SAMGAR. lils d'Auath, qui fut le troisième juye d'Israël après Aod, et avant Barach. On sut seulement qu'il défendit Israël, et tua six cents Philistins avec le soc de sa charrue. Voy. Ju«es, m, 31.
SAMIA, fils de Joël, de la tribu de Ruben. Voy. 1 Paralip., v, 4.