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plus en plus. Aussi l'aversion mutuelle étaitelle excessive lorsque Jésus-Christ parut dans la Judée ; il n'y avait aucune relation ni aucune société entre Jérusalem et Samarie; la plus grande injure que les Juifs pouvaient dire a. un homme était de l'appeler Samaritain ; plus d'une fois , dans un accès de colère , ils donnèrent ce titre à Jésus -Christ : Ne disons -nous pas avec raison que tu es un Samaritain , et qu'un démon >'st en for (Jean, V!U, 43)? Ainsi Samaritain et possédé du démon leur paraissaient deux injures à peu près égales. De son côté le Sauveur, pour les humilier, a souvent supposé dans ses paraboles un Samaritain qui faisait de bonnes oeuvres (Luc, x,33; xvn , U\). Lorsqu' Alexandre chassa les Samaritains de leur province, ils se retirèrent à Sichem, aujourd'hui Naplouse, où ils se trouvent encore. Quoique réduits à une trentaine de familles, ils ne contractent aucune union étrangère; ils se marient entre eux. Ils croient , comme au temps de Jésus-Christ, que c'est sur la montagne de Garizim que Dieu veut être adore. Ils ont fidèlement conservé le Pentateuque, et c'est la seule partie de l'Écriture qu'ils reconnaissent. La célébration de la l'aque sur le mont Garizim est pour eux chose sacrée, aussi bien que la circoncision, l'observance du sabbat, et les autres fêtes prescrites par la législation mosaïque; ils sont même plus exacts et plus superstitieux observateurs «le la loi que les Juifs ; et ils poussent aussi loin qu'eux leur horreur pour l'idolâtrie. Enfin, comme les Juifs, ils attendent un Messie qu'ils nomment Halhab, c'est-à-dire le Convertisseur. De ce que - avons dit dans cet article, il résulte que
la croyance et la pratique des Samaritains airferaient de celles des Juifs sur trois points principaux : 1» ils ne recevaient pour Écriture sainte que li s cinq livres de Moïse; 2» ils rejetaient les tradition! des docteurs juifs, et ils s'en tenaient à la seule parole érrite : 3» ils soutenaient qu'il fallait rendre le culte à Dieu sur le mont Garizim, où les patriarches l'avaient adoré . au lieu que les Juifs voulaient qu'on ne lui offrit des sacrifices qu'à Jérusalem. Il est vrai que ces derniers ont encore accusé les Samaritains d'adorer des idoles sur le mont Garizim, et de ne pas admettre de résurrection future; mais il parait que ce sont deux calomnies dictées par la haine, et dont il n'y a aucune preuve. Vou. IV Rois , xvn 25, 28. lEsdras, iv, 12, etc.; H Esdr., n , 10, 19 ; iv, 2, 7, etc.; vi, 1 , 2, etc. Jean , rv, 20. Joseph., Antiq.. I. XJI, c. i; 1. XIII, c. xvn ; 1. XV, c. D, sub fin. D. Calraet , Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Les Snui emix éclaircissements sur t 'Origine et />• Pentuleuqw , par un bénédictin de la congrégation de Saint -Maur; Paris, 1670, in-12. Hergier, qui, dans son Diction, de théologie, redresse les fausses idées de quelques protestants et «le quelques incrédules relativement aux Samaritains. Robinson, Palestine , tom. III. p. 317, 327. 880, 365, 37 V. Silvestre de Sacy, Mémoires sut l'état actuel des Samaritains ; à la page 7 de ce Mémoire , l'auteur dit : // est vraisemblable les Israélites demeurés dont les dix tribus formaient la plu grande partie de la population. Ce n'est pas fopinion générale; pour nous en particulier, malgré la vénération que nous avons pour le profond savoir de notre ancien maitre, non -, ne saurions adopter son sentiment ; il nous semble qu'il n'est pas facile de le concilier avec le texte de l'Écriture. J.-B. Glaire, Introd. histor. et crtt., tom. I, p. 120. Le Diction, de la théol. caihol. Cotnpar. notre art. Gamzim.
SAMBUCA. Ce terme, par lequel saint Jérôme a rendu le mot chaldéen sabfaâ, qu'on lit dans le prophète Daniel , désigne un instrument de musique à cordes. C'est la sambuque des Grecs, qui ressemble au noble. Cet instrument, qui n'avait d'abord que quatre cordes finit par en avoir dans la suite jusqu'à vingt. Voy. Dan., m , 7. D. Calmet, Dissertât, sur les instruments de musique des Hébreux , à la tête du Comment, sur les Psaumes.
SAMBUCY (De), chanoine de Paris, secrétaire du sacré Collège pour la France à Rome , mort à Paris en 1819, a publié : 1* De tHarmame des évéques avec leurs chapitres; Paris, 1815, in 7 12; — 2» Dr l'Harmonte entre l'Église et /'Etat; ibid., 1817». in-12. Cet ecclésiastique travaillait à un graml ouvrage sur le droit canon C&pitulaire. C est sans doute la mort qui l'a erapêché de le terminer. Voy. l'abbé André, Cours alpha (St. de ilnnt <-anon.
SAMÉAS ou SAMÊIAS, SCHAMMAl, fameux rabbin, IH ). Calmet, dont les Juin ra content plusieurs choses. Ils disent qu'il fût chef de leurs écoles, et maître d'une infinité de savants, entre autres du fameux Hillel, qui dans la suite se sépara de son maitre, et fut chef d'une autre école qui était dans des sentiments différents de ceux de Saméas ou Scttammat. Quelques-uns croient que la «livision d'Hillel et de Saméas produisit le pharisalsme; mais, ajoute D. Calmet, ce sentiment est insoutenable , puisque les pharisiens étaient puissants et nombreux longtemps avant Saméas, qui vivait sous Hérode le Grand. Joseph dit que Saméas était disciple de Pollion, pharisien ; mais il ne dit rien d'Hillel, tandis qu'il parle plus d'une fois de Pollion ; ce qui a fait penser que Pollion pourrait bien être Hillel, mats Hillel autre que celui que les rabbins font disciple de Saméas. On a prétendu que Pollion et Hillel étaient un même mot, prononcé différemment, PB et le P pouvant se permuter en passant d'une langue dans une autre ; mais Wolf , rejetant avec raison une pareille permutation , aime mieux sup poser que l'historien Joseph a substitué le nom de Pollion à celui de Hillel, parce qu'il savait que chez les Romains, auxquels surtout il cherchait à plaire, le premier de ces noms était très-commun. Voy. Joseph., Antiq., 1. XIV, c. xvn ; 1. XV, c. i. Rieronym., In ftai, c toi, D. Calraet, Diction, de la Hible. Wolf, BiblioUt. Hebra>a, tom. II, p. 824 et seqq. Corn par. l'art. Hillel, n° I, où nous montrons la différence des doctrines de Hillel et de Schammaï.
I. SAMEDI , septième ou dernier jour de la semaine. Les païens l'appelaient jour de Soturne, et les Juifs, sablnd ou jour du rejtos , parce que le Seigneur se reposa ce jour-là, après qu'il eut produit tous les ouvrages de la création les six premiers jours. Autrefois le samedi était fêté en Orient comme le dimanche ; on ne jeûnait pas ce jour-là , et les fidèles s'assemblaient à l'église pour la célébration des saints mystères. Nous avons une loi de l'empereur Constantin ( Euseb., Vita Constant., 1. IV, c. xviii). Dans l'Occident, la fête du samedi n'y I fut jamais générale ou n'y dura guère, et on I l'y défendit de bonne heure dans les lieux où eue s'était introduite, pour ne point laisser croire que l'Église voulait judaiser dans la célébration d'un jour qui était destiné au sabbat des Juifs. Ce fut aussi la raison qu'alléguèrent les Pères du concile de Laodicée en Phrygie, au IVe siècle, lorsqu'ils se crurent obligés de détendre aux fidèles de chômer le samedi. A l'égard des offices du samedi, Tordre en était