III. SANCHE D AVILA ( DIDACE). Voy. Thomas dk Jésus
I. SANCHEZ (Augustin), en latin Sanctiut, de l'Ordre des Trinitaires déchaussés de la rédemption des captifs, et l'un des plus célèbres prédicateurs de l'Espagne, a laissé : Sermonet varias . etc.; Madrid, 1750, 1 vol. in-4°.
IL SANCHEZ (Pierre -Antoine), en latin Sanrfius , chanoine de Saint- Jacques de Compostelle, né à Vigo, en Galice, l'an 1740, mort en 1800 , se fit une réputation comme prédicateur et comme écrivain. Ses principaux ouvrages sont : 1* Traité sur lu tolérance en matière de religion ; il 'N5 , 3 vol. in-4" ; — 2° un recueil de Se rm ont; Madrid, 3 vol.; ils ont été traduits en italien, et publiés à Venise; — 3° une Somme de théologie sacrée: 1789, 4 vol. in -4°; — 4° Hist. de f Église d' Afrique; ibid., 1784, in-8»; ce livre est rempli de savantes recherches; — fie Annales sacn ; ibid., 1784, 3 vol. in-4'; — 6" Discours sur téloi/uence sacrée en Espagne. ibid., 17K8,in-8°. Voy. Feller, Biogr. unir.
III. SANCHEZ (Thomas), en latin Sanctius, jésuite, né à Cordoue en 1551, mort à Grenade l'an 1610, fut directeur du noviciat de Grenade. On a de lui : 1° De Matrimonio; Gènes, 1592, in-fol., souvent réimprimé; mais l'édition la plus recherchée est celle d'Anvers, 1607, 1 vol. m-fol.; on sait que ce traité a été l'objet d'une foule d'attaques, à cause des questions obscènes que l'auteur y examine, du langage trop libre qu'il emploie, et des décisions qu'il donne. Mais il faut remarquer : |« que toutes ces questions avaient été traitées par les théologiens avant lui; l2° que Sanchez n'écrivait que pour les confesseurs et les directeurs des âmes, auxquels la connaissance de ces questions est d'une grande utilité; car, sans cette connaissance, ils s'exposent à commettre de grandes fautes dans
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le tribunal de la pénitence, 3° que , dans le cas même où l'auteur n'aurait pas été assez réservé dans les détails et dans ses expressions ( ce que nous ne prétendons nullement nier), on no saurait légitimement douter de la pureté de ses intentions. Malgré cela, il faut bien reconnaître que ce traité n'est pas entièrement exempt de fautes, puisqu'une partie au moins a été mise à Y Index : le décr. du 4 févr. 1627 porte, en effet : * Sanchez Thomas. Disputationurn de Sacramento Matrimonii tomus II. Edit. Vei,etœ, sire aliarum, a tprihus libro VIII, Disputât. VII, det cactus est inieyer numerus 4, cujus initium : At frequentissima , ac verior sententia habet id posse ; finis vero : Et his diebus in hoc Pnetono Granatensi sententiae pars hape' definita est. » Soares en a donné un Abrépé sous ce titre : Compendium Trnctntus do S. midi invmii sacramento ; Cologne , 1623, in-1'2 ; — L2° Concilia, seu opuscula mort» Ha ; Lyon , 1635. in-fol.; — 3° Opus morale in pracepta Deca/ogi; Madrid, 1613; Lyon, 1621; Anvers, 1624, 2 vol. in-fol. Ses Œuvres complètes ont paru à Anvers en 1607, 3 part, in -roi. , et à Venise, 1740, 7 vol. in-fol. Von. Sotwel, Bihlioth. Scriptor. Socict. Jesu. L'Eloyium H. P. Thomœ Sanchez , en tête de presque toutes les éditions du traité De Matnutomo. Nicolas- Antonio, Bihlioth, Hisp. Feller. Michaud, Biot/r. univers. La Nouv. Bioyr. génrr. Kcrker, qui, dans le Diction, de ta théol. cnthol., justifie par des arguments sans réplique le savant et pieux jésuite des attaques souvent peu mesurées dirigées contre le traité De Matrimcmio.
SANCHO ou SANCHE (Saint), en latin Sanctius , martyr, né à Viviers ou à Albi , mort à Cordoue lc"â juin 851, fut, comme on croit, emmené en captivité par les Sarrasins a l'époque de leurs incursions dans le Languedoc. Conduit à Cordoue , il fut empalé. Saint Euloge, qui l'avait instruit dans la doctrine chrétienne, le mentionne dans son Mémorial des saints. On a placé sa féte ah 5 juin.
SANCHONIATON, historien phénicien, vivait sous le règne de Sémiramrs, selon les uns ; peu de temps après Moïse , selon les autres ; du temps de la guerre de Troie, ou peu auparavant, suivant d'autres encore; d'autres enfin, et en grand nombre , soutiennent que l'historien Sanchoniaton est un être Actif et supposé. Mais cette opinion ne parait nullement fondée , si on s'en rapporte au témoignage d'Eusèbe, qui croit Sanchoniaton le plu* aucion écrivain après Moïse. Quoi qu'il en soit, on attribue à Sanchoniaton . 4* une Histoire phénicienne ; — 2» l'Histoire d Egypte ; — 3» un livre touchant la Cosmogonie et la Théogoiue qu admettaient les Phéniciens. Ces ouvrages furent traduits du phénicien en grec par l'hikm de Biblos, fameux grammairien qui vivait xoits le règne de Vespasieu, de Tite, de Domitien, de Trajan et d'Adrien. Philon les rédigea en neuf livres, quoique l'orphyre ne fasse mention que de huit, ne comptant pas apparemment, à ce que Bochart conjecture, sa Citsmoyonie ni sa Théogonie. Il commence son histoire par l'origine du monde et du genre humain ; mais comme son ouvrage était probablement destiné a faire l'apologie de l'idolâtrie au lieu de donner l'histoire des adoîateurs du vrai Dieu, en suivant la ligne de Seth, il a suivi la ligne idolâtre de Gain, alin que la religion favorite de l'auteur ou de ceux qu'il copiait pùt paraître établie par la branche ainée. Dans le peu de fragments de ses ouvrages qui nous restent, il n'est pas question du déluge, et l'on aurait lieu d'en être sur-
pris si l'on ne considérait pas que ce fléau avait été pour le monde idolâtre un châtiment que ceux qui faisaient profession de la véritable religion reprochèrent probablement aux païens. Orelli a publié une très-utile édition des Fragments de Sanchoniaton; Leipzig, 1826, in-8*. Voy. Eusèbe, Préparation évongélique, 1. 1, c.IX, x , et 1. X. Richard et Giraud. Keller. Michaud, Biogr. univers.
SANCIO ou SANCHEZ DE AREVALO. SAN- CHO (Rodrigue ou Rodriguez),en latin Sancius, prélat, né à Santa-Maria de Nie va, au diocèse de Ségovie, l'an 1404, mort à Rome en 1470, reçut a Salamanque le diplôme de docteur en droit , embrassa 1 état ecclésiastique , et devint successivement archidiacre à Trevino , dans le diocèse de Burgos, puis doyen à Léon et à SéviHe. Il remplit anprès de diverses puissances les fonctions d'ambassadeur, et occupa tour â tour les sièges de Zamora, de Calahorra, d'Oviedo, puis de Palencia, en Espagne. Celui de ses ouvrages qui a été imprimé est intitulé : Spéculum vitat humanœ, lih. Il; Rome, 1468, infol ; Augsbourg, 1471 , in-fol.; Munster en Argau, 1472, in-fol. ; Strasbourg, 1507, in-fol.: tr.nl. en français, Lyon, 1477 et 1482, in-fol.; en allemand, Augsbourg. 1488, in-fol.; en espagnol, Saragosse, t4îH, in-fol. ; Josse Lorichena donné un abrégé en latin; Munich, 1581» , in«8°. Voy. Possevin , Apparat. Sacer., tom. II , p. 348. Valère-André Taxander, Catal. Clarorum Hispan. Scriptor., p. 101. Nicolas- Antonio, Bihlioth. Hisp. vet., tom. II, p. 194 et suiv.
SANCIUS. Po.y.'SASCHO et Sancio.
SANCTE (Saint), martyr de Lyon et compajnion de saint Photin ou Potnin. Voy» PHOTiN, il» I.
SANCTES. Voy. Pagnin.
SANCTIFICATION, SANCTIFIER. Koy. Saint, n° I.
SANCTINDS. Voy. Saintin.
SANCTION DES LOIS. On appelle ainsi la raison qui nous engage à observer les lois. Or il y a deux de ces raisons : la première , c'est l'autorité légitime de celui qui impose les lois, et, la seconde, les peines et les récompenses qu'il y attache. Une loi serait nulle si elle était portée sans autorité ; et , si elle ne proposait ni peine ni récompense, ce serait plutôt une leçon, un conseil , une exhortation qu une loi. Dieu, eu qualité de souverain législateur de l'homme, attacha une peine à la loi qu'il lui imposa : Se touche point à ce fruit ; si tu en manges, tu mourras. Comme l'expérience nous convainc que Dieu n'a pas attaché une peine temporelle à la violation de ses lois, ni une récompense temporelle a leur observation, nous avons droit de conclure que cette peine et celte récompense sont réservées pour l'autre vie , puisqu eniin Dieu ne peut pas commander en vain. Tel est le sentiment intérieur qui tourmente le pécheur après son crime, lors même qu'il l'a commis sans témoins et dans le plus profond secret. L'idée d'une justice divine, vengeresse du crime et rémunératrice de la verta, a été de tout temps répandue chez toutes les nations, et vainement les scélérats font tous leurs efforts pour l'étouffer, c Quand ils se cacheraient au fond de la mer, dit le Seigneur, j'enverrai le serpent les blesser par sa morsure (Amos, ix.3).» Personne n'a peint les inquiétudes et les remords des méchants avec plus d'énergie que David dans le psaume cxxxviu, Voy. Bergier, Diction, de théot., auquel nous avons emprunté cet article. SANCTIDS. Voy. Sanchez..
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