‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 859 sur 1294 · I. SANCTUAIRE, nom donné à la partie lai · texte numérisé non relu

I. SANCTUAIRE, nom donné à la partie lai

Îlus secrète et la plus intime du temple de érusalem, dans laquelle était l'arche d'alliance et où le seul grand prêtre pouvait entrer une fois dans l'année. On nommait de même la partie la plus sacrée du tabernacle dressé dans le désert. Ce mot se prend aussi, en général, pour le temple. Tillemont remarque que, du temps de Joseph l'historien, le nom de sanctuaire était donné à la partie du temple où les Juifs pouvaient seuls entrer, et qu'il ne faut pas confondre avec le sanctuaire où les prêtres seuls entraient. Saint Paul, dans son Epitre aux Hébreux, présente le sanctuaire comme la figure du ciel, et le grand prêtre comme l'image de Jésus-Christ; ce divin Sauveur est le véritable pontife qui est entré dans le ciel pour être notre médiateur auprès de son Père. Voy. Exode, xv. 17. Lévit., xx, 3; xxi,12.Deutér.. xxvi,15. Hébreux, ix.24. Bergier, Diction de theol.

II. SANCTUAIRE dans les églises chrétiennes. C'est , à proprement parler, l'enceinte du grand autel ou repose le saint Sacrement, c'est-à-dire l'endroit où est posé l'autel, qui est ordinairement fermé d'une balustrade à jour, au moins par devant. Aucun laïque ne peut avoir place dans le sanctuaire : telle est la disposition du droit canon, des règlements, des conciles et des autres monuments rapportes dans les Mémoires du cleryé. Le concile de Rouen , tenu en 1581 , prononce la peine d'excommunication contre les laïques qui. connaissant la défense d'occuper des places dans le sanctuaire, ne voudraient pas y obtempérer. Le sanctuaire se prend aussi quelquefois pour le chœur entier, et même pour une église, une chapelle. Voy. le cap. I de Vita et Honest. clericor. Les Mémoires du clerqé , tom. V, p. 1489.

Page 1