‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 862 sur 1294 · SAN · texte numérisé non relu

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la rédemption générale du peuple, de même aussi Jésus-Christ , pontife de la nouvelle, est entré dans le ciel en présentant son propre sang à son Père pour prix de la réconciliation des hommes; ce n'est donc pas dans un sens métaphorique, mais dans un sens propre et littéral que le sang de Jésus-Christ efface les péchés, cimente une nouvelle alliance, établit la paix entre le ciel et la terre, et est le prix de I notre rédemption. Et comme aucun Israélite | n'était exclu de la rémission qui se faisait au I

Jour de l'expiation solennelle, ainsi aucun tomme n'est excepté de la rédemption ou du ; rachat fait par Jésus-Christ . quoique tous n'en ressentent pas également les elléts. Ce qui est une nouvelle preuve que, si cette rédemption par le sang de Jésus -Christ n'était pas aussi réelle et aussi générale que celle de I ancienne loi, la ressemblance ne serait pas complète, et la comparaison que fait saint Paul manquerait de justesse. Voy. Bergier, Diction, de théol. Cornpur, notre art. Rédemption.

II. SANG DE JÉSUS-CHRIST ( ORDRE DU > : Ordre militaire qui fut institué à Mantoue, en 1608, par Vincent Gonzague, quatrième du nom, I duc de Mantoue , en l'honneur des gouttes du j sang précieux de Notre- Seigneur, que Ton conserve dans l'église cathédrale de Mantoue. Cet Ordre est appelé aussi Ordre du Rédempteur. Les chevaliers ont pour devise : Domine, pro- \ fjasli me , ou bien : Sihil hoc triste recepto. Voy. le Mire. Favin. Justintani. Le P. liélyot, Hist. de* Ord. monast.. tom. Mil, ch. lxv. Richard et Giraud.

SANG -PRÉCIEUX, nom d'une réforme de religieuses bernardines, qui se bornait à la seule maison de Paris, qu'on appelait le Stmg- Prérieur, ou les filles, ou les religieuses du Sang- Précieux , qui firent leurs vœux dans cette maison le -27 août 11)61. Voy. le P. Hélyot, tom. V, p. 447.

SANGLIER {Aper ou singularû férus), animal qui était aussi impur que le porc. Le Psalmiste se plaint que le sanglier de la forêt a ravagé la vigne du Seigneur; ce que l'on entend de Sennachérib ou de Nahuchodonosor, ou d'Antiochus Épiphane. Voy. Psaume, lxxix, li.

SANGRINO. Voy. Fagi.

SANGSUE. Salomon dit que la sangsue a deux filles ( les Septante portent trois, mais l'hébreu deux, comme la Vuigate). qui ne disent jamais c'est assez. On peut entendre par ces filles les convoitises dont parle l'apotre saint Jean. Voy. Proverh., xxx, 15. I Jean, II. 16.

SANGUIN (Claude), chevalier et conseiller du roi , vivait au xvu* siècle. Son principal ouvrage est intitulé : Heures , en vers français , contenant les cent cinquante Psaumes de David, selon l'ordre de l'Église, où sont compris les offices de la Vierge, les sept psaumes pénitentiaux, l'office des morts, etc.; Paris, 1000. Voy. Titon du TUlet, Parnasse franc., édit. in -fol., p. 28.

SANGUINAIRES, hérétiques anabaptistes, ainsi nommés parce qu'en faisant leur serment ils buvaient du sang humain , et promettaient de verser celui des catholiques pour soutenir l'anabaptisme. Voy. Pratéole, au mot Sangijinarii. Bergier, Diction, de theol., au mot ANA- BAPTISTES.

SANHÉDRIN ou SYNÉDRIN , mot dérivé du grec , et qui signifie assemblée. Les Juifs nomment Sanhédrin ou Hét/ulin , c'est-à-dire maison de jugement, une compagnie de soixante -div ou soixante et onze juges ou sénateurs, en y comprenant le président. La première dignité ;

du saidièdrin était celle de rosch ou c)ief, qu'on appelait aussi hannasci, c'est-à-dire le plus élevé, le prince ou président. Il y avait deux vice- présidents ou premiers assesseurs, ou bien encore un lieutenant et un sous-lieutenant qui se plaçaient à la droite et à la gauche du président. Le premier s'appelait en hébreu Abl héthdin, c'est-à-dire père de la maison de jugement ; le second , htrfuicfuîm ou le sage. Le sanlukirin décidait det plus importantes affaires de la nation avec une autorité tellement supérieure à tous les tribunaux que le roi même et le grand prêtre y étaien' soumis en certains cas. Les rabbins prétendent trouver l'origine du sanhédrin dans l'ordre que Moïse reçut du Seigneur d'assembler soixante -dix des anciens d'Israël pour l'aider à soutenir le poids du gouvernement, et disent qu'il a toujours subsisté jusqu'après la ruine du temple par les Romains; mais les savants ne sont d'accord ni sur l'origine, ni sur la destruction de ce tribunaJ. En effet, les soixante-dix anciens établis par Moise n'étaient pas proprement ce que les Juifs entendent par le mot sanhédrin. De plus, on ne voit pas que cet établissement ait subsisté ni sous Josue, ni sous les Juges, ni sous les Rois. On n'en trouve rien après la captivité, jusqu'au temps de Jonathas Machabée. On voit bien, par plusieurs passages de Joseph {Antiq., 1. X, c X. De Beilo Jud., L I , c. vi ), que Gabinius , gouverneur de la Judée, établit des tribunaux dans les cinq principales villes de la Judée ; mais ces tribunaux étaient encore différents du sanhédrin, qui devait être unique, et fixé à Jérusalem. Enfin il est certain que le sanfiédrin existait du temps de Jésus-Christ; les Juifs euxmêmes nous apprennent (Jean , xvui . 31 ) qu'alors ils n'avaient plus le droit de vie et de mort. Voy. Xombr., xi, 16. D. Calmet, Dictirm. de la Bible, et Dissertât, sur la manière d'administrer la justice chez les Hébreux, et en particulier sur le Sanhédrin. J.-B. Glaire , Introd. histor. et crit., etc., tom. Il , p. 315-316.

SAN-IAGO. Voy. San-Jaoo.

SANIM. Eusèbe dit qu'il y avait un lieu de ce nom dans le territoire de Samarie , daus le canton nommé Acrabatène. Voy. Eusèbe, Onomastkon , ad voc. Sosam.

SANIR, un des noms des monts Hermon, au nord du pays de Galaad. Voy. Deutér., m , 8, 9. Ezéch., xxvii, 5, etc.

SANIS, ville épisc. de la Phrygie pacatienne, sous la métropole de Laodicée , puis sous Hiérapolis, au diocèse d'Asie» On en connaît trois évèques, dont le premier, Flaconius, assista, au concile de Nicée. Voy. Lequien , Oricn* Christ., tom. I , p. 805. Richard et Giraud.

SANITIUM. Voy. Senez.

* SAN-JAG0 s'écrit encore San-Iago, Santiago , Sant-Jago et Santiago ; c'est une expression espagnole qui signifie Samt-Jacques , et qui s'applique, comme nom propre, à différents endroits ; ce que l'on peut voir par les articles suivants.

1. SAN-JAG0 (Jacobipolis, Fanum Sancti Jacobi ) ; ville épisc. de l'Amérique septentrionale, dans l'ile de Cuba. Voy. San-Chbistoval.

IL SAN - JAG0 DE GUATIMALAi FanumSancti Jacobi de Guattmala). Voy. Gi atmala.

III. SAN-JAG0 DEL ESTER0 ( Fanion Sonet i Jacobi de Storeo), ville épisc. de l'Amérique méridionale dans le Tucuman . et capitale du pays, est située près du fleuve Estero.

IV. SAN-JAG0 DU CHILI {Fanum Sancti Jacobi Chiltensis), ville épisc. de l'Amérique mérid.. jadis sous la métropole de Lima. Pierre

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