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omission mauvaise en effet oit en apparence , qui donne h un autre occasion de tomber dans le péché. On distingue plusieurs sortes de scandales : 1 6 Le scandale nctif ou donné, c'est celui par lequel on porte quelqu'un au mal par quelque parole , ou quelque action , ou quelque, omission déréglée, ou oui en a l'apparence. 2° Le scandale formel ou direct, qui a lieu quand on a l'intention expresse de porter quelqu'un au mal. 3" Le scandale indirect ou interprétatif, que l'on donne lorsque, sans avoir l'intention de porter quelqu'un au mal , on dit néanmoins ou on fait quelque chose qui soit capable de l'y porter. 4° Le srnndnle passif ou prix simplement, c'est celui qui n'a pas d'autre cause que la mauvaise disposition d'une personne qui se scandalise, et qui prend occasion de faire quelque faute des actions ou des paroles des autres, quoique ces actions et ces paroles soient innocentes en elles-méme->, et qu'elles n'aient rien qui porte au mal; ce n'est pa« de ce genre de scandale que le Sauveur a dit : « Malheur à l'homme par qui le scandale arrive! » ( Matth., xviii, 7) puisque celui qui le donne dans ce cas est entièrement innocent et fait ce qu'il doit. Tp Le scandale pharistttqite , qui a lieu lorsque quelqu'un se scandalise par pure malice d'une parole ou d'une action innocente; tel était celui des Juifs, qui se scandalisaient des bonnes œurresde Jésus-Christ et des apôtres; il faut mépriser ces sortes de si-nndnles. 6° Le scandale des faibles ou des petits, c'est celui de quelqu'un qui se scandalise par ignorance ou par faiblesse d'une parole ou u'une action innocente. 11 faut éviter ces sortes de scandales, en réglant ses paroles et ses actions même innocentes, de manière qu'elles ne puissent être pour les faibles une occasion de chute et de péché (I Corinth., vin, «MU). I.e xenndalc actif, soit direct, soit indirect, est un péché mortel de sa nature, parce qu'il est contraire à l'amour de Dieu et du prochain, et que Dieu le défend sous les plus prié ves peines (Matth., xviii, 6-11). Nous disons péché de sa nature, parce qu'il n'est quel-
auefois que péché véniel, quand, par exemple, n'est occasion que d'une faute légère et vénielle seulement. On doit s'abstenir des actions indifférentes, ou même bonnes et saintes, mais qui ne sont que de conseil, si elles donnent aux faibles ou aux ignorants occasion de péché, jusqu'à ce qu'on les ait instruits et qu'ils cessent de se scandaliser, ou au moins qu'on les ait mis en état de ne se point scandaliser, s'ils le Veulent ; car si, maigre l'instruction, ils continuent à se scandaliser sans raison, ce n'est plus de leur part qu'un sraiulale pharisaique , qu'il faut mépriser. Quant aux choses de précepte, il n'est jamais permis de s'abstenir de ce
2ui est commandé par le droit naturel, pour viter le scandale, parce qu'une telle omission est toujours un pécné en soi, et qu'il n'est jamais permis de pécher; mais on peut, et on doit même ne point accomplir ou transgresser un précepte positif divin ou humain, lorsque cette omission ou cette transgression n'est point intrinsèquement mauvaise, pour éviter un grand scandale; c'est ainsi, par exemple, qu'une personne peut travailler un jour de fête, lorsqu elle y est forcée par une autre qui est sur le point de la tuer, ou de lui causer un mal grave, ou de commettre quelque autre crime, si elle ne le fait. — Le scandale est très- commun, et on le commet en une infinité de manières; c'est ainsi que s'en rendent coupables cèux qui, par les injures ou leurs importunités, donnent aux autres occasion de jurer, de blasphémer; ceux
ui composent, qui impriment ou qui vendent e mauvais livres; ceux qui chantent des chansons déshonnêtes;ceux qui représentent ou qui fréquentent les spectacles; ceux qui font nu qui exposent des images ou des statues indécentes: les filles et les femmes qui portent des ornements lascifs ou qui montrent d'inconvenantes nudités, etc. — La circonstance du srnndnlr donné par une mauvaise action augmente certainement la grièvetédu péché; par conséquent cette circonstance doit être accusée dans la confession. Plus une personne est obligée par son rang, par sa dignité, par la sainteté de son état, à donner bon exemple, plus le scandale est criminel de sa part. Lorsqu'un homme vicieux cache ses désordres autant qu'il le peut, on ne doit pas l'accuser d'hypocrisie, s'il le fait afin d'éviter le scandale; il est moins coupable que celui qui viole toutes les bienséances et brave la censure publique, sous prétexte qu'il ne veut pas être hypocrite.
Quant au smndale considéré au point de vue du droit canon, nous dirons avec l'abbé André : 1" que les canonistes établissent les maximes suivantes, dont plusieurs cependant rentrent dans celles que nous avons rapportées dans cet article même : Prnpter scandalum fit qund nl>ns non fieret... Errlesm tolérât mvlta prnpter senndalum.. . Sra/idnli rat inné remittitur rigor jaris... Scandalum utilius nasci permittitur, quant qund veritas relinquatur... Prnpter scandalum entandum , non de/iet quis pra>fici , etiam intervnienl<: electione collegii ; 2° que c'est pour éviter le scandale qu'on a exclu des ordres les irréguliers par défauts corporels ex defectu corpnrù (Cap. tfÙK etemm, dist. xlix. Cnmpar. notre art. IiiREOliLAniTÊ); qu'il est rare qu'un des cas privilégiés ne soit accompagné de scandnfr; mais lé senndnle seul ne fait pas que le délit soit privilégié, parce qu'il peut être plus ou moins grand, comme il peut également se iapporter à une action plus ou moins criminelle. D'ailleurs le scandale sert de règle pour distinguer dans le for pénitentiel et gracieux les cas réservés au Saint-Siège, et ceux dont l'évèquc peut absoudre, suivant les décrets du concile de Trente cités dans nos art. Cas. n° IV, Dispense, n° 1. Yoy. Thomas, 1. 2., qu. 71, et 2. 2.. qu. 43. Albéric. de Rosat., Diction., ad verb. Scandalum. Felinus Sanda?us, in cap. Qui senndalizfirerit,de Regul. juris. Richard et tîiraud. Le Drtinn. ecclés. et ennnn. portatif. Rergier. Lfl Dictinn.de la théol. ruthol.
I. SCAPULAIRE partie de l'habillement de certains Ordres religieux. 11 consiste en deux bandes d'étolfe, dont l'une passe sur l'estomac, et l'autre sur le dos ou sur les épaules. De ce dernier mot lui est venu son nom , èi«iutc se disant en latin scapula; les religieux profés le laissent pendre jusqu'à terre , mais les frères lais jusqu'aux genoux seulement.
II. SCAPULAIRE, c'est aussi un signe de dévotion envers la sainte Vierge qui fut introduit parmi les fidèles vers le milieu du xiu* siècle , par Simon Stock , carme anglais et général de son Ordre. Ce signe religieux est de porter leur srnpuhnve: chez les laïques, c'est de porter sur la poitrine deux petits morceaux d'étoffe bénite sur lesquels est représentée l'image de la sainte Vierge, joints ensemble au moyen d'un cordon ou d'un ruban passé autour du cou. Simon Stock assura que, dans une vision, la sainte Vierge lui avait donné le scapulaire, comme une marque de sa protection spéciale envers tous ceux qui le porteraient , qui garderaient la virginité la continence ou \t
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chasteté conjugale, selon leur état, et qui réciteraient le petit office de Notre-Dame. Le docteur de Launoy a prétendu , dans un ouvrage , que cette vision était une imposture, que les bulles des Papes citées en sa faveur sont des pièces supposées, et que les carmes n'ont commencé à porter le scapulaire que longtemps après la date de la vision prétendue ; mais les panes Paul III et Paul V, Pie V, Clément VIII, Clément X et Benoit XIV ont approuvé cette dévotion. Benoit XTV est un des auteurs qui ont réfuté l'ouvrage de Launoy. Les protestants, de leur côté, n'ont pas manqué de traiter la vision de Simon Stock de fable ridicule et impie , de fraude notoire, de sottise superstitieuse. Richard et Giraud font à ce sujet les réflexions les plus sages et les plus judicieuses : « Si dans cette diversité d'opinions , disent-ils, il nous est permis de proposer notre sentiment , nous dirons que rien n'empêche de soutenir la réalité de la vision du bienheureux Simon Stock et de la bulle sahbatine , avec des modilications conformes à l'analogie de la fol et de la sainte doctrine, et aux termes du décret de Paul V, en date du 11 février 1613. Que l'on dise donc, si l'on veut, que la sainte Vierge apparut à Simon Stock, et qu'elle lui donna le scapulaire comme une marque de sa protection spéciale sur les confrères qui le porteraient dignement; qu'on dise encore que la sainte Vierge emploiera son crédit et son intercession auprès de Dieu pour procurer la délivrance des confrères du vnpulaire morts en état de grâce, et qui seront dans le purgatoire , spécialement le samedi , ce qui peut arriver à 1 égard de quelques-uns le premier samedi d'après leur mort; rien dans ces assertions qui soit impossible ou improbable. On peut le croire pieusement, et bien des raisons viennent à l'appui de cette pieuse croyance. C'est une révélation faite par la Mère de Dieu : cette Reine du ciel ne s est-elle donc jamais fait voir à aucun mortel, et oserait-on traiter dans le christianisme toutes ces apparitions d'idées fabuleuses et chimériques? C'est une révélation faite à l'un des plus saints et des plus éclairés serviteurs de Dieu. En la rapportant, a-t-il voulu nous tromper? ou, en la croyant, s'est -il trompé lui-même? C'est une révélation reconnue, confirmée ou soutenue par un grand nombre de Papes, d'évéques, de docteurs; autant de raisons qui la rendent croyable et qui la vengent de l'orgueilleuse indocilité des esprits incrédules et prétendus forts. » Après ces réflexions les savants dominicains rapportent la censure faite par M. Guy de Sève de Rochechouart , évôque d'Arras, contre certaines propositions avancées par un
{irédicateur, dans un sermon prêché le 21 juilet 101)7, touchant le scapulaire. Terminons cet article par quelques considérations de Bergier non moins sages et non moins judicieuses que celles de Richard et Giraud; c'est le résumé d'une courte mais solide discussion : « Toute la question se réduit donc à savoir si la dévotion do porter le scapulaire est bonne, ou mauvaise , pieuse, ou abusive et superstitieuse : or nous soutenons qu'elle est utile et salutaire, puisqu'elle porte les fidèles à honorer la Mère de Dieu, à imiter ses vertus, à réciter des prières, a fréquenter les sacrements, à fraterniser ensemble pour faire de bonnes œuvres. Donc les Papes ont bien fait de l'approuver, surtout dans un temps où il était nécessaire de
K révenir les fidèles contre les clameurs dey érétiques, et de les affermir dans la piété; mais il est faux que, par cette approbation, ils
aient donné aucune sanction à la vision vraie ou fausse de Simon Stock , ni aux erreurs que les carmes ont pu débiter sur l'efficacité du scapulaire. Au contraire, Paul V a donné une bullé exprès pour proscrire toute conséquence erronée que l'on peut tirer de là et tout abus que l'on peut en faire. » La fête du Scapulaire se célèbre le 16 juillet Voy. Benoit XIV, De servorum Dei Béatifie, et eanonis. t. IV, part. II, c. ix. De Festis B. M. Virpini*, 1. H , c. vi. Le P. Daniel de la Vierge Marie, Vinea Carmeh. Le P.Jean Feyxoo de villalobos, Historico-sacrn et théologien -dogmatica Dissertalio du vera origine et pmgrestu monnsticis. Le P. Irénée de Saint-Jacques, Trnctatus théologiens de singulari immaculnim Virginis pnttrrfione .
SCARPANTO. Ile de la mer Egée, entre Bhodes et Crète, appelée autrefois Carpathe , d'où est venu le nom île mer Carpathimnr. Il y a une ville nommée aussi Scarpanto, qui était un évêché suffragant de Rhodes, métropole des Iles Cyclades. Les Latins y ont eu quatre évoques, dont le premier, Nicolas, mourut en 1396, Quant aux évèques grecs, nous en avons parlé au mot Carpatiius. Scarpanto est aujourd nui un évêché in ptirtibus, toujours sous Rhodes, siège également in paHitms. Voy. Lequien , Orim* Christ., tom. fil, p. 1058. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXII, p. 115.
SCARPHIA, siège épisc. de la province d'IIellade. sous la métropole de Corinthe, au diocèse de l'Illyrie orientale. On n'en connaît qu'un évéque, Zoïle, qui souscrivit la lettre synodale de sa province a l'empereur Léon, touchant le meurtre de saint Proter d'Alexandrie. On le trouve aussi dans les Actes du concile de Chalcédoine, avec le titre à' évéque de Carsia oii Carfin, qu'on croit être la même chose que Scarphia. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 212.
L SCEAU (Sigillum, signum, signaculum). Les anciens Hébreux portaient leurs sceaux ou rackets au doigt, dans des bagues, ou sur le bras, dans des bracelets. Aman scella les ordres d'Assuérus contre les Juifs avec l'anneau du roi (Esther, ni , 12). L'époux du Cantique souhaite que son épouse le mette comme un sceau sur son bras(Cantiq., vill,G). L'usage des stmiix ou cachets est très-ancien, puisque Juda, fils de Jacob, laissa le sien pour gage à Thamar (Genèse, xxxvm, 25), et que Moïse dit que Dieu tient sous le sceau les instruments de sa vengeance (Deutér., xxxn,34). On voit, dans Jérémie, une preuve de l'usage où étaient les Hébreux de faire un duplicata des contrats civils, dont l'un demeurait entre les mains de l'aenuéreur, et l'autre, cacheté, était mis en dépôt clans un lieu sûr (Jérém., xxxil, 10). Les Grecs en usaient de même, selon Aristophane. Voy. D. Cal met. Dation, de la liihlr.
IL SCEAU, cachet dont l'empreinte sert à rendre un acte authentique. Les évéques ont des sceaux pour marquer les provisions et les autres actes qu'ils donnent; et l'un de leurs droits temporels est le droit du sceau dans les provisions des bénéfices et autres actes de cette nature. Il ne leur est point permis d'affermer leur sceau; ils doivent le commettre à un ecclésiastique recommandante par son savoir et sa probité. Autrefois, pendant que la régale était ouverte , le chapitre de la cathédrale recevait les droits du sceau, tant pour les actes de la juridiction volontaire et gracieuse que pour ceux de la juridiction oontentieuse. Le chapitre qui avait reçu ces droits était chargé d en rendre compte. Voy. les Mémoires du clergé,
SCEP
. vu, p. 187, vjfj, tom. il, p. m-m.
SCEAUX Les sceaux dont il est parle dans l'Apocalypse sont l'annonce des calamités qui vont fondre sur l'empire persécuteur. Voy. » Apocalyp., VI, et les comment, sur ce passage. J.-B. Gl luire, Introd., etc., tom. V, p. 2u9.
SCELLIÉRES (Siyillari<r), abbaye de l'Ordre de Citeaux dans la Champagne , au diocèse de Troyes. Elle était de la filiation de Pontigny, et elle'fut fondée l'an Hfi7.
SCENjE MANDRvE ou MANDRORUM, évèché de la deuxième Augustaranique , sous le patriarcat d'Alexandrie, entre Aphrodite et Babylone. Cet évéché fut érigé au v* siècle comme sulTragant de la métropole de Léontopolis. On n'en connaît qu'un évéque, Pierre, qui souscrivit à la lettre des prélats d'Égvpte à l'empereur Léon, au sujet du meurtre de saint Proter d'Alexandrie. Scense Mandrse est actuellement un évéché in partibus, toujours sous la métropole de Léontopolis, qui est aussi un siège in parti/tin. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 563. De Commanville, /'• Table alphabét., p. '20!). Gaet. Moroui, vol. LXII, p. 115. SCENOPEGIA. I oi/.Tabernacles(Fête des).
SCEPPER (Corneille}, baron d'Eik, né à Dunkerque, vivait sous le règne de Charles V. Nous avons de lui : Défense de la foi contre les astrologues ; Anvers, 1523.
SCEPSIS, ville épisc. de l'Hellespont, sous la métropole de Cyzique,au diocèse d'Asie, située près de Troas. Cet évéché élait uni à celui de Troas au commencement du v* siècle ; mais «•ps deux églises furent séparées ensuite, et elles avaient chacune leur évéque particulier en 451, comme il parait par les actes du concile de Chalcédoiue tenu la même année. Nous en connaissons cinq évèques, dont le premier, Pierre le Centenier, baptisé par l'apotre saint Pierre, mourut à Scepsis, ou il avait prêché l'Évangile. V»y. Lequien. Orient Christ., t. I, p. 784. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 115-116.
SCEPTICISME, SCEPTIQUE ou PYRRH0- NIEN, PYRRHONISME en fait de religion.
« C'est, dit Bergier, la disposition d'un philosophe qui prétend avoir examiné les preuves de la religion, qui soutient qu'elles sont insuffisantes ou balancées par des objections d'un poids égal, et qu'il a droit de demeurer dans le doute jusqu'à ce qu'il ait trouvé des arguments invincibles auxquels il n'y ait rien à opposer. 11 est évident que ce doute réfléchi est une irréligion formelle; un incrédule ne s'y tient que pour être dispensé de rendre à Dieu aucun culte et de remplir aucun devoir de religion. Nous soutenons que c'est non-seulement une impiété, mais encore une absurdité.» Ces réflexions sont incontestablement applicables à la plupart des sceptiques en fait fie religion. Cependant nous en avons trouvé dont le doute ne portait pas le caractère d'une irréligion formelle. Le manque d'une instruction suffisante dans les matières religieuses, et surtout les préjugés de naissance et d'éducation , étaient uniquement la cause de leur scepticisme. Nous ne parlons pas ici seulement par ouï-dire : les ministres hétérodoxes de différentes sectes et de différents pays que nous avons pu contribuer à convertir au catholicisme, nous ont fourni les
Kreuves les plus irrécusables de la sincérité de »urs sentiments. Ainsi il en est un qui, par scrupule de conscience , s'était démis d'un des deux bénéfices qu'il cumulait, et dont la femme nous protestait, après dix-*cpt ans de mariage, que son mari était un vrai saint , et qu'elle
n'a%ait jamais découvert en lui la plus légère imperfection. Ce vertueux ministre nous avait avoué qu'il avait été pendant dix années dans l'erreur de la meilleure foi du monde. Nous en citerons un second : c'est un ancien disciple du fameux de Wette,qui était professeur de théologie à Bâle, lorsque nous professions nousmême l'hébreu à la Sorbonne. Frappé de la différence qui existait entre nos interprétations exégétiques et celles de son ancien maître sur plusieurs passages bibliques, il ne manqua pas de nous en faire l'observation. Nous l'engageâmes alors à soumettre nos explications au savant théologien et hébraïsant de Bàle. Il le fit pendant six mois, au bout desquels il nous déclara que . son maitre n'ayant détruit aucune de nos interprétations, il était résolu à embrasser la religion catholique. Et comme nous lui demandions s'il était résolu aussi à subir les conséquences de sa conversion : la perte de sa place, et la nouvelle et triste position de sa femme et de ses enfants , réduits à l'indigence, il nous fit cette réponse sublime : t Monsieur le professeur, Dieu m 'ayant fait la plus grande de toutes les grâces, celle de me f.ùre connaître la vérité . j'espère qu'il ne me refusera pas les autres, qui ne sont que secondaires. C'est lui d'ailleurs qui a dit : « Chercher premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné par surcroit. » D'un autre coté, à moins qu'on n'ait l'esprit ou faux ou complètement faussé, on ne saurait résister aux preuves qui établissent la religion catholique la seule qui ait conservé dans Toute leur intégrité les enseignements de Jésus -Christ. Car ces preuves, dans leur ordre, sont aussi rigoureuses que les démonstrations mathématiques. L'expérience de tous les jours prouve malheureusement, ou qu'on ne les étudie point du tout , ou qu'on ne les étudie que fort superficiellement et sans se donner la peine d'acquérir les diverses connaissances nécessaires à cette importante étude. On ne voit jamais, que nous sachions , un homme jouissant de toutes ses facultés intellectuelles, et qui n'a aucune connaissance des maladies ni des divers moyens thérapeutiques, nier la vertu d'un remède jugé très -efficace dans telle affection morbide et par la généralité des médecins les plus habiles et par le succès de l'emploi qu'on en a fait en mille occasions différentes. On ne voit jamais non plus un homme sensé taxer d'injustice l'arrêt d'une cour souveraine, quand il ignore jusqu'aux premiers éléments de la jurisprudence ; que disons-nous? jusqu'à la teneur de la loi elle-même. Enfin, il en est des seeptiquet en fait de religion comme d'un honnête villageois qui, en 1817, nous voyant un jour sur la plage mesurer la largeur d'une rivière au moyen d'une opération géométrique bien simple et bien élémentaire, mais qu'il ignorait, s inscrivit d'abord en faux contre la justesse de nos calculs, et finit par crier à la sorcellerie, malgré notre soutane de séminariste. Voy. Bergier, Diction, de théol., et? pour le Scepticisme philosophique, Jean-Pierre de Crousaz, Examen du Pyrrhonisme ancien et moderne , in-fol., ou l'abrégé donné par Jean-Henri .Samuel Formey sous le titre de : Le Triomphe de l'évidence; Berlin, 1756, l2 vol. in-80. L'Encyclop. eathol.
SCEPTRE (Sceptrum). 1° Ce mot signifie proprement un bùton de commandement que Von met entre les mains des dieux, des rois, des gouverneurs de province . des chefs du peuple. Jacob prédit à Juda que le sceptre ne sortira point de Juda jusqu'à la venue de Celui qui
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