‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 89 sur 1294 · LIEU · texte numérisé non relu

LIEU

de même çeure ; — 3° Bina SS. EHzabetharum, twlutt \ lixrtr u i ma rutn seec. XII et XIII testium wrilah* rrtngehcœ in Hassia , memoria, monumentu te imu déclarât a ; Giesscn, 1729, in-4». Vf*?. Mtciuud , Hvio r . univers. La Souv. Biogr. gin.

LIÈGE \\j-<i\n ou Leodica, Leodicum, Leôdium), siéfe iftx. situé entre V Allemagne et les Pays- Bas, 'tait anciennement suffragant de Cologne ; maintenant il dépend de la province méilitaine de Malines. D'après une tradition, Materne , disciple de saint Pierre, établit { aîord 1 évéché , vers l'an 97, dans la ville de Timbres; cette ville ayant été ruinée par les flans , saint Servais transféra vers l'an 383 l'éwhéà Maèstricht ; et, vers l'an 713, saint Hubert le transporta à Liège. Il lit bâtir une église i ! endroit ou son prédécesseur, saint Lambert, mit «ouflVrt le martyre. On a tenu deux conaies à Liège : l'un en 1131 , et l'autre en 1996. V«f. ÏHitt. ecclés. d'Allemagne, tom. I. Labbe, ton». X. Hardouin, tom. VI et VIL De Commanrille, P* Table alphabét., p. 130. 137. Richard et Giraud. (iaet. Moroni, vol. XXXVIII, p. 198-206.

LIEKEFELT (Samuel-Godefroi), mrisc. protestant, né à Gutsa, dans la haute Lusace, en 1750, mort l'an 1837, a laissé : !• Histoire du drr.it mina m, canonique et germanique; Leipzig, 17*J8. in-8»; — 2° Commentaire pratique .sur tes Fam/ecte»; ibid., 1796-1804, 15 vol. in-8»; ces «rrrages sont écrits en allemand. Voy. la Nouv.

1. LlEN (Ligamen), un des empêchements duimants du mariage. Voy. Empêchements, n*U.9».

H. LIEN CONJUGAL, terme qui se prend métaphoriquement pour le mariage même qui lie les personnes mariées. Ce lien est figuré dans la cérémonie du mariage par le poêle ou voile que l'on tient suspendu sur la téte des août eaux mariés en forme de joug, lorsque le prêtre prononce l'oraison Propttiare. Dans plusieurs églises, au lieu de voile, le prêtre mettait son etole sur les épaules du mari et sur la tète de la femme pour les joindre ensemble. Voy. De Vert, Cérémon. de f Église, tom. II, p. 191. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et

LIÉIARd/ko»/. Léonard, n* I.

I. LIEN H ART (Georges), de l'Ordre de Prémontré, né a Uberlingen en 1717. mort en 1783, professa la philosophie et la théologie, et devint en 17L.Î abbe de Roggenburg. Il a laissé : 1 0 £>Aemendts hagiologicce Oïdims Prfrrnonstratensis ; Aaçiboarg, 170%; avec un Supplément; 1707 ; — 3* hfnntms litterarius Norbertinus a C. Oudim «wmsif vindicatus , seu Syllogeviros exOrdine frwmrtratenri scriptis et doctrina célèbres ex-

», ibid., 1771, in-4»; — 3» des Sermons, des ■set des Oraisons funèbres. Voy. Meuj, tom. VIII. La Souv. Biogr. génér.

' . . - nthol.

H- LIES H ART (Théobaldï, ancien bénédictin, chan*.* titulaire de Strasbourg , chanoine honora/rt 4e Saint-Denis, né en 17ob à Truchtersheiai, village près de Strasbourg, mourut dans ceu> nile l'an 1831 , après avoir professé la ibrobp? pendant quarante ans. Son refus de PtHer serment à la constitution civile du clergé I* força j s'expatrier. Après la révolution il rentra i Strasbourg , où il dirigea le séminaire /imco j ce que la nouvelle révolution , celle de ymJiet ISA), vint interrompre sa longue et noble arrière flûeJques instants avant sa mort, on leatenét s'écrier d'un toit plein d'amour et de

conhnee: Bone *?»>°^*^*™ te*™?

- . inh*rr*fmi pro «, iwnor in te... et 1 1wi in te, taooruv* r

vam in te... On a de lui : 1* Institutions fheologice dogmaticœ; Strasbourg, 1819, 3 vol. in-8»; — 29 De antiquis liturgiis et de disciplina arcani Tractatus hislorico-dogmaticus ad commonstrandum perpetuam Ecclesiat cathoHcoe hdem de sanctissimo Eucharisties mysterio; ibid., 1829, in-8°. On lui attribue encore : 1° Dissertât io cri' tien in librum Judith; — 2° Analysis studii biblici; — 3* Analysis théologie* dogmaticœ: — 4° Avertistement aux catholiques sur la lecture de la Bible traduite par Van Ess; en allemand ; — 5° Manuel pour les séminaristes ; en latin. Voy. Quérard, La France littéraire. Pérennès, qui, dans la Biogr. univers, de Feller, donne quelques détails intéressants sur Lienhart.

LIESSE (NOTRE-DAME-DE-), bourg du département de l'Aisne , entre Laon et Reims , célèbre par un pèlerinage très -fréquenté, et qui doit son origine à un fait miraculeux arrivé au xii* siècle.

LIETAN (Jean), de l'Ordre de Prémontré, né à Sorame-Arnes vers l'an 1000, fut grand-prieur de la maison de Chaumont. Il a donné une Vie de saint Bertaud , Écossais, disciple de saint Remy, et ermite près de Chaumont. Voy. Bouillot, Biogr. Ardennaise, tom. II, p. 104. La Nouv. Biogr .aéner.

LIETPHARDUS. Voy. Likahd.

I. LIEU -CROISSANT (Locus Crescens), ancienne abbaye de l'Ordre de Citeaux qui était située en Franche - Comté , dans le diocèse de Besançon.

IL LIEU-DIEU (Locus Deï), ancienne abbaye de l'Ordre de Citeaux qui était située en Picardie, au diocèse d'Amiens, près de Gamaches. Elle fut fondée en 1191 par Bernard de Saint- Valéry, et elle était de la filiation de Foucarmont. Ce monastère ayant été ruiné en 1472, fut rebâti dans le siècle suivant. Voy. la Ga//ta Christ., tom. X.

III. LIEU - DIEU - EN - J ARD (Locus Dei in Jardo), ancienne abbaye de l'Ordre de Prémontré située dans le bas Poitou, au diocèse et à six lieues de Luçon , dans la paroisse de Jard. Richard, roi d' Angleterre, en jeta les fondements ou en fut plutôt le restaurateur. Voy. Richard et Giraud.

IV. LIEU - RESTAURÉ ( Locus Besiauratus) , ancienne abbaye de l'Ordre de Prémontré située dans le Valois, au diocèse et à six lieues de Soissons. Elle fut fondée en 1138 par Raoul, comte de Vermandois, puis ruinée par les hérétiques au xvi« siècle, et enfin rétablie par le P. Etienne Starox, prieur de la maison. Voy. la Gai fia Christ., tom. IX.

I. LIEUX COMMUNS (Loci communes), terme qui se dit ligurément, en choses spirituelles et morales, des moyens courts et faciles pour trouver de la matière à discourir sur toutes sortes de sujets , en les envisageant de tous côtés et par toutes les faces. On les distribue en certaines classes qu'on réduit ordinairement à seize. • '■>•/. Richard et Giraud.

II. LIEUX PIEUX. On donne généralement ce nom à tous les lieux consacrés à Dieu et ceux où la charité s'exerce. Voy. l'abbé André, Cours alphabét. de droit canon.

III. LIEUX SAINTS ou SAINTS LIEUX. On appelle ainsi les endroits de la Terre Sainte que Noire-Seigneur a sanctifiés par sa présence pendant sa vie mortelle , où il a opère ses miracles et où se sont accomplis les mystères de notre sainte religion. Parmi les écrits sans nombre qui ont été publiés, même dans ces der-

x Saints, nous signa- , Pèlerinage à Jérusa-

niers temps, sur les L lerons : Us Saints Lii

LIFA

fcm, etc., par Mgr Mislin, abbé mitré de Sainte- Marie-de-Deg, en Hongrie, etc.; Paris, 1858, 3 vol. in-»»: ouvrage dont le mérite et l'importance ont été reconnus par F. Bernardino da Montefranco, custode de la Terre-Sainte et gardien du Saint-Sépulcre. Voi/. YEncyclop. cathol., au Supplém.; on y trouve quelques mots sur l'historique de ces lieux.

IV. LÏEOX THÉOLOGIQUES, terme qui désigne les sources où les théologiens peuvent puiser des arguments pour établir leurs sentiments ou pour réfuter ceux des autres. On en compte dix : 1° l'Écriture sainte; 2° la tradition ; 3« l'Eglise catholique; 4° les souverains Pontifes ; 5° les conciles ; 6° les saints Pères : 7° l'autorité de l'histoire humaine, écrite par des gens dignes de foi ou appuyée sur une tradition certaine; 8° l'autorité des théologiens scolastiques et des docteurs du droit canon ; 9°lautorité des philosophes; 10° la raison naturelle, qui est répandue dans toutes les sciences trouvées par les lumières de la raison. Koy. l'excellent traité de Melchior Cano ou Canus, Ixcorum theologicf>rum Libri XII, et Bergier, qui en a donné une analyse dans son Diction, de théol. Richard et Giraud renvoient encore à un ouvrage intitulé De Lotis théologie is Disscrtationrs rleeetn thcologi Lovaniensis ; Lille en Flandre, 1737, 3 vol. in-12 ; mais il faut remarquer que cet ouvrage a été condamné par la S. Congrégation de l'Index. (Decr.l3aprilisl73i.)

LIEVENS (Jean), en latin Jof tannes Livineius , surnommé Gandensis, théologien et helléniste belge, né à Termonde vers l'an 1516, mort à Anvers en 1599, fut élevé par son oncle materne] Livin Van der Beke, dit Torrentius, archidiacre de Liège, dont il prit le prénom. 11 fut d'abord chanoine à Liège, puis chantre et chanoine de la cathédrale d'Anvers. Les cardinaux Guillaume Sirlet et Antonio Caraffa l'associèrent à leurs travaux sur la Hible des Septante, qui parut en 1587. On a de Lievens, outre quelques autres écrits : 1° D. Gregorii Nysseni, antistitis, lÀber de Virginitate , nunc primum editus grave et latine,ex interpretatione et ewn notis, etc.; Anvers, 1574, in-4°; — 2» D.Joannis Chrysostomi Liber de Virginitate, nunc primum editus grœce et latine, ex interpretatione et cum notis, etc.; ibid., 1575, in-4°;— ■ 3* XII Panegurici veteres, ad antiguam qun editiotiem, t/ua sctipturam^ infinitis locis emendaii,ovcti, etc.; ibid., 1599, in-8°; — 4°«. Theodori Studita-, abbatit et ctmfessoris, Sermones catechettei CXXXIVin anni tothufesta, etc.; ibid., 16<)2, in-12; — 5° Androniri Imp. C. Poli tant Dùputatio cum Judœis , insérée dans Canisius, Lectiones antig., Supplém.; Ingolstadt, 1616, in-4», p. 263-406. Yoy. Le Mire, Elogia Helg., Swert, Athenœ Helg., p. 444. André-Valère , «iblioth. Bêla., p. 527, 528. Paquot, Mémoires pour servir à l'Hist. littéraire des Pays-Bas. La Août'. Binar. génér., qui indique les autres ouvrages de Lievens.

LIÈVRE (Le). Voy. Le Lièvre.

L1FARD (Saint), en latin Liphardust Lietpkardus, prêtre, né à Orléans, mort vers l'an 565. exerça d'abord la profession d'avocat. A l'âge de quarante ans il renonça au monde , et fit de tels progrès dans la vie spirituelle , que son évéque lui conféra le diaconat avec la tonsure. Peu après il se retira près de la Loire, sur une montagne où est maintenant la ville de Meun, à quatre lieues d'Orléans. Marc, évéque de cette ville, l'éleva à la prêtrise, et on pense qu'il introduisit la règle de Saint -Antoine ou des Pères de l'Orient dans la solitude de Meun, où quelques disciples voulurent vivre sous sa

LÎGN

conduite. Cette opinion est d'autant plu» probable, que Lifard avait vécu pendant quelque temps dans l'abbaye de Mici, où l'on pratiquait cette règle. L'Eglise honore sa mémoire le 3 juin, que l'on regarde comme le jour de sa mort , et le 15 octobre, qui est celui de sa translation. Voy. Bollandus, Acta Sanct. Richard et Giraud.

LIGAIRE. T oi/. LÉGER, Tl* I.

1. LIGATURE (Fastinnm, amuletum ), terme qui se dit : 1° aes sortilèges qui font cesser quelque fonction du corps; 2° des bandes qu'on attache à quelque partie du corps des hommes ou des animaux pour détourner ou rhasser quelque maladie ou quelque accident. L'Église a condamné l'emploi de ces sortes de ligatures.

IL LIGATURE DES PUISSANCES signifie, en terme de mysticité, une suspension des puissances supérieures de l'âme , une interruption de ses facultés et de ses opérations intellectuelles, de sorte que l'âme, n'agissant point, demeure dans un état passif. En disant que l'âme n'agit pas et demeure passive dans la contem-

{ dation parfaite, les mystiques veulent dire seulement que, dans cet "état sublime, l'action de l'âme est si douce et si tranquille, que l'on dirait qu'elle n'agit pas du tout ; car, dans l'amour le plus passif, il y a toujours une véritable action de l'âme, qui parait imperceptible à cause de sa grande délicatesse. La ligature des puissances de l'âme n'emporte donc que la suppression des actes ordinaires, discursifs, empressés, aperçus et de propre elfort. Voy. le P. Honore de Sainte-Marie, Tradition des Pf'res sur ta contemplation, tom. II, p. 121 et suiv. Bergier, Diction, de théol.. et comjtar. notre art. Extase.

LIGHTF00T (John), anglican, né à Stocke ou Stoke, dans le comté de Slrafford , en 1602, mort à Ely en 1(375, fut ministre de l'église de Stone, recteur du collège de Sainte-Catherine de Cambridge et vice-chancelier de cette université. C'était un des hommes de son siècle les plus habiles dans la connaissance de l'hébreu, du Talmud et des rabbins. Il a laissé sur l'interprétation des Livres saints et l'explication des antiquités hébraïques, plusieurs ouvrages, parmi lesquels on cite surtout : 1° llorrr hebraicfr et talmudico', impenste in ehorttgrttphiam atiquetin terra- lsraelitica> , in quatuor Evangelixtas. in Acta apostolorum , in queedarn capita Epistoltr ad Romanos, in Episl"/am prhnam ad C'*rinthios; Cambridge, 1658 et 1679. 3 vol. in-4°; cet ouvrage, qui eut plusieurs éditions, a paru d'abord en anglais; Londres, 1644 et 1(350 , 2 vol. in-4°: — 2" An Hand fit/1 of gleaningx out nf the bot > le of Exodus; Londres, 1643, in-4°; — 3» Harmony of the four Evuntfflists ; ibid., 1644, in-4»; trad. en latin; ibid., 1015, in-fol. Ses Œuvres cftnplètes, souvent réimprimées, ont paru sous ce titre : Lightfontii Ojtern omnia ; la meilleure édition est celle d'Utrecht, 1699, 3 vol. in-fol. Les écrits de Lighlfootsonl nemarquablesparPérudition ; mais on y trouve des choses condamnables, comme, par exemple, que les Juifs étaient entièrement rejetés de Dieu ; que les clefs du royaume des cieux n'avaient été données qu'à saint Pierre; que son pouvoir ne regardait que la doctrine et non la discipline, etc., erreurs qui n'ont rien de surpienant dans un calviniste, et qui expliquent par conséquent pourquoi la S. Congrégation de l'Index a condamné tous ces écrits (Opéra omnia) par son décret du 29 mai MBOi Voy. Nicéron, Mémoires. ChaulTepié, iïouv. Diction, histor. relier, Biogr. nniirr*. Michaud, Bi'*fr. nmvert.

LIGNAC (Joseph-Adrien LE LARGE DE),

LIGU

LTGtJ

métaphysicien, né à Poitiers vers 1710, mort à

Paris l'an 1772, passa quelque temps chez les Jésuites, qu'il quitta pour entrer dans la congrégation de l'Oratoire, ou il s'attacha aux

Erincipes philosophiques de Descartes et de lallebranche. On lui doit, entre autres écrits : 4*» Lettres a un Américain sur F Histoire naturelle, générale et particulière de Buffon; Hambourg, 1750-1756, 9 vol. in-12; c'est une réfutation solide des idées , hasardées de Buflbn sur divers points; — 2° Éléments de métaphysique tirés de rexjtérience; ; Paris, 1753, in-12 ;— 3° Examen sérieux et canonique du livre de t Esprit; 1759 , 2 vol. in-12; critique des théories erronées d'Helvetius; — 4° Le Témoignage du sens intime et de f expérience, opposé à la foi profane et ridicule des fatalistes modernes; Auxerre, 4760, 3 vol. in-12; — 5° Possibilité de la présence rorfxirelle de Thotnme en plusieurs lieux : Paris, 47b4, in-42; réponse à un défi porté à l'auteur par le pasteur protestant Boullier. Voy. Dreux Du Radier, Binlioth. histor. et crit. du Poitou, tom. II. Feller, Biogr. univers. Quérard, La France littéraire. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

LIGNANO (Jean de), né à Lignano, mort à Bologne en 1383, fut nommé professeur de droit canon l'an 1363, et dans la suite il devint gouverneur de Bologne. On a de lui plusieurs ouvrages, entre autres : 1° De Pluralitate benr/iciomm . dans le Tractatus Tractatuum de Zileti, tom. XV* — 2» De Censuris ecclesiasticis; ibid., tonri. XIV; — 3» De Duello; ibid., tom. XII; — 4" De Interdicto ecclesiasttco; ibid., tom. XIV. Voy. Argelati, Scrïp/ore.v Mediolanenses. tom. II. Tiraboschi, Storia délia Lctttralwa ItaL, tom. V. La i\V>w. Biogr. génér.

LIGNON (A. du), pasteur protestant à Tourii , est auteur du Dictionnaire portatif de la

nai .

Bible, ou Indice étendu et raisonné de toutes le. morales renfermées dans les livres canoniques de f Ancien et du Nouveau Testament, tant par rapport à l'histoire qu'eu égard à la morale et à la géographie sacrée : Tournai, 1757, in-8°.

LIGNY (François de), jésuite, né à Amiens en 1709, mort à Avignon 1 an 1788, se distingua par son éloquence. 11 a laissé : 1° Vie de saint Ferdinand, mi de Caslille et de Léon ; Paris, 1759, in-12 ; — 2* Histoire de la vie de Jésus-Christ ; où Ton a conservé et distingué les paroles du texte sacré selon la Vulgate; Avignon, 1774 et 1776, Paris, 1802-1804; souvent réimprimée ; — 3° Histoire des Actes des Aiâtres selon la Vulgate; Paris, 1821, 1825, souvent réimprimée; — %" Sermons; Lyon, 1809, 2 vol. in-12. Voy. Feller, Biogr. univers. La S'ouv. Biogr. génér.

LIGUORI ou LIGUORIO (Saint Alphonse de), fondateur des Uguoriens ou Hèdemptoristes , né a Naples le 27 septembre 1696, mort le l'r août 1787. appartenait à des parents nobles et pieux qui l'élevcrent très-chrétiennement. Sa mère surtout, tant par ses exemples que par l'éducation qu'elle lui donna, sut l'initier de bonne heure à la pratique de toutes les vertus. Plus tard elle le conlia aux prêtres de l'Oratoire de saint Philippe de Néri, sous la direction desquels il fit de si grands progrès qu'à l'âge de seize ans il fut en état de prendre le grade de docteur en droit. Ses parents le destinaient au barreau; mais Dieu le réservait pour de plus hautes destinées. En 17'25, Alphonse entrait dans l'état ecclésiastique, et bientôt après il devint missionnaire dans la congrégation de la Propagande de Naples. S'étant aperçu que c'était surtout les campagnes qui manquaient d'instruction, il fonda une congrégation composée

de prêtres et de laïques destinés i instruire les

classes peu éclairées. Cette congrégation, après bien des obstacles, fut enfin approuvée par Benoit XIV ; elle prit le nom d'Orrfn? da saint Bédempteur, et se répandit rapidement dans le royaume de Naples, en Sicile et dans les États de l'Eglise. Quant à Liguori, qui partageait ses soins entre la conduite des affaires de l'ordre et la publication de ses nombreux ouvrages , il fut promu en 1762 à l'évêché de Sainte-Agathedes-Goths par Clément XIII ; mais treize ans après, affaibli par la vieillesse et les maladies, épuisé par les jeûnes et les macération?, et ne croyant plus suffire dignement à son ministère, il obtint de Pie VI la permission de se démettre de son siège. Il se retira à Nocera de' Pagani, dans la principale maison de la congrégation qu'il avait formée, et y mourut en odeur do sainteté. Il fut déclaré vénérable par Pic VI, le 4 mai 1796; il fut béatifié par Pie VII le 6 septembre 18l6, et canonisé sous Grégoire XVI Te 26 mai 1839. Sa Vie a été donnée en italien par Glattini; Rome, 1815 , en français, par Jeancnrd, Louvain, 1829; en allemand, par G. Kloth, Aixla-Chapelle, 1835; et en anglais, Londres, 1848. Les ouvrages d'Alphonse Liguori sont très-nombreux : ils ont été traduits dans toutes les langues des pavs, et ils ont eu une infinité d'éditions; voici les principaux : 1n Dr Vsu mrtderato opinionis profiahilis; Naples, 1754; — 2» Theologia tnoratis; ibid., 1755, 2 vol. in-4°, et ailleurs;

— 3° De Examine ordinundorum ; 1758 ; — 4" Praxis confessarii; Venise, 1781; — 5» Homo apostolicus; ibid., 1782, 3 vol. in-4»; Strasbourg, 1820, 3 vol. in-12; — 6° Istruzione al popolo sopra i precetti del Decalngn ed i Sacramer,ti: 1768;

— 7° Opéra dogmatica contro gfi eretici; Venise, 1770; — 8» Storia délie Eresie, colle loro confutazioni; ibid., 1773 , 3 vol. in-8*; — 9" Biflessioni sulla verità délia divina Bivelazione , contre les déistes; — 10° Verità délie Fede contro i materia/isti, deisti e settarii- Venise, 1781 , 2 vol. în-8°; on y trouve la réfutation du livre De T Esprit , d'Helvétius; — 11° Dissertazioni tcoloaiche moraii ; — 12°(J/on> di Maria; Venise, 1784, 2 vol. in-8°. Voy. Tipaldo, Biogr. dcgli Ut. Italiani , tom.X. L Encyclop. cathtiï. Feller. Biogr. univers. Michaud, Bv>yr. univers. I,e Diction, de la théol. cathnf. La Souv. Biogr. génér.

LIGUORIENS ou LIGOORISTES, RÉDEMP- TORISTES, membres de la congrégation du Saint-Rédempteur, fondée par Alphonse de Liguori, comme on le voit à l'article précédent, pour répandre l'instruction religieuse parmi les classes du peuple peu fortunées , et surtout dans les campagnes. Jusqu'au mois d'octobre 1824, cette congrégation a été gouvernée par un recteur majeur résidant dans le royaume de Naples. Dés le temps du saint fondateur, un vicaire général avait été institué pour la portion transalpine de la congrégation ; mais ce vicaire général était subordonué à certains égards au recteur majeur du royaume de Naples. Le 8 octobre 1824, un décret de la congrégation des Evoques réguliers changea cet ordre de choses. I.a congrégation napolitaine,

Ïii a été le berceau de l'institut, et qui en a é le centre jusqu'alors, n'est plus qu'une grande province , et le vicariat général transalpin a hérité de ses droits de prééminence et de juridiction, en sorte qu'il se trouve être le vrai centre, et le modérateur suprême de tout l'institut. Le décret du 8 octobre 1824 peut se résumer en ces trois dispositions : Art. 1". Une maison de la congrégation transalpine du Saint- Rédempteur sera établie à Rome. Art. 2. Le

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