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supérieur général de la même congrégation résidera dans cette capitale de la catholicité. Le chapitre général se tiendra dans Ja même ville. Les Rédemptoristes n'ont pas tardé à se répandre dans les divers pays de l'Europe ; ils ont même formé une province dans les Élats- Unis d'Amérique. Voy. ÏEncyclop. cathoL, au Supplém., art. Liguoristes. Le Diction de ta théol. cat/iol., au mot LlGUORlENS.
LIGURE, une des pierres précieuses qui ornaient le rational du grand prêtre chez les Hébreux. Voy. Exode , xxvm , 19.
LILE , petite ville du diocèse de Cavaillon, dans le comtat Venaissin , en Provence, sous la métropole d'Arles. On y a tenu deux conciles : l'un en 1251, et l'autre en 1288. Voy. Labbe, t. II. Hardouin, t. VII. La Regia, t. XXVIII. Richard et Giraud.
LILIEBLAD. Voy. Liuenblad.
I. L1LIENTH AL (Michel), protestant bibliographe, né à Liebsta?dt l'an 1(586, mort à Kœnigsberg en 1750, était membre de l'académie de Rerhn et de celle de Saint-Pétersbourg. Parmi ses ouvrages nous citerons : Ie Bibliothèque biblique et exéyétique; Kœnigsberg. 1740- 1744, 3 vol. in -8°; — 2° L'Archiviste biblique; ibid., 1745-1746, 2 vol. in-4°; on trouve dans cet ouvrage le relevé des commentateurs de la Bible , rangés suivant l'ordre des passages difficiles à interpréter; — 3° Archiviste théologique et hnmilétique ; ibid., 1749, in-4°; c'est un catalogue raisonné des ouvrages de théologie ; tous ces écrits sont en allemand. Voy. Meusel, Lexikon, tom. VIII. Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. ge'nér.
II. LILÏENTHAL ( Théodore-Christian), protestant , tils du précédent , né à Kœnigsberg en 1717, mort l'an 1782, exerça les fonctions de pasteur, et professa la théologie dans sa ville natale. Il a laissé : 1° De Canone Missœ Gregoriano; Leyde, 1739, in-8° ; — 2» Historia B. Dorothece , Prussitr pa trotta? , fabulis variis maculata; Dantzig, 1743, in-4°j — 3° Leçons sur la Bible, en allemand; Kœnigsberg, 1750-1781, in-4»; réfutation solide des objections des déistes contre l'Ancien et le Nouveau Testament • — 4° Commentatio critica duorum Codicum Biblia hebraica continentium ; ibid., 1769, in -4°; — 5» des Sermon» et des Dissertations. Voy. Meusel, Lexikon, iom. VIII. Michaud, Biogr. univers. La Noiiv. Biogr. génér.
LILIOSE (Sainte), femme de saint Félix. Ils furent tous deux martyrs et compagnons de saint Georges , diacre et martyr d'Espagne. Voy. Georges , n» II.
LILITH , qu'on lit dans le texte hébreu d'Isaïe
Îxxxiv, 14), a été rendu dans la Vulgate par lamia, amie, et dans les Septante, par onokentauros , qui, chez les anciens, signifiait une espèce de démons. La racine de lihth signifie en hébreu nuit: c'est pourquoi, parmi les interprètes, les uns l'entendent ici d'un spectre nocturne , ce qui nous parait assez probable, les autres, d'un oiseau nocturne et de mauvais augure , comme la chouette, le hibou, etc. Les rabbins prétendent que Lilith était la première femme d Adam, et qu'elle mange les enfants nouveau-nés. Voy. Bochart, Hierozoicon , tom. II , 1. V, c. ix. D. Michaelis, Supplementa ad Lexica Hebraica, n. 1317. D. Calmet, Diction, de la Bible.
LILJENBLAD ou LILIEBLAD (Gustave), protestant, né à Strengnes, en Suède, l'an 1651, mort en 1710, portait d'abord le nom de Peringer ou Povinger, qu'il quitta quand il reçut des lettres de noblesse. 11 était très-versé dans l'hébreu, le chaldécn, le syriaque, l'arabe, le turc
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et l'éthiopien. Il professa les langues orientales à Upsal. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Duo Codices Talmudici, Avoda sacra et Tamid , cum paraphrasi latina; Altdorf, 1680, jn-4° ; — 2° Epistola de Karaitis Uthuaniœ ad Joh. Ludolphum; 1691 ; dans cette lettre, il rend compte de la mission que Charles XI lui avait donnée d'aller étudier en Pologne la doctrine de la secte des Karaïtes; — 3° Historia rerum .Eyyutiacarum , ab initiis culta* religionis ad ann. hegirœ 953 ; Stockholm, 1698. Voy. la Nouv. Bioar. gêner., qui indique les autres ouvrages de Liljenblad. Michaud , Biogr. univers., au mot
LILIEBLAD.
LILLEB0NNE ou ISLEBONNE ( Islebona , Juliobona , Juliabona), ville de France, située dans le diocèse de Rouen , et ancienne capitale du pays de Caux. On y a tenu deux conciles. l'ua en 1066, et l'autre 1080. Voy. Bcssin , in Coneit. Normania. Hardouin , tom. VI. Labbe, tom. X. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXXVIII,
LILYBiEUM , aujourd'hui Marsalla, ancienne ville épisc. de la Sicile , située dans la partie occidentale de l'île , près du cap du même nom. On en connait six évoques, dont le premier, Grégoire, évêque et martyr, vivait en l'an 300. Voy. Rocco Pirro, Sicilia Sacra. 1. II, p. 447. De Commanville. /» Table aiphabét., p. 139. Richard et Giraud.
I. LIMA, ville épisc. de l'Amérique méridionale espagnole, fondée en 1535 par François Pizarro, qui la nomma Los Reyes ou la ville des rois, parce qu'il la fonda le jour de l'Epipha nie , ou en l'honneur de Charles V et de la reine Jeanne, sa mère. Le premier évêque de Lima , Diègue Gomez de la Madriz , fut ordonné en 1548. On a tenu trois conciles à Lima : le premier fut tenu l'an 1551. le second J l'an 1567, et le troisième, l'an 1583. Voy. le P. Joseph Acosta. jésuite. DcNoviss,, I. Il , c. IL De Commanville, In Table aiphabét., p. 139. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVIII, p. 211-
II. LIMA (Luiz-Caetano de), théatin , né à Lisbonne en 1671, mort en 1757. se distingua par son éloquence et l'étendue de son savoir. Outre des ouvrages sur l'histoire , la lexicographie , la géographie , etc., on lui doit : Jus canonicum,juxta ordinem Decretalium Gregorii II explicatum : Lisbonne, 1754, 5 vol. in-fol. Voy. Machado, Biblioth. Lusitana. La Nouv. Biogr. génér.
III. LIMA (Manoël-Diaz de), dominicain portugais , a laissé dans sa langue maternelle : un Hagiologium dominicanum; Lisbonne , 17(0- 1712 ; 4 vol. in-fol, Voy. la Nouv. Biogr. génér.
LIMBES (Limbus), terme qui est consacré dans le langage des théologiens depuis saint Thomas; il est mis comme le bord et l'appendice de l'enfer. Par ce mot de Limbes , les théologiens entendent deux sortes d'endroits souterrains : 1° celui où les âmes des saints de l'Ancien Testament attendaient la venue de Jésus-Christ , et où le Sauveur descendit après sa mort pour en tirer ces âmes saintes et les conduire au ciel , où personne ne pouvait entrer avant lui. C'est ce lieu que l'Écriture appelle le sein d'Abraham, parce qu'Abraham, ayant été agréable à Dieu entre tous les autres patriarches, fut constitué père des croyants; de sorte que ceux qui imitent sa foi et son obéissance sont dits reposer dans son sein, c'est-à-dire dans le lieu où il reposait lui-même autrefois , et dans celui où il repose avec les autres saints. Ce lieu est appelé Limbus pat mm.