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SCRI
gélique à Colchester et à Londres. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Essay towards a démonstration of the Scripture Tnnity ; Londres , 1725, in-8»; 1738 et 1778, in-4° ; — 2" New Version ofS. Matthew's Gospel, with critkal notes; ibid., 1741, in-8°. Voy. Chalmers , General biogr. Dictionary. La Nouv. Biogr. génér.
I. SCOTTI (Giulio-Clemente). ex-jésuite , né à Plaisance en 1602, mort a Padouc Tan 1669, enseigna la philosophie et le droit canon dans cette dernière ville après avoir quitté son Ordre, quoiqu'il eût fait ses vœux. On a de lui : 1° Monita philosopha; tynmibus opportuna; una cum explicatione plurimarum vocum , quœ in distinctionibus apud philosophas ac theologos maxime usurpari consueverunt ; Ferrare, 1626, in-16; — 2° De Potestate pontificia in Societatem Jesu; Venise, 1646, in -4°; ouvrage qui est à Vlndex (decr. 18 junii 1658); — 3° De Obligation regularis extra regularem dotnum commnrantis of» iustum metum ; ibid., 1647, in-4°; également à ['Index; — 4° De Jure tuendi fnmam ; — 5° De Apostat, ac fugitivis (decr. 18 junii 1651); — 6° Animadverstonum opuscula Ul; Padouc, 1650, 3 vol. in-l«; — 7« Notée LXV ad Historiam concilia Tridentini P. Pallavicinii ; ibid., 1654, in-4°;
— 8* Pœdia Peripateticœ Dissertationes VIII (decr. 10 junii 1654); — 9° Opuscula duo de seligendis opiniontbus , et aucloribus gêner atim, et ae observandis in auctorum preesertim scienfissimorum lectione. (Decr. 3 aug. 1656.) Voy. Nicolai Comneni Papadoli , Historia Gymnasii Patavini, tom. I. Le P. Oudin, dans les Mémoires du P. Nicéron, tom. XXXIX. Richard et Giraud. Michaud , Biogr. unirers. La Noue. Biogr. génér.
IL SCOTTI (Marcel-Eusèbe), ecclésiastique, né en 1742 à Naples, d une famille de 1 île de Procida, mis à mort comme révolutionnaire en 1800, après que la monarchie eut été rétablie. Cependant il avait été d'une grande prudence et d'une grande modération durant l'existence de la république napolitaine. Outre quelques ouvrages littéraires, on a de lui : 1° Délia Monurchia universale de' Pnpi; avec l'épigraphe Hespondit Jésus : Regnum meum non est de hoc mundn; 1789, sans nom d'auteur et de lieu de l'impression. Cet écrit, mis à V Index (decr. 2 julii 1801), est sous la forme d'un discours adressé à Ferdinand IV et à tous les souverains. L'auteur prétend y faire l'histoire des Papes , qu'il accuse d'être cause de tous les maux de l'Église. U compare la cour de Rome à la synagogue, appelle le souverain pontife le chef ministériel de l'Église, et la bulle Vnigenitus , le Chefd Œuvre de l'esprit de ténèbres, trace un noir portrait des jésuites, et se plaint de la conduite tenue envers les jansénistes de Hollande. Enfin cet ouvrage est une philippique continuelle contre les Papes, et il ne pouvait avoir été inspiré que par un esprit de schisme et par une haine violente; l'abbé Scotti avait publié son livre sous le voile de l'anonyme , mais on reconnut bientôt qu'il en était l'auteur; il ne voulut faire le sacrifice d'aucune de ses opinions;
— 2° Catechismo nautico; Naples, 1788, in-8°. Ce Catéchisme est divisé en trois parties, dont une traite des devoirs généraux; l'autre, des matelots et des capitaines de vaisseau, et la dernière, des devoirs de ceux qui font partie de l'armée navale. Dans le premier volume, le seul qui ait été imprimé, l'auteur fait l'énumération des bienfaits sans nombre dont la Providence a comblé les habitants des côtes maritimes : il insiste sur l'obligation où ils sont de s'instruire dans la navigation et le commerce, d'exercer les devoirs de l'hospitalité, de secou-
rir les naufragés, de prendre soin de l'éducation de leurs femmes et de leurs filles , si exposées aux dangers de la séduction pendant les longues absences de leurs maris et de leurs
}»ères, etc. Cet ouvrage , appuyé sur les maximes bndamentales de la religion, était achevé; mais le manque de fonds en arrêta l'impression. Voy. Michaud, Biogr. univers.
SC0TUS (M ARIÂNUS). Vou. MARUNUS.n» III.
SC0TZEANUS. Voy. GÉZKLIN.
S COU VILLE (Philippe), jésuite, né à Champion, près de Marche, dans le Luxembourg, en 1622, mort l'an 1701, se dévoua entièrement à l'instruction du peuple de cette province et des pays voisins. Doué à un degré supérieur des lumières , du zèle et de la mortification nécessaires à cette importante fonction, il avait pour maxime spéciale que les prédicateurs et les pasteurs des âmes ne s'appliquaient pas assez à frapper les esprits et à pénétrer les cœurs de l'idée de la Divinité* que, faute d'être appuyé sur cette base , tout l'édifice de l'instruction et de la sanctification des hommes portait à faux. Le succès de ses prédications fut immense. Ce qui lui restait de loisir fut employé à la composition d'ouvrages aussi solides qu'édifiants, tels sont : 1° un Catéchisme en allemand ; Cologne, 1685 , 7 vol. in -8°; excellent abrégé de théologie dogmatique et morale, et d'une grande utilité pour les missionnaires et les curés; — 2° Abrégé du Catéchisme; c'est incontestablement un des meilleurs ouvrages de ce genre pour la clarté, Tordre, la dignité dans l'exposition du dogme , et le soin de l'auteur à se mettre à portée de l'intelligence des enfants et du peuple. On désirerait seulement qu'il eût mieux distingué les choses absolument certaines d'avec celles qui peuvent être contestées; — 3° Sancta sanctorum sancte tractanda, etc. Voy. sa Vie en latin; Coblentz, 1703, in-4<>. Feller, Biogr. univers.
SCRIBANI (Charles), en latin Scribanius , jésuite, né à Bruxelles en 1561 , mort à Anvers l'an 1629, fut recteur du collège de Bruxelles et de celui d'Anvers, puis provincial de Flandre. Pendant quarante ans qu'il vécut à Anvers, on le regarda comme l'arbitre de tous les différends de cette ville. Plusieurs princes, entre autres Ferdinand II, Philippe IV, l'archiduc Albert, lui donnèrent des marques de leur estime. 11 a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Dominici Bautlœi Gnornie commentario illustrata; Anvers, 1607, in -12; — 2° Philosnohus christianus; ibid., 1614, in-8°; — 3° Âmor divinus; ibid., 1615, in-8°; — 4° Superior regularis; ibid., 1619 ; — 5° IHedicus religiosus; ibid., 1619, in-12; il y a parlé des maladies de l'àme et de leur guérison ; — 6° Cœnobiarcha, ou du gouvernement sage et religieux; ibid., 162i, in-4°; 1625, in-8"; ces trois derniers ouvrages devraient être le Manuel des supérieurs des communautés; — l'Christuspatiens; ibid., 1629, in-4°; — 8* Orthmho œ fidri Controverse, lib. VI ; ibid., 1609-1612, 3 part. in-8°; Rocaberti en a inséré une partie dans sa Biblioth. i>ontificia maxima, tom. VII ; — 9° Ars mentiendi ca/vinistica ; c'est la réfutation des calomnies des calvinistes contre la société de Jésus , et de plus un tableau des maux causés par la prétendue réforme; — 109 Amphitheatrum honoris- contra calvinistas; Naraur, 1605, in-4° ; il a paru sous le nom de Clarius Bonarscius, qui est l'anagramme du nom de l'auteur. 11 n est pas étonnant qu'on ait dit tant de mal de ce livre. Les artifices et les procédés des calvinistes y sont
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mis dans un trop grand jour pour ne pas les avoir irrités. CnsauTjon a dit que ce livre aurait pu être intitulé : Amplutfiratrum honoris; cela est vrai; car c'est un exposé fidèle de tout ce qui. dans le calvinisme, inspire une juste et naturelle horreur. Voy. Sweert, A t heure Belyir<r. Alegambe et Sotvvel , BibuOth. Scnptor. S<jctet. Je.su. Antoine Sanders , Chorégraphia sacra Brabantiœ; tom. III, p. 22. P a quoi, Mémoirespour servir à ?Hi*tmrt littéraire des Pay s- Bas. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Bujgr. univers. S>»uv. [iiogr. gêner.
SCRIBE (Scri'Âfl), nom fort commun dans l'Écriture, et qui a différente* significations; ainsi 1° il se prend pour un écrivain ou un secrétaire; emploi qui était très -considéré à la cour des rois de Juda ( Il Hois , vm , 17 ; xx, 25. 111 Hois, iv, 3. IV Rois, xix, 2; xxn, 8-9). 2° Il désigne quelquefois un commissaire d'armée, chargé de faire la revue et le dénombrement des troupes, et d'en tenir registre (Jérém., LU, 25. I Marhab., v, 12; vu, 12). 3° Le plus souvent il signilie un homme habile, un docteur de la loi, dont le ministère était de copier et d'expliquer les Livres saints. Quelquesuns placent l'origine de ees scribes sous Moïse, d'autres sous David, d'autres sous tsdras, après la captivité. Ces docteurs étaient fort estimés chez les Juirs; ils tenaient le même ranp que b s prêtres et les sacrificateur* , quoique leurs fonctions furent différentes. Les Juifs distinguaient trois sortes de scribes, savoir : les êcribes rie la fui , dont les décisions étaient reçues avec le plus grand respect ; les scribe» <lu peuple, qui étaient des magistrats; enfin les sm/tft communs, qui étaient des notaires publies ou des secrétaires du sanhédrin. Saint Épiphane et l'auteur des Récognition*, attribuées à saint Clément, comptent les scribes parmi les sectes des Juifs; mais il est certain que ces docteurs ne formaient pas une secte particulière. Il parait néanmoins probable que , comme du temps de Jésus-Christ, toute la science des Juifs consistait principalement dans les traditions pharisiennes, et dans l'usage de s'en servir pour expliquer l'Écriture, le plus grand nombre des scribes étaient pharisiens; on les voit presque toujours joints ensemble dans l'Évangile; Jésus-Christ reprochait aux uns et aux autres les mêmes vices et les mêmes erreurs. Voi/. Hergier, Diction, fie théol.