I. SCRIBONIDS (Corneille). Vov. GlULP&BUB
II. SCRIBONIUS (Jean-Marie l'Écrivain), récollet du XMI« siècle, a laissé : 1° Somme de théologie; Paris, 1020; — 2° Sermons pour tAvetit sur 1rs quatre Evangile* ; ihid.: — & Sûtes sur FÉpitre de saint Jude; ibid., 1034.
SCRIPTEUR, officier de la chancellerie romaine dont l'office est d'écrire les bulles ou brefs du Pape, il y a cent seripteurs ou écrivains apostoliques. On ne se sert en Fiance que du mot de secrétaire.
SCRIPTURAIRES, nom que l'on donnait à Cfux qui voulaient suivre l'Ecriture toute seule, et qui rejetaient toutes les traditions , soit parmi les juifs, soit parmi les chrétiens. Tels furent, entre autres, certains ariens qui rejetaient la cousubstantialité du Verbe avec son Père, sous prétexte que le mot çonsubstantiel n'était pas expressément dans l'Écriture sainte. Tels sont encore les calvinistes, qui rejettent la tradition, et qui n'admettent pour règle de foi que l'Écriture seule.
SCRIVERIUS. Voy. Graphes.
SCROFFA (Henii), dominicain, né à Vienne, mort l'un 1045, fut, en 1027, professeur public
de métaphysique à Padoue, se fit recevoir docteur en théologie l'an 1029, devint prieur de Vicence et provincial de Venise. On a de lui : 1° De Invaliditate profrsstontê ante légitimant œtatem; 1025; — VpConstitutiones f rat non sacri Ordmis Pradicatorum ; 1034; — 3» Quastiones morales; 1040. Vog. le P. Echard, Scriptor.Ord. Prtrdir., tom. II, p. 048.
SCRUPULE, c'est, en général, une incertitude de l'Ame dont le sujet est quelquefois juste, quelquefois vain et frivole. Le mot scrupule est formé du latin terupus ou scrupulus, c'est-à-dire une petite pierre qui blesse au pied et empêche de marcher librement. Le scrupule fondé sur un juste motif est le remords qui suit une mauvaise action. Le scrupule proprement dit est celui dont le sujet est léger et frivole. Trois choses s'y rencontrent : 1° cette raison vaine et légère qui rend l'âme incertaine; 2° la crainte de péché qui en résulte; 3° l'inquiétude et le trouble de l'Ame. Le scrupule, considéré par rapport à un acte humam, se divise en antécédent , en concomitant et en consét/uent. Les scrupules reconnus. certainement pour tels doivent être méprisés. Mais il n'est jamais permis d'agir contre ses scrupules avant que de les avoir déposés; parce qu'il est toujours illicite d'agir cdntre sa conscience, même erronée. Un remède des plus efficaces contre les scrupules est une humble et sincère soumission aux avis d'un directeur prudent et éclairé. Vog. le Diction, eccle's. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théijl., où l'on trouve des avis très -sages sur la manière de traiter les personnes qui ont des scrupules. Compar. Conscience.
SCRUTATEUR se dit, dans les élections de certains magistrats, prélats ou autres supérieurs, de ceux qui sont commis pour tenir les vaisseaux où se jettent les billets ou suffrages, quand les élections se font par scrutin, c'est-àdire en donnant son suffrage secrètement par des billets fermés, qui se jettent dans un vase quelconque. Le concile de Latran, tenu sous le pape Innocent III, exige pour les élections qui se font par scrutin, trois scrutateurs qui soient du corps des électeurs, et qui, après avoir reçu secrètement les suffrages, les rédigent par écrit, les comparent nombre a nombre, et les publient ensuite devant les électeurs.
SCRUTIN, est dérivé d'un terme latin qui veut dire recherche. En matière d'élection , scrutin signifie la manière de recueillir les voix secrètement, et sans qu'on sache les noms de ceux qui ont donné leurs suffrages. Il y a dans les Décrétâtes un titre qui a pour rubrique : De Scruhnio in ordme faeiendo, ce qui signifie l'examen et la recherche qu'on doit faire des qualités de ceux qui aspirent aux saints ordres. Le chapitre unique de ce titre semble décider ue l'on peut assurer qu'un ordinand ou un hgible est digne des ordres ou de la charge dont il s'agit dans l'élection, quand on juge en conscience qu'il n'en est pas indigne. Voy. l'abbé André, Cours alphnftét. de droit canon. SCUBICULE. Vov. Ec.OBn.LE. SCULTET (Abraham), théologien protestant, né à Grumbert, en Silésie, l'an 1500, mort à Emden en 1020, acquit de la réputation comme prédicateur, professa la théologie à Heidelberg. et fut envoyé au synode de Dordrecht . où il travailla en vain à mettre la paix parmi les protestants. On a de lui plusieurs ouvrages de théologie; mais ils ont tous été mis A l'Index, par un décret en date du 10 mai 1757. Il ne faut pas le confondre avec Christophe Scultet , mi-
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