SÉBA
SÉBK
H. SÉBASTE, métropole de la première Arménie. Ce n'était d'abord qu'un petit bourg, mais elle devint fort célèbre du temps de l'empereur Justinien. Ce prince ayant divisé les deux Arménies en quatre provinces, désigna Sébaste pour capitale de la deuxième Arménie, et déclara que cet arrangement ne changerait
Iioint l'oi'dre des provinces ecclésiastiques. Do à vient que Sébaste est appelée métropole de la première Arménie dans les Actes du concile de Chalcédoine et aillcurs,ctsimplementca;«ïa/erf* In deuxième A nnc'nie dans les Actes du concile in Trullo. Sébaste reçut les lumières de la foi du temps mémo des apôtres, et plusieurs martyrs y ont versé leur sang pour Jésus-Christ, sous les empereurs Dioclétien, Maximien et Licinius. Sébaste a eu quinze évéques, dont le premier, Meruzanes, reçut de Denis d'Alexandrie une lettre sur la pénitence contre les Novatiens. Celte ville a eu , en outre, huit évéques latins,
dont le premier, N siégeait sous le pape
Innocent III, en 1210. Nous ne connaissons au'un évôque arménien dt« Sébaste, nommé Etienne, qui assista et souscrivit au concile de Sis, en 1307. Les évéques latins étaient soumis au patriarche de Constantinople,et les évéques arméniens aux catholiques d'Arménie. Sébaste est aujourd'hui archevêché i« partions, ayant pour suflragants les évéchés de Nicopolis , Satala et Sébastopol. Voij. Lequien, Oriens Christ., tom. I , p. 120, 805 et 1131; tom. III, p. 1070 et in lin., p. 1139. De Comman ville, ln Table alphabet., p. 2I0. Richard et Giraud. Gaet. Moroni,vol. LXIlLp. 138.
111. SÉBASTE, ville épisc. de la première Cilicie. au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Tarse, située dans l'ile d'Eleusa. Joseph, Strabon, Ptolémée et les Notices, en font mention. Nous en connaissons trois évéques, dont le premier, Minodore, assista au concile de Tarse, où l'on ratifia la paix entre Cyrille d'Alexandrie et Jean d'Antioche. Sébaste est actuellement un évéché in partibut, sufiragant de Tarse , archevêché également in partibus, Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 878. De Commanville, 1" Table alphabét., p. 210. Richard et Giraud. Terzi, Stria v/cro. p. 88. Gaet. Moroni, vol.LXIJLp. 139.
SÉBASTLA, siège épisc. d'Isaurie, sous la métropole de Séleucie , au diocèse d'Antioche. Hiérocle en fait mention sous le nom de Ju/iosébaste , et l'ancienne Notice des Grecs sous celui d'Héli'Méimste. On t rouve un de ses évé-
3ues, nommé Sébastien , qui souscrivit la lettre u concile d'Isaurie a l'empereur Léon, au sujet du meurtre de saint Proter d'Alexandrie. Voy. Lequien, Oriens Christ., toin. II. p. 1030.
SEBASTIANIS (Joseph de SAINTE- MABIE DE), est auteur d un ouvrage intitulé : De la Consolation aux évoques, sous l'analogie de Tépisrupat et du martyre; Rome, 1085.
I. SÉBASTIEN {Saint), martyr, surnommé le Défenseur de f Église romaine , né à Narbonne , mort le 19 ou le 20 janvier 288, fut capitaine dans une des compagnies de la garde prétorienne sous les empereurs Dioclétien et Maximien, et contribua dans cet emploi à un prand nombre de conversions. Ce fut ce qui lui procura la couronne du martyre ; car Dioclétien, en ayant été averti, ordonna que Sébastien fût conduit par une compagnie d archers dans un champ situé près de la ville, qu'on l'y attachât à un poteau , et qu'on le perçât de coups de flèches. On célèbre sa féte le 20 janvier. Voy Tillemont, Mémoires, tom. IV.
H. SÉBASTIEN D'APPARIZIO (Le bienheu
reux), né en 1502 à Gudina,dans la Galice, mort le 25 février 1600, était fils de Jean d'Apparizio, cultivateur. Il passa ses premières années à Salamanque, où il vécut de la manière la pins édifiante, remplissant tous ses devoirs et consacrant toutes ses épargnes à ses pauvres parents. II alla au Mexique , où il mit à profit ses connaissances en agriculture, et acquit des richesses. 11 se livra ensuite au commerce, qu'il abandonna pour reprendre l'agriculture. A 1 âge de soixante-dix ans, il distribua aux pauvres les richesses abondantes qu'il avait amassées, entra comme frère lai dans un couvent de franciscains de l'étroite observance, où il pratiqua jusqu'à sa mort une pénitence admirable, jointe à toutes les vertus qui font les saints. 11 a été béatifié par Pie VI, le 12 septembre 1786. Voy. Gaet.Moroni.vol.LXIII.p.11l.
III. SÉBASTIEN MAGGI (Le bienheureux), dominicain, né à Bresse, en Ligurie, mort à Gènes le 25 avril 1495 , était regardé de son temps comme un des plus saints religieux de son Ordre. Sa science et son zèle pour l'observance régulière le firent élire prieur de son couvent, et depuis provincial de Lombardie. 11 augmenta singulièrement la gloire de son Ordre en réformant plusieurs couvents et en y faisant relleurir la ferveur primitive. Parmi toutes les vertus que pratiqua ce saint religieux , la charité tint toujours le premier rang, et il supportait avec la plus grande douceur les faiblesses de ses frères. Il se lit plusieurs miracles à son tombeau. Clément XIII approuva, le 29 mars 1700, le culte qu'on lui rendait, et permit d'en faire l'office et d'en célébrer la messe d'un confesseur non pontife, tous les ans, le 16 décembre. Voy. de Vienne, Année dominicale, 25 avril. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXIII, p. 140-141.
IV. SÉBASTIEN (S. Paul), provincial des Carmes, en Flandre, était auparavant professeur en théologie à Louvain. U accusa, dans un écrit, les Bollandistes de plusieurs erreurs, entre autres d'avoir douté qu'il y ait eu une femme nommée Véronique, du temps de Jésus-Christ, d'avoir regardé la donation de Constantin comme une pièce supposée ; d'avoir accusé de supposition les actes de saint Sylvestre, etc. Le P. Papebroch répondit à cet écrit : on trouve sa réponse à la tète du XX* volume des Actes des saints. Voy. le Journ. des Savants, 1696, p. 1H2, P'édit., et p. 148,2» édit.
SÉBAST0P0L1S, ville épisc. de la petite Arménie. Pline la met dans la Colopène cappadocienne, et l'Itinéraire d'Antonin la marque sur la route en allant de Turia de Galatie à Sébaste d'Arménie. Les Notices ecclésiastiques la donnent à la première Arménie, sous la métropole de Sébaste. On en connaît quatre évéques, dont le premier, Melitius, est mentionné par les auteurs comme un savant et zélé défenseur de la foi contre les ariens. Cette ville a eu, en outre, trois évéques latins, dont le premier, Pierre Gérald, fut nommé par le pape Jean XXII en 1330. Aujourd'hui Sébaslopohs est un simple évéché in partibus. sous l'archevêché également i» parhbus de Sébaste. Voy. Lequien , Orieus Christ. ,10m. I, p.425; tom. III, p. 1071. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LX11I, p. 146.
SEBE, fils d'Abihail, de la tribu de Gad, qui demeurait dans le pays de Basan. Voy. I Paralip., v, 14.
SÉBËNIA , un de ceux qui signèrent avec Néhémie l'alliance par laquelle le peuple promit fidélité au Seigneur après la captivité. r«y. Il Esdr., x, 4.
SÉBU