SÉBA
nistre luthérien , né à Stuttgart, mort en 1649, et qui B fait un bon Commentaire sur Job, ainsi que d'autres ouvrages. Voy. Krelier, Theutr. virorum illustrtum. Ladvocat, Dation, histor. portât. Richard et Giraud.
SCUPI. Vnu. SCOPIA.
SCUPOLI (Laurent), religieux théatin, né à Otninte vers 1530, mort à Naples en 1610, est connu principalement par le Combat spirituel, excellent opuscule qui a eu un très-^rand nombre d'éditions, qui a été traduit dans presque toutes les langues, et qui compte en français jusqu'à huit versions différentes, I.es dominicains et les jésuites font revendiqué; mais les théatins semblent avoir assez bien prouvé que le véritable auteur est le P. Scupoli. On trouve l'histoire détaillée de ce démêle dans la Dissertation latine du F'. Contini; Vérone, 1747. in-12. Ouant aux traductions françaises, celle de Jean lioudat. revue par le P. Gerberon, et celle du P. Brignon.ont été reproduites le plus fréquemment. L'édition la plus estimée de cette dernière traduction française est celle de 177 V, enrichie d'une bonne Notice sur la vie de Scupoli, par le P. de Tracy, théatin. Une nouvelle traduction française du Combat spirituel, par M. de Saint -Victor, a paru en 1820 dans la Bibltoth. des Dames chrétiennes , in-24. Barbier a recueilli des détails intéressants sur les trad. franç. du même livre dans son Diction. îles Anonymes, 2»édit.Les Œuvres spirituelles A\x P. Scupoli ont été publiées en 1 vol. in -8°; Padoue, Comine, 17:14, 1735, 1750. Voy. Feller. Michaud, Bioifr. univers.
SCDTARI. Voy. Scodra.
SC U VIC OLE. Voy. Egobili.e.
SCYLITZÈS (Jean), surnommé Curopalate, historien byzantin, né dans le xi* siècle chez les Tracésiens, peuple qui habitait les bords de la mer Egée (1 Archipel), mort à Constantinople, où il fut amené de bonne heure, et où il exerça les charges de capitaine des* gardes, de gouverneur du palais (curopalate) et de maître de la garde-robe. On a de lui : 1° Histoire rte l'empire grec, depuis 811 jusqu'en 1081. Une traduction latine du texte presque entier a été donnée par Gabio; Venise,1570, in-fol.; — 2° Suggestio priticipi Alexio oblatn tic ambiguitate guadam super novelta de sponiatibui; opuscule inséré dans Leunclavius, Jus gra>co- romnnum , tom. 1". Voy. Lambecius, De Bibliath. Casarea, t. II, et le Supplementum de Kollar. Fabricius, Riblùdh. gneca. Labbe, Catal. Script. hist. bysmit. Michaud, Biogr. univers. Laft'"'"'. Iliogr. gênèr.
SCYROS ou SCYROS, SCYRA, SCIRO, SCHIRO, SYROS, SYRA, lie de la mer Egée, l'une des Cyclades, située entre celles de Lesbos et d'Eubea. Les Grecs et les habitants du pays l'appellent Skyrm. Il n'y a qu'une ville, qui porte le nom de Pile, avec un évéché suffraguut d'Athènes. Les mariniers italiens appellent aussi cette ville S. Ueort/io di Schiro, parce qu'il y a une église sous l'invocation de saint Georges Les Grecs et les Latins y ont eu des évêques. On en counait trois grecs, dont le premier, Irénée, souscrivit la lettre du concile de Sardique aux églises, et onze latins, dont le premier, Pierre Gau, siégeait vers l'an 1350. Vny. Lequien, Oriens Christ., t. I, p. 232, et t. III, p. «00. De Commanville, /" Table alphabet., p. 210. Richard et Giraud.
SCYTHES (Scythe), peuple dont il est beaucoup question dans l'histoire profane. La Bible en parle aussi en plusieurs endroits. On croit assez généralement que les Scythes descendent de Magog, lils de Japheth. Ils ont toujours passé
pour sauvages et barbares; c'est aussi l'idée que nous en donnent le IIe livre des Machabées et l'apôtre saint Paul. Voy. Il Machab., iv, 47; XII, 20. Coloss., m. 11.
SCYTHIE (PETITE) ou SCYTHIE D'EU- ROPE, contrée du Pont et province du diocèse, de Thrace. Elle s'étendait depuis les bouches du Danube jusqu'au Heuve Tyra, suivant Strabon et Pomponius Mêla. Elle" avait pour métropole la ville de Tomes, mais sans sufJTragants. Compar. ToMKS.
SCYTH0P0LIS, autrefois BETHSAN, ancienne métropole de la deuxième Palestine, située au couchant du Jourdain. Le IIe livre des Machabées (xn, 29), met de Scythopolis à Jérusalem 000 stades ou 75 milles. Joseph dit qu'elle était à 120 stades de Tibériade. Cette ville perdit la dignité métropolitaine, qui fut translérée à Nazareth du temps que les Francs et les Latins occupaient la Palestine, au xu» siècle ; mais elle la recouvra ensuite sous les patriarches grecs de Jérusalem. Il parait, par les martyrologes, que plusieurs chrétiens y ont versé leur sang pour la foi de Jésus-Christ, sous les empereurs païens. On counait treize évéques de Scythopolis : le premier, Patrophile, assista en 318 au concile de Palestine. Voy. Joseph, Lib. de Vita sua, p. 1025. D. Calmet, Diction, de la Bible, au mot Betiisan. Lequien, Oriens Christ. ,tom. III, p. 082. De Commanville, f Table alpbabét., p. 210. Richard et Giraud. Compar. Bf.thsan, où nous donnons l'étymologie de Seythomlit, et Nazareth.
SCYTH0P0LITES (S ythopo/itee) , habitants
par. Scythopolis.
de Scythopolis. K"i
Machab., XII, 30. Com-
SEABUR0 (Samuel), premier évoque des États-Unis, mort en 1795. a laissé, outre un Discours prononcé à Portsmouth à l'ordination de Robert Fowle : 18 des Sermons; 3 vol., y compris 1 vol. publié en 1798; — 2° le Devoir de considérer les routes gue nout suivons. Voy. Feller, Biogr. univers.
SDILES ou SDILLES. F07.DEi.os.
SÉBA, fils de Bochri, de la tribu de Benjamin, était un homme séditieux, nui faillit faire éclater la guerre civile parmi les Israélites; mais il paya chèrement son insolence, puisqu'on lui coupa la tète pour apaiser Joab et
I empêcher de ruiner la ville d'Abéla, dans laquelle Séba avait excité la révolte. Foy.ll Bois, xx, 1.2.0, 7. 10, 13,21, 22.
I. SEBASTE, la Samarùdt la Bible, capitale du royaume de son nom , qui comprenait les dix tribus. Hérode le Grand la fit rebâtir, et la nomma Scbaste, pour faire honneur à l'empereur Auguste. Elle est située sur une colline.
II y a une grande et belle église qui est partagée en deux parties; les chrétiens en possèdent une partie, et les mahométans l'autre, qui a une chapelle souterraine. C'est dans cette chapelle que lut enseveli saint Jean -Baptiste, entre les prophètes Elisée et Ahdias. Sébaste ou Samarie était un siège épisc. de la première Palestine, sous la métropole de Césarée, au diocèse de Jérusalem. Il a été uni depuis à celui de Napoli ou Naplouse. Cette ville a eu dix évéques, dont le premier, Nicolas, un des sept premiers diacres, fut l'auteur de l'hérésie des Nicolaïtes. Elle a eu, en outre, neuf évéques latins, dont le premier, Benei us , accompagna à Rome Fuleher, patriarche de Jérusalem. Sébaste est aujourd'hui un évéché in parttbus. V01/. Lequien, Or, eus Christ., tom. III, p. 050 et PilHt.Det'.oinnianville./™ Tabt» alphubét., p. 210. Richard cl Giraud. Compar. Nicolas, n« I.