SEIG
dations , dans lesquelles il lit briller une éloquence et une intelligence peu communes. Il mourut comblé d'honneurs et de dignités. Outre des Harangues, on a de lui un traité intitulé : De Cognitione Dei et sui; 1636, in-12; il a été traduit en français par Colletet; 1637.
I. SÉGUY ou SÉGUI (Antoine), licencié en théologie de l'université de Paris et professeur de philosophie au collège de la Marche, a laissé: Metaphysica ad usum srholœ accommodata ; Paris, 1758, 2 vol. in-12.
II. SÉGUY ou SÉGUI (Joseph), abbé de Genlis et chanoine de Meaux , né à Bodex en 1697, mort à Meaux l'an 1761, remplit les chaires de la cour et de la capitale avec distinction. En 1736, il fut reçu à l'Académie française. On a de lui , outre des Oraisons funèbres et des Poésies sacrées : 1<> panégyriques des saints; Paris, 1736, 2 vol. in-12; — 2° Sermons pour le Carême; ibid., 1741, 2 vol. in-12. Voy. le Journ.des Savants, 1729, 1731, 1736, 1738 et 1745. Fragments d'éloquenrr , tom. I , p. 74. Diction, portât, des Prédicat. Feller, Iiwgr. univers., où on trouve en quelques mots une juste appréciation de l'abbé Ségui comme prédicateur
SÉHESJMA , ville de la tribu d'Issachar. Voy. Josue, xix , 22.
S É H 0 : , roi des Amorrhéens , ayant refusé le passage aux Hébreux et étant venu les atta-
Sier, fut tué, et son armée mise en déroute, ésébon. sa capitale, fut prise, et tout le reste de ses Ktnts partagé aux Israélites. Cette guerre arriva la dernière année de Moise, quelques mois avant l'entrée des Israélites dans la Terre promise. Du temps de Jephté,le« Ammonites et les Moabites, sur qui Sehon avait conquis ce pavs .prétendirent y rentrer; mais ce fut en vain. Voy. Nombr., xxi . 21 , 22. Deutér., i , 4; u , 24, 26, 30. Ps. cxxxiv,13ô. Juges, xi, 12,13,14, etc. SEIDE. Vny. Sidon, n» II.
I. SEIGNEUR (Dominus), nom qui convient à Dieu par excellence, et, en ce sens, il ne doit être donné, et il n'est jamais donné dans 1Écriture à quelque créature que ce soit. On donne quelquefois ce nom aux anges, soit qu'ils représentent la personne de Dieu, soit qu'on les regarde comme envoyés de sa part. On l'emploie aussi en parlant aux grands à qui l'on veut témoigner du respect ; mais jamais on ne donne à la créature le nom de Jehôvâ , quoiqu'on se serve quelquefois de ceux li'Adôni (mon maître, mon Seigneur), ou A'Èlôhtm. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Dergier, Dict.de tkéoi. Compar. nos art. AnôNAÏ , Elôhïm, Jeiiôva.
II. SEIGNEUR TEMPOREL. On appelait ainsi autrefois celui qui avait des vassaux et la principale autorité dans une paroisse, à raison des fiefs qui relevaient de lui. Les seigneurs temporels devaient protéger l'Église et les ministres, empêcher la profanation des jours de dimanches et de fêtes, etc. Us devaient aussi procurer de bons pasteurs à leurs vassaux, les assister dans l'indigence , etc., et ils péchaient gravement quand ils opprimaient l'Eglise et ses ministres, laissaient profaner les jours de féte, usurpaient les droits honorifiques qui ne leur étaient point dus, etc. Voy. Collet, Moral., t. V. Richard et Girand.
SEIGNEUX (Gabriel), seigneur de Correvon,
Îrotestant , né à I^ausaune, où il est mort en 776, fut président du tribunal criminel ecclésiastique, puis un des magistrats de la ville, où il concourut à fonder l'école de charité. U était correspondant de la Société d Angleterre pour l'avancement de la doctrine chrétienne. Parmi ses divers écrits , nous citerons :1» une Traduc~
SETN
tion de la Religion chrétienne d'Addison, avec un Dùcours préliminaire et des Sotcs et Disserta' tiotts; — 2° Discours sur l'irréligion, par llaller, traduit de l'allemand; 1760, in-12; — 3° Lettres sur les vérités les plus importantes de la religion, trad. de l'allemand du même llaller, 1772, in-8°. Voy. les Siémoir. sur f éducation, la vie, fei ouvrages et le caractère de feu M. G. Seigneu.r de Correvon; Lausanne, 1776.^-8°. Michaud, ffra^r. m /< .
SEILER (Georges-Frédéric), né à Creussen, près de Baireuth.en 1733, mort l'an 1807 à Erlangen, où il professait la théologie, fut un des écrivains les plus féconds parmi les théologiens protestants. Le nombre de ses écrits est de 170; nous citerons seulement : 1° ses Abrégés de la Bible; — 2° Religion des enfants; 1772, a eu 18 édit.; — & Petit Catéchisme ; — frUBùt. abrégée de la religion révélée; — &> Lectures pour f habitant des villes et celui des campagnes. Tous ces ouvrages sont en allemand; mais ils ont été traduits en plusieurs langues; les quatre derniers ont eu autant de succès que le premier. Voy. Feller. Michaud, Biogr. univers.
I. SEIN (Sinus). Ce mot, en terme de religion, a différents sens, et il a donné lieu à diverses locutions, tant au propre qu'au figuré. Ainsi : 1° Tenir la main dans son sein, c'est ne point agir, et c'est l'attitude ordinaire des gens oisifs; 2» Porter dans son sein, c'est aimer tendrement, comme font les mères et les nourrices ; 3° Cacher dans son sein , est pour conserver soigneusement en son cœur ; 4° Recevoir dei présents du sein, c'esl les recevoir en secret; a0!' Epouse du sein signifie l'épouse légitime, elc. Voy. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Compar. les art. suivants , et SiM's.