‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 907 sur 1294 · SECT · texte numérisé non relu

SECT

SÉCU

tions générales, aux réunions des chefs d'Ordres ; note les ordres et décrets, enregistre toutes les résolutions formées dans les consistoires secrets, dont les minutes lui sont remises par le cardinal camerlingue lorsqu'il doit sortir du consistoire, où il ne parait qu'avec l'habit long de laine rouge et le capuchon de même couleur. Il remplit auprès du sacré collège, durant la vacance, les mêmes fonctions que le cardinal secrétaire d'État remplit auprès du pape régnant. V»u. l'abbé André.

SECRÈTE , oraison qu'on dit à la messe après l'offertoire. On la nomme secrète parce qu'on la dit tout bas , ou parce qu'à cet endroit de la messe les catéchumènes et les pénitents se retiraient, ou enlin parce que c'était la prière qu'on faisait sur l'ublation après qu'on avait séparé d'avec le reste ce qu'on en avait réservé pour le sacrifice , comme le prétendent quelques modemes, qui veulent que sécréta vienne de secretto ou séparation. Cette oraison, appelée su/ter oblata dans quelques vieux sacramentaires, est nommée post sécréta. Nous regardons comme plus probable la première explication. Voy. Collot , Examen des saints mystères. L'abbé Jacquin et Duesberg, Diction, ({"antiquités chrétiennes.

SECTAIRE. On appelle ainsi celui qui appartient à une secte. VOtf, Secte.

SECTE. Ce nom lutin a la même signification que le nom grec hérésie , quoiqu'il ne soit pas toujours si odieux. On connaissait parmi les Juifs quatre sectes particulières , distinguées par la singularité de leurs pratiques et de leurs sentiments, quoique unies entre elles et avec le corps de la nation. Ces sectes , qui ont apparemment pris cet exemple des Grecs vers le temps des Machabées, sont celles des pharisiens, des su'iitcècnf , des essèmens et des hérodiens, dont on a parlé sous leurs titres. On voulut faire passer d'aboi d le christianisme pour une secte de Juifs, mais dans un sens odieux; et peu après il s'éleva, même au milieu du christianisme , différentes sectes ou hérésies dont saint Pierre se plaint avec l'amertume dans le cœur. Saint Paul réprima aussi , dos les commencements, les partialités par lesquelles les fidèles s'attachaient trop à lui ou à quelque autre apôtre, dans la crainte que cela n eût des suites fâcheuses. Encore aujourd'hui on souffre dans l'Eglise catholique des espèces de sectes en philosophie, et même en théologie, à l'égard des questions non décidées. Ainsi nous voyons en théol iogic des thomistes, des augustiniens, des scotistes, des molinistes, des congruistes, ainsi nommés soit de celui dont ils suivent les sentiments, soit de quelques-uns de ces sentiments ou de la manière de les enseigner. Voy. Actes, xxiv, 5. Il Petr-, II. 4. etc. 1 Cor., i, 18; m ', 22, etc. D. Calmet, Diction, de lu Bihle.

SECTION DES BÉNÉFICES. On entend par section des bénéfices la division d'un seul titre de bénéfice en deux , ce qui s'applique proprement au cas d'un partage abusif, que les canons ont toujours condamné , et qui consiste à mettre les revenus d'un côté et les charges de l'autre (Cap. vin, de l'rœh., Cum causant, cod.). La glose de ces décrétales observe qu'elles n'ont en vue que d'empêcher l'abus et la section sans cause des bénéfices, mais que rien n'empêche qu'on ne divise un bénéfice quand il vaque , s'il y a une juste cause de le faire, et que les revenus du bénélice le permettent. Dans ce cas la division se fait , non en telle sorte qu'en conservant l'unité dans le titre du bénéfice on le confère à deux, mais en formant deux titres différents qui aient chacun leur titulaire. Dans

le cas de cette section nécessaire on utile à l'Eglise , on observe les mêmes formalités que pour l'union de deux bénéfices. Voy. Durand de Maillane , Diction, de droit canonique, au mot Section. Richard et Giraud. Le Diction, ecc/e's. et canon, portatif.

SECULARIA SECDLARIBDS. Voy. Regula-

RIA REGULAMBUS.

SECULARISATION, acte par lequel on rend séculier ce qui était régulier. On distingue trois sortes de sécularisations : les personnelles , les réelles et les mixtes. Les premières s'appliquent aux personnes des religieux, les secondes aux bénéfices, et les troisièmes à un monastère et aux religieux qui y ont fait profession. La sécularisation personnelle se fait ou par dispense du Pape pour des causes légitimes, ou par la nomination à un bénéfice dont les fonctions sont toutes séculières; mais aucun autre bénéfice que l'épiscopat ne sécularise un religieux. La sécularisation réelle d'un bénélice peut avoir lieu pour certaines causes d'utilité ou de nécessité pour l'Eglise; car la sécularisation n'est jamais permise si elle n'est point nécessaire ou utile pour le bien des âmes; c'est pour cela qu'on n'y procède qu'avec beaucoup de prudence. C'est en 1(>W, comme le remarque L. Ferraris, que le mot sécularisation parut pour la première fois, lors du traité de Westphalie, qui donna une destination séculière à une foule d'évêchés et d'abbayes, ainsi qu'à leurs biens et à leurs revenus. Autrefois, en Fi ance , elle ne pouvait se faire que par le concours des deux puissances ; parce que ce changement était considéré comme concernant l'ordre public tant de l'Église que de l'État. Il fallait donc l'autorité du Saint-Siège et celle du roi. On consultait aussi l'évèque du lieu et toutes les personnes intéressées. Quand on sécularisait un monastère , les religieux n'étaient pas pour cela dispensés de leurs vœux, et ils ne pouvaient succéder à leurs parents. C'est une question parmi les canonistes, si l'on peut procéder à la sécularisation d'un monastère par l'autorité de l'évèque en certains cas; mais, quoi que décident le chapitre Inter quatuor, de Heiig,. et la glose du chapitre Si episcopus , de Paroch., il y a longtemps qu'on a recours au Pape, comme le remarque Rebuffe. C'est seulement une nécessité indispensable d'appeler les évèqnes des lieux, de même que tous les intéressés à ce changement d'état. Ainsi, par les bulles de sécularisation, le Pape supprime et éteint l'Ordre de la règle que professait le monastère , tout état et essence régulière dans le couvent , églises , oflices claustraux , prieurés et bénéfices, en sorte que tout ce qui dépend de l'église cesse d'être régulier, et devient séculier. Le Pape exempte Tes moines, ceux qui tiennent les dignités ou des bénéfices réguliers dépendant de ladite église, soit qu'ils aient fait profession expresse ou tacite , de tout engagement de l'observation des constitutions, définitions, règlements, instituts, statuts, coutumes et usages de la règle de saint N... et de tous vœux qu'ils pourraient avoir faits , à la réserve de celui de chasteté. Le Pape veut qu'ils puissent porter l'habit séculier, et quitter les marques régulières sans encourir pour cela les peines d'apostasie et d'inhabileté, la note d'infamie ou autres portées par les constitutions. — Il est une autre sorte de sécularisation dont ne parlent pas les canonistes, c'est celle par laquelle le Pape rend à la communion laïque un clerc engagé dans les ordres sacrés, et l'autorise même a contracter mariage; ce qu'a fait

SEDU

de nos jours Pie VII envers Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, ancien évêque d'Autun. (Compar. Talleyrand -PÊRIGORD , n° II.) Voy. Anton. Schmidt, Thésaurus juris ecrlrsiastici , potvssimum Germanici , t. VI, p. 78 seqq. P. Ignat. Schwartz, Cullegior. historicor., pars VII, qu. il, sect. VI. Gregor. Zallcwein, Prinripiajur. eccles., tom. III, p. 862, seqq. L. Ferraris, Protnpla Biblioth., ad voc. S/£Cularisatio Bonor. Eccle- SIASTIC. Les Mémoires du clcryé , t. IV. p. 2059 et suiv. Lacombe , Jurisprudence canonique , au mot SÉCULARISATION. Le Diction, écriés, et canon, portatif. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon.

SÉCULIERS. Ce mot s'emploie ordinairement dans deux sens différents; ainsi 1° on le prend pour désigner les ministres de l'Église qui, n'appartenant à aucun Ordre religieux, et par conséquent ne suivant aucune règle monastique, vivent dans le monde, bien différents en cela des re-

K'eux, qui, éloignés de la société civile, conrmant leur vie à une règle qu'ils ont embrassée , sont par là même appelés réguliers. Ceux-ci , à la vérité , sont clercs depuis qu'on les a admis aux ordres et aux fonctions du ministère ; mais cette qualité ne leur est, pour ainsi dire, qu'accidentelle; c'est pour cela qu'on ne les comprend pas sous le nom simple de clercs, ni sous ces termes des canons, lesquels s'appliquent aux ecclésiastiques séculiers : I)ommi sacerdos . ad officium nul militiam clericatus, ad sacerdotium eligi, aliquod ministerium ecclesiasticum agere, ecclesite sceculari inscrire. 2° Ou le donne aux personnes ecclésiastiques, aux laïques dont l'état est de vivre dans le siècle : on dit dans ce sens juge séculier, tribunal séculier, cours séculières, par opposition aux juges d'Église et aux cours ecclésiastiques. Voy. l'abbé André. SECUNDIN. Voy. Seconoiens.

SECUNDIENS , hérétiques qui avaient adopté les erreurs de Secundus, philosophe d'Égypte et disciple de Yalentin, dont il renouvela les impiétés vers l'an 1-45, en y ajoutant quelques nouvelles subtilité:;. Voy. Épiphan, Hœr., XXXII. Iraen., Adv. Hœret., I. I, c. H, n. 2, édit. Massuet. Théodore!., Hœret. Fabul.. I. I , c. vin. August., Lib. de Harres., c. xn. Tillemont, Mémoires, tom. II, p. 203. Feller, qui, dans le Diction, de la t/iéol. rathol., indique les différences de la doctrine de Secundus d'avec celle de son maître.

SECURUS et INCENDENS , nommés en hébreu, l'un Joas, et l'autre Saraph, dont saint Jérôme traduit ainsi les noms. Voy. I Paralip., IV, 12. D. Calmct, Diction, de la Bible.

SECURUS, c'est-à-dire sûr, qui est sans inquiétude, qu'on lit dans la Vulgatc (I Paralip., iv, 12), est la traduction latine donnée par saint Jérôme au mot hébreu Jôdsch, nom propre d'un des descendants de Juda.

SEDADA. ville de Syrie, située à l'extrémité septentrionale de la Terre Promise. Voy. Nombres, xxxiv, 8. Ézéch., XL VII, 15.

SEDAT (Sedatus), évéque de Béziers, vivait vers la fin du vi« siècle. 11 est auteur d'une Homélie de f Epiphanie qui se trouve dans les Bibliothèques des Pègres. Voy. Honoré d'Autun , De Scriptnr. ecclés.

I. SÉDÉCIAS, dernier roi de Juda, mort à Babylone, était fils de Josias. Il s'appelait Matthanias. Nabuchodonosor changea sou nom en celui de Sédecias, et le substitua à Jéchonias ou Joakim, son neveu, sur le trône de Juda, à condition qu'il garderait à ce roi de Rabylone le serment qu'il lit de lui être lidèle. Sédecias ne tardant pas, contre l'avis île Jérémie. à

rompre sou serment , fut poursuivi par Nabuchodonosor, qui, après avoir repoussé le roi d'Égypte , venu au secours de Sédécias, retomba snr celui-ci; et, ayant fait tuer tous ses enfants en sa présence, lui fit crever les yeux, et ordonna, après l'avoir fait charger "de chaînes, qu'on le menât à Babylone. Tous ces malheurs arrivèrent à Sédécias" en punition de son peu de docilité aux paroles de Jérémie, et vérifièrent les prédictions de ce prophète, ainsi que celles d'Ezéchiel. Voy. IV Rois, xxiv, 17, 18, 20; xxv, 2, 4, 7. Jérémie, xxxvn,3, 4, 5, 10; xxxiv, 8-22; xxxii , 4, 5, 7 ; ni , 4, 5-11. Ezéch., xii, 13. Joseph., De Belto Jud., 1. VII, c. Vf. D. Calmet. Diction, de la Bible.

II. SÉDÉCIAS, second fils du roi Joakim. Voy. I Paralip., m, 1G.

III. SÉDÉCIAS , fils de Chanaana , et faux prophète de Samarie, qui prédit la victoire à Achab contre la parole de Michée. On ne sait ce qui arriva de Sédécias, mais toutes les prédictions de Michée se trouvèrent vérifiées. Voy. III Rois, xxii, 11. 24.

IV. SÉDÉCIAS , fils de Maasias, faux prophète qui fut toujours contraire à Jérémie. Voy. Jérém., xxix, 21, 22. D. Calmet, Diction, de la Bible.

V. SÉDÉCIAS, fils de Sédeï et père de Maasias. bisaïeul de Baruch. Voy. Baruch, I, 1.

SEDEI. fils dllelcias et père de Sédécias, faux prophète. Voy. Baruch, 1,1.

SEDEN , lieu situé dans la province d'Arles. On y tint un concile (Concilium Sedenense) l'an 1267. Voy. Labbe, tom. II.

SEDES IMPEDITA. expression dont se servent les canons pour désigner la situation du Saint-Siège ou d'un siège épiscopal qui n'est pas légalement vacant, mais dont une force majeure ou des circonstances invincibles empêchent le titulaire d'exercer ses fonctions, ou d'entrer en communication avec le dehors. Voy. Permaneder, qui, dans le Diction, de la théol. cathol., indique les cas où peut avoir lieu la Sgcfe» impedita.

SÉDEUR, père d'Élisur, de la tribu de Ruben. Voq. Nombr.. i. 5.

I. SEDULIUS (Caïus Cœlius ou Cxcilius), célèbre prêtre et poète latin du v* siècle. On a de lui : 1<> un poème intitulcPay haie Carmen, qui parut en 494; — 2° un ouvrage en prose : Paschnle Opus. On a aussi , sous son nom , un poème dont l'Église a tiré les hymnes qu'elle chante aux fêtes de Noël et de I Épiphanie, et qui renferme en abrégé l'histoire de la vie de Notre-Seigneur. Aide Manuce imprima les ouvrages du prêtre Sedulius en 1502. Ils parurent depuis à Bàlc en 1528, 1534 et 1541. Les PP. BD. Martenne et Durand ont encore publié , dans leur Amplissima Collectio , tom. Ia , un poème de Sedulius sur l'Incarnation. Voy. D. Ceillier. Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. X, p. 631 et suiv. Michaud , Biogr. univers., où on trouve d'utiles remarques sur les œuvres de Sedulius. Le Diction, de la théol. cathol.

II. SEDULIUS (Henri), de l'Ordre des Frères Mineurs, né à Cleves. mort à Anvers en 1621, fut provincial de son Ordre. On a de lui : 1° Prœscriptiones udrersus htvreses ; Anvers, 1604 et 1606, in-4°; — 2° Diva Virga Nos* Trojeciensis, in qua de sacrarum imaginum antiquitate,

usa et f 'ructu , de supplicationibus, sive processionibus etxlesiasticis et nonnullis aliis ritibm priscis ac novis, etc.; 1609, in-8° ; — 3° Apologeticus adversus Alcoranum Franciscauorum pm libro Conformitatum. etc.; Anvers, 1607, in-4»; — 4° Uistoria seraphiça, vita sancti Francisci et

SKEZ

i/lustrium virorum et fœminarum qui rx tribus Ordinibus relati sunt inter Sanctos; ibid., 4613, in-fol.; — 5° l'édition De Vita sancli Ludovici, filii Caroli Il , régis Sicilim, ex Ordine Minorum, episcopi Tolosam, avec un commentaire ; ibid., 1602, in -8°; — 6° Spéculum disciplina sancti Bonaventurat ; ibid., 1597, in-8°; — > Elogia in Sanctorum imagines, qui ex tribus -Ordmibus ■sancti Francisct relati sunt inter Divos; ibid., 1620; — 8° Vita sancti Francisct scholiis illustrata ; ibid., 15118, in-8°; — 9° Provincia inferioris Germaniat Fratrum Minorum, in qua de camobiù Fratrum virginumque monialium, de Martgribus et Scriptoribtts : c'est un manuscrit qui a été déposé dans la bibliothèque des Frères Mineurs d'Anvers. Voy. Swertius, Athènes Belgicœ. Paul Freher, dans son Theatrum Virorum erudilione clarorum. Le P. Jean de Saint-Antoine, liiblioth. ttniv. Francise., tom. II, p. 6*2.

UI. SEDULIDS LE JEUNE, Écossais, fiorisf ait en 818. Hepidannus , moine de Saint-Gall , dans ses Annales abrégées, lui attribue : 1° un Commentaire sur toutes les Epltres de saint Paul, qu'il avait tiré des écrits d'Origène, d'Eusèbe, dllilaire, diacre.de saint Ambroise, de Rufin, de saint Chrysostome , de saint Jérôme , etc.; de sorte que ce n'était qu'une compilation des anciens commentaires sur ces Êpitres ; cet ouvrage a paru pour la première fois à Bàle, 1528 et 1531, sous le titre de : Collectanea sive explanatio in omnes Epistolas sancti Pauli; ouvrage que l'on trouve dans la Bibliothèque des Pères et dans l'édition de Lyon , tom. VI , à la suite des écrits du poète Sedulius. On attribue encore à Sedulius ; — 2° Collectanea in Matthafum , inédit; si ce n'est pas ce qui compose le vol. publié à Leyde en 1473: — 3° De Rectoribus chri- —tibus regulis quibus est res

lica rite gubemanda: Leipzig, 1619, in -8°. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XVIll , p. 584. Michaud, Biogr. univers. SEDDNUM. Voy. Sion, n«V.

SEED (Jérémic), théologien anglican, né à Cumberland , mort l'an 1747, a laissé quelques écrits, entre autres deux Discours sur l'excelienre intrinsèque de r Ecriture-Sainte ;\ipà,1 vol. in-8°, ouvrage posthume dans lequel il a eu surtout pour but de combattre les déistes, qui rejettent la révélation; il prouve contre eux qu'elle est d'autant plus nécessaire à l'homme que sa raison ne lui sunit pas pour connaître et aimer Dieu comme il le doit. Voy. tEncycl. cathol. au 8uppL SEEDORFF (François), né à Fribourg, on Suisse, l'an 1692, mort à la résidence de Schwetzingen en 1758, fut le confesseur de Charles-Philippe , et ensuite de Charles Théodore, électeur palatin. On a do lui : 1» douze Lettres de controverse ; Manheim, 1749, 2 vol. in-8°,2« édit.; elles furent composées pour l'instruction du comte Frédéric , comte palatin , avant sa conversion au catholicisme; le pape Benoit XIV lui en témoigna sa satisfaction; l'auteur nous apprend lui-même qu'il a beaucoup profité de la lecture des Lettres du Père Scheffmachcr; — 2» un gros volume, sous le nom d'un dfKteur en théologie de l'université d'ingolstadt ; Manheim, 1752-1765, in-8». C'est une réponse à M. l'faff, qui avait écrit contre le P. Schcffmacher et aussi contre le P. SeedorlT, en latin, dans une thèse de théologie , et en français dans un gros volume de Réflexions; Tubingue, 1750, in-»*. Voy. Feller, Biogr. miv.

SÉEZ (Sogiunt , Sajorum civttas, Soluniorum urbs, Sessui , Vagontum Sessuorum , Vagoritum Sessuorum), ville épisc. dans la basse Normandie. Elle fut érigée en évéché au v« siècle, sous

SEGN

la métropole de Rouen. Le chapitre de la cathédrale, dédiée à Notre-Dame, fut autrefois régulier de l'Ordre de Saint-Augustin; il a été sécularisé en 1547. L'évêque Hilarion-François de TBoischollet ayant été exilé à Nantes, par Bonaparte , le 2 juin 1811 , le siège est resté vacant jusqu'à la fin de l'année 1819, époque à laquelle M. Alexis Saussol en prit possession. Le premier évoque de Séez fut saint Latuin , dont on célèbre la féte dans le diocèse le 20juin. Voy. la Gallia Christ., nov. edit., tom. XL Richard et Giraud, tom. XXIX, p. 177 et suiv. Gaet. Moroni, vol. LXIII, p. 202-203. ,

SÉGAREL. SÊGARÉLIENS ou SÉGAREL- LIENS. Voy. SÈCARI.

SEGAUD ( Guillaume de), jésuite, né à Paris en 1674, mort en 1748, se livra d'abord à l'enseignement. Plus tard il se fit connaître comme prédicateur, et il acquit une réputation méritée; car on trouve dans ses Sermons un grand fonds d'instruction, beaucoup d'élégance et d'énergie , et surtout une onction qui pénètre l'âme et qui la dispose à profiter des vérités évangéliques. Outre plusieurs pièces de vers latins, il a laissé : Sermons, Mystères et Panégyriques , publiés par le P. Bcrruyer ; Paris, 1750, o vol. in-12. 11 a édité les Sermons du P. Martin Pallu ; ibid., 1744, 6 vol. in -12. Voy. l'abbé Ladvocat , Diction, histor. portatif. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Biogr. univers.

SEGEDUNUM. Voy. Rodez.

SEGERMIS . SEGERNIS. Voy. GERMIS.

SEGESTANIA , province de la Perse . et vingtdeuxième métropole du diocèse des Chaldéens. Un évéque de Cascara, nommé Georges , fut fait métropolitain de Segestania, de Chorasanic et de Chataia par lecatholique Sebarjesu Zanbur, en 1061. Voy. Lomxien, OriensChrist.,t.\l, p. 1297.

SEGESTERO. Voy. SlSTERON.

SEGNELAY (Guillaume de). Voy. Guillaume, n« XXVII.

I. SEGNERI (Paolo), jésuite, né à Nettuno en 1624, mort à Rome l'an 1694, se distingua par ses talents et par sa grande piété. Il prêcha dans les principales villes d'Italie avec un succès extraordinaire, et, joignant ensuite l'emploi de missionnaire :ï celui de prédicateur, il parcourut plus de vingt diocèses avec des peines incroyables. Le pape Innocent XII, l'ayant appelé à Rome, le fit son prédicateur ordinaire et théologien de la pénitencerie. On a de lui : 1» // Quarrshnale ; Florence , 1679, in-fol.; Rome, 1752, in-4»; Padoue, 1826, 3 vol. in-8»; — 2» La Concorflia Ira la fatica e la quieie: Venise, 1680, in-4° ; trad. en latin; Munich, 1606. in-t°; — 3° // Cristiano istruito; Florence, 1686, 3 vol. in-4»; trad. en français; Avignon, 1836 , 3 vol. in-12; — 4° // Incredulo senza senso, Florence,

1690, in-8°; — // Pénitente istruito; Venise,

1691, in-12; trad. en français; Paris. 1802, in-12, etc. Les Œuvres complètes du P. Segneri ont paru à Venise, 1712, 1758, 4 vol. in-4»; à Parme, 1714, 3 vol. in-fol., et à Milan, 1837- 1838, 3 vol. in-8°. Voy. Nicéron, Mémoires, t. I. G. Massel , Vita del P. Segneri. Meneghelli , Elogio storico di P. Segneri. Tiraboschi , Storia délia letterat. italiann , tom. VIII. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

II. SEGNERI (Paolo), dit le Jeune, jésuite, né à Rome en 1673, mort à Sinig.tglia en 1713, était neveu du précédent. Il se livra aussi aux missions, et prêcha avec succès dans les principales villes d'Italie. C'est à la suite d'un de ses sermons que le prince Frédéric, fils ainé d'Auguste t", roi de Pologne, abjura le luthé-

. On a de lui : !• Istruzione sopra le con~

SÉGU

SÉGU

versazùmi moderne; Florence, 1711 . in-8"; — 2* Esercinspirituali; Modène , 1720, 2 vol. in 8°, publiés par Muratori, avec la Vie de Fauteur- Ses ouvrages ont paru sous ce titre : Opère f*nthume: Bassano, 1*05, 3 vol. in-8". Voy. Galluzzi , Vit a fir/ P. Seyneri juniore ; Rome, 1710, in-8». Michaud, Hiogr. univers. La A""»'. Hiogr. génér.

I. SEGNI (Signia), ville épisc. d'Italie, dans la Campagne et sous la métropole de Home. Son premier évéque, Santulns. assista au concile de Rome, sous le pape Symmaque. en i!*9. L'an 1182 un concile fut assemble à S< gni. Saint Bruno, qui avait été évéque de cette ville,

Ïfut canonisé par le pa|>o Lucius 111. Voy, ïahelli , Itaitn Suera , ton». I . p. 1231. Le Pèïie Pagi, ad ann. 1125. n° 11. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXlll, p. 227-211.

IL SEGNI (Jean-Baptiste), Bolonais, et chanoine régulier de la congrégation de Saint -Sauveur, mort à Ferrare en 1010, était profondément versé dans la théologie, qu'il professa à Fin-are et à Urbin. U avait aussi étudié avec soin les antiquités sacrées et profanes; aussi possédait-il un fonds d'érudition qui lui avait mérité l'estime des savants. Se^ni avait occupé dans sa congrégation divers emplois honorables. On a de lui : 1° De Orditte ac statu cunonmt hf/n quatuor; Bologne , 1G0i et 1011, par les soins du prieur général de la même congrégation; Biagio Ba^ni ; — 2* Peregnnatio Itonorum spirituum ad uupetrandam confinnatinnem veri battis re/igiosi ac praripue canonio ; Ferrare , 1502 ; ouvrage dédié à Clément VIII; — 3° Heltquiarum, sive de relia uns et vennuticme sunctorum Liber unus, etc.; Bologne , 1010; — 4° De Optimo Eoitvopo; Holstan, 1000; — .V // vero Stuitto christ tano contra farte planetaria, cabaltstica , lunaria , clatuola di Salomone , ed altre superstizinni ; Ferrare , 1502 ; — 5° Trattafn de' sogni ; Urbin , 1501 ; — 0° divers écrits restés inédits. Voy. Feller, Biogr. univers.

SEG0LËNE ou SIG0ULEINE (Sainte), née à Alby vers la fin du vu* siècle ou au commencement du vin*, fut mariée a un grand seigneur nommé Giflulfe, qui la laissa libre de se livrer aux exercices de la piété la plus parfaite. Étant devenue veuve, Scgolène fut nommée diaconesse par l évèque d'Alby; mais comme elle voulait embrasser la profession religieuse, son père bâtit pour elle un monastère dans une de ses terres appelée Troclar, à sept ou huit lieues au-dessous d'Alby, et l'y lit établir abbesse. Elle gouverna toujours ses religieuses avec douceur, tendresse et chanté. On ignore l'époque précise de sa mort, et on s est contente d en marquer le jour au 24 millet dans les martyrologes modernes. Voy. D. Mubillon, II* part, du /// Sièc/r fjënfalivtiM. Richard et Giraud.

SÉGOR, ville de la Pentapolc qui fut conservée a la prière de Loth. l oy. Genèse, xix, 18. 22. Le Diction. <ie in thM. cathol.

SÉG0RBE ou SEG0RRE(S 7'/r////;), ville épisc. d'Espagne, sous la métropole de Valence. Jacques Ier, roi d'Aragon, y établit l'évèché qui y était anciennement, après avoir repris cette ville sur les Maures en 1245. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXlll, p. 211-212.

1. SÉG0VIE (Segobia), ville épisc. d Espagne sous la métropole de Tolède, et située sur une montagne, i H lieues au nord-est de Madrid. Le premier évéque de cette ville est saint Hiérothée, qui vivait à la fin du v« siècle ou au commencement du vi. \oy. de Commanville, /'• Table alphabét., p. 212. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXlll, p. 212-214.

IL SÊGQVIE ou GAGAxAJf (Segobia Sova),

| ville épisc. des Philippines, sous la métropole de Ma nille, située dans la partie septentrional* de File. Selon de GommanvUle,ellc fut érigée enévèché l'an 1001. Voy. de Commanville, ln Table alp/.fl/..j). 212. Gaet. Moroni.vol. LXlll, p. 24i-2l5.

1. SEGUB . fils d llesron et d'une fille de Machir, fut père de J.ûs. Foi/. I Paraiip., u. 21, 22.

IL SÉGUB, second lits de Iliel de Béthel, dont la mort véritia l'imprécation qu'avait faite Josué contre celui qui rebâtirait Jéricho, ce que lit Hiel, père de Ségub. Foy. Josué, vi,2B. 111 Rois, xvi, 31.

SÉGUEN0T ( Claude), de la congrégation de l'Oratoire, né â Avallon en 1506, mort à Paris Fan 1070, fréquenta le barreau à Dijon et à Paris, et fut un de ceux qui accompagnèrent M. de Rérulle en Angleterre, à la suite de la princesse Henriette, épouse de Charles l". Élevé au sacerdoce en 1020, il devint successivement supérieur des maisons de Nancy, de Dijon, de Rouen et de Saumur. 11 a publie, entre autres écrits : 1° une Coiuluile d'Oraison: 103V; le P. Qucsnel en a donné une nouvelle édition; 1074; — 2° Elcratinm à Jésus-Christ outrés-saint Sacrement ; 1035; 3° Traité de la sainte virginité, prononcé par saint Augustin, avec quelques licmaroues pour ta clarté de sa doctrine : Paris, 1038, m-8°. La Sorbonne censura cet ouvrage, et le P. Séguenot fut mis * la Bastille. U y déprime la pauvreté évangélique, sape les fondements de la vie religieuse, et en ruine tout le mérite. Condamnant les vœux monastiques , il prétend qu'il est plus louable de faire le bien librement que de s y astreindre par vœu, comme si ce vœu n était pas libre, et par conséquent ne rendait pas libre tout ce qui en est l'effet Sépuenot ayant obtenu sa liberté, fut élevé â 1a dignité d'assis!. int du général. Mais il éprouva de nouvelles disgrâces, qu'il dut à ses Raisons intimes avec Saint-Cyran, Arnauld et leurs amis de Port-Royal. I ou. Moréri, édil.;del759. Richard et Giraud. Feller. M i chaud ,iboor. umv.,*\iSvppL

SÊGUI. Voy. Sécly.

I. SÊGUIER (Jérôme), seigneur d'Étiolés, on des tils de Pierre Séguier ( Voy. Ségi'ieb. u» III), outre des pièces de poésie purement littéraires, a l lissé : Histoire miraculeuse de la sainte hostie, gardée en l'tglise de SiintJean-cn-Grève , ensemble Hymnes au saint Sacrement de Cautel: Paris, 1001, in-8°. Cet ouvrage a donné heu à un autre plus étendu du P. Théodoric de Saint- René, carme des Billettes, intitulé : Remarque historique à f occasion de la sainte hostie miraculeuse conservée pendant plus de quatre cents ans, avec les pièces originales et les figures; Paris. 1725. Voy. Michaud, Biogr. univers.

IL SÉGUIER (Martin), frère du suivant, prêtre, conservateur des privilèges de l'université, fut nommé deux fois conseiller au parlement, et refusa toujours une charge qu'il ne croyait pas compatible avec ses devoirs ecclésiastiques. On lui doit: 1" Soutins du bon Pasteur, qut sont lieux recueillis ae la liib/c et rat portés aux misères du temps; Paris, 1570, in-8"; — 2» Prières du Roi; ibid., 1577, in -8°; — 3° Parapfu-nses sur trente Psaumes du roi-prophète Davut; ibid., 1570, in-IG; — 4» Epiire envoyée à un gentilhomme français . étant en Allemagne; ibid., 1580, in-8"; on regarde cette Énitre comme l'ouvrage le plus remarquable de Martin Séguier. Voy. Michaud, Biogr. univers.

111. SEGUIER (Pierre), président à mortier du parlement de Paris, né a Paris en 1504, mort l'an 1580, fut un des plus grands magistrats de «on siècle. Les rois François I«, Henri UI et Charles IX l'employèrent dans diverses négo-

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