‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 910 sur 1294 · SEL · texte numérisé non relu

SEL

SKIA

d'abord sous la règle de Sainl-Macaire,quc saint Seine y avait apportée de Moutier-Saint-Jean. On y introduisit ensuite celle de Saint -Benoit, et elle a fini par la réforme de la congrégation de Saint-Maur depuis 1648. Voy M Gullm Christ., tom. IV, col. 696. Compar. l'art précéd.

SEINES , en Dauphiné. Il y put un concile en 1207. l'oi/. Martenne, Thesaur. itov. Anecd., t. IV.

SEINT-GERMAN (Christophe), né à Skilton, prés de Coventrv. dans le Vvarwickshire, mort a Londres l'an 1540, s'acquit une réputation honorable dans le barreau de Londres par son savoir dans la jurisprudence , par sa probité et la générosité avec laquelle il exerça sa profession d'avocat. Il joignait à l'étude des lois celle de la théologie et des belles-lettres. Son application à lire la Bible et à l'expliquer aux autres le fit soupçonner d'être favorable aux nouvelles opinions importées d'Allemagne, ce qui lui valut l'éloge des écrivains de la réforme. On a de lui : 1° Dtahgui de fundamentis leaum Anglia* et de conscientia ; Londres, 1528, 1508,1604 et 1013, in-8°; — 2° Principia leyum Angliœ a gatlico sermone translata; 1546, in-8°; nomme cet ouvrage est joint au précédent dans l'édition de 1528, donnée par Seint-German lui-même , on l'en croit l'auteur; — 3° Du Pouvoir du clergé selon les lois; — 4° Tmité itour prouver aur le clergét ne peut point faire des lois; — 5° Traité de f Église et de ses droits; — 6° Traité des sacrements de l' Eglise; — 7° Apologie de Thomas More ; — 8° Dialogue concernant le jjouvoir du clergé et celui du peuple. Voy. Hichaud , Itiogr. univers., au Supplém.

L SÉIR , nom d'un Horréen dont la demeure fut à l'Orient et au midi de la mer Morte. dans les montagnes de Séir, où régnèrent d'abord ses descendants, dont Moïse adonné le dénombrement. Les descendants d'Esaii occupèrent ensuite ces montagnes, où demeurait leur père, lorsque Jacob revint de Mésopotamie. On ne sait aucune, particularité de la défaite des Horréens par Esafi, défaite dont parle Moïse. Vm,. Genèse, xxxu, 3; xxxm, 14; xxxvi. 8,9, 20, 21-30. Deutér., il . 12. 1 Paralip.. 1,38. Le Diction, de la théol. cathol.

II. SÉIR, montagne située sur les frontières de la tribu de Juda et de celle de Dan. Voy. Josué, xv. 10.

III. SÉIR (MONTAGNES DE). Moïse dit qu'il y a douze jours de chemin entro Horeh et Cadesbarné, par le chemin de Séir, ou plutôt en tournant autour de ces montagnes. Débora? dans son Cantique, dit que le Seigneur est sorti de Séir. Moïse dit encore que le Seigneur apparut à son |>euple a Séir, à Sinaï et a Pharan; ce nui prouve la situation qu'on a donnée d'abora à la demeure de Séir l' Horréen. Voy. Genèse, xiv, 6. Deut., 1,2; h, 1 , iv. 5, 8; xxxm, 2. Juges. v,4, etc. Le Diction, de la théol. cathol.

SÉIR A , qu'on lit au IV* livre des Kois, est une expression hébraïque qui signifie vers Séir, à Séir (ad, in Schir). Or Séir désigne ici les mêmes montagnes que celles dont il est question a l'art, précéd.

SÉIRATH, lieu où Aod se retira après avoir tué Eglon, roi desMoabites, qui opprimait Israël, et qui était près d'un endroit où il y avait des idoles ou des images. C'est apparemment de ces imagos nu'a voulu parler Joseph, en disant qu'il y avait dans la Syriade des colonnes chargées d'inscriptions faites avant le déluge; mais il n'y a rien de certain à ce sujet. Voy. Juges, m, 26*. Joseph.Antiq., 1.1, c. H et ni. D. Calmet, qui, dans son Dict. de la Bible, cite le passage de Joseph.

SEISSEL. Voy. Seyssel.

SEL (Sal). Dieu avait ordonné qu'on employât le sel dans tous les sacrifices (Levit., n, 13), et Jésus-Christ fait allusion à cette loi en parlant des peines des damnés (Marc, ix, 48). Le sel de la terre est apparemment la manie avec laquelle on fume les terres en certains pays (D. Calmet, Comment, sur Mut th.. v, 13). Le sel minéral est celui qui se tire des mines, et on croit que la femme de Loth fut changée en une statue de ce sel (D. Calmet, Diction, de la Bible). Le sel est le symbole de la sagesse (Marc, ix , 49. Coloss., iv, 6), de l'incorruption ou de la perpétuité (Nombr., xvm, 19. Il Paralip., xm, 5), de la stérilité (Job, IX, 45. Sophon., il, 9), et de l'hospitalité (I Esdras, iv, 14). La mer de sel est la mer Morte ou le lac Asphaltite; d'où vient que Moïse, parlant d'un sel brûlant, marque l'asphalte ou le bitume (Genèse, xjv, 3. Deutér., xxix, 23). On voit par Ézéchiel (xvi, 4), qu'autrefois on frottait île sel les enfants nouveaunés, apparemment pour la raison de santé dont parlent saint Jérôme, Galien et Avicenne ( D. Calmet, Diction, de la Bible). Le prophète Éliséc se servit de sel pour rendre potable l'eau de la fontaine de Jéricho (IV Rois, il, 21). Le sage met le sel au nombre des choses les plus nécessaires à la vie, et Job ne peux: pas qu'on puisse manger de ce qui n'est point salé (Ecclésiastique, xxxix, 31. Job, vi, 6). — Si le sel a été employé dans les sacrifices de l'ancienne loi, il l'a été aussi de tout temps dans l'Église chrétienne, qui, comme le prouvent les écrits de saint Augustin, en a toujours fait usage dans le sacrement du baptême et dans la consécration de l'eau bénite. Ainsi , quand il baptise un enfant, le prêtre lui met quelques grains de sel bénit dans la bouche, en demandant que le nouveau chrétien soit préservé de la corruption da péché, qu'il pratique la véritable sagesse chrétienne, qu'il soit nourri d'aliments divins, fortifié par la grâce, et conservé pour la vie éternelle. Le sel dont on se sert pour l'eau bénite est consacré par l'exorcisme et la prière. Bénit et mêlé à l'eau , il doit, suivant l'intention marquée dans la prière de l'Eglise, purifier l'eau, comme au temps d'Elisée, de tout ce qui peut nuire aux hommes et aux animaux, et briser la puissance de Satan , qui s'efforce de faire servir tout ce qui est dans la nature à la perte des hommes, afin que tous ceux qui useront de cette eau mêlée à ce sel consacré , jouissent de la santé du corps et de l'âme, et obtiennent les grâces du Saint-Esprit. Voy. le Dict. de ta théol. cathol.

I. SÉLA, fils de Juda et chef des Sélaïtes. Voy. Genèse, xxxvill, 5. Nombres, xxvi, 20.

II. SÉLA, ville de la tribu de Benjamin. On lit, dans l'hébreu, que Saùl fut enterré à Séla, dans le tombeau de Cis, son père. Voy. Josué, xvm, 28. Il Bois, xxi, 14.

III. SÉLA, siège épisc. de la première Augustamnique, au patriarcat d'Alexandrie. Un de ses évoques, Alypius, assista et souscrivit au premier concile général d'Éphèse. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 551.

IV. SÉLA, terme hébreu qui se lit dans un certain nombre de psaumes et dans le prophète llabacuc (m, 3, 9, 13), et qui est diversement expliqué. Il faut convenir qu'il est bien difficile d'en assigner la véritable signification. Quant i nous, nous ne pouvons que répéter ce que nous avons dit en 1843, dans notre Lexicon Manuale hebraicum et chaidaicum , savoir, que le sens silence! repos ! parait préférable à tous les autres. Au reste on peut voir : G. Mattheson, £>lœutertes Selah; Ilamb., 1745. Michcalis, Supplém., p. 1760. Rosenmùller. Scholia in Psalm.,

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