‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 917 sur 1294 · SEMA · texte numérisé non relu

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langues tout a fait différentes se trouvent dans une seule et même race , et que les idiomes de la même souche se rencontrent chez des peuples d'origine différente. » Quant à la longue vie de Sem, elle est loin de présenter un mythe, comme l'ont prétendu des critiques de ces derniers temps. L'autorité historique la plus respectable en établit la vérité; et, d'un autre côté, nous croyons avoir prouvé nous-mème la possibilité de la longue existence des anciens patriarches par des arguments physiologiques incontestables. Nous nous bornons donc a renvoyer le lecteur à l'article Longévité des patriarches antédiluviens. 11 y a des ouvrages qui portent le nom de Seni, mais ils sont supposés. On dit qu'il enseigna la manière de compter les mois et les années, et qu'il composa des livres à ce sujet. On lui attribue encore plusieurs prophéties, l'invention de l'astronomie, l'établissement de plusieurs lois politiques, le psaume r.ix», etc. Voy. Genèse, v, 31; vm, 13; IX, 23,25. 1 Paralip., i, i, etc. D. Calmet, Diction, de ta Bible , et Comment, sur ta Genèse, ch. v. Le B. P. Scipion Sgainbat, Archiv. Vct. Testant. , I. I, p. 165. D. Ceillier, Hist. des Aut. mer. et ecclès., tom. I , p. 409. Georg.-Bened. Winer, BiUisches Bealwœrterbuch, art. S Eli. Ch. Guillaume de Humboldt, Cosmos, tom. I.Jos.- Frid. Schelling, dans sa Dissertation particulière intitulée : Ueber die Getntrtsf<dge der Strhne Sotih, et citée par Rosenmûller, qui, dans ses Scbolia in Genesin, x, 21, prouve par de bonnes raisons grammaticales que Sem était l'ainé des fils de Noé.

SÉMAATH . mère de Josachar, comme on lit au IVe livre des Rois (xn, 21), est appelée dans le II* livre des Paralipomènes (xxiv, 26) Semrnortth t'Ammande, mère de Zabad. Il est

ftrobable que Josachar et Zabad représentent e même personnage sous deux noms différents. L'Écriture nous fournit des exemples nombreux d'individus qui portaient plusieurs noms.

SÉMAÏA, lils de Séchénia, un des Juifs qui, après la captivité de Bahylone, travaillèrent à rebâtir les murs de Jérusalem. Voy. II Est! ras , III , 29.

SEMAINE. Les Hébreux avaient plusieurs sortes de semaines : 1° des semaines de jours,

?ui se comptaient d'un sabbat a l'autre , et qui (aient de sept jours (Genè>e, xxix, 27. 28); 2° des setnnines de semaines, c'est-à-dire les quarante-neuf jours qui s'écoulaient depuis la féte de Paque jusqu'à celle de la Pentecôte (Voy. PENTtcôTE); 3° des semaines d'années, <^ui se comptaient d'une année sabbatique a 1 autre, et qui étaient de sept années (iJévit.. XXV ); 4° enfin des semaines de srpt fois sept années ou de quarante-neuf ans . qui se comptaient d'un jubilé à l'autre. L'historien Joseph fait encore mention d'une période de douze années jubilaires, c'est-à-dire de six cents ans, mais les Livres saints n'en parlent dans aucun endroit. Voy. D. Calmet , Dissertât, sur la chronologie des Hébreux, à la tète du Commentaire sur la Genèse. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 175, 176, 373. Joseph, Antiq., I. I, c. m.

I. SEMAINE SAINTE, dernière semaine du Carême, où l'on célèbre les mystères de la Passion et de la mort de Nôtre-Seigneur. On l'appelle aussi grande semaine, soit parce qu'elle est terminée par le grand dimanche de l'aques, auquel elle sert de préparation, soit à cause de la grandeur des mystères qu'on y célèbre. On la nomme aussi la semaine pénale et laborieuse, la semaine d'indnlgenr . la semnin>- a><th*n*iQ>i»,

'jours de douleurs , jours de croix , jours de supplice. Elle est encore appelée la semaine de la jtfrophagie , parce qu'on n'y mangeait que des choses sèches sans aucun assaisonnement. On y pratiquait aussi beaucoup d'autres mortifications. On ne travaillait point, on ne rendait point la justice, et on la passait presque tout entière à l'église. Le premier jour de cette semaine, ou le dimanche des Rameaux, autrement Pâques fleuries, est destiné à honorer l'entrée triomphante de Jésus-Christ dans Jérusalem. Le mercredi saint, ou grand mercredi, est consacré d'une façon particulière à la Passion de Jésus-Christ, farce que les Juifs s'assemblèrent ce jour-là pour délibérer des moyens de le faire arrêter et de le faire mourir. Le jeudi saint ou grand jeudi, ou jeudi absolu , on célèbre le lavement des pieds, qui fait le sujet de l'Évangile de ce jour, l'institution de la divine Eucharistie, et l'absoute ou la réconciliation des pénitents, la bénédiction des huiles et du chrême , qui se fait pour l'usage des sacrements. Enfin le vendredi saint, ou grand vendredi , on s'occupe spécialement du mystère de la Passion et de la mort de Jésus -Christ. Voy. Thotnassin . Traité drs Fêtes, I. II, ch. xiv. Beigicr, qui, dans son Diction, de théol., rapporte un beau passage de saint Chrysostome sur la semaine sainte. L'abbé Jacquin et Duesberg, Diction. d'Antiquités chrétiennes. Le Diction, de la théol. en t Intl.

II. SEMAINE SAINTE se dit d'un livre qui contient l'office qu'on dit dans l'Église pendant la semaine sainte.

SEMAINIER (Hebdomadarius) , religieux ou chanoine qui est chargé de faire l'office divin pendant la semaine. Dans l'église cathédrale de Rouen, aucun chanoine ne passe devant le semainier, et autrefois, dans la même église, celui-ci demeurait et couchait , durant sa semaine , dans une chambre à côté de la sacristie, pour être plus uni à Dieu , et mieux disposé à lui offrir ses prières et ses sacrifices pour le peuple. Dans la cathédrale de Sens, le semainier était toujours en habit d'église, excepté le surplis, et ne sortait point du cloitre. Voy. Moléon , Voyage liturg., p. 173, 356 et 337. Richard

SÊMARITH, mère de Jozabad. Voy. II Paralip,, xxiv, 26.

SEMATHÉENS (Semathei): ce sont probablement les habitants de Sama , ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, xv, 26 I Paralip., H, 53. D. Calmet , Diction, de la ftibte.

SEM BIENS, disciples de Sembe ou Sembie, qui condamnait l'usage du vin comme mauvais en soi, et la vigne comme une production de Satan et de la terre. 11 niait aussi la résurrection des morts, et rejetait tout l'Ancien Testament. Voy. saint Augustin, Hœres. XXIV. Jovet. Histoire des religions de tous les royaumes du monde, tom. Ii p. 40.

SEMBLIN ou SEMBIN, SIMILIEN (Saint), en latin Similiatts et Similianus , évéque de Nantes, vivait dans le iv» siècle. Il n'est connu

3uc par le culte qu'on lui rend , et par ce qu'en it saint Grégoire de Tours , qui en parle comme d'un illustre confesseur, qui avait de son temps une église dans la ville de Nantes, et qui . du temps de Clovis I", joignant ses prières a celles de saint Donatien et de saint Rogatien , avait garanti la ville d'une irruption et d'un siège de la part des barbares. On fait sa féte le 16 juin.

SEMÉBER, roi de Seboïra. Voy. Genèse, xiv. 2.

SEMECA ( Jean), qu'on trouve fréquemment

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cité sous le nom latin do Joannes Teuton ico, mort vers l'an 1269, était un jurisconsulte allemand fort estimé. Il fut prévôt de l'église de Saint- Etienne d'Halberstadt, et interpréta le Décret dans cette ville. Il réforma ausi les gloses qui avaient été publiées avant lui sur le Décret, et en ajouta plusieurs de sa composition. On a de lui : une Somme Tort estimée. On a ses observations dans l'ouvrage intitulé : Antiyuce Decretalium Collectiones;\o Bernard i Papiensis prapositi; — 2° Jmnnis Waliensis ; — 3° Bernard i Cumpostcllam ; — 4° Constit. Lateranensis co/icihï sub Innorentio III, a Petro Beneventano contexte , ac scholiis Joannis Teutonici et aliorum illustrait*, etc.; Paris, 1621, in-fol. C'est l'édition de Charles Labbe, où l'on trouve ses corrections , celles d'Antoniui Augustinus et de Jacques Cujas. Voy. Panzirol , De Claris legum Interpretib., 1. III, c. vi. Taisand, Vies des juliscons., p. 512, 513, 2* édit.

SÉMÉCHON ou SAMOCHON.lac au travers duquel passe le Jourdain. 11 a soixante stades de long et trente de large ; c'est-à-dire qu'il a environ sept mille cinq cents pas de long , et trois mille cinq cent cinquante de large. Quelques-uns, comme Serrarius, Bonfrere, Refend , etc., croient que c'est le lac qui est nommé dans Josué les eaux de Mcrom ou les eaux de lu hauteur, ou les eaux supérieures, et dans les Juges, le canton de Méromé. Mais D. Calmet pense , comme Eusèbe , que Mérom était près de Dothaîm, assez loin du Séméchon. Quoi qu'il en soit, il y avait des marais autour de ce lac. La ville de Hasor, où régnait Jabin , roi chananéen, était sur le Séméchon, et depuis on vit la ville de Séleucie. Voy. Josué , xi ,5, 17. Juges, v, 18. Joseph , Antiq., I. V. c. vi. De Bello Jud., 1. III , c. xvui; J. IV, c. i. Reland, Palœst. illust., p. 261, 273, 422. D. Calmet, Diction, de la Bible, et Comment, sur Josué, XI, 5.

SEMEGARNABU dans la Vulgate, et Semégarnabou dans le texte hébreu; terme persan

3ui signifie proprement glaive de Nebo, c'est-àire de Mercure, et qui désigne un général ou un grand officier de l'armée des Babyloniens. Voy. Jérém., XXXIX, 3.

I. SÉMÉI, second fils de Gerson et petit -fils de Lévi , chef de la famille des Séméites. Voy. Exode, vi . 17.

II. SÉMÉI. lits de Géra, parent de Saûl, célèbre par les insultes atroces qu'il vomit contre David, lorsque ce prince fut obligé de sortir de Jérusalem par suite de la révolte d'Absalom. David , quoique de retour en paix à Jérusalem après la défaite d'Absalom, ne voulut point exercer lui-même sur Séméi la vengeance qu'il méritait; mais il se contenta de recommander à Salomon de ne point laisser impuni un crime de ce genre, à cause du dangereux exemple

Sue pourrait donner une telle amnistie. Aussi alomon ayant donné à Séméi la ville de Jérusalem pour prison perpétuelle, et celui-ci en étant un jour sorti pour courir après quelquesuns de ses esclaves qui avaient pris la fuite, ce prince ordonna à Banaïas, fils de Joïada, de le tuer. On a reproché cette mort non-seulement à Salomon . comme un excès de sévérité . mais encore à David , qui n'aurait pas dù charger son fils d'une pareille mission après avoir pardonné lui-même pendant si longtemps, et avoir

Eromis l'impunité. Le docteur VV elle prouve trèsien que ce reproche n'est nullement mérité. « Mais David, dit-il, n'avait pas promis l'impunité d'une manière absolue, il avait seulement assuré à Séméi que lui , David , ne le ferait pas mourir. Il ne pouvait lui garantir une impunité

absolue, parce que le crime de Séméi était un crime commis non -seulement contre la personne de David , mais contre le Seigneur luimême, qui avait élu David pour être son représentant. A la fin de sa vie il désira que la justice à laquelle, dans la joie de son triomphe, il avait substitué la clémence, eût son cours conformément â la loi. Dès lors Salomon devient irresponsable . et ce qu'on peut lui reprocher , ce n'est pas une trop grande sévérité , mais trop d'indulgence; car le fait de Séméi avait mérité la mort, i» Voy. II Rois , xvi , 5 6, 7.8; xix. 16, 17, etc. III Rois,il,8, 9, 36,37, 39, 40, etc. Welte, dans le Dirtion.de fa t/iM. catbol.

III. SÉMÉI, dont il est parlé au III' livre des Rois (i, 1K), était probablement, comme Réi, un général des troupes de David ou un grand officier de sa maison.

IV. SÉMÉI , fils d'Onan, et un desrendant de Juda. Von. 1 Paralip .. li,28.

V. SÉMÉI , fils de Zachar, de la tribu de Simcon. Vf »t, I Paralip., îv, 27.

VI. SÉMÉI, fils de Gog, père de Micha, de la tribu de Ruben. Voy. 1 Paralip., v, 4.

VII. SÉMÉI. fils de Lobni, et un des chantres que David établit dans la maison du Seigneur. Voy. I Paralip., vi . 29.

' SÉMÉIA et SÉMÉIAS se disent indistinctement; mais, comme ce dernier parait le plus usité, c'est le seul que nous mettons dans les articles suivants.

1. SÉMÉIAS, prophète du Seigneur, envoyé a Roboara pour l'empêcher de poursuivre les dix tribus qui s'étaient soustraites à sa domination. Quelques années après il lui prédit encore l'entrée de Sésac, roi d'Egypte, dans Jérusalem ; mais il l'assura que le Seigneur ne le perdrait pas entièrement, parce qu'il s'était humilié en sa présence. Ce même prophète a écrit l'histoire do Roîtoam. C'est tout ce qu'on sait de ce Sémêias. Voy. III Rois, xii. 22, 23, etc.; xiv, 23, 26. etc. II Paralip., XII, 5, 15.

IL SÉMÉIAS, fils de Séchénias, de la race royale do Juda. Voy. I Paralip.. III, 22.

(IL SÉMÉIAS, (ils d'Hassub, lévite. Voy.

I Paralip., ix, 14.

IV. SÉMÉIAS , fils de Gabal et petit-fils d'Idithum. Voy. I Paralip., ix, 16.

V. SÉMÉIAS. de la race d Élisaphan, lévite , servait au tabernacle avec deux cents de ses frères , dont il était chef. Voy. I Paralip., xv, 8 et 11.

VI. SÉMÉIAS, fils de Nathanaël, secrétaire du temple. Vou. I Paralip., xxiv, 6.

VIL SÉMÉIAS, fils dOhédodom, lévite et portier du temple. Voy. I Paralip., xxvi, 4, 7.

VIII. SÉMÉIAS, fils de Romathi, avait l'intendance des caves du roi David. Voy. I Paralip., xxvn, 27.

IX. SÉMÉIAS , lévite, qui fut envoyé par Josaphat pour instruire le peuple dans les villes do Juda. Vf»/. II Paralip., xvn, 8.

X. SÉMÉIAS, lévite, de la race dldilhum, du temps d'Ezéchias. Voy. H Paralip., XXIX, 14.

XL SÉMÉIAS , prêtre sous le même règne d'Ézèchi.s. Vou. II Paralip., XXXI, 15.

XII. SÉMÉIAS. prince des Lévites, sous Josias. Voy. Il Paralip., xxxv, 9.

XIII. SÉMÉIAS, un des principaux d'entre ceux qui revinrent de la captivité avec Esdras. Voy. I Esdr., vm, 16; x, 21, 31, et pont-être

II Esdr.. vm , 4.

XIV. SÉMÉIAS. fils de Dalaïas, faux prophète qui, s'étant laissé gagner par Sanaballat et les autres ennemis de Néhémie, voulut on-

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gager ce dernier à se retirer dans le temple. Y ou. II Esdr., vi, i0.

XV. SÉMÊIAS, père de Dalaïas, un des princes de Juda du temps du roi Joakim. Voy. Jérém., xxxvi. 12.

XVI. SÉMÊIAS LE NÉHÊLAMITE fit son possible pour décrier Jérémie, qui était à Jérusalem pendant que lui demeurait à Babylone; mais Jérémie, de son côté, n'oublia rien pour détromper à son sujet les Juifs qui étaient en captivité, et le leur faire connaître sous son véritable caractère. Voy. Jérémie, xxix, 21, 25. 31, 82.

SEMLLIER (Jean-Laurent LE), prêtre de la Doctrine chrétienne, né à Paris, mort en 1725, professa pendant six ans la théologie a\ec beaucoup de sucrés. 11 se montra fort assidu aux conférences publiques qui furent établies, en 1697, au séminaire de Samt-Nicolas-du-Chardonnet, et y parla souvent avec distinction. On a de lui : 1° Ci m fère ares sur le mariage: la meilleure édition est celle de Paris. 1715, 5 vol. in -12, laquelle fut revue et corrigée par plusieurs docteurs de Sorbonne ; — 2° Conférences sur l'usure et sur la restitution; 1724, 4 vol. in-12; c'est la meilleure édition ; — 3° Conférences sur 1rs fiécités ;3 vol. in-12 ; — 4° ( 'ontereners ecclésiastiques sur plusieurs jioints de la morale chrétienne; Bruxelles, 1755, 4 vol. in-12; le 5* a paru en 1759; 5° Conférences ecclésiastiques sur le Décnloyue; Bruxelles, 1759, 4 vol. in-12. Voy. l'Éloge du P. le Semélier dans le Mr. rare de juillet 1725. Moréri , édit. de 1759. L'abbé Ladvocat , Diction, liislor. Richard et Giraud. Feller, biogr. univers.

SÉMER ou SOMER, nom de celui qui vendit la montagne de Somer, sur laquelle le roi Amri bâtit la ville de Samarie. Voy. III Rois, xvi, 24.

SÊMÈRIA, un des Juifs qui épousèrent des femmes étrangères pendant la captivité de Babylone. Voy. Esdr., x, 41.

1. SÉMÉRON, montagne de la tribu d Éphraïm devenue célèbre non-soulement par la ville de Samarie, qu'on y bâtit depuis, mais encore par la fameuse bataille qui eut lieu entre Jéroboam, joi d'Israël, et Abia, roi de Juda, et dans laquelle celui-ci tailla en pièces l'armée du premier, quoiqu'elle fût le double plus nombreuse que la sienne. La Vul^ate l'appelle ailleurs (III Bois, xvi, 24) montagne de Samarie. Voy. II Paralip.. xill, 4.

IL SËMÉRON, ville royale des Chananéens. Elle échut en partage à la tribu de Zahulon. Voo .losué, xi, 1 ; xii, 20; xix, 15.

SÉHERY (André), jésuite, né à Reims en 1031», mort au collège Romain l'an 1717, fut d'abord chargé d'enseigner les humanités, puis de professer la philosopliie à l'ermo, et ensuite dans le collège Romain. De là il passa à une chaire de théologie , qu'il remplit pendant trente ans, après lesquels if devint censeur des livres de Vas 'si v -tance de France, et théologien du R. P. général. Il a laissé divers ouvrages, dont les principaux sont : 1° Triennium phitosopl„cum; Rome. lt»82, 3 vol. in -4°, publié par J.-B. Passori, disciple de l'auteur, et Venise, 1723, avec des augmentations et des corrections ; — 2° L'incredulo senza sensn ; — 3° Difesa délia w ra re/igione contro il grosso volume di (liacoino Pueno, opalogista dei prétest rifornuitori e riformati: Brescia, 1710, in-4°; c'est la réfutation d'une Apologie des réformés, par Picenini, ministre] protestant de Suisse, en réponse à Ylncredulo , etc. Picenini répondit aussi à la Difesa par un nouvel écrit intitulé : II Trvmfo délia

vera religione ; Genève , 1712. Voy. Feller, Biogr. univers.

SEMI-ARIENSou DEMI-ARIENS, nom donné à ceux qui . du temps de l'arianisme , n'admettaient point le terme de consubstantiel, quoiqu'ils reconnussent aue le Fils était semblable en essence ou semblable en toutes choses au Père. On leur donna le nom de semi-ariens, comme n'étant qu'à demi dans les sentiments d'Arius. Cependant ils étaient encore subdivisés ; car les uns faisaient consister la ressem- I • I tnee du Fils au Père dans la seule volonté, et les autres dans la substance. Parmi ceux-ci, il y en eut plusieurs qui se réunirent dans la suite A l'Église catholique. Voy. D. Prudent Maran , bénédictin de Saint-Germain-des-Prés , Dissertât, sur les semi- ariens; 1722. Bergier , Diction, de théoi., au mot Ariens. L'Encyciop. cat/i' /., art. Semi-AhunismE.

SËMIDA, lils de Galaad , de la trihu de Manassés . et chef des Sémidaites. Voy. Nombres, xxvi, 32. I Paralip., vu, 19.

SEMIDOUBLB. Terme de Bréviaire qui se dit de l'office et des fêtes qui se célèbrent avec moins de solennité que les doubles, mais avec un peu plus que les simples. L'office semidouble aies premières et les secondes vêpres, et neuf leçons aux matines, mais on ne redouble pas Jles antiennes. L'office semidouhle se tait les dimanches et dans les octaves, et dans les fêtes qui sont marquées dans les calendriers ecclésiastiques pour semidoubles. Voy. N'oél- Laurent Pissot , Manuel catholique pour rinietligence île l'offre divin.

SEMIDALIENS ou SEMIDALITES , SEMI- DULITES, hérétiques qui parurent vers l'an 530. Ils étaient disciples de Semidalius, philosophe d'Orient, et partisan des erreurs île Sévère, faux évêque et chef des Sévériens, dits les corruptibles , parce qu'ils disaient que le corps de Jésus-Christ était corruptible, ei sujet aux passions charnelles. On confond les semida liens avec les harsaniens, parce qu'ils s'étaient unis avec eux, et avaient les mêmes maximes. Voi/. Damnscène, De Hœres., I. III. Baronius, ann. 435, nu 11. Bergier, Diction.de Ihéol., au mot Bahsamens.

SLMINA, évéché de la province proconsulaire d'Afrique sous la métropole de Carthage. Florent, son évéque, fut exilé, l'an 1134, par Huneric, roi des Vandales, avec les autres évéques catholiques de sa province, pour n'avoir pas voulu approuver les erreurs des donatistes a la conférence tenue par le roi à Carthage. Vou. Morcelli, Africa Christiana, tom. L De Commanville, I™ Table aluhabét., p. 213. Gaet. Moroni, vol. LXIII, p. 308.

SEMINAIRE. Ce mot sert à désigner cinq sortes d'établissements. Ainsi on appelle séminaires : 1° les maisons de retraite pour les ecclésiastiques infirmes; 2* les maisons où on prépare des sujets pour les missions étrangères; 3° la maison où les Filles ou Sirurs de fa chanté, fondées par saint Vincent de Paul, font leur noviciat; 4» les pensionnats, appelés plus spécialement petits séminaires, où l'on élève les jeunes enfants ou les jeunes clercs destinés à l'état ecclésiastique; 5° enfin les grands séminaire* proprement dits, et dans lesquels les jeunes gens qui se destinent au saint ministère sont instruits de ce qui concerne les études théologiques, les fonctions cléricales, et se préparent aux saints ordres. Cest de ces deux dernières sortes de séminaires seulement que nous parlerons dans cet article. On peut regarder saint Augustin comme le premier institu-

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leur de séminaires daus l 'établissement de la vie commune pour les clercs, ainsi qu'où le voit dans sa Vie, écrite par Possidius; et l'on doit chercher l'origine et le modèle de ces saintes maisons à Hippone plutôt que dans les écoles célèbres d'Alexandrie, d'Édesse et de N'isibe. Le concile de Trente a établi la forme de la fondation et de l'administration des séminaires. Ses dispositions furent agréables a toute l'Église. Saint Charles Borromée fut un des premiers qui s'occupèrent de cet objet essentiel, etson exemple fut suivi, dans le XVII* siècle, par uu grand nombre de prélats ; mais en France l'établissement des séminaires éprouva les plus grandes difficultés. La discipline de l'Eglise gallicane ne se trouva pas confoime, sur plusieurs chefs, aux dispositions qu'avait prescrites le concile de Trente. Cependant les

(;ouvernements eux-mêmes, comprenant l'utiilé de cette institutiou , Unirent par ne plus s'y opposer ; ils la secondèrent même , mais seulement jusqu'à un certain point; car plus d'une fois la protection qu'ils semblaient lui accorder n'était pas sans entraves. Quoi qu'il en soit , il ne faut pas oublier que l'Église est et doit être le seul juge de ce qui regarde l'éducation de ses ministres, et de la manière de les former à la science comme à la vertu. Voy. conc. Ti id., sess. XXI 11, cap. xxm , de Heform. Thomassin, Vêtus et Sova Ecdesia Disciplina, 1. 111. Giovani di Uiovaui, Storia de' Sentinari chiericfUù L. Ferraris, Prompta Biblioth. Le livre // Seminario ecclesiastico o gliottoyiorni a S. Eusebio m Huma, opéra del IY Agostino Tliemer sertita m tedesco e recata m ituUuno du Guieomo Mazio ; Rome, 1834. L'ouvrage intitulé ! De Schoiis celebnonhus a ( aivto III, seu pont eumdem Curai um ver Occidentem mslnuratis ; 17112 , in -fol. L'abbé Uadiche, qui, dans YEncyclop. CutitoL, donne des notions Historiques sur les séminaires de France très- intéressantes. L'abbé André, qui, après de très-justea . éllexions sur les petits séminaires, rapporte en français les règlements du concile de Trente sur les séminaires, et de plus : l<* Loi du 23 ventôse un XII (14 mars 1804) relative à l'établissement de séminaires métropolitains: 2° Exposé des motif s du projet de loi relatif à l'organisation des SÉMINAIRES métropolitains , tu au Corps législatif le 12 ventôse an Xll , par M. Portalis, conseiller d'État; 3° DÉCRET du 30 septembre 1 807 , portant établissement de bourses et demi-bourses dans les séminaires diocésains; 4° DÉCRET du 9 avril 1809, concernant les élèves des séminaires; 5» Ordonnance du 5 octobre 181 L oui autorise tes archevêques et les èvéques à établir des écoles ecclésiasttgues ; 6» Ordonnance du 5 juin 1816, contenant répartition des fonds destinés à l'amélioration du sort du clergé, ci aui comprend dans cette répartition ta dépense à laquelle donnera lieu la création , dans tes séminaires, de mille bourses nouvelles destinées à l'éducation des ecclésiastiques; 7° Ordonnance du 16 j" n 1828. contenant diverses mesures relatives aux écoles secondaires ecclésiastiques et autresétablissemenisd'instruvtionpublique.'iCeiie Ordonnance) est rapportée dans l'abbé André sous le mot Jésuite ; 8» autre Ordonnance du 16 juin 1828, nir les écoles secondaires ecclésiastiques; 9» MÉMOIRE présenté au roi par les éxêques de France au sujet des ordonnances du 16 juin 1828, relatives aux écoles secondaires ecclésiastiques • 10° Lettre encyclique (du pape Pie IX , en date du 9 novembre de l'an 1846 ) ù tou %• les pntrun cites , primats , archevêques et évéques; 11» Letthk BNCYCUQl'E Inter multipliées anguslias de notre suint-pi- re le pape Pie IX

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(en date du 21 mars de l'an 1K53) : A nos bienaimés bis les cardinaux, et a nos vénérables frères les archevêques et évôques de France. Voy. aussi les Mémoires du clergé, tom. Il, p. 557, 73», 'JKi et suiv. La Combe, Jurisprud. canuti., au ni' t Skmisaiiib. Le Diction, de la tkéol. cathol. l!aet. Moroni, vol LX11I, p. 306- '&l'k. Richard et Giraud. Le Drction. ecclés. et canon, porttttif.

SEMl-PELAGIENS, hérétiques du y* siècle qui prétendaient que l'homme pouvait commencer la bonne œuvre par les seules forces du libre arbitre, et que la grâce ne lui était nécessaire que pour continuer et perfectionner cette bonne œuvre. On leur donna le nom de Semi-pélayieus . parce qu'ils n'admettaient que la moitié de l'hérésie de lJél.ige, qui avait enseigné (pie tout le bien venait des seules forces du libre arbitre. On attribue les premières se? menées du semi-pélagianisme à Lassien, moine célèbre qui avait passé une partie de sa vie parmi les solitaires de la Thébaide, et était venu demeurer à Marseille; ce qui fait que les semi-pélagienssont souvent appelés MassiUe/tses, c'est-a-dire Marseillais. Les semi-pélagiens ont été combattus par saint Augustin, saint l'rosper, saint Fulgence. saint Césaire d'Arles, etc. Voy. le Traité de la Urùce, dans les théologiens. Le Diction, ecclés. et canoa. ftortatif. Bcrgier, Diction, de théol. V Encyclopéd. cathol. Le Diction, de ta thènl. cathol.

SEMI-PRÉBENDE. Voy. Prébende, n° L

SEMIRAMOTH, lévite, portier du temple.

Voi/. I l'aralip., xv, 18.

SEMISCATA ou GEMISCATA, ancienne ville épisc. du horas.ui ou du Turkestau. Le pape Jean XXII 1 érigea en évéché suuïagant de SuIt tanie vers l'an 1320. Nous en connaissons un évéque, Thomas Mancasola . dominicain, qui siégeait en 1329 et en 133*). Voy. Lequien, (Jriens Christ., tom. III. p. 1375.

SEMLA, roi de Masréca, dans l'Idumée. Voy. Genèse, xxxvi, 36.

SEMLAl , un des chefs des Nathinéens. Voy. I Esdr., n, 46.

SEMLER (Jean - Salomon) , protestant, né à Saalfeld en 1721, mort à Halle Van 1791, s attacha à Baumgai ten , qu'il aida dans la public** tion de son Histoire universelle. Appelé à Cobourg en 1749 en qualité de professeur, il y rédigea la Gazette. Après avoir enseigné l'histoire et la littérature à Altdorf, il obtint en 1751 une chaire de théologie à Halle, et en 1757 il succéda à Baumgarten dans la direction du séminaire théologique. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° île Darmoniacis quorum in Sova Testam. fit meniio; Halle, 1760, in-8°; trois autres édit.; dans les possessions démoniaques, Semler ne voit que des maladies mentales : — 2° Essui d'une démonotogie biblique, en allemand; ibid., 1776, in-8»; — 3» Préparation « f herméneutique biblique, en allemand; ibid., 1760-1769, 4 part, in -8°; — 4» Apparutus ad liber am Veterii testamenti interprétât ioncm ; ibid., 1767, in-8»; — 5» Apparu tus ad libérant Veteris Testamenti interpretationem; ibid., 1773, in -8», — 6° De Discrimine notiunum vulgarium et christiunarum in lihris Novi Testamenti observando; ibid., 1770, in -4°; — 7° Commentationes historu* de anttquo christianorum statu; ibid., 1771-1772. 2 vol. in -8°; — 8» Essai d'un précis substantiel de f histoire de l'Église, en allemand; ibid., 1778, 3 vol. in-8u. Dans ces ouvrages, comme dam» tous les autres qui sont sortis de sa plume , Semler professe le ration»» Usine le plus avancé ; on peut dire même qu'il

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le pousse quelquefois jusqu à l'extravagance. Dans notre Introduction htstnr. »•/ eut., etc., nous avons combattu ses erreurs sur l'inspiration, la canonicité des Litres saints, etc. Il faut dire à sa louange qu'il n'est pas opposé à l'authenticité du livre du prophi-te Daniel.

SEMMA. Parmi les plus vaillants hommes de l'armée de David mentionné-, au chapitre xxu du IIe livre des Rois, se trouvent : 1" Semma, fils d'Agé, d'Arari (vers. 11); 2» Semmn de Harotli (vers. '25); 38 Semmn d'Orori (vers. 33). L'hébreu porte Schamma, au lien du Semmn de la Yulgale. Quelques interprètes pensent qu'il n'y a eu qu'un seul personnage du nom de Semma ou Schamma , Ârari , Harodi et Orori ne faisant qu'un. Pour nous , nous croyons plutôt qu'il y a eu trois Semma ; seulement , celui du vers. "25 serait le même ipie Snmmoth. Vmj. ce dernier mot.

SEMMAA, frère de David et frère de Jonadab, qui conseilla à Amon de faire le malade, afin qu'on lui envoyât Thamai , sa sœur, dont il était éperdument amoureux. loi/. 11 Rois, XIII. ».

SEMMÂATH, père de Zabad, qui fut un des meurtriers de Joas, roi de Juda. Voy. Il Paralip., xxiv, '20.

SEMNÊA. Voy. Sesnéa.

SEMRAN, fils d'Issachar et chef de la famille des Semranites. Voy. Nombr.. xxvi,2i.

I. SEMRI, fils de Séméia et père d Idaïa, de la tribu de Siméon. Voy. 1 Paralip., iv, 37.

II. SEMRI, fils de Mérari, et un des portiers du temple sous le roi David. Voy. 1 Paralip.,

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