I. SENA. Voy. Sienne
II. SENA ou ELSEN , ville épisc. de la province patriarcale, au diocèse des Chaldéens. On l'appelle aussi Cardtdiabed. Le géographe de Nubie la met sur le Tigre, à quarante milles de Taerit ou Tagrit, et à trente-six d'Iladilh. L'évéché de Séna ou Elsen fut uni à celui de Dua/icha ou Bouazige par le catholique Seharjesu III. On en connaît huit évéques, dont le premier, Milas, siégeait du temps du catholique Seharjesu I«r. Voy. Lequien, Oricns Christ., tom. II, p. 1175. Richard et Giraud.
SENAA , ville dont les habitants contribuèrent beaucoup au rétablissement de Jérusalem après la captivité. Voy. I Esdr., il, 35.
SENAAB, roi d'Adama. Voy. Genèse. xiv,2.
SENJE. l'ov. Sienne.
SEN ASCOPOLE, ville épisc. située sur le Pont- Euxin, sous la métropole de Sultanie. On en connaît cinq évéques latins, dont le premier, Gothus, mourut en 1401. Voy. Lequien, Orient Chnjt., tom. 111, p. 1415. Richard et Giraud.
SENAT. Ce nom, qui vient du latin sem.t, c'est-à-dire lieillard, est donné dans l'Eglise au chapitre cathédral, qui, par son institution, est le conseil-né de l'évéque diocésain; car un chapitre doit être composé d'hommes instruits, prudents, expérimentés , et remarquable par sa gravité et la maturité de l'âge. Le chapitre assiste 1 évéque toutes les fois qu'il est nécessaire dan* les délibérations et .'«flaires importante6 :
Canonici episcopo, quoties oportuerit, dit Pie IX , in delibernndis agendisque gravions tnomenti rébus consi/ium operamque pneltcant , illiutqne *rnntnm rond Huant. Le concile de Trente et tous les autres conciles ont donné au chapitre cathédral le nom de sénat. Le sacré collège des cardinaux peut être considéré comme le sénat du Pape. Muratori nous apprend, en effet, qu'au temps d'Alexandre III les cardinaux étaient appelés sénateurs. Voy. Pie IX, Bulle d'érection de Vévfkhé de Fort -de-Frunce. Conc. Trident., sess. XXIV, cap. xii, de Reform. Muratori, Rerum Ifaticar. Scriptor., tom. H, part. Il, p. 540. L'abbé André, Cours alphabet, de divit canon.
I. SENAULT (Jean-François), célèbre général des Pères de l'Oratoire, né à Anvers en 1599 selon les uns, et l'an IGOI , à Paris.selon les autres ; mort a Paris l'an 167-2, prêcha pendant quarante ans avec le plus grand succès , et acquit par son éloquence un immense réputation. 11 refusa toujours par modestie les pensions et le» évêchés qu'on lui proposa à diverses reprises. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Parap/iraset sur Job; Pans, 1637, in -8»; Rouen, 1067; in -8", 9e édit.; — 2° De l'Usage des passions' Paris, 1641, in-4°; plusieurs traductions et diverses éditions; — 3* Panégyriques des saints; ibid.. 1635-1658, 3 vol. in-4»; — 4° Vie de Catherine de Mnntholon , fondatrice des Vrsulines de Dijon: 1653, in- 4». Voy. le P. le Long, Bibtioth. sacrée. Moréri , Dict'um. histor. Richard et Giraud. Feller, Riogr. univ. La Nouv. Biogr. génér.
II. SENAULT (Joseph) , dominicain et docteur en théologie , mort a Paris en 1722 , était neveu du précédent. Il prêcha avec distinction, et devint prieur du couvent de Saint-Jacques à Paris. Outre quelques petits ouvrages, il a publié : Les Œuvres choisies du R. P. Joseph Sennutt , oit il y a cent cinquante idées, projet* et discours en forme de sermons, sur tous les mystères de Sotre-Scigneur, avec leurs desseins, leurs divisions, leurs preuves et leur morale; Paris. 1692. in -8°. Voy. le P. Échard, Script. Ont. Prœdic, tom. il, p. 782 et 783. Richard et Giraud.
SENAUX (Marguerite de), de l'Ordre de Saint-Dominique , née à Toulouse en 1590 , morte à Paris l'an 1657, est célèbre sous le nom de la Afëre Mnryuerite de Jésus. Mariée à Raymond de Garibal , elle vécut avec lui jusqu'en 1618. époque à laquelle Marguerite se fit religieuse de I Ordre de Saint - Dominique, et Raymond prit l'habit de chartreux. Appelée à Paris pour fonder le monastère de Saint-Thomas-d'Aquin, elle en fonda un autre près de l'église Saint - Eustache ; ce dernier fut transféré non loin du Louvre, puis dans le faubourg Saint-Antoine. C'est là que Marguerite finit ses jours. Voy. Moréri , édit. de 1759. Richard et Giraud.
SENDOU. Voy. Sandoux.
SEN DR AS (Sendracum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit , située dans le bas Languedoc, au diocèse et à une lieue d' A lais , sur le Gardon. Elle était du diocèse de Nimes avant qu'on eût érigé la ville d'Alais en évéché. On ignore l'auteur et le temps de la fondation de cette abbaye. On trouve seulement que le pape Innocent II la donna à Adelbert, évéque de Nimes; que le pape Eugène III et le roi Louis le Jeune confirmèrent cette concession, et qu'Urbain V soumit la même abbaye au monastère de Saint- Victor de Marseille. Voy. la Galiia Christ. ,t. IV.
SENE. Jonathas et son écuyer pénétrèrent dans le camp des Philistins en passant entre deux rochers, dont l'un était appelé Basés, e* l'autre Séné. Voy. I Rois, xiv, 4.