‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 926 sur 1294 · SER · texte numérisé non relu

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concession d'une sépulture dans l'église , il faut le consentement de l'évéque ou au moins du provincial, si c'est dans une église de réguliers. Ils ajoutent qu'il faut que le tombeau soit creusé dans la terre, et ne soit point sous l'autel, ni même sous les degrés de l'autel. Le rituel romain veut que l'on enterre les ecclésiastiques dans un lieu particulier, séparé de celui qui est destiné à la sépulture des laïques; qu'il y ail même une distinction pour les prêtres sur les autres clercs inférieurs. Le chœur et le cancel de l'église de la paroisse étaient autrefois le lieu ordinaire de la sépulture des curés. C'est le règlement du concile de Tours de l'an 1583. Il n'y avait autrefois que les corps des martyrs qui fussent enterrés dans les églises. On inhumait les autres dans les cimetières seulement, et l'empereur Constantin fut le premier

3ui se fit enterrer dans le portique du temple es Apôtres à Constantinople. L usage des sépultures dans les églises ayant été toléré, on n'accorda d'abord cet honneur qu'aux fidèles d'une piété distinguée, puis à tous les autres indifféremment. Les personnes illustres désirèrent alors à d'être enterrées dans les lieux les plus honorables de l'église. C'est ce qui a donné lieu aux sépultures dans le chœur, qui ne furent accordées d'abord qu'aux personnes de la première considération , et, dans la suite, aux patrons et aux fondateurs, à l'égard desquels cette prérogative est devenue un droit de rigueur. Voy. le Recueil de jurisprudence canonique. Les Mémoires du clergé, tom. XII, p. '276 et suiv. Richard et Giraud. L'abbé André, qui, en quatre paragraphes, examine le lieu ou la sépulture doit être faite ; à qui elle doit être donnée ; la forme des enterrements , et la violation de sépulture.

SEPULVEDA (Juan-Ginès de), théologien et jurisconsulte, ne à Pozio Blanco, près de Cordoue, en 1491, mort à Mariauo , près de la même ville, l'an 1572, fut un des hommes les plus distingués de son siècle. Il eut un canonisât a Salamanque, et devint théologien et historiographe de Charles -Quint. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° De Fato et iibero arbitrio lib. Ht; Rome, 15*26. in-4«; Paris, 1511, in-8»; c'est une réfutation des erreurs de Luther; — 2° De Hitu nuptùirum et dispensa tioue ; Rome, 1531, in -4e; — 3° De Correct ione anni mensiumque romanorum ; Venise, 1516, in-K11; — 4° De la Vérité du corps et du sang de Jésus - Christ dans te sacrifice de la messe ; Paris, 1570. Les Œuvres complètes de cet auteur ont été imprimées à Cologne . 1602. Voi/. André Schott, Vtta Sepu/vedœ, a la tête de 1 édition de 1002. Nicolas - Antonio . Riblioth. Hispana nova. Nicéron, Mémoires, tom. XXIII. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

SEQUANUS. Voy. Seine, n° IL

SEQUESTRE , dépôt d'une chose litigieuse en main tierce, afin de la conserver à la partie à oui elle appartiendra. Quand aucun des contenants au sujet d'un hénélice ne parait avoir droit, on met les fruits de ce bénélîce en se-

Îuestre, et l'évéque diocésain commet pour le esservir une ou plusieurs personnes autres que celles qui y prétendent droit, et leur assigne une rétribution payable par préférence sur les fruits dudit bénéfice , nonobstant toute iaisie et autre empêchement sur cette rétribulion de la desserte. Voy. la Combe , Jumprud. nnonique . au mot Séquestre.

SER, ville de la tribu de Nephthali. Voy. losué, xix, 35.

SERAPHIM, terme hébreu auquel correspond notre français séraphins. On donne ce nom aux serpents ailés oui firent mourir les Israélites dans le désert. Dans Isaïe, il signifie une sorte d'anges qui étaient au-dessus du trône du Seigneur, et qui avaient six ailes; deux qu'ils élevaient sur leurs têtes, deux dont ils couvraient leurs pieds, et deux dont ils se servaient pour voler, se criant de l'un à l'autre : Saint, Saint, Saint ett le Seigneur Dieu des armées. Dans la distinction des neuf chœurs d'anges, les Séraphins sont au premier rang. Voy. Nombres, xxi , 6. Isaïe , vi , 2, 3. Compar. Ange, n° I.

I. SÉRAPHIN, nom d'un Ordre de chevalerie qui fut institué, l'an 1331, par Magnus IV, roi de Suède, pour conserver le souvenir du fameux siège d Upsal. Cet Ordre fut dédié à Jésus-Christ , et les chevaliers portaient le nom de Jésus dans un ovale qui pendait au bas d'un collier composé de séraphins et de croix patriarcales alternativement. Voy. le P. Hélyot, tom. VIII, ch. \i ni.

II. SÉRAPHIN , capucin, fut un des plus célèbres prédicateurs de son Ordre, et même de son siècle. 11 se fit entendre dans les principales églises de Paris , et il prêcha le Carême devant le roi en 1696 et I69Ô. Nous avons de lui : 1» Homélies sur les Evangiles des dimanches de tannée; Paris, 1604, 6 voj. in-12; — 2» Homélies sur les Evangiles et les Epitres det mystères et des fêtes du mois de novembre et de décembre; 1697, 2 vol. in-12; — 3° Homélies sur les Évangiles et les Épitres des mystères et des fêtes des mois de janvier, février, mars et avril; 1703,

4 vol. in- 11 Foy. le Jour n. des Savants, 1094. 17U3 et 1726. Diction, des prédicat.

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