II. SÉPHORâ, sage -femme d'Égypte. Voy
Phi a . n" III.
SEPHTHAM, père de Camuel, de la tribu d Éphraïm. Voy. Nombre» , xixiv , 24.
SÉPHUPHAN, fils de Balé et petit-fils de Benjamin. Voy. I Paralip., vin. 5.
I. SEPT, nombre consacré, dans les Livres saints et dans la religion des Juifs, par un grand nombre d'événements et de circonstances mystérieuses. Par exemple , le repos de Dieu le *i«i>iv*nit jour d'après la création; le repos du sahbal ou septième jour de la semaine; le repos des terres la septième année ; la liberté des esclaves après sept fois sept années ; la venue du Messie après sej,t et 62 semaines d'années; sept jours de solennité dans les grandes tètes; sept années d'abondance et sept de stérilité , signifiées par le songe de Pharaon. Ajoutons que le nombre sept se trouve encore très-souvent dans l'Ecritnre; ainsi il est parlé de sept églises, de sept chandeliers, de sept branches au chandelier d'or, de sept lampes, de sept étoiles, de sept sceaux, de sept an^es, de sept trompettes, te nombre sept était encore allécté dans les cérémonies de religion ; les amis de Job offrirent en sacrifice sept veaux et sept béliers; David, dans la translation de l'arche d'alliance, fit immoler ce même nombre de victimes; Abraham en avait donné l'exemple en faisant à Abimélech un présent de sej>t brebis pour être immolées en holocauste sur l'autel , à la face duquel il avait fait alliance avec ce prince. Voy. Bergier, Diction, de théol.
II. SEPT-FONTS, monastère de l'Ordre de Citeaux. fille de Clairvaux, dans le Bourbonnais, à six lieues de Moulins . a été ainsi nommé des sept fontaines qu'on y trouva lorsqu'il fut établi. Cette abbaye ne suffisait que pour un abbé et quatre religieux, lorsque D. hustache de Beaufort en fut fait abbé. 11 entreprit en 1663 d'y mettre la réforme , et avant sa mort, qui arriva en 1709, il vit sa communauté composée de cent religieux et de cinquante frères corners environ, qui pratiquaient exactement la règle de Citeaux et toutes les austérités de la Trappe. Voy. Drouct de Maupertuis , Hist. de lu réforme de Sept - fonts. De Villefore, Vies des Pères d'Occident. Le Diction, eiclés. et canon portatif.
III. SEPT-FONTAINES (S^tem-Fontes) , abbaye de l'Ordre de Ptémontré , en Champagne, au diocèse de Langres. à quatre lieues au nord de Chaumont en Bassigui, fondée, vers l'an 1127, par un prêtre nommé .losbert, du temps de Joceran, évèque de Langres. Elle était de la réforme de la filiation «le Bel levai. Saint Bernard en fait mention dans sa lettre CCLUI. IV.»/. la tialha Christ., tom. IV.
IV. SEPT-FONTAINES. abbaye de l'Ordre de l'rémontré , était située dans le Thiérache, en Champagne , au diocèse de Reims. Elle fut fondée par Délie, seigneur de Mézières, et Ode, sa femme, 1 an 1121.
I. SEPTANTE, nom sous lequel on entend ordinairement les soixante-dix ou soixante-uouze interprètes qui, selon l'opinion commune, traduisirent les livres de l'Ancien Testament, ou du moins le Pentatcuque , d'hébreu en grec , par l'ordre de Ptolémée Philadelphe, roi d'Egypte, l'an du monde 27îi8, 277 avant Jésus- Christ. Leur traduction porte le nom de Version d Alexandrie ou Version alexundrinc . parce qu'ils la firent dans l'ile de Pharos, prés d'Alexandrie. On rapporte fort diversement les moyens dont on se servit, soit pour les rassembler, soit pour s'assurer de la fidélité de leur traduction.
Quoi qu'il en soit , ij est certain que plusieurs anciens Pères ont regardé cette version comme infaillible et inspirée du Saint-Esprit , fondés en cela sur l'admirable conformité qui s'était trouvée entre les divers exemplaires de ces interprètes , quoiqu'ils n'eussent eu aucune communication les uns avec les autres. Ce dernier fait cependant étant douteux, l'Eglise n'a jamais décidé sur l'inspiration divine des Septante. Mais si cette version n*a pas été divinement inspirée à ses auteurs . c'est au moins un monument précieux ; saint Jérôme lui-même , tout en relevant les imperfections et en condamnant l'abus qu'on pourraiten faire si on l'égalait, par exemple, aux sources hébraïques, reconnaît dans plusieurs de ses ouvrages qu'elle est et qu'elle doit être d'une grande autorité. Nous ne croyons pas nous tromper en avançant qu'on semble avoir trop exagéré les vices de cette version , qui, bien examinée de près , ofire beaucoup de sens qu'il est aisé de rapprocher du texte hébreu. • In quibus, dit saint Augustin, ab hebraica veritate putanlur Septuaginta interprètes discrepare, et bene intellect! inveniuntur esse concordes. » Voy. llieronym., Apoloyiaodv. fiufinum. i. //, et alibi pas «ùn.August., De Cv,t. Da, I. XVIII, c. Xi. D. Calmet, Diction, de la Bif'le, et Dtsserl. sur la Version des Septante. Le P. Fabricy, qui, dans ses Titres primitifs de la Révélation, tom. I , p. 192 et suiv., fait une très-longue énumération de la multitude d'ouvrages faits au sujet de cette célèbre version. Bergier, Diction, de théol., art. Septantb et Bibles grecques. Ferrand, Summa Hiltlica. J.-B. Glaire, Introd. histor et cri t., etc., tom. I, p. 128 et suiv., où l'on trouve traitées les diverses questions qui se rattachent à la version des Septante, et la liste des principales éditions qu'on en a données.
11. SEPTANTE - DEDX , disciples de Jésus- Christ. L'Église a trouvé bon de prendre un jour dans l'année pour honorer la mémoire des soixante-douze disciples que Jésus-Christ choisit, la troisième année de sa prédication , pour les envoyer devant lui, dans tous les lieux où il devait aller lui-même. Les Grecs les honorent le i janvier, et les Latins, le 15 juillet. Ce jour est celui où l'on célébrait autrefois, en France, la fé*e de la division des apôtres, dont on faisait l'office au collège de Montaigu à Paris.
SEPTEMPEDA. Voy. San-Sevewno.
SEPTENAIRES. On appelait ainsi autrefou.
en France, les maitres ès arts qui. ayant enseigné pendant sept ans continus, aosque internussionf et citra fraudent, dans une université, avaient obtenu des lettres de Septennium. Par l'article liv des statuts de l'université de Paris, confirmé au grand conseil et au parlement , les septénaires étaient préférés aux autres gradués, quoique plus anciens nommés, excepté les docteurs en théologie. Les principaux des collèges célèbres jouissaient du même privilège. Par les articles i et il de la déclaration du mois d'octobre 1713, lorsqu'un bénéfice à charge d ai aura été requis par plusieurs gradués, qui auront, depuis sept ans accomplis, la qualité de docteur ou de professeur en théologie seront préférés aux autres gradués, quoique plus anciens qu'eux. A l'égara des autres bénéfices qui ne sont point à charge d'âmes, h préférence est accordée aux professeurs èsarts, principaux et professeurs en droit qui auront exercé ces fonctions pendant sept années consécutives, sans interruption et sans fraude. t*'>y. les Mémoires du cierge, t. X , p. 403, et t. XII , p. t'ûi< et suiv.
SÊPU — 2111 - SÉPÏÏ
SEPTHAÏ, un des Juifs qui, après la captivité de Babylone , faisaient faire silence pendant qu'Esdras lisait la loi devant le peuple. Ko?/, il Esdras, vin, 7.
SEPTDAGÉSIME, mot qui signifie soi.r/mfedi.r. C'est le nom qu'on a donne au dimanche qui commence la dixième semaine avant Pâques. Oe dimanche est le troisième avant le premier dimanche du Carême , et le premier terme qui lui sert de préparation. On ne doit point chercher d'autre raison de ces mots de septuagésime, de sexagésime et de quinquagésime , que l'intention de ceux qui ont voulu figurer des noms pour ces trois semaines sur celui de 711/1dragésivie, qui veut dire carême ou quarantaine de jeûnes, en rétrogradant par degrés jusqu'aux trois dimanches précédents, et en gardant l'ordre des nommes par dizaines depuis quarante jusqu'à soixante - dix. Nous ne voyons point de vestiges de la septmgésime dans l'Église romaine avant le vi» siècle ou la lin du précédent. Ixîs Orientaux avaient aussi leur septuagésime, qu'ils observent encore aujourd'hui sous le nom de prosphonésime ou de la prosphonesc, c'est-à-dire semaine de la publication,
Erce qu'on y annonce au peuple le jeûne du réme qui approche. L'intention de l'Église, dans l'institution de la septuagésime , est de nous faire prévenir, par ses offices et par la componction du cœur, les pratiques de la pénitence du corps, d'où vient quelle s'abstient, depuis ce jour jusqu'à Pâques , des cantiques de joie, tels que Y Alléluia, le Te Deum, le Gloria in ercelsis. Voy. Thomassin, Traité des Fêtes, 1. H, ch. xm, et Traité des Jeûnes, IIe part., ch. 1. Bergier, Diction, de théol.
SÉPULCRAUX , hérétiques ainsi nommés parce qu'ils disaient que Jésus-Christ n'était descendu aux enfers que selon son corps, et que ces enfers n'étaient rien autre que le sépulcre où il avait été mis, et où sa sainte àme ne fut point enfermée. Cette erreur, qui a été soutenue par plusieurs calvinistes après Bèze, est contraire au Symbole, qui nous enseigne que l'àme de Jésus -Christ est descendue dans les limbes. Voy. Sander., Hœres., CCXXI. Bergier, Diction, de théol., art. Enfer, ij 4.
i. SÉPULCRE. Les Hébreux ont toujours eu un grand soin de la sépullure des morts. La plupart de leurs sépulcres étaient creusés dans le roc : par exemple , celui qu'Abraham acheta pour mettre Sara , ceux des rois de Juda et d'Israël, et celui où fut mis le Sauveur. Quelquefois aussi ils étaient en pleine terre, mais toujours avec quelque marque assez sensible pour avertir d'éviter les souillures qu'on pouvait contracter en en approchant. Jésus- Christ, faisant allusion à l'usage de blanchir chaque année les sépulcres, appelle les pharisiens des sépulcres blanchis. Ailleurs il les compare à des sépulcres cachés , par l'approche desquels on se souille sans s'en apercevoir. Voy. Genèse , xxiu, 4,6. Matth., xxm, 27. Luc, xi, 44. D. Calmet , Diction, de la Bihle, et Dissertât, sur la funérailles. J .-B. Glaire, Introdw tton, etc., tom. II ,p 2X7 et suiv.
IL SÉPULCRE (SAINT) ou TOMBEAU OU SAUVEUR sur le mont Calvaire, creusé dans le roc, comme l'Évangile nous l'apprend. C'est une espèce de petite chambre , presque carrée en dedans, haute de huit pieds un pouce, et large de quinze pieds dix pouces. La porte . de quatre pieds de haut, sur deux pieds quatre pouces de large , se ferme par une pierre du même roc que celle du tomheau. C'est sur cette pierre que les princes des prêtres avaient ap-
pliqué leur sceau; c'est elle que les saintes femmes craignaient de ne pouvoir remuer, et sur laquelle enfin l'ange s'assit après que Jésus fut sorti du tombeau. Le lieu où le corps de Jésus fut placé , et qui occupe tout un coté de cette grotte, est une pierre élevée de terre de deux pieds quatre pouces , longue de cinq pieds onze pouces, et large de deux pieds huit pouces, posée en long, d'orient en occident. Elle subsiste encore aujourd'hui, mais tout incrustée d'un marbre blanc. Voy. Jean, xix, 42. Marc, XVI, 3. Matth., xxvui, 2. Paul Lucas, Votfage dans l'Asie Mineure, tom. H. L'abbé Jacquin et Duesberg, Diction. d'Antiquités chrétiennes, art. Saint-Séiti.cre.
m. SÉPULCRE (SAINT-), Ordre de chanoines réguliers. Godefroi de Bouillon s'étant rendu maître de Jérusalem en 1099, mit des chanoines dans l'église patriarcale du Saint- Sépulcre; et Arnoul, qui d'archidiacre de l'église de Jérusalem se lit élire patriarche, obligea ces chanoines de vivre en commun sous la règle de Saint- Augustin, en 1114. Cet Ordre se répandit en Allemagne, en France, en Angleterre, en Pologne, etc. Innocent VIII le supprima; cependant il subsiste encore en Pologne et en Allemagne. Il y a aussi des chanoinesses régulières du Saint -Sépulcre en Allemagne, en Espagne, etc. Voy. le P. Ilélyot, tom. Il,
C I V .^SEPULCRE (SAINT-), [Ordre militaire établi par le pane Alexandre VI, qui prit la qualité de grand maitre pour lui et pour ses successeurs. Léon X, en 1516, et Clément VII én 1585. accordèrent de vive voix au gardien des religieux de Saint - François , en Terre Sainte, le pouvoir de faire de ces chevaliers du Saint-Sépulcre, et Pie IV confirma, par une bulle de l'an 1591, tous les privilèges accordés à ces religieux et au gardien par ses prédécesseurs. L'Ordre du Saint -Sépulcre a été réuni à celui de Saint-Jean-de-Jerusalem, et cette réunion a été confirmée par Paul V. Voy. le P. Hélvot, tom. II, ch. xvm.
V. SÉPULCRE (SAINT-), en latin Sanctum Sqmkrum, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans la ville de Cambrai. Elle reconnaissait pour fondateur saint Liesbert , évèque de la même ville. Ce prélat, ayant fait un voyage en Terre Sainte pour y voir", entre autres choses, le sépulcre de Notre-Seigneur, et n'ayant pu avoir cetteconsolation, fonda à son retour à Cambrai, l'an loti», le monastère dont il s'agit en l'honneur du saint sépulcre , au même endroit où Gérard, son prédécesseur, avait fait bâtir, quelques années auparavant, un oratoire avec un cimetière pour les pauvres. Voy. la Galiia C'A ritt., tom 111.
SÉPULTURE. Dans tous les temps, et chez tous les peuples, ou a regardé comme sacrés les derniers devoirs que l'on rendait aux morts. Partout et toujours ç'a été une ignominie de laisser l'un de ses proches , de ses semblables , exposé à être dévoré par les bêtes sauvages et les oiseaux de proie, à moins que le mort n'eût mérité pendant sa vie cet acte de mépris , et que l'on ne voulût épouvanter le crime par cet exemple. Quand les prophètes désirent encourager les Hébreux à bien agir pendant le combat, quand ils veulent les détourner du crime, ils ne trouvent rien de plus fort que de leur annoncer que Dieu destine leur corps à devenir la nourriture des bêtes fauves et des oiseaux de proie. Com/mr. Funérailles. Quant à la sépulture envisagée au point de vue du droit canon, les canonistes établissent que, pour la