‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 935 sur 1294 · II. SERRANUS (Joannes). Voy. SERRES (Jean de · texte numérisé non relu

II. SERRANUS (Joannes). Voy. SERRES (Jean de

SERRAO (Jean-André ) , évèque de Potenza , né à Castel-Monardo , dans le royaume de Naples, en 1731, mort l'an 1799 à Potenza, entra dans la congrégation de l'Oratoire à Naples; et, lors de l'explusion des jésuites, il obtint une cbaire de théologie inorale au collège du Sauveur. En 1782 le roi de Naples le nomma à l'évéché de Potenza, mais le Pape refusa les bulles, parce que Serrao avait soutenu des doctrines erronées, et qu'il refusait de les rétracter. Cependant, l'année suivante, Serrao, ayant signé une lettre où il prolestait de son obéissance au Pape et de son attachement aux constitutions apostoliques, et où il promettait de soumettre ses écrits au Saint-Siège, fut sacré évéque. En 1798, le général français Championne! s'étant emparé de Naples , l évéque Serrao se déclara partisan de la révolution , excita le peuple à embrasser ses sentiments, et abandonna les droits de son souverain. Mais une armée de royalistes ayant forcé les Français à se retirer, et s étant emparée de Potenza, l'éyéque fut massacré dans son lit comme traître à son roi. On a de lui plusieurs écrits, entre autres : 1" De Sacris Scnptuns id>er, qui est locorum moralium primus; Naples, 1763, in-4°;

— 2° De Claris Catéchiste; ibid., 1709, in-8»; ouvrage dans lequel on trouve des éloges pompeux des Catéchismes jansénistes, et des déclamations contre les souverains Pontifes ; — 3» La l'ragmul , sanctum de satnt Louis, roi de France, proposée aux réformateurs de la disci-

Elme ecclésiastique; ibid., 1788, in-12, en itaen. On lui attribue quelques autres écrits où le Saint-Siège est traité avec la plus grande inconvenance; nous citerons seulement r Oissertation sur / autorité des métropolitains de sacrer leurs suffraganls ; de la monarchie universelle des Papes, discours adressé au roi Ferdinand et à tous les souverains. Voy. les Nouvelles ecclésiastiques , 1782 et 1783. La Biogr. deqli uomini iltwitri del regno di Sa poli , tom. Xlll. Feller, BuH/r. univers. J. Lamoureux, Notice sur A. Serra»; Paris i 180G, in-8°. La Nouv. Biogr. génér. SERRARIUS. Voy. Serarius.

SERRE (Antoine), docteur en théologie et ancien curé de Charenton , vivait au xvn* siècle. On a de lui : 1° une Exposition du ix» chapitre de tEpitre de saint Ptiul aux Bomains, contre les protestants; Paris, 1098: — 2° De t Autorité de saint Augustin touchant la matière de la grâce, pour l'instruction des nouveaux catholiques ; ibid.;

— 3° une Table des puisages choisis tirés des saintes Ecritures, etc., pour l'instruction des nouveaux convertis; ibid.

SERREI (De). Koy.Ai.BIN de Valsergues.

SERRES (Jean de), en latin Senanus, fameux calviniste, né à Villeneuve de Derg vers l'an 1510, mort à Genève en 1598, fut appelé i Nimes, en 1578? en qualité de recteur de l'Académie et de principal du collège des Arts. Il assista aux assemblées calvinistes dr Sommières et de Montauban, ainsi qu'au synode de Vitré en 1583, et aux états du Languedoc en 1587. Il fut employé par Henri IV dans diverses affaires

importantes. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Commentarii de statu retigionis et reiputdicat in regno Gatlice, ; Genève, 1571-72-73-77; Lcyde, 1500, 5 vol. in-8°; — 2° Psabnorum Davidit aliquot Metaphrasis grœca ; Genève, 1575, in -16; — 3° Commentanus in Salotnonis Ecctesiasten ; ibid., 1680, in -8°; trad. en anglais; — 4° Doctrinœ Jesuitarum prœàpua1 capiia retexta et constata: la Rochelle, 1581-88, 0 vol. in-8»; recueil de quatre ouvrages de controverse qu'on trouve aussi imprimés séparément, et qui sont remarquables par l'inexactitude , l'incorrection et la ifrossièreté non-seulement dans le style , mais dans toute la teneur de la narration ; — 5° Discours de r immortalité de l'âme; Lyon, 1590, in -8°; — 6B Appnralus ad /idem cathoticatn ; Paris, 1597, in -fol.; réimprimé sous le titre : De Fuie catholira Apparatus, sive de prinaptis retigionis christianat , communi omnium cfmstianorum consensu , set riper et ubiaue ratis; Paris, 1007, in-8»; ouvrée qui fut méprisé par les catholiques, dit Feller, et reçu Avec tant d'indignation par les calvinistes de Genève, que plusieurs les ont accusés d'avoir fait donner i Jean de Serres du poison; le but de l'auteur, dans ce livre, était cependant de concilier les deux communions. Cet écrivain , ajoute Feller, était d'un emportement insupportable dans la société et dans ses écrits. Tout ce qui nous reste de lui est rempli de contes faux, de déclamations indécentes, de réflexions frivoles et triviales. Voy. le pasteur Senebier, Histoire littéraire de Genève, tom. II. Le P. le Long, Biblioth. histor. de France, t. III. De la Monnoia, Notes sur les Jugements des Savants de Bail/et , tom. III, p. 70. Nicéron, Mémoires, tom. IV et X, part. I, p. 151. Prosper Marchand, Diction, histor. Feller, Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. qenér.

SERR0N. Voy. Nicétas, n» IX.

SERR0NI (Hyacinlhek premier archevêqne d'AIbi, né à Rome en 1617, mort à Paris 1 an

1687. prit l'habit de Saint-Dominique en 1662, fut reçu docteur en 1641, et accompagna en France le P. Michel Mazarin , qui venait d'étro nommé à l'archevêché d'Aix par Louis XIV. Nommé à l'évéché d'Orange en 1646, Serronl ne montra pas moins de talents pour les affaires politiques que pour celles de l'Eglise ; aussi devint-il bientôt visiteur général, et intendant de l'armée dans la principauté de Catalogne. Les services qu'il rendit a l'Etat le firent nommersuccessivement premier aumônier de la reine mère, évéque de Monde , abbé de la Chaise-Dieu, et archevêque d'AIbi en 1676. 11 y fonda un séminaire, et gouverna son diocèse avec prudence, zèle et charité. Nous citerons de lui : 1° Entretiens affectifs de fâme avec Dieu pendant les huit jour» des exercices spirituels, pour l'usage des ecclésiastiques de son diocèse ; Paris , 1686, in-12: — 2* Méditations et affections sur les VII Psaumes de la pénitence, pour f usage des nouveaux convertis de son diocèse; — 3» Entretient affectifs de l'âme avec Dieu sur les CL Psaumes ; ibid.,

1688, in -8». Voy. le P. Êchard, Scriptor. Ord. Pradic, tom. H , p. 711. Le P. Touron, Hommes illustres de l'Ordre de Saint- Dominique , tom. V, p. 680 et suiv. Richard et Giraud, qui indiquent les autres écrits de Serroni.

SERRY ( r rançois-Jacques-Hyacinthe), dominicain, ne à Toulon en 1659, mort 4 Padoue l'an 1738, enseigna la philosophie à Paris, où il se livra à la prédication avec succès. Il se rendit à Rome en 1690, et devint théologien du cardinal Altieri et consulteur de l'Index. De retour à Paris en 1696, il se Ût recevoir docteur;

SF.RV

SEUV

plus tard on l'appela à Padoue , où il professa la théologie jusqu'à sa mort. Nous citerons de lui : 1° Histotia- congreqaUonum de Auxiliis divinœ gratta- lib. IV ; Bruxelles, 1700, in -fol.; Anvers ? 1709. in -fol.; — 2° Uivus Augustinus a calumma vinaicatus; Cologne, 4704. in-12; — 3» Schola thomistica vindicnta: ibid., 1706, in-8»;

— 4° Exercitationes historiclf, criticœ, pofemicœ de Christo, ejusqvc Virgine Maire; Venise. 1710, in -4»; ouvrage mis à l'Index le 11 mars 1722;

— 5* De Hontano Pontifiec in ferendo de Fide moribusque judicio , falli et fallcre nescin , de codentave Coneiiiis wcumenicis, anctoritate, potestate, jurisdictione svperiori, dissertutin duplex. Acredit appendix de mente Ecclesiœ Gallican* et A<ademiee Parisiensis cirra duo il/a Sedis apostolicn» privilégia; Padoue, 1732 , in -8°; ouvrage «paiement mis à V Index par un décret en date du 14 janvier 1733; — 6° Theologia suppter; 1136, in-12; trad. en français; 1756, in-12. L'objet de cet ouvrage est de supplier le pape Clément XII de donner des explications sur la bulle l'nigenitus. Voy. le P. Échard , Scriptor. Ont. Prcrdic, tom. II, p. 803 et suiv. Le Jour», des Savants, 1702, 1705, 1707, 1710, 1725, 1726, etc. Richard et Giraud, gui indiquent les antres écrits de Serry, et qui disent que les Gluvres posthumes du P. Serry ont été imprimées à Venise en 1745 et 1746, d'après les manuscrits originaux ; mais que les éditeurs en ont retranché ce qui n'était pas de leur goût, et y ont substitué ça et là ce qui leur paraissait le plus convenable. Feller, Michaud, Biogr. univers. Achard , Diction, htstor. de la Provence. La Nouv. Hiogr. gêner.

SÉRU0, mentionné dans le I" livre des Paralipomènes, est le même que Sarug. Voy. Saiivg , n» I.

SERVAIS (Saint), en latin Scrvatius, dernier évéque de ïongres et premier évéque de Maastricht, mort le 13 mai 384. On ne sait rien de certain de lui avant le concile de Cologne de Tan 346, auquel il assista. 11 transporta son siège épiscopal de la ville deTongres dans celle de Maéstricht , qui était de son diocèse. L'an 3i7 il assista au concile de Sardique en Ulyrie, et, l'an 350, il fut député vers l'etnpereu r Constance, en Orient. 11 se trouva encore au concile de Rimini, en Italie, l'an 359, et gouverna depuis son peuple avec une vigilance et une charité dignes des plus saints évéques. On dit qu'il avait composé contre les hérétiques Valentin , Marcion, Aétius, un ouvrage que nous n'avons plus. On célèbre sa féte le 13 mai. Quelques modernes prétendent qu'on a confondu deux Servais, et qu'il y en a eu un autre cent ans après celui-ci, du temps des ravages d'Attila. Ils ajoutent que c'est le second qui transféra le siège de ïongres à Maéstricht. Voy. Henschenius , 13 mai , et dans sa Dissertation des évoques de Tnngres et de Maéstricht, qui est à la téte du VII* tome du mois de mai des Arta Sanctorum. Nicéron, Mémoires, tom. VIII. Pagi , Lettre à Sicaise, p. 4. Richard et Giraud. Feller, Hiogr. univers. Le Diction, de ta ttiéo/. cathof.

SERVANT ou RÉPONDANT DE MESSE. Un prêtre ne peut dire la inesse seul; il doit avoir un servant pour lui répondre, et lui administrer les choses nécessaires. Saint Liguori pense que celui qui dirait la messe sans servant , a moins qu'il n'y eût une grande nécessité, commettrait un péché mortel. Or cette nécessité aurait lieu : 1° s'il s'agissait de dire la messe pour procurer le saint viatique à un moribond ; 2° si, le sacrilice étant commencé . le servant se retirait , et ai^sait le prêtre seul; 3° s'il était nécessaire

de célébrer pour qu'une paroisse entendit la messe; mais dans ce cas il serait difficile de ne

Kas trouver une personne pour assister le célérant, lui présenter les burettes, porter le livre , etc. La fonction de servant ne peut être remplie par des femmes, les canons aussi bien que le Rituel le défendent. Cependant, d'après une décision de la S. Congrégation des Rites du 27 août 1836 , une femme , en cas de nécessité (urgente necesritate), pourrait répondre la messe ; mais il ne lui serait pas permis de la servir; et le prêtre devrait porter lui-même d'un côté de l'autel à l'autre, prendre les burettes, etc. Voy. l'abbé André, Cours alphabét. de droit canon,

art. RÉPONDANT DE MESSE , SERVANT DE MESSE.

SERVATIDS. Voy. Servais.

SERVAT0S LUPUS. Voy. Loup, n<> VI.

SERVET (Michel), hérésiarque, né à Villanueva , dans l' Aragon , en 1509, brûlé à Genève l'an 1ô53, se fit recevoir docteur en médecine à Paris, où il professa les mathématiques. Il alla ensuite s'établir à Charlieu vers 1540; et. après y avoir enseigné la médecine pendant deux a trois ans, if voyagea en France et en Allemagne , publiant partout ses erreurs. Calvin le fit brûler vif à Genève. On réduit les erreurs de Servet aux six articles suivants : 1° le mystère de la Trinité n'est qu'un monstre inventé par des hommes insensés; le Père est seul Dieu; le Fils, un homme pur; le Saint-Esprit, un sou file émané de la substance de Dieu , et créé avec le inonde; 2° la substance de Dieu a des parties; elle est pierre dans la pierre, homme dans l'homme, etc.; 3° le pèche originel n'a fait que souiller le corps; 4* l'homme ne peut pécher qu'à l'âge de vingt ans ; 6° on peut i être sauvé sans le baptême , et sans connaître I l'Évangile ; 6° les prières des mahométans sont agréables à Dieu, et leur procurent la grâce du salut. Les principaux ouvrages de Servet sont : 1* De Trinttatis Erroribus Ithri teptem ; Haguenau, 1531, in-8»; Nuremberg, 1791, in-12; — 2° Dialogorum de Trinitate Liori duo; ibid., 1532, in-8°; — 3* De Justitia regni Christi capitula

Suntuor. Voy. Pratéole, Ut. Servetioni. Saner., Hctres., ccxvii. Sponde, ann. 1531. Feller, fiiogr. univers., où I on trouve d'excellentes réflexions sur l'inconséquence du protestantisme. Bergier, qui, au mot Servétistes, montre que Servet n'était justiciable ni de Calvin, ni du magistrat de Genève. Le Diction, de la Otèol. cotfinf.

SERVÉTISTES , nom que l'on a donné aux antiti initaresde ces derniers temps, parce qu'ils avaient suivi les traces de Michel Servet, qu'on regardait comme leur chef. Voy. Bergier, Diction, de theol. Compar. l'art, précédent.

I. SERVICE, ou SERVICE RELIGIEUX, se dit d'une messe haute qu'on célèbre, et des

Rrières publiques qu'on fait pour un mort. Voy. oël- Laurent Pissot, Manuel catholique pour servir à l'intelligence de l'office divin.

II. SERVICE DIVIN. Ce sont les prières, le saint sacrifice , les offices et les cérémonies de 1 Eglise, et dans lesquelles consiste le culte extérieur du christianisme, que l'on appelle aussi Liturgie, Office divin. Les juges d'Eglise sont seuls compétents de ce qui concerne le service divin. C'est aux évéques qu'il appartient de faire à ce sujet de nouveaux statuts et de nouveaux règlements. Les chapitres, même exempts, ne peuvent faire dans l'église cathédrale aucun changement dans la célébration, augmentation ou réduction du servicedivin , sous quelque prétexte que ce soit, sans le consentement, l'approbation et la confirmation de l'é-

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