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SÉTI

On rapporte , dans le XVIh recueil des Lettre» édifiantes, une Lettre de Sestre sur la persécution qui s'éleva, en 1723, au Tunquin contre les chrétiens, et dans laquelle plusieurs missionnaires et un grand nombre de chrétiens souffrirent le martyre.

SETH, fils d'Adam et d'Ève. était âgé de cent cinq ans lorsqu'il engendra Énos; il vécut encore après cela huit cent sept ans. Il fut le chef de la race des saints et des enfants de Dieu , comme les appelle l'Écriture, qui conservèrent la vraie religion, pendant que les enfants de Caïn s'abandonnaient à toutes sortes de déré-

flements. Les Juifs font honneur à Seth de invention des lettres hébraïques. On dit qu'il fixa lepremierla révolution desannées, desmois, des semaines, et qu'il donna un nom aux sept étoiles errantes, afin qu'on pût les distinguer. On a attribué à ce saint patriarche un grand nombre d'ouvrages. Les Séthiens, au rapport de saint Epiphane, lui en attribuaient sept, et les gnostiques un grand nombre. Les Arabes , les Éthiopiens , les Samaritains , prétendent avoir plusieurs livres de ce saint homme. IV»/. Genèse, v. 3. etc.; vi, 2. D. Calmet, Diction, de la Bible. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr.tt ecclés,, tom. I, p. 466 et 467. Compar. LONGÉVITÉ DES patriarches antédiluviens.

SETHAR, mot persan qui signifie un des premiers officiers de la cour d'Assuérus. Voy.

SÊTHÉENS ou SETHIENS , SÉTHINIENS, SÉTH1TES , hérétiques ainsi nommés de Seth. C'était une branche de Valentiniens sortie de celle des Caïnites. On les a confondus avec les Ophites , dont ils pouvaient être une des branche». Elle parut en Égypte vers l'an 190, et subsistait encore du temps de saint Épiphane, dans le rv» siècle. Ils avaient inventé une fable contraire à celle des Caïnites. Comme ceux - ci honoraient Caïn et tous les impies, les Séthiens rendaient leur culte à Seth. et le regardaient comme Jésus- Christ , Fils de Dieu2 'mais qui avait été fait par une troisième divinité , et substitué aux deux familles d'Abel et de Caïn, détruites par le déluge. Us disaient qu'il avait épousé Horée, et ils l'honoraient comme une divinité. Voy. Irena?us, Advers. Hœres., 1. I, c. vu et seqq. Tertull., De Prœscript., c. XLVll. Epiphan., flore*., xxxix. Philastre , De Hœres. Tillemont, Mémoires, tom. II. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, de la théol. cathol.

SÉTHINIENS , SÉTHITES. Voy. SÉTHÉEN8.

SETHRI, fils d'Oziel, et descendant de Lévi. Voy. Exode .vi , 22.

SETHROÏTES ou SÊTHRON (Sethraetet) , ancienne ville épisc. d'Egypte située près de Péluse,sa métropole, dans la première Augustamnique,au patriarcat d'Alexandrie. Elle est appelée Sesterou-an par les Arabes. On en connaît cinq évéques, dont le premier, Théon, assista et souscrivit au premier concile d'Éphèse. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. II, p. 534. De Commanville,/'* Table alpha bét.. p. 2t5.Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. LXIV, p. 274.

SÉTIA ou SETTIA.SITIA, autrefois Cythœum, ville épisc. de l'Ile de Crète, située sur la côte septentrionale avec un port. Les Latins y ont eu huit évéques , dont le premier, André, eut pour successeur Jean de Chavaccio, qui fut nommé par Clément VI , en 1251. Voy. Lequien, Orient Christ., t. III, p. 918. Richard et Giraud.

I. SÉTI M, sorte de bois précieux dont Moïse fil grand usage dans la construction du tabernacle et des autels. Voy. Exode, xxv, 5, etc.; xxvi,15, etc.; Deutéron., x,3.

SEVE

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