‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 937 sur 1294 · SEST · texte numérisé non relu

SEST

Vie du pape Grégoire l", dit que ce saint poutire fut le premier do tous les papes {primus omnium) qui prit ce titre dans ses lettres, donnant en cela un exemple d'humilité à tous ses successeurs (cunrtisyue suis swxessorihus document um sut* humiiitatis... heredittmum retiquit). Ce qui confirme l'assertion de Jean, c'est que toutes les lettres de saint Grégoire, qui se trouvent dans Bède , portent ce même titre. Et s'il y en a un certain nombre qui ne le contiennent pas, c'est, comme le disent les bénédictins de Saint -Maur, que les copistes Tout omis pour abréger. Voy. le Diction, de la théol. vathoi., art. Skrvus servorim Dei.

SERVITEURS ou ESCLAVES . par opposition à libre* et aux enfants de In promesse, marque les Juifs opposés aux chrétiens. Les Juifs n'étaient que les esclaves, figurés par Agar et Isma«'l : les chrétiens sont les entants de la liberté, livrés par .Sara et par Isaac. Saint Paul établit cette vérité dans toutes ses Epitres, mais surtout dans celle aux Galates. Voy. D. Calmet, Diction, de In Htb/e,

SERVITUDE. Voy. Esclavage.

SERVITUDES DES ISRAELITES. Voy. Cai>-

TIVITÉ.

SLR VOLE ou SERVU LE (Saint) était un pauvre paralytique qui vivait du temps de saint Grégoire le Grand, et qui demeurait couché, pour l'ordinaire, sous le portique qui conduisait à l'église de Saint -Clément à Home. 11 ne vivait que d'aumônes, dont il ne retenait que ce qui était nécessaire pour sa subsistance, ainsi que pour celle de sa nièce et de son frère. Il distribuait tout le reste aux pauvres, et passait les jours et les nuits à chanter des hymnes, des psaumes et des cantiques à la louange de Dieu. On fait sa fête le 23 décembre. Voy. saint Grégoire le Grand, Dialogues, 1. IV, ch. xiv, et Hom. XV sur les Evangiles.

SERVUS SERVORUH DEI. Voy. Serviteur, n« III.

SERT -AUX -PRÉS (Seriacum in Pratis), abbaye de l'Ordre de Prémontré, située dans la Picardie, au diocèse d'Amiens, et fondée vers l'an 1127. Elle fut d'abord bâtie dans la forêt de Sery, par Anselle de Cayeux , seigneur de Houillaucourt, Frivillc et de Rambure , et transférée, quelque temps après, dans une plaine située au milieu des Prés . sur la Bresle. 11 y avait la réforme depuis 16UG. Voy. la GaUia Christ., tom. X , col. 1302.

I. SESAC, roi d'Egypte, déclara la guerre à Roboam la cinquième année du règne de ce prince, prit plusieurs villes de sa domination, vint même à Jérusalem, mais il s'en éloigna après s'être emparé des trésors du temple et mi palais du roi. C'est le même Sésac auprès duquel Jéroboam s'était retiré sur la tin du règne de Salomon. Après avoir dit que Sésac prit Jérusalem et pilla le temple, l'auteur de l'article Huroam, dans le Diction, de théol, de Bergier, ajoute : « La preuve de co point iinpor- 1 tant de l'Histoire sainte a été trouvée en Egypte, par M. Champollion, gravée sur la pierre des murs du palais d.- Karnac ; car il y a vu le portrait de Roboam, portrait véritable, authentique, avec le nom du prince écrit en caractères indestructibles. Roboam porte au bras le lien qui l'attachait aux autres rois vaincus, comme lui, par le Pharaon égyptien. Sésac (Sesonchis) traînant nu \ pieds delà Trinité thébaine (Ammon, Mouth et Khons) les chefs de plus de trente nations vaincues, parmi lesquels le roi des Juifs ou de Judo, c'est là un commentaire à joindre au ch. xiv du 1" livre (selon l'hé-

breu, et du m* selon la Vulgate) des Rois. Il est permis de croire que la vieille Egypte recèle dans son sein quelque légeivde ou quelque curieuse histoire destinée à convaincre d'ignorance et de témérité tous les détracteurs des

[irincipaui récits de la Bible: mais déjà, à la ueur de la science nouvelle des hiéroglyphes, ses monuments témoignent de la vérité de ces récits. » Voy. 111 Rois, xiv, 25, etc. II Paralip., Xll, 2, etc.; 111 Rois, xi , 40. Le Diction, de théol. de Bergier, édit. de Lille, 1S44. Le Diction, de In théol. cathol.

II. SÉSAC, frère de Buria, un des descendants de Benjamin, qui demeurèrent à Jérusalem au retour de la captivité. Voy. I Paralip., vin, .14.

SÉSACH, en hébreu Sehéschach, nom sous lequel Jérémie désigne Babylone. Il est probable que Sésacli était une divinité païenne qu'on révérait principalement à Babylone. C'est l'opiuion de D. Calmet; c'est aussi celle du savant voyageur Rawlinson, que Gesenius appelle nom elle : « Novarn interprétations rationem, dit l'illustre hebraisant, nuper aperuit clariss. Rawlinson , qua> , si modo tuta est , ceteris omnibus praestare videatur; in Assynis eium monumentis is reperisse sibi visus est Sclieschach nomen dei altcujus, a quo Babylon appeUata esse possit. • Voy. Jérém., xxv, 20; U, 41. D. Calmet , Diction, de la HiUe. Le Jour», of the H. Asiut. Soàety of Great- Britain and lreland,\o\. Xll, p. 478. W. Gesenius, Thesaur. philol. rrit. tmg. ktbr. et ciiaid. Veteris Testament i, p. 1480-14*6.

SESAl, (ils d Énac, fut chassé dïlébron par Caleh, (ils de Jéphoné. Voy. Josué, xv, 14.

SESAN.fils deJési. Voy. I Paralip., li,31 et 34.

SESSA ou SESSE (Suessu), ville épisc. du royaume de Naples, sous la métropole de Capoue, et située a dix lieues au nord de Naples. Son premier évéque , Fortunat, assista aux conciles tenus à Rome sous le pape Symmaque, en 41*», 501, 502 et 50*. Voy. Ughelli, Itatta Sucra, tom. VI, p. 531. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXIV, p. 2W-257.

SESSINE , ancien mon tstère de la règle de Saint-Basile , situé en Savoie , dans la commune de Ce Ment. Le nombre des moines étant devenu considérable dans le monastère d'Aulps, quelques-uns d'entre eus allèrent fonder une colonie a Cessons, où ils vécurent à la manière des anachorètes, sans cesser de dépendre du monastère d'Aulps. La concession du territoire dont ils furent gratifiés à Cessens , par Amédée, comte de Savoie, est de l'an 1121. Ces religieux se déterminèrent, en 1125, a abandonner leur couvent pour aller en fonder un nouveau sur la rive occidentale du lac Bourget, dans un lieu appelé Charaya, comme étant plus solitaire. Voy. Y EncyclôpM. cathol., au Svpp/ém.

SESSION. On appelle ainsi la séance d'un concile et l'article qui contient les décisions publiées dans la séance du concile.

SESSOLA (S'/civu/a), ancienne ville épisc. d'Italie, dans la Campagne Heureuse, entre Capoue et Avello. C'était un évêché sutlragant de Bénévent. On ignore les noms des prélats qui ont rempli ce siège , qui d'ailleurs a été uni à Sainte-Agathe-des-Goths. Voy. Ughelli, //aiia Sacra • tom. X, col. 104. Gaet. Moroni, volume LXIV , p. 250. Compar. Agathopolis, n» il. SESSUI. V»y. Séez.

SESSUORUM VAGONTUM ou VAGORITO-

RUM. Voy. Séez.

SESTRE (De), dominicain et vicaire apostolique dans le Tunquin, vivait au xvin* siècle.

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