XIV. SIMON LENOIR. Voy. Niger, n» l
XV. SIMON LE PHARISIEN, chez qui le Sauveur dina après avoir ressuscité le fils de la veuve de Naim , et où se passe ce que l'Êvan-
Eile nous raconte de la femme pécheresse. Voy. uc, vil, 36 et suiv.
XVI. SIMON NIGER, dont il est fait mention dans les Actes des apôtres. Voy. Niger, D* I.
XVII. SIMON (Saint), religieux camaldule, florissait en Toscane dans le Xlll* siècle. Il se retira dans un ermitage de son Ordre, où il finit ses jours dans de grandes austérités. On fait sa fête le 17 septembre.
XVIII. SIMON BÊHOR (Saint), moine en Élhiopie et martyr, fut mis à mort pour la foi chrétienne par les Sarrasins , vers l'an 801). Sa fête se célèbre le 10 décembre.
XIX. SIMON (Saint), enfant tué parles Juifs en haine de Jésus -Christ. Il n'avait environ que deux ans lorsqu'il fut pris par les Juifs de la ville de Trente et découpé par petits morceaux avec des tenailles et des ciseaux, le Vendredi saint 23 mars 1475. L'Eglise l'honore comme un martyr, et le Martyrologe romain en fait mention le 21 mars ; mais sa féte se célèbre à Trente le 23. « Wagcnseil et Basnage, dit Feller, ont nié l'assassinat de cet enfant; mais la vérité de ce crime a été mise dans le plus grand jour par un anonyme, dont l'ouvrage vraiment démonstratif a pour titre : De Cultu sancti Simonis pueri Tndentini, et mnrtyris, apud Venetos, et se trouve inséré dans la Raccolta d'Opuscoli sdentifici, etc., du P. Ca logera, tom. XLVH1 , p. 406, 472. Voy. l'instruction du procès dans les Actn Sanctorum, avec des notes par Henschenius; XAmplissima Coltrct. vet. de D. Martenne, tom. II. p. 1516; et Benoit XIV, De Cnnonis., I. I, c. xiv, p. 105. C'est avec tout aussi peu de raison que Schoepllin , dans
Alsatia illustrata, a révoqué en doute le martyre de l'enfant dont on voit le monument dans 1 église de Weissembourg, en Alsace. Ce fanatisme des Juifs a produit autrefois plusieurs atrocités de ce genre ; on en a vu encore dans le dernier siècle des exemples incontestables; ceux qui en douteraient peuvent consulter le Joum. histor. et titt., 15 janvier 1778, p. 88; 15 octobre 1778, p. 258. »
XX. SIMON, rabbin oui n'est connu que par des Commentaires sur Esdras, Séhémie et les livres des Chroniques , c'est-à-dire des Parafi/iomènes, insérés dans la 1" édition de la Bible rabbinique de Bomberg ; Venise, 1508. Ces Commentaires, qui sont littéraux, ont été traduits par Conrad Pélican ; mais sa traduction n'a pas été imprimée. Voy. Wolf, BibUotk. Hebrera, tom. I, p. 1133. De Rossi, Dizionario storico degli autnri ehrri, vol. II, p. 159.
XXI. SIMON- BEN -J0CHAÏ, disciple du fameux rabbin Akiba (voy. Akiba, n° I), florissait au commencement du IIe siècle. Poursuivi par les ordres de l'empereur Adrien, il se cacha dans une caverne avec son fils durant l'espace de treize ans. Les Juifs le regardent généralement comme le chef des cabbalistes , et on lui attribue le Zoar ou mieux Zohar, c'est-à-dire lumière, splendeur, livre très - renommé , mais très -obscur, sur l'authenticité duquel ni les Juifs ni les chrétiens ne sont d'accord. Les uns pensent que ce livre a été composé par les disciples de Simon et les disciples de ses disciples ; les autres prétendent qu'il a été commence par le célèbre rabbin, et achevé par ses disciples. On a aussi attribué à Simon le Siphri, ancien commentaire sur le livre des Nombres et sur le Deutéronome , mais sans en donner des preuves suffisantes. Voy. Wolf, Biblioth. Hebrwa, tom. I, p. 1133-1144, où l'on trouve les différentes éditions du Zohar. De Rossi, Dizionario storico degli Autori ebrei, vol. II, p. 130-132. Compar.