‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 952 sur 1294 · VIII. SIMON, fils de Jona, surnommé Céphas ou Pierre . n° I · texte numérisé non relu

VIII. SIMON, fils de Jona, surnommé Céphas ou Pierre . n° I

IX. SIMON LE CHANANÉEN ou LE ZÈLE (Zclotes), apôtre de Jésus-Christ. On ne sait rien de certain sur son surnom de C/iananéen ou de zélé, non plus que sur les particularités de sa vie et de sa mort. L'ancien Martyrologe de Florentinius dit, au 28 octobre, qu'il fut martyrisé en Perse. Les Grecs l'honorent le 10 juin, et veulent que ce soit Nathanaël et l'époux des noces de Cana. Voy. Matth., x, 4. Marc, lit , 18. Luc, vi. 15. Actes, i, 13.

X. SIMON LE CORROYEUR. Saint Pierre logeait dans sa maison, a Joppé, lorsque les gens de Corneille le Centenier vinrent le prier de venir voir leur maître à Césarée. Voy. Actes, ix. 43.

XI. SIMON LE CTRENÊEN, que l'Évangile appelle père d'Alexandre et de Hutte, et dont elle dit qu'on l'obligea de porter la croix de Jésus. On n'est point d'accord sur la religion de ce Simon, les uns voulant qu'il fût Juif, et les autres gentil. 11 y en a qui croient qu'il fut évéque de Bostres en Arabie , et qu'il finit sa vie par le martyre. Voy. Matth., xxvu, 32. Marc,

XII. " SIMON LE LÉPREUX, chez lequel le Sauveur mangea, à Béthanie, quelques jours avant sa passion, et où Marie, sœur de Lazare . qui y était aussi présente après sa résurrection , répandit sur les pieds de Jésus un excellent

Îarfum. Voy. Matth., xxvi, 6. Marc, xrv, 3-8. ean, xi. 1, 2; xu, 3, 4, 5. D. Calmet, Diction, de la Bible.

XIII. SIMON LE MAGICIEN , chef des simomaques et des simoniens, né dans le bourg de Gitton, dans le pays île Samarie, vivait dans la première moitié du i,r siècle de notre ère. Il reçut le baptême des mains de saint Philippe, un des sept premiers diacres. Quelque temps après , voyant que , par l'imposition des mains des apôtres , le Saint-Esprit descendait sur les fidèles avec le don des langues et des miracles, il offrit de l'argent aux apôtres pour avoir la même puissance. C'est de cette action sacrilège, par laquelle Simon voulait rendre vénales les choses saintes , que les simoniaques et la simonie ont pris leur nom. Après le départ de saint Pierre et de saint Jean , Simon , outré de l'affront qu'il prétendait avoir reçu de ces apôtres, qui avaient rejeté sa proposition avec horreur, voulut s'en venger en s'adoonant plus que jamais à la magie , et en débitant ses erreurs. Il se disait la grande vertu de Dieu , et se faisait passer tantôt pour le Fils de Dieu, qui avait paru parmi les Juifs , tantôt pour le Père , qui était descendu dans Samarie, tantôt pour le Saint-Esprit , qui était venu éclairer les Gentils. Il trainait partout avec lui une certaine femme de mauvaise vie, nommée Hélène, qu'il avait achetée à Tyr en Phénicie. C'était, disaitil, la première production de son esprit, la mère de toutes choses , par laquelle il avait engendré les anges et les archanges, auteurs de ce monde visible. 11 ajoutait que ces puissances célestes, ne voulant pas qu'on sût qu'elles avaient été produites par un autre , avaient enchainé leur mère , et qu'après lui avoir fait souffrir mille outrages, elles l'avaient renfermée dans le corps d'une femme, etc. Enfin il

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ajoutait que c'était de sa grâce, et non de leurs bonnes œuvres, que les hommes devaient espérer leur salut. Ses disciples se nommaient simoniens. Leurs prêtres vivaient dans la débauche , exerçaient la magie , adoraient Simon sous la heure de Jupiter, et son Hélène , sous celle de Minerve. Ils enseignaient aussi que toutes sortes d'impuretés étaient permises, même celles que la nature condamne; que les femmes pouvaient être communes; que les corps ne ressusciteraient point ; que Dieu n'avait pas fait le monde; quune mauvaise intelligence, et non pas Dieu, avait donné la loi ancienne, et qu'on ne pouvait recevoir l'Ancien Testament sans encourir la mort. Simon s'étant rendu à Rome, y exerça des illusions magiques si extraordinaires, que les Romains lui dressèrent, dit -on, une statue. Simon ayant promis à Néron qu'à un certain jour il monterait au ciel , prit, en effet , l'essor au jour marqué , et il commençait à s'élever dans les nues, par l'assistance des démons qui le portaient, lorsqu'à la prière de saint Pierre il tomba à terre , et se rompit les jambes. La douleur et la honte le firent mourir peu de temps après, l'an 66 ou 67 de Jésus-Christ. Voy. Actes, vm. Iren., Adversus H ares., 1. 1 , c. xx. Epiphan., Hâves., xxi. August., De Hceres. Eusèbe, Chronic. et hist. fiaronius. In Annahb. Godeau, Hist. ecclës. Tillemoni , Mémoires , tom. II. Le P. Gaetan-Maria Travasa , Storia critica délie vite degli eresiarchi del primo secolo; Venise, 1757, in-8". Pluquet, Diction, des Hérésies. Richard et Giraud. Feller. Michaud. Gaet. Moroni, vol. LXV1, p. 157-161, où sont indiqués plusieurs auteurs qui ont écrit sur Simon le Magicien.

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