I. SIN A , dont il est parlé dans Josué (xv, 3). Voy. Senna
h. SIN A . montagne d'Arabie mentionnée dans Judith (v, 14), dans rEcclésiastique (XLviu, 7), dans les Actes des apôtres (vu , 37, 38), et dans l'Épitre de saint Paul aux Galates ( rv, 24 , 25); c'est la même que Sinaï. Voy. l'art, suiv.
SIN Aï, montagne fameuse dans l'Arabie Pétrée , au milieu d'un désert du même nom , où fut la douzième station des Israélites dans le désert. Ce fut là que Dieu donna sa loi à Moïse. Cette montagne , comme nous l'apprennent les voyageurs et les géographes tant anciens que modernes, ne fait avec celle d'Horeb qu'un seul groupe, qui , se séparant après avoir formé une plaine d'environ douze milles d'étendue , s'élève encore très-haut, de façon que la cime en est d'un accès très -difficile. Ainsi Horeb et Sinaï sont deux sommets de la même montagne, dont l'un regarde l'Idumée, et l'autre l'Arabie. Sur la tête de Sinaï , qui s'élève un tiers plus haut
?uc celle d'Horeb, est bâtie une chapelle où on croit que le corps de sainte Catherine a reposé soixante ans , d'où il fut transporté dans une église qui est au pied de la montagne. Près de cette chapelle coule une fontaine qu'on dit miraculeuse. A cinq ou six cents pas de là on montre une pierre ; haute de quatre ou cinq pieds, et large environ de trois, qu'on dit être celle d'où Moïse lit sortir de l'eau. Voy. Exode, xix, 1, etc.; xxiv, I6;xxxi, 18; xxxiv, 2, 4, etc. Lévit., xxv, 1 ; xxvi, 45. Nombr., xxxm, 15. D. Calmet, Dirtion. de la Bible.
SINAITE (JEAN LE). Voy. Jean . XXXVI.
SINEEN (Sinœus). Il parait que les Sinéetu étaient un peuple qui demeurait près du mont Liban; cependant ce mot est diversement expliqué. Voy. Genèse , x , 17. 1 Paralip., i , 15, et les Commentateurs.
SIN AN QUE (Sùutnqua), abbaye de l'Ordre de Citeaux , située dans la Provence , au diocèse de Cavaillon. Elle fut fondée, en 1148, par Alfaut, évéque de Cavaillon.
SINCÈRE . SINCÉRITÉ (Sincerus , sinceritas). terme qui signilie proprement la vérité, la droiture, l'accord du cœur avec la langue, par opposition à la duplicité et à la tromperie Dans l'Écriture, smeerus signifie pur et sans mélange ; et saint Paul reproche aux faux apôtres de ne pas annoncer Jésus -Christ sincèrement, purement, dans des sentiments droits et désintéressés. Voy. Sagesse, vu, 25. Philipp.,
1 , 10. II Pierre , m , 1. II Corinth., 1 , 12 ; H, 17.
SINDA. Voy. ISINDE.
SINDBERT. Voy. SllfPERT.
SIN DON , terme qui signifie proprement linceul. Il est mis, à l'occasion de la sépulture du Sauveur, pour le linjre dont on enveloppa son corps après l'avoir embaumé. Au livre des Juges, il se prend pour la tunique ou habit de dessous qui, avec un manteau, formait un habillement, complet. A l'égard du jeune homme dont l'Évangile parle en rapportant la prise de Jésus , il peut s'entendre d une espèce de robe de chambre ou autre vêtement facile à mettre et à ôter. Voy. Jean, xx, 7. Juges, xiv, 2, 13. Marc, xiv, 51. D. Calmet, Diction, de la Bible. Gaet. Moroni , vol. LXVI, p. 188-195.
SINDULPHUS. Voy. Sandoux.
SINER. Voy. Seuein, n° IL
SI-NGAN-FOU. Voy. Si-gh\n-Fou.
SINGARE, ville épisc. de Mésopotamie, située auprès d'une montagne du même nom, entre le Tigre et l'Euphrate. Pline nous apprend que les Arabes appelés Bhetnvi, ayant passé 1 Euphrate , et s'etant rendus maîtres d'une partie de la Mésopotamie, firent de Singare leur capitale. De là vient qu'Ebedjésu- Bar-Bricha est qualifié évéque de Singare et d'Arabie. L'Église de Singare fut d'abord sous la métropole de Nisibe . puis sous celle d'Amida. Singare a eu neuf évéques chaldéens , dont le premier, Georges , assista au concile de Nicée; et cinq évéques jacobites , dont le premier , Georges , siégeait vers l'an 629 ou 030. I-e Père Lequien fait aussi mention de cette Église , et dit, après Assemani, qu'un évéque nommé Mores fut chassé de son siège par l'empereur Justin I", à cause de son attachement à l'hérésie des monophysites. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. Il, p. 1333 et p. 1590. Bichard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. LXVI, p. 200.
SINGED0N ou SIGEDIN, ville épisc. de la Mésie supérieure , au diocèse de l'illyrie orientale. Les gens du pays la nomment aujourd'hui Zenderon et Zendentn, et Siyrdia. Le Martyrologe romain fait mention de cette ville au 13 janvier, au sujet de deux martyrs, Hermile et Stratonique, qui furent jetés dans le Danube sous l'empereur Licinius. Ursace , fameux adversaire de saint Athanasc, était évéque de Singedon en 335. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 314. Gaet. Moroni, vol. LXVI, p. 200-
SINGLIN (Antoine), directeur et supérieur des religieuses de Port-Royal , né à Paris, mort en lOtii, embrassa l'état ecclésiastique par le conseil de saint Vincent de Paul, qui le mit dans l'hôpital de la Pitié pour faire le catéchisme aux enfants. Il s'attacha ensuite a l'abbé de Saint-Cyran^ et il devint directeur et supérieur des religieuses de Port -Royal. On a de lui : 1« Instructions chrétienne* sur les mystères de Sotre - Seir/neur et tes principales ft'te* de l'année; Paris, 1671, 1672, 1073, 1736, 12 vol. in-12; — 2° quelques Lettres dans les Nouveaux Mémoires de Port-Hoyal: 7 vol. in-12. Voy. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Bimjr. uni' vers.
SINIANDE, ville épisc. de la province do Pisidie , sous la métropole d'Antioche , au diocèse d'Asie. On en commit quatre évéques , dont le premier, Cyrus, assista au concile de Chalcédoine. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. 1, p. 1050. Richara et Giraud.
SINICE. Voy. Sixte, n° VI.
SINIGALLlA ou SENIGAGLIA , SINIGAGLIA (Scnoyatlia), ville épisc. d'Italie, sous la mé-