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SION

tropole d'Urbin, située sur la côte de la mer Adriatique ou golfe de Venise , entre Ancône et Fana. Elle doit son nom et son origine aux Gaulois Senonais. Son premier évèque, Venant , assista aux conciles de Rome tenus sou* le pape Symmaque, en 502 et 503. Voy. Uçhelli , ltalia Sacra, tom. II, col. 865, et tom. X, col. 338. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXVI,

SINISTRES ou GAUCHERS , hérétiques ainsi appelés parce qu'ils avaient leur main gauche en horreur, de sorte qu'ils ne voulaient rien recevoir de cette main. Il en est parlé dans le 7e canon du I" concile de Constantinople ; sur quoi Basalmon remarque qu'on les appelait aussi novatietis et sabbatiens.

SINNER (Jean -Rodolphe), philologue protestant , né à Berne en 1730, mort en Ï787, obtint la place de bibliothécaire de sa ville natale. S'étant démis de ce* fonctions en 1776, il entra au grand conseil de Berne, et devint bailli dTrlach. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Essai sur les dogmes de

la métempsycose et du purgatoire , enseignés par les bramins de l'Hindoustan ; Berne , 1771 , in-8» ; l'auteur cherche à démontrer que les dogmes de l'immortalité de l'âme et de la nécessité des épreuves ont pris naissance dans l'Orient, d'où ils ont passé aux Égyptiens, aux Grecs et aux chrétiens. Voy. la Non». Biogr. génér.

SINNICH (Jean) , docteur irlandais , mort en 1666, était recteur de l'université de Louvain lorsque le pape Urbain VIII y envoya, en 1643, sa bulle contre VAuqustinus de Jansenius. Il fut envoyé à Rome par l'université de Louvain pour faire au pape des représentations sur cette bulle, et il se montra jusqu'à la mort zélé défenseur de la doctrine de Jansenius. Parmi ses ouvrages nous citerons : Homoloaia Augustini Hipponensis et Augustini Iprensis, de Deo omnes sulvari volente et Christo omnes redi mente; Louvain, 1641 ; — 2° Triade des saints Pères sur la grâce et le libre arbitre, en latin ; 1748 , in-4° ; sous le nom de Paulus Erynachus, theologus Gratta n politanus; — 3° Celidonii Sicasi Subir iensis theologi Peregrinus Hierosolymitanus; 1652 ; — ifiSaul ex- rex; Louvain, 1662 , 2 vol. in-fol.; c'est un traité de morale contre les casuistes relâchés; — 5° Confessionistarum Goliathismws profligatus, sive htUieranorum confessionis Auyustanœ symbolum proAtentium provocatio aaf monotnachwm doctnnalem , super canonibus synodi Tridentinœ, et articulis confessionis suœ Augustanaf solemni- 1er ex edicto cœsareo secum a catholicis ineundam, repuisa, etc.; ibid., 1657 et 1667, in -fol. Cet ouvrage, adressé à l'empereur et à tous ceux qui composaient la diète de Francfort, ou qui avaient droit de s'y trouver, ne contient pas seulement une réfutation solide de tous les partisans de la confession d'Augsbourg, mais encore une histoire abrégée de l'origine et du progrès des hérésies en général , du luthéranisme et du confessionisme en particulier. Voy. le P. Gerberon, Hist. du jansénisme , t. I, p. 48, et. tom. II, p. 90. Le P. Duchesne, Hist. du baïanisme, Richard et Giraud, qui citent les autres écrits de Sinnich.

SIN0PE ou SIN0P0LIS, ville épisc. de ni. 1lespont, sous la métropole d'Amasie, suivant les Notices. Pline la donne à la Paphlagonie, et Constantin Porphyrogénète à la troisième Cappadoce. On lit dans les Actes de saint André que cet apôtre y préclia l'Lvangile après saint Matthias, et y ordonna des prêtres. Les Turcs la nomment aujourd'hui Sinabe. De Comman ville en met l'érection au ve siècle; mais

Lequien la fait remonter avec plus de probabilité jusqu'au l". On en connait dix évéques, dont le premier, Philologue, fut ordonné par l'apôtre saint André. Aujourd'hui Sinope est un simple évèché in partioui sous l'archevêché . également in partibus, d'Amasie. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. I , p. 536. De Comman ville , A* Table alp/iabét., p. 217. Richard et Giraud. Gaet. Moroni .vol. LXVI , p. 283-285.

SINSART (Benoit), bénédictin de la congrégation de Saint - Vannes , né i Sedan en 1696. mort à Munster, en Alsace, l'an 1776, suivit pendant quelque temps la profession des armes, et servit en Hollande en qualité d'ingénieur. Il professa ensuite la philosophie et la théologie avec distinction dans différents monastères de sa compagnie. Il devint abbé de Munster en

1745. Nous avons de lui : 1° Les Vrais Principes de saint Augustin sur Ut grâce; Rouen, 1739. in-8° ; il prouve que de la doctrine de Jansenius. résulte 1 extinction du libre arbitre, par rapport à ses actions méritoires et aux mouvements de la grâce efficace ; — 2° La Vérité de ta religion catholique démontrée contre les protestants, et mise à la portée de tout le monde ; Strasbourg ,

1746, in-8°; — 3° Défense du dogme sur téterai té des peines; ibid., 1748, in -8e; — 4" Essai sur raccord de la foi et de la raison touchent t Eucharistie; Cologne, 1748, in-4»; — 5« Chrétiens anciens et modernes, ou Abrégé des points les plus intéressants de UHiitoire ecclésiastique ; Londres, 1754, in-12; — 6» Recueil de pensées diverses sur t immatérialité de Vâme; Colmar, 1756. in-8». Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine. Boulliot, Biblioth. Ardennatse. Richard et Giraud. Feller, Bioar. univers. Michaud, au Suppléai. La Souv. Biogr. génér.

SINUESSA , ancienne ville épisc. d'Italie, dans le Latium, aux confins de la Campanie. située au delà du fleuve Liris, sur le bord de la mer. Elle fut détruite par les Sarrasins au xe siècle. On n'en connait que deux évéques , Castus et Secundinus , qui souffrirent le martyre. Le Martyrologe romain en fait mention au 1" juillet. On voit aujourd'hui, un peu au-dessus de l'endroit où était Sinuessa , un bourg appelé Aocoa di Mondragone. Voy. Ughelli, ltalia Sacra, t. X, col. 165. Gaet. Moroni, vol. LXVI, p. 286-287.

SINUS, mot latin qui, outre sa signification ordinaire de sein, se prend encore pour le repli du pan d'une robe. Comme les anciens portaient de longues robes, pour tirer au sort, ils mettaient les billets dans un des pans, qu'ils repliaient. De là il est dit dans le livre des Proverbes (xvi. 33) qu'on met les sorts dans le pan de la robe (m sinumY mais que c'est Dieu qui les arrange. Secouer le pan de sa robe (Excutere sinum suum) est une marque d'horreur pour quelque chose. Cacher du feu dans te pan de sa rote (Abscondere ignem in m nu), cest nourrir secrètement des sentiments de vengeance. Voy. Bergier, au mot Sun. Gesenius, Thésaurus , p. 457. Compar. SEIN.

I. SION, un des noms de la montagne Hermon. Voy. Deutéron., IV, 48. Compar. IIermon.

IL SION, ville de la tribu d'Issachar, nommée dans la Vulgate SÊON. Voy. Josué , xix, 19.

III. SION, montagne sur laquelle le temple du Seigneur fut bâti par Salomon . et où David bâtit la cité qui porte son nom , vis-à-vis et an nord de l'ancienne Jébus ou Jérusalem. Dans la rigueur, le temple était plutôt sur le mont Maria, l'un des coteaux qui composent le mont Sion. Voy. II Paralip., m, 1. Psaume, xlyii,2.

IV. SION, ville épisc. de la province d'Asie, au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Êphèse.

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