‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 963 sur 1294 · VI. SION (FILLES DE NOTRE-DAME-DE · texte numérisé non relu

VI. SION (FILLES DE NOTRE-DAME-DE

Voy. l'art, suiv.

Vil. SION (NOTRE-DAME-DE-). L'institut de Notre-Dame-de-Sion a été dès sa fondation, en 1842, l'objet d'une grande bienveillance de la part de M*r Ailre . archevêque de Paris, et d'un grand nombre d'évéques. Ses règles et ses constitutions ont reçu l'approbation du Saint- Siège par un décret daté du jour de la Nativité de la sainte Vierge, le 8 septembre 1863. Cette congrégation a pris naissance à la suite de l'apparition de Marie dans l'église de Saint-André délie Fratte i Rome. L'Israélite converti par ce miracle, Alphonse Ratisbonne, et son frère ainé. l'abbé Théodore Ratisbonne, ont réuni les éléments de l'ceuvre destinée à seconder la conversion des Juifs, et à procurer l'éducation chrétienne aux jeunes néophytes. Telétait le premier et le principal objet de cet institut, qui ne tarda pas à prendre des accroissements considérables. Car les vocations devenant chaque jour de plus en plus nombreuses, la congrégation fonda, outre 1rs établissements de catéchumènes, plusieurs pensionnats pour les jeunes chrétiennes, ainsi que des orphelinats et des ouvroirs pour les classes pauvres. La maison-mère des Filles de Sion est à Paris. Les religieuses, après deux ans de noviciat, font des vœux annuels ou de cinq ans jusqu'à ce que la maturité de l'âge permette de les admettre aux vœux perpétuels. La congrégation possède des maisons en Terre- Sainte , en Turquie, en Moldavie , en Angleterre. Mais la plus remarquable de ces colonies est celle de Jérusalem, où elle occupe le monastère de VEcce Homo , bâti sur l'emplacement du palais de Ponce -Pilate. Non loin de la ville sainte , dans les montagnes de la Judée , les religieuses dirigent un vaste orphelinat, connu sous le nom de Samt-Jtan-in- Montana. Voy. le Diction, de la théol. cathol., qui rappelle l'histoire des deux frères Ratisbonne, et particulièrement la conversion miraculeuse cl' Alphonse Ratisbonne, avec le document du Saint-Siège qui la déclare authentique.

VIII. SION (PRÊTRES MISSIONNAIRES DE NOTRE DAME-DE- ). Cette communauté a été canoniquement instituée à Paris le 20 juin 1855, et a reçu une première lettre laudative du Saint- Siège le 14 décembre 1852. L'attrait qui unit entre eux les membres de cette famille sacerdotale est celui de la sanctification des âmes,

{irincipalement de celles qui sont consacrées à )ieu. Propager et cultiver la vie chrétienne par l'éducation .la direction et le ministère de la parole , tel est leur but général ; mais la mission qui les distingue est celle que Notre-Soigneur a spécialement recommandée à ses apô-

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très. « Ailes plutôt aux brebis perdues de la maison d'Israël : iltepotiu* ad oves qute perierttnt domut Israël. Mat th., x, 6.

IX. SION (RELIGIEUSES DE NOTRE-DAME- DE-). Vnu. Sion, n» Vil.

S10NITE (GABRIEL). Voy. Gabriel, n«> VII.

SIOR, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué , xv, 54.

SI PER DILIGENTEM, clause que l'on insère dans les provisions de cour de Rome , sur permutation , lorsque l'impétrant obtient avec ses provisions quelque dispense. Elle est marquée ainsi dans les signatures : CommiUatur nrchiepiscopo S.,sive ejus officiait , avec la clause ai per diligent em. Elle est étendue en ces termes dans les bulles : Si per diligentem examina tionrm dtetum N. idoneum esse repereris, super quo conscientiam twtm vneramus prioralutn pratdictum, etc. Voy. l'abbé André, Court alphabét. de droit canon.

SIPHANOS. SIPHNOS (Siphanut). Voy. Sl-

FANTO.

SIPHON. Voy. Chalumeau.

SIPONTE, ville archiépisc. d'Italie, dans la Pouille proprement dite, ou de l'ancienne bannie, sur la côte de la mer Adriatique. Renversée, dit-on, par un tremblement de terre, elle fut rebâtie ensuite au milieu du xm* siècle, par Mainfroi, roi des Deux-Siciles , qui lui donna le nom de Manfredonia. La ville de Siponte avait obtenu au XI* siècle la dignité métropolitaine, qui fut aussi transférée à Manfredonia. Le premier évéque de Siponte, saint Justin, fut ordonné par saint Pierre. L'an 1050. il y eut à Siponte un concile tenu contre deux archevêques simoniaques. Voy. Ughelli, liai, sacr., tom. VII, p. 800. Labbe,tom. IX. Hardouin, tom. VI. De Commanvdle, /" Table alphabét., p. 217-218. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLII,p. 104-112, au mot Manfredonia.

SIPTLI. Voy. Magnésie, n° IL

I. SIR A, citerne qui n'était pas bien éloignée d'Hébron. Voy. II Rois, m, 26.

II. SIRA, une des lies de l'Archipel. La plupart des habitants sont des chrétiens latins qui ont un évéque sous la métropole de Naxia. Cet évéque réside dans le lieu principal ou la paroisse de Saint-Georges, qui lui sert de cathédrale. Voy. de Commanville, /•* Table nlphubét., p. 218. Gaet. Moroni, vol. LXVI, p. 205-207.

SIRACH,père de Jésus, auteur du livre de l'Ecclésiastique, d'où vient qu'on l'appelle ordinairement Jésus, filt de Siraçh.

SIRACIDES, qui veut dire fils de Sirach, est le nom sous lequel on désigne Jésus, fils de Sirach. Compar. l'art, précédent.

SIREN. Voy. Serein, n» II.

SIRENIDS (Jules), de 1 Ordre des Hiéronymites , né à Bresse, vivait au xvie siècle. On a de lui : 1° neuf Livres du destin; Venise, 1563; — 2° Du Libre Arbitre, de la prédestination et de la réprobation; ibid., 1580; — 3» De C Unité et de la nature angéligur ; ibid. ; — 4* Promptuaire thé* •logique ; Bologne, 1595.

SIRET ( Pierre-Hube r t-Christophe ), prédicateur, né a Reims en 1754, mort à Paris l'an 183'», entra dans la congrégation des chanoines de Sainte-Geneviève, où il professa la théologie. Il devint prieur du Val des Écoliers, et occupa successivement la cure de Sourdun, près de Provins, et celle de Saint-Merry, à Paris. Il a

Publie, outre Y Éloge du cardinal de Belloy et Éloge de Louit XVI, un Mémorial de la chaire; Paris, 1K24, in-12. Voy. la Souv. Biogr. génér.

SIRICE (Saint), en latin SinciW,pape, né à Rome en 324, mort le 26 novembre 308, succéda

SIUM

SIRM

à Damase en 381, et prit le premier le nom de pape. En 385, il adressa à Ihmerius, évéque de Tarnjgone , une Lettre dans laquelle il répond à plusieurs points de doctrine sur le baptême, les apostats, le mariage, etc.; cette lettre se trouve dans les anciennes collections des canons de l'Église. On a mis à la suite un autre décret du même pape, portant que toutes les causes qui concernent la religion et l'intérêt des églises doivent être portées au tribunal des évéques. Sirice condamna les manichéens . les priscillianistes, les novatiens et les donatiens, ainsi que Jovinien, moine de Milan, qui niait la virginité de Marie. A force de prudence et de fermeté , il contribua à éteindre le schisme de l'Église d'Antiochc, a près un concile qu'il assembla à Capoue en 391. Enfin, par son ordre, saint Jérôme mit dans la forme ou nous l'avons le canon de la messe. On a encore de Sirice trois Épi très authentiques, adressées à A nysi us, évéque de Thessalonique, aux évéques d'Italie, pour un synode tenu a Rome en 386, et à l'Église de Milan. On célèbre sa fête le 26 novembre. Anastase Irr lui succéda. Voy. Isidor., De Vir. illustr., c. m. Anastase et Ciaconius, De Vit. Pontif. D. Ceillier, Hist. des Atit. sacr. et ecclés., tom. VIII, p. 162 et suiv. Richard et C.iraud. Gaet.. Moroni, vol. LXVII, p. 33-35, où l'on trouve des détails intéressants sur le saint pape.

SIRLET (Guillaume), érudit, né à Guardavalle . dans la Calabre , en 1514, mort à Rome l'an 1585, possédait à fond la théologie et les Pères, et parlait avec facilité le grec et l'hébreu. Il enseigna la rhétorique chez les clercs réguliers de Saint-Silvestre, et devint successivement secrétaire des brefs, protonotaire apostolique, évéque de San-Marco, en Calabre, Tan 1566, puis de Squillaci, en 1568. En 1573, il résigna cet évêché pour se consacrer à la direction de la bibliothèque Vaticane. Il travailla à la réforme du Missel et du Bréviaire rtmiain. ainsi qu'au Catéchisme du concile de Trente et a la formation de l'Index. Ses travaux imprimés sont : 1° Vitœ sanctorum a Metaphraste editœ, dans les tom. V et VI des Vitre sanctorum de Lippomani; Venise, 1551-1558, in-4°; — 2° Adnotationes in Psalmos , dans la Bible Polyglotte d'Anvers ; 1569, in-fol.; — 3° Mennlogium Gréecorurn , dans Canisius, Antiqwr IsctOmes, t. 111; Ingolstadt, 1601. in-4»; — 4° deux Homélies de saint Grégoire de Nazianzc, en latin. Vm. la Souv. Biogr. génér. Gaet. Moroni, vol. LXVII, p. 35-37.

SIRMICH (Sirmium), que les Hongrois nomment Szreim, ancienne ville épisc. de la Pannonie , vers l'embouchure de la Save dans le Danube, a été fort considérable du temps des empereurs romains. De l'an 319 à l'an 358 ou 359 .on y a tenu quatre conciles. Le premier, tenu par les évéques d'Occident, en 349, condamna Photin, évéque du diocèse, qui avait déjà été excommunié parce qu'il renouvelait les erreurs de Sabellius. Les évéques d'Orient qui formaient le deuxième, l'an 351, quoique ariens, y publièrent une formule de foi qui fut reçue comme orthodoxe par plusieurs catholiques fort distingués. Tels furent, entre autres, saint Hilaire, dans son Traité des si/nodes, et Vigile de Tapse, dans son Traité contre Eutychès. Le troisième concile fut tenu par les ariens, qui y dressèrent une seconde formule de foi contraire à la première, et tout à fait hérétique. Enfin le quatrième fut assemblé en 358 ou 359, par les demi-ariens contre les ariens. Votf. la Regia, tom. III. Labbe, tom. IL Hardouin, tom. I. De

Commanvillc, ln Table alphabét., p. 218. Gaet. Moroni, vol. LXVII, p. 37-50. UAnnuario ponti-

ficio.

I. SIRMOND (Antoine), jésuite, neveu du suivant, né à Riom en 1501, mort à Paris l'an 1643, professa la philosophie et se livra à la prédication. On a de lui : 1° De Jmmortalitate animas Demonstratio physica; Paris, 1625, in-8»;

— 2° L'Auditeur de la parole de Dieu; ibid., 1638, in-8°; — 3» Le Prédicateur; ibid., 1638. in-80;— 4° La Défense de la vertu; ibid., 1641, in-8°. Voy. Alegambe, BibUoth. Scriptor. Societ. Jesu.

IL SIRMOND (Jacques), savant jésuite, oncle du précédent, né à Riom en 1559, mort à Paris en 1651, était très-versé dans les langues latine et grecque, ainsi que dans les antiquités ecclésiastiques. Le P. Aquaviva. général de son Ordre, l'appela à Rome en 1590 pour lui servir de secrétaire, et il exerça cet office pendant seize ans. Les savants de Rome eurent pour lui beaucoup d'estime, et H fut d'un grand secours à Baronius pour la composition de ses Annales ecclésiastiques. De retour a Paris en 1608. il

Eublia un grand nombre d'ouvrages, et UrainVUI ayant voulu l'attirera Rome, Louis XIII s'y opposa et le choisit pour confesseur. Parmi les principales publications de ce savant jésuite, nous citerons : Ie quelques Opuscules de saint Fulgence, et vingt Homélies de Valérien; 1612;

— 2* Jacobi Fabrtcii Nota stiqmnticie ad magi' strum triginta pttginarum; 1612; — 3* Anastasii hibtiothecarii Colkctunea; 1620 ; — 4° Les Œuvres de Facundus, évéque fTHermiane; 1629; — 5* les Opuscules dogmatiques de cinq anciens auteurs ; 1(330; — 6° S. Auguttini Sermones quadraginta ; 1631 ; 7* De Duobus DionytUs DissertaHo ; 1641 ; 8° Theodoreti Opéra grœco- latina , tomis IV, et Remarques particulières sur le droit de régale et de nomination aux bénéfices de fondation royale; 1612; — 9° Rabani, arrhiep. Moguntini, adversus Gftdescàlc. Epist.; 1616; — 10° Historia pradestinatiana; lo49; — 11° S. Augustini Sententirr; 1649. Tous les opuscules du P. Sirmond, dans lesquels on comprend ses éditions de plusieurs auteurs ecclésiastiques dont les ouvrages sont peu étendus, ont été publiés par le P. la Baune, jésuite; Paris, 1696, 5 vol. in-fol. Voy. le P. la liaune, Vie du P. Sirmond, à la tête des Ope* a varia. Nicéron, Mémoires, tom. XVII. Henri de Valois, Oratio in obitum J. Sirmondi, dans le même ouvrage. Rriet, Elogium J. Sirmondi; Paris» 1653, in-4°. Colomiès, Vie du P. Sirmond; Paris, 1671, in-12. Sotwel, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér. Feller, qui fait cette juste réflexion : « Quelques éloges qu'on ait donné au père Sirmond, il est certain qu'on a publié depuis des éditions supérieures aux siennes : mais cela était aisé à ceux qui avaient celles-ci sous les yeux. Les jansénistes et même quelques autres savants se sont beaucoup récriés contre son Histoire prédestinatienne et celle de la Pénitence publique; mais il ne parait pas que leurs plaintes fussent fondées sur des motifs bien solides; elles n'attirèrent pas l'attention de l'autorité ecclésiastique. »

III. SIRMOND (Jean), de l'Académie française, né à Riom vers 1 an 1589, mort en 1619, était neveu du précédent et frère d'Antoine .Sirmond. Il a publié quelques écrits, parmi lesquels nous citerons : 1° Vie du cardinal (TAmboise; 1631 ; sous le nom du sieur des Montagnes; on a dit avec raison que c'était moins la vie dé ce ministre que le panégyrique du cardinal de Richelieu ; — 2» L'Homme du Pape et du Roi;

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