‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 964 sur 1294 · SIXT · texte numérisé non relu

SIXT

Paris, 1634, in-4°. Voy. PelUsson, //;.*/. de l'Académie française. Moréri , Diction, historique. Le P. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Societ. Jean.

I. SIS, nom d'un coteau près du désert de Jéruel, dans la tribu de Juda. C'est près de ce coteau que Josaphat vainquit les Ammonites et les Moabites. Voy. II Paralip., xx, 16.

H. SIS, ville de Cilicie, capitale du royaume d'Arménie, située à trois ou quatre lieues de Tarse. C'était le siège d'un catholique ou patriarche arménien. La juridiction de ce prélat s'étendit d'abord sur toutes les Églises de sa nation ; mais ensuite elle fut resserrée dans des bornes plus étroites par le patriarche d'Eschmiazin, qui dominait sur les autres catholiques d'Arménie. Le catholique de Sis ne gouvernait en dernier lieu que les Églises de la petite Arménie, de la Cappadoce et de la Cilicie. On connait quatre évêques catholiques de Sis, dont le premier, Azarie, écrivit à Grégoire XIII et à Sixte V pour marquer son attachement à l'Église romaine. Outre ces catholiques, on connait deux autres prélats sous le titre d'archevêques ou métropolitains de Sis. Le premier, N'..., écrivit au pape Innocent III pour lui témoigner sa soumission et lui demander le patiium. Cette ville a eu aussi un évéque ja- «obite, Denis, qui assista en 1264 à l'ordination du patriarche Ignace III. Voy. Clément Galances, Conciliation de l' Eglise arménienne avec f Église romaine, etc., tom. II, p. 31)6. La Perpét. de ta foi, tom. I. Lequien, Oriens Christ., tom. I. p. 1417 et 1428; tom. Il, p. 1531. De Commanville, /» Table alphabet., p. 318. Richard et Giraud. Gaet. Moroni,vol. LXVII, p. 50-53.

SIS A , Israélite dont les fils Elioreph et Ahia étaient scribes ou secrétaires de Salomon. Voy. III Rois, iv, 3.

SIS Al , géant de la race d'Énac. Voy. Nombr., xiii, 33.

SIS A MOI. fils d'Élasa et père de Sellum, descendant de Caleb. Voy. I Paralip., n , 40.

S I S ARA , général de l'armée de Jahin , roi d'Asor, fut vaincu par Barac , quoique à forces inégales, et tué par Jahel, qui lui enfonça un clou dans la téte pendant qu'il se reposait. Voy. Juges, iv, 3.

SISIANUM, ancien siège épisc. de la province de Dardanie , au diocèse de Servie , sous la métropole d'Achride. Un évéque dont on ignore le nom siégeait en 1576. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. Il , p. 323.

SISINNE (Saint), martyr, mort le 39 mai 307, était venu de Cappadoce en Italie du temps de l'empereur Théodose l'Ancien. Il avait pour compagnons Martyre et Alexandre, Grecs de naissance, qui s'arrêtèrent avec lui à Milan, auprès de saint Ambroise. Ce saint prélat les ayant recommandés à Vigile, évéque de Trente, celui-ci ordonna Sisinne diacre, Martyre lecteur, et Alexandre portier. Il les envoya dans les vallées des Alpes annoncer la foi aux habitants du canton d'Anaune , que l'on a appelé depuis le Val-d" Anagna ou (CEgna. Sisinne y batit une église dans un lieu appelé Méthon ou Médol, à huit lieues environ de Trente. Les païens, qui y demeuraient encore en grand nombre, voulurent un jour obliger les chrétiens à prendre part a l'une de leurs fêles, mais Sisinne et ses compagnons s'y étant refusés, furent massacrés par ces furieux. On célèbre leur féte le 39 mai. Voy. Bollandus. D. Thierry. Ruinart, Acta primorvm martyrum sincera et selectu. Richard et Giraud.

SISINNIUS. pape, né en Syrie, mort à Rome en 708, succéda à Jean VII, et ne gouverna que

vingt jours. Constantin lui succéda. Voy Anastase. in VU. Pontif.

SISOE. Ce terme se trouve dans le texte des Septante, au Lévitique (xix, 37), où nous lisons dans la Vulgate : Nefpue in rotundttm atlondebitiscomam, c'est-à-dire : Vous ne couperez pas vos cheveux en rond; les Septante : Vous ne

{'erez point de sisoé des cheveux de votre téte. /ancien scoliaste du Lévitique dit que sisoé était un bouquet de cheveux qu'on consacrait à Saturne. Bochart soutient que c'était une tresse de cheveux qu'on laissait derrière la téte quand on avait tondu tout le reste en rond. Les Arabes portent encore une touffe de cheveux au-dessus de la téte, et cet usage est très-ancien dans ce pays -là et dans la Syrie. Moïse veut donc défendre aux Hébreux d'imiter la manière dont les peuples se faisaient les cheveux, pour éviter sans doute quelque superstition commune parmi les peuples d'Arabie. Voy. D. Calmet. Diction, de la Bible.

S1STER0N (Sistero ou Sistarica , Sistaricum, Serastero. Segestero, Segustero, Segustro, Sequestro), ville autrefois épiscopale, sous la métropole d'Ail , en Provence. Son premier évéque, ! Chrysaphius, siégeait en 452. Ce siège a été I supprimé par le concordat de 1801. I'«<y. de Commanville,/'» Table alphabét.,p. 213. Richard et Giraud. tom. XXIX, p. 317-221.

SISTRE, instrument de musique commun autrefois chez les Égyptiens. Le nom de sistre se trouve en deux endroits de l'Écriture : 1° lorsque les femmes d'Israël vinrent au-devant de Saûl, après une victoire qu'avait remportée David ; 2° lorsqu'on conduisait l'arche de la maison d'AÏninadab à Jérusalem. Voy. I Rois, xvni, 6 ; II Rois, vi,5. J.-B. Glaire. Introduction histor. et crit.f etc., tom. II, p. 165, où l'on donne la description du sistre, et où l'on montre en même temps la conformité de signification du latin sistra, du grec stïstra , et de l'hébreu menahanehlm.

SITA. Voy. Setta.

SITIA. Voy. Sktia.

SITTEN. Voy. Sion, n» V.

SI U NIA ou SIUNIK, siège épisc. d'Arménie dont les prélats prirent ensuite le titre d'archevêques. On n'en connait que deux, dont le premier, Étienne, était contemporain de Papchene. patriarche d'Arménie, et le second est mentionné dans une des lettres de Grégoire V à Hayton, roi d'Arménie. Aujourd'hui Siunia est un archevêché in partibus. Voij. Lequien, Oriens Christ., tom.I, p. 1444. Gaet. Moi oui, vol. LXVII, p. 111-112.

SIVA, secrétaire du roi David. \oy. II Rois, xx, 35.

SI V A N , nom d'un mois hébreu qui commençait à la nouvelle lune de mai, selon les rabbins; mais c'est plus probablement à la nouvelle lune de juin. Ce même mois est le troisième de l'année sainte et le neuvième de Tannée civile. Vuy. Esther, vin , 9. Baruch , i , 8. J.-D. Michaêlis, Supplementa ad lexica hebraica, et Commentât . de mensibus hebr.

SIVIARD. Vol/. SÉVARIl.

I. SIXTE ou XTSTE I" (Saint), pape, né à Rome, mort le 6 août 137, succéda à Alexandre I" en 117. Quoique les martyrologes lui donnent le titre de martyr, il n'est pas certain qu'il ait répandu son sang pour la cause de Jésus-Christ. On fait sa féte le 6 avril. On lui attribue : 1° deux Epltres décrétâtes; — 2° un Commentaire, que l'on trouve dans la liibltot/tèque des Pères. Saint Télesphore lui succéda. Voy. Anastase, m Vit. Pontif. Richard et Gi-

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et les suivants. Gaet.

i-r élément sur ce pape et le* whr., vol. LXV11, p. 55-111.

II. SIXTE II (Saint;, pape, né à Athènes vers l'an 180. mort à Rome le 6 août 22*». succéda à saint Étienne !•» en 257. Il souffrit le rnartvre trois jours avant son fidtle disciple saint Laun-nt. pendant la persécution de Vaurien. Saint Ilenis lui succéda. On célèbre sa fête le 6 août. On lui attribue deux Épltres détrétale». Vot/. Tillemont. Mémoire», tom. IV.

III. SIXTE III (Saint), pape, né a Rome, mort le 18 août 440, succ éda à Céleatin I" en 432. Il travailla avec zèle a éleindre les hérésies de Pélage et de Nesturius, témoigna beaucoup de joip de la réunion de saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie, avec Jean, patriarche d'Antioche, «*t découvrit un grand nombre de pélagiens. qu'il fit rentrer dans le sein de l'Église, ou qu il empêcha de nuire aux fidèles. Il bai it quelque** temples et en orna d'autres. Les inartyrolojrr s marquant sa féte au 28 mars. S-iint Léon le Grand lui succéda. Il reste de ce

I>ape huit Êpltre», inaérées dans le recueil de >. Constant. \j& ItiMiotlièque des Pères contient de lui quelque» poésies religieuses et trois traités quon lui attribue. Voy. Anastase, In Vit.

'. et ccelés,,

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Pontif. D. Ceillier, Mit. de» Aut.

tom. XIII. p. 229 et suie.

IV. SIXTE IV, pape, né a Celle, village de l'état de Gênes, en 1414. mort à Rome en 1484, se nommait auparavant Francesco d'Albescola de la Rovêre. Il entra chei les Cordeliers. fut reçu docteur a Padoue, et enseigna avec réputation dans les universités de Pologne, de Pavie, de Sienne, de Florence et de Pérouse. Il devint ensuite gênerai de son Ordre, puis cardinal, et succéda au pape Paul II en 1471. Il commença sou pontilicat par l'union des princes chrétiens contre les Turcs, fit élever un grand nombre d'édifices i Rome , enrichit la bibliothèque du Vatican, donna, en 1476, une bulle par laquelle il accorde des indulgences à ceux qui célébreront la féte de la Conception de la sainte Vierge; c'est le premier décret de l'Église romaine touchant cette féte. Il canonisa saint Bonaventure, et accorda beaucoup de privilèges aux réguliers, et surtout aux religieux de son Ordre. Innocent VIII lui succéda. On a de Sixte IV : l« De Sanguine Christi; — 2» De Pufinit CtmtingeniibuM ; — 3* De Pntentia Dei; — 4* De Conception* B. Virginisjcen trois premiers traités ont paru à Rome; 1473. Les Préfaces ou Kpltres dédicatoires de Sixte IV, qu'on nommait auparavant le cardinal de Savone, ont été

Cubliées par le cardinal Querini, qui y a fait eaucoup d'additions; 1740. Voy. Trithème, De Scriptor. eccie». Possevin, in Appar. saer.; >Vading, in Anna/, Mmor. Sponde, Annal. Anastase. Ciaconlus. Platina, De Vitis PontiHcum. D. Ceillier, Hùt. des Aut. saer. et eectés., tom. XIII. Tillemont, Mémoire* , tom. IV. Artaud de Montor, Mit. de* Souverain» Pontifes romains.

V. SIXTE V, pnpe . né au village des Grottes, dans la Marche d'Ancône , en 1521 , mort à Rome l'an 1590, se nommait Fetice Peretti. Il fut élevé chex les cordeliers d'Ascoli, où il devint en peu de temps bon grammairien et habile philosophe. Il acquit une grande réputation comme urédicateur, professa le droit canon i Rimini, a théologie a Sienne, et devint commissairegénéral des cordeliers à Bologne, puis inquisiteur à Venise. Il accompagna en Espagne le cardinal Buoncompagno en qualité de théolo-

R'en du légat et de consulteur du Saint-Office, e V lui donna lévêché de Sainte -Agathe en

1568, puis le chapeau de cardinal; et en 1585 il succéda à Grégoire XIII. Ce fut un pontife c\ t rèmement exact à ses devoirs , juste . ennemi du vice, protecteur de la vertu, et m^iufique dans ses entreprises. Il fit tirer de terre ce magnifique obélisque de soixante -doute pieds de haut, et le fit élever sur la place du Vatican. Il dressa la bibliothèque, qui est un de ses chef*-d'œuvre. Enfin il ne se montra pas moins occupé de la grandeur de l'Lglbe et de la gloire de la religion. Urbain VII lui succéda. On a de Sixte V : des Sermons en italien et quelques autres écrits. Sa Fie a été écrite par Gregorw I.eti en italien, et traduite en français; mats cette Vie , comme tous les autres ouvrages de Cr. Leti, ont été mis à 17«fex.(Deer. 22 decemb. 1700.) Vou. Sponde, Annal.

VI. SIXTE et SINICE (Saints), premiers évèques de Reims et de Soissons, passèrent dans les Gaules du temps de l'empereur Dioclétien , après la mort de saint Crépin et saint Crépinien. On ne sait ni le détail die leurs actious, ni le genre de leur mort. On les honore le 1* septembre. Voy. D. Guillaume Marlot, Bxst.de la métrop. d* Bcims. Comi-nr .Crépis et Chépinic

VIL SIXTE DE HEMMINGA, né dans dans la Frise occidentale en 1533, mort vers l'an 1586, a composé un excellent ouvrage contre V Astrologie judiciaire; Anvers, 1583. Foy. Suffridus Petn , Décades des nig, Bibitath. vêtus et nwi

vin. sixTi

cain, né i Sienne l'an 1520, mort à

1569, était issu de parents juifs. 11 embrassa le christianisme, et entra chez les cordeliers; mais, ayant apostasié et étant tombé deux fois dans 1 erreur, il fut enfermé k Rome dans les prisons du Saint-Office , et condamné à être brûlé. La sentence allait être exécutée lorsque le commissaire général du Saint-Office, depuis le pape Pie V, le convertit et obtint sa grâce , avec la permission de le recevoir dans l'Ordre de Saint- Dominique. Sixte prêcha ensuite avec beaucoup de fruit dans plusieurs provinces d'Italie. Il a composé un grand nombre d'ouvrages, mais le principal et le seul qui nous reste est intitulé : Bitj/mthero Sancta : Rome , 15b6 , in-4° ; Cologne, 1626, in-4», Naples, 1742 , 2 vol. in-4». Cette Biblioth. contient une savante exposition des Livres saints, de leur histoire, des auteurs, traducteurs et commentateurs de ces livres, etc.; et, quoiqu'elle ne soit pas sans défaut, elle est cependant très-utile ; Richard Simon lui-même reconnaît qu'il y a peu d'ouvrages sur cette matière où il y ait tant de doctrine et de bon sens. Les meilleures éditions sont celles de Cologne, 1576, in-fol.; de Paris, 1610, in-fol.; de Naples, 1742, 2 vol in -fol., par les soins et avec les notes du P. M liante, dominicain de Naples. Voy. le P. Touron, Hommes illustres de l'Ordre de Saint- Dominique , tom. IV, p. 287 et suiv. Richard et Giraud donnent un aperçu de ce que contient l'ouvrage du savant dominicain.

IX. SIXTE DE VES0DL (Jean -Paria, connu sous le nom de PÈRE), franciscain, orientaliste, né en 1736 à Montagney-les-Montboson, mort peu de temps après la suppression de son Ordre , fut envoyé par ses supérieurs i Paris pour y perfectionner ses connaissances. Ses progrès dans les langues orientales furent trèsrapides. Il devint bientét membre de la société des Capucins hébraïsants . et prit une part active à ses travaux. C'est a lui qu'on est redevable particulièrement de la traduction de l'Ecclésiaste; Paris, 1771, in -19. Voy. Michaud, Bioyr.

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SIXTUS, philosophe, l'oy. Sextus.

!. SIZA , père d'Adina de la tribu de Ruben , d'Adina oui fût un des plus vaillants hommes de l'armée de David. Voy. I Paralip., xi, 12.

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