‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 968 sur 1294 · I. S0CB0, ville de la tribu de Juda. Koy. Josué, xv · texte numérisé non relu

I. S0CB0, ville de la tribu de Juda. Koy. Josué, xv

soco

I1.80CH0,lieu qui se trouvait probablement

sur les frontières de Benjamin et d'Éphraîm. Voy. I Rois, xix. 22.

SOCHOT ou SOCHOTH , ville au delà du Jourdain (il Paralip., iv, 17. III Rois, vu, 46); la même que Socoth, n« I.

I. SOC IN (Fauste), en latin Faushis Socinus, et en italien Pausto Sozzini, neveu du suivant. Socin, né à Sienne en 1539. mort au village de Luclavie, en Pologne, l'an 160'», est le principal fondateur de la secte qui porte son nom. II n'apprit que superficiellement les humanités et la théologie dans sa jeunesse , et commença à étudier la philosophie à l'Age de trente-cinq ans, étant rempli des préjugés de son oncle, dont les écrits lui servirent à bâtir son nouveau système. Il partit pour l'Allemagne en 1574, demeura trois ans a Bile, fut appelé en Transylvanie par Blandrat, en 1578, pour s'opposer à François David. L'année suivante il se retira en Pologne, où il sema ses erreurs. Ses ouvrages, qui forment les deux premiers volumes de la Bibhothera fratrum Pohnorurn; Amsterdam, 1656, 8 vol. in-fol., sont i Y Index de Clément VIII. Voy. Stoupp, Religion des Hollandais. Le P. Athanase, Hat. du soeimanisme; Paris, 1723, in -4°. Pour les autres sources, Saxius, Onomosticon , tom. III, p. 501 et 605. Compar. les art. suivants.

IL SOCIN (Lelie), en latin Lmiius Socinus, et en italien Lelio Sotzini, célèbre hérésiarque, né 4 Sienne en 1525, mort a Zurich l'an 1562, se livra à l'étnde du droit. Il s'occupa aussi de théologie; mais étant devenu suspect, il dut quitter l'Italie vers l'an 1544, et il erra pendant quatre ans en France, en Angleterre, dans les Pays-Bays et en Allemagne ; enfin il se fixa A Zurich. On lui attribue quelques écrits dans lesquels il combat la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ et tous les autres mystères de la religion , entre autres : 1» Dialogus inter Calvinumet Vaticanum; 1612, in-8»; — 2» De Sacramentis; — 3° De Résurrection* corporum insérés dans Fausti et Uelii Sorini Tmctntus aliqimt theologici; Eleutheropolis(Hollande),1654, in-16; mais le savant Weiss remarque que « la Btblioth. fratrum Polonorum, recueil de tous les écrits des anti-trinitaires, n'en contient aucun de Lelius Socin. » Quoi qu'il en soit, le nom de cet hérésiarque figure comme celui de Fauste, son neveu, dans Y Index de Clément VIII. Vogt, Catalog. hbror. rarinr., p. 634-635. Feller. Michaud , Riogr. univers. La Nouv. Riogr. génér. Richard et Giraud, art. Sociniens. Compnr. l'art, suivant.

SOCINIANISME, SOCINIENS. On appelle sucinianisine l'ensemble des doctrines de Lelius et de Fauste Socin , et sociniens les hérétiques qui avaient adopté leurs erreurs. Les sociniens prétendaient, entre autres choses : 1* que le Père éternel est soul Dieu; que Jésus -Christ est un pur homme qui n'existait point avant Marie, et qui n'est appelé Dieu que par sa supériorité sur |es créatures, qui lui sont sou

par le Père éternel ; 2« que Jésus-Christ a été donné de Dieu aux hommes , non comme médiateur, mais comme maitre et comme modèle seulement ; 3* que les peines de l'enfer ne dureront qu'un certain temps, après lequel le corps et l'âme seront détruits. Socin niait aussi le péché originel, la grâce, la vertu des sacrements, et soutenait les erreurs des luthériens et des calvinistes. Cest ce qui a fait dire i Bergier, en parlant du socinianisme : « Cette secte n'a pas eu pour premier auteur Fauste Socin , dont elle porte aujourd'hui le nom, elle avait

à éclore plusieurs années avant lui.

En effet, Luther commença de dogmatiser en 1517; dès l'année 1521 il se trouva aux prises avec Thomas Muntzer ou Munoer, Menno et d'autres chefs des anabaptistes; plusieurs de ces derniers donnèrent dans l'arianisme, nièrent la divinité de Jésus -Christ, rejetèrent couséquemment les mystères de La sainte Trinité «1 de l'Incarnation. On cite en particulier Louis Hetzer, Jean Carapanus, un certain Qaudius, etc. » Les sociniens sont divisés entre eux sur quelques articles ; et quelques-uns d'entre eux ont abandonné Socin sur le culte divin qu il veut qu'on rende à Jésus-Christ, quoiqu'il ne le regarde que comme un pur homme. Les sociniens ayant été chassés de Pologne en 1658 ou IGM, se sont réfugiés en Prusse, dans la marche de Brandebourg, et en Hollande. Voy. Pluquet, Diction, des hérésies. Bergier, Diction, de théol, Richard et Giraud. Le P. Guichard, Histoire du socinianisrne.

S0C0L0VE (Stanislas), en latin Socolovius, chanoine de Cracovie, né en Pologne, vivait au xvi« siècle. On a de lui : 1» quatre Sermons de controverse; Cologne, 1589; — 2° une Traduction latine des écrits de Jérémie, patriarche de Constantinople , sous ce titre : Censura Ecctesim orientais de praxipuis nostri sœculi htereticomm dogmatibus e grateo in latinmn conversa eu m annotationibus ; Dillingen, 1581 ; Cracovie, 1582, in-fol. ; — & De ta Différence de la vraie et de la fausse Église; Ingolstadt, 1583; — 4° Réponse aux ministres de Wittembery sur la traduction des écrits du patriarche Jérémie; ibid., 1585;

— 5° Le Juste Joseph, ou Méditations sur la mort et la Passion de .\otre-Seiyneui ; Cracovie, 1589;

— 6° sept Oruisons ecclésiastiques ; Cologne. 1587;

— 7B La Nouvelle du salut; Cracovie, 1588; — 8° Notes sur saint Matthieu. Tous ces ouvrages ont été réimprimés à Cracovie en 1591. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.

I. SOCOTH, ville située au delà du Jourdain, entre le torrent de Jabok et ce fleuve. Jacob y dressa des tentes à son retour de Mésopotamie, et on y bâtit dans la suite une ville. Josué l'attribue à la tribu de Gad. Salomon y Ut fondre les grands ouvrages de cuivre pour le temple. Vny. Genèse, xxxili, 17. Josué, xm, 27. 111 Rois, vu, 46.

IL SOCOTH ou SOCCOTH , premier campement des Israélites après qu'ils eurent quitté Ramessès, à leur sortie d'Egypte. Voy. Exode, xii, 37.Nombr., xxxm, 5.

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