SOIXANTE ET DIX ANCIENS D'ISRAËL
Voy. Anciens, n° I.
SOL (Saint), en latin Sola et Solus, né en Angleterre, mort le 3 décembre vers Tan 790, alla trouver saint Boniface , évéque de Mayencc, qui l'ordonna prêtre , et lui donna l'habit monastique. Saint Sol, se sentant un attrait particulier pour la solitude , se retira , vers l'an 752, dans un désert au bord de la petite rivière d'Altmule, sur les contins de la Bavière et de la Thuringe , où il bâtit un ermitage. Il y vécut d'une manière très-sainte , entièrement cachée aux hommes, et connue seulement de Dieu. On honore sa mémoire le 3 décembre. Voy. D. Mabillon, Ut* Siècle bénédictin, part. II.
SOLARI (Benoit), évéque de Noli. né à Gênes l'an 1742, mort en 1814, fut religieux de Saint-Dominique , et professa la théologie dans plusieurs couvents de son Ordre. 11 montra contre la bulle Auctorem fidei, qui parut en 1794, une opposition formelle et publique. Le cardinal Gerdil ayant dans un écrit examiné les motifs de cette opposition , Solari répondit par une apologie dont Eustache Degola, docteur de Pise, donna le précis sous le titre de : Clergé constitutionnel jugé par un évéque : abrégé analytique de F Apologie du savant évéque de Noli en Ligurte, avec des notes historiques et critiques; Lausanne, 1804, in -8°. Solari a publié : 1° un Écrit dans lequel il entreprend de prouver, contre l'opinion commune des théologiens, que le baptême, reçu par un infidèle engagé dans le mariage, ne rompt point le lien conjugal; — 2* des Mandements patriotiques ; — 3° une Lettre en faveur des jansénistes. Voy. le Diction, des anonymes, tom. III, p. 31, n° 9298. Feller, Biogr. univers.
SOLARIUM. Ce terme latin, qui signifie. proprement la partie de la maison exposée au soleil, est employé par saint Jérôme , dans la Vulgate ,
Kaur désigner le toit des maisons des anciens ébreux , lequel était en plate-forme, et couvert d'une terrasse composée de teiTe battue , afin qu'elle fût impénétrable à la pluie. Le bord du toit était garni d'une muraille ou parapet à hauteur d'appui pour empêcher qu'on no tombât. M oise avait ordonné ces sortes de murs pour prévenir le danger des chutes, comme nous le voyons au chapitre xxii du Deutéronome. Cette loi était d'autant plus nécessaire et plus sage, qu'on était continuellement sur les toits; car non -seulement on s'y promenait pour y respirer un air plus pur, mais encore on y prenait les repas, et on y passait la nuit en été. On y allait encore pour jouir d'une vue plus étendue , et pour voir ce qui se passait dans le voisinage. (Quelquefois même on y construisait des tentes ou pavillons ; on y exposait le lin au soleil ; enfin on y montait encore lorsqu'on voulait s'entretenir en secret avec quelqu'un , être témoin des solennités publiques, s'y offrir en spectacle dans la douleur et le deuil, et y faire des sacrilices. Voy. Josué. u. 6. 8. Juges, xvi. 26. 27. 1 Rois, u, 25. II Rois, xi, 2,6, 7; xvi, 22. bsaie,
xv. 3; xxn, 1. Jérém., xrx, 13; xiaiii,38. Matth., x, 27; xxrv, 17. Marc, xm, 15. Actes, x, 9. D. Calmet, Dissert, sur tes demeures des annrns Hébreux. J.-B. Glaire, Introduction, etc., t. II, p. 37-38.
SOLDADIA ou S0LDAIA, autrefois Lagyre , ancienne ville épisc. de la petite Tartarie. Il y a eu quelques évèques latins; nous en connaissons deux, savoir : Louis, mort en 1432, et Augustin de Capha. de l'Ordre des Frères Prêcheurs, nomme par Eugène IV le 23 juillet de la même année. Ko»/. Lequien, Oriens Christ., tom. III . d. 1107.
SOLDANI (Fidèle), moine de la congrégation de Vallombreuse et professeur de théologie , a laissé : Historia S. luirhaclis de Passiniano , sivr corpus historiarum diplomntieum criticum ab ad» modum R. P. D. Fidèle Soldani, Monacho congregationis Vallis Vmbrosœ, sacra Théologie Magistro, ac eminent. P. AI. Albani 8. B. E. Cardinalis... Theotogo , juxta chronologicam Abbatum Passion, seriem elaboratum ; in quo summorum Pontificum romtitutiones , Imperatorum Begumque diplomata ac privilégia hue usque inedita, etdem comobio, totique Vallumbrosano Ordini collata recensentur ; cui etiarn accedunt et primo in lucem prodeunt monasteriorum quam plurium fundationes, jura , donationes , pluraqur alia memorabilia monumenta ad alia spectantia, lucubrationes sanctorum Patrum virorumque itlustrium Ordinis ejusdem acta quee in archivis Vallumbrosanis adservanlur. Xomusprimus annos WK) circiter ad annum 1040; Lucques, 1741 , infol. Voy. le Journ. des Savants, 4741, p. 433.
S0LDANS ou S0LDINS, grecs hérétiques et schismatiques , ainsi nommés de Soldin, leur chef, qui vivait vers le v« siècle. Les Soldans habitent quelques pays du royaume de Saba et de Godolie. Us ont changé la matière du sacrifice de la messe. Leurs prêtres offrent de for , les diacres de l'encens, et les sous-diacres de la myrrhe , en mémoire des trois présents que les mages offrirent à Jésus-Christ. Voy. Lutzenberg, Catal. Haret., titre SOLDANI ou SOLDINl.
SOLDAT. Voy. Armée , n° I , et Armes , n» IL
SOLDINS. Voi/. Soi.dans.
S0LEA. Voy. Sou.
I. SOLEIL. C'est le grand luminaire que Dieu créa pour présider au jour, de même qu'il créa la lune pour présider a la nuit. Le soleil a été l'objet des adorations de la plupart des peuples de l'Orient. D. Calmet pense que c'était lui que les Phéniciens adoraient sous le nom de Baat; les Moabites , sous celui de Chantas; les Ammonites, sous celui de Moluch, et les Israélites, sous celui de Baal et roi de la milice du ciel. Ils ne séparaient pas son culte de celui de la lune, sous le nom d'Astarté ou reine du ciel. Moïse défend ce culte sous peine de mort. Josias, roi de Juda, tira du temple du Seigneur les chevaux , et brûla les chariots que ses prédécesseurs y avaient consacrés au soleil. Job regarde comme un crime énorme de saluer lo soleil en baisant sa main en signe d'adoration. Ézéchiel vit avec horreur dans le temple plusieurs Israélites tournant le dos au sanctuaire, et adorer le soleil a son lever. Dans les Livres saints, la lumière du soleil ou le soleil levant est quelquefois le symbole de la prospérité , comme le soleil obscurci désigne l'adversité. Ainsi, quand Isaïe prédit que la lumière du soleil sera sept fois plus grande, et que l'éclat de la lune égalera celui du soleil , que le soleil ne se couchera plus sur Jérusalem , etc., il annonçait aux Juifs que leur prospérité serait parfaite et constante. Le Messie est appelé le de