II. SOLEIL. Voy. Ostfnsoir
III. SOLEIL ARRÊTÉ PAR JOSDÉ. Noua lisons dans le livre de Josué (x, 12, 14), qu'a près le désastre des Amorrhéens , dont une partie avait péri sous la pluie de pierres, le soleil, au commandement de Josué, s'arrêta sur Gabaon, et la lune, sur la vallée d'Aialon , jusqu'à ce que les Israélites se furent pleinement vengés de leurs ennemis. Ce récit, selon les incrédules , ne nous offre qu'un tissu de faussetés. I-es rationalistes ou naturalistes n'y voient qu'un fait naturel auquel l'écrivain a ajouté quelques circonstances qui semblent tenir du miracle. KnGn les mythologues considèrent toute la narration comme une fiction purement poétique. La nature même de ce Dictionnaire ne nous
Grmettant pas d'entrer dans les détails philojiques et autres qui seraient nécessaires pour venger le récit biblique de ces diverses et fausses imputations, ce que nous avons fait ailleurs, nous dirons seulement ici : 1* Le commandement de Josué au soleil et à la lune , lorsqu'on l'examine d'après les règles ordinaires de 1 herméneutique sacrée, ne doit nullement se prendre dans un sens purement poétique; — 2° l'historien sacré a pu , sans blesser la vérité , employer le langage ordinaire dans le prodige qu'il rapporte , quelles que fussent ses idées et ses connaissances personnelles dans les sciences phvsiques et astronomiques; 3° le sens littéral du texte n'implique ni perturbation dans le système planétaire en général, ni l>ouleversement sur notre globe en particulier, ni une station réelle du soleil , de la lune ou même de la terre ; in un phénomène lumineux du genre des aurores boréales ou des parhélies suffisait pour prolonger la clarté du jour dont Josué avait besoin pour «létruire les restes de l'armée ennemie ; 5r ce phénomène extraordinaire, produit au commandement de Josué, était par cela seul un vrai prodige surnaturel; 6* ce miracle n'était nullement indigne de la sagesse divine ; 7» enfin il faut violer toutes les lois de la critique historique et exégétique pour mettre en parallèle le récit de cet événement avec les fictions mythiques de l'antiquité profane. Ces considérations ne sont qu'un simple résumé de la discussion que nous avons soutenue contre nos adversaires dans Les Livres saints vengés, t. II, p. 16-38.
IV. SOLEIL DE JUSTICE. Voy. Soleil, n° I. SOLENNEL ou SOLENNEL se dit des fêtes
ou des cérémonies qui se font avec plus d'appareil que les autres, et qui attirent un plus grand nombre de peuple ; ainsi on dit : Office solennel, messe solennelle, procession solennelle, etc. Pâques, la Pentecôte, Noël, la fête du patron d'une paroisse, la dédicace d'une église, sont des fêtes solennelles. Dans les divers diocèses, les degrés de solennités ne se distinguent pas de la même manière; dans celui de Paris, par exemple, les plus grands jours sont les annuels ; viennent ensuite les solennels majeurs, puis les solennels mineurs, les doubles , etc. Dans d'autres on distingue des annuels et des annuels; dans quelques-uns on les distribue en doubles de première, de seconde, de troisième classe, etc., et l'office de chacune de ces fêtes a quelque chose de particulier. Voy. Bergier, Diction, d
SOLEMNIAÇUM. Voy. Solioîuc.
! S0LEMN1TE ou SOLENNITÉ désigne la cé-
] rémonie publique qui rend une chose solennelle, et se prend quelquefois pour le jour j même où cette cérémonie a lieu , et en ce sens il est synonyme de fête. Voy. FÊTE , n» 1.
SOLÊNNIS. Voy. Soûlerie.
SOLERI US (Claude), jurisconsulte du x vn* siècle , a publié : De la Puissance juridique des confesseurs; Mayence, 1618.
SOLI ou S OLE A (Solia), ville épisc. de l'Ile de Chypre, située sur la côte septentrionale, près du promontoire Pedalium. On en connaît dixévêques, dont le premier, saint Auxibius I", est mentionné dans le Martyrologe romain au 19 février. Soli est aujourd'hui un simple évêebé in partibus sous l'archevêché de Salamine , également in partibus. Voy. Lequien, Orient Christ., t. II , p. 1071. De Commanville , Table alphabét.^p. 220. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. LXVII , p. 168-169.
SOLIACUM. Voy. Souillau, n° I.
SOLICOUSKI ( Jean- Démétrius). archevêque de Leopold on Lemberg , en Pologne, mort en 1630, a laissé , entre autres ouvrages : l8 une ExfUkation du psaume LXII; — 2» t'as h christiani. Voy. Moréri, édit. de 1759.
SOLIDE (Solidus S; ce terme, par lequel la Vulgate a rendu l'hébreu darkemon et aaarkon, désignait une monnaie d'or chez les Romains , qui rappelaient ainsi parce qu'elle était d'un poids entier et non fractionnaire, comme les sentisses ou les frémisses. Elle pesait deux drachmes attiques ou un dcmi-sicle d'or hébraïque, et valait par conséquent 11 livres 12 sous 2 de
niers. Voy. \ Paralip., xxix, 7. I Esdr., n,69; vui, 27. J.p. 197.
-B. Glaire , Introduction , etc., t. II ,
I. SOLIER , avocat au parlement de Toulouse, est auteur d'un traité sur le droit canon sous ce titre : L'Opinion des ca noms tes au sujet de la juridiction monarchique du Paj* dans T Église. Nicolas Videl, autre avocat, a opposé à ce livre un ouvrage dans lequel il combat par les maximes gallicanes celles de Solier, et prétend établir le droit des évêques dans l'Eglise ; cet ouvrage , intitulé : De Cathedra Pétri, seu de Bpiscopatu Antioch. et Rom. S. Pétri libri duo, a été mis à l'Index par un décret du 21 ami 1693. Voy. le Journ. des Savants, 1724.
II. SOLIER (François), jésuite, né â Brives en 1558, mort à Bordeaux l'an 1628, fut premier recteur de sa compagnie au collège de Limoges. On a de lui : 1» Lettre justificative touchan t la censure des sermons en l'honneur de samt Ignace de Loyola; Poitiers, 1611 ; — 2» Histoire ecclésiastique des Iles et royaumes du Japon; Paris, 1627, 2 vol. in-4»; — 3» Vie de taint François de Borgia; ibid., 1587, in -8»; — 4* Traité de la mortification; ibid., 1598, in-12; — 5» Manuel des exercices spirituels; ibid., 1601, in-16; — 6° Traité de l'oraison mentale; ibid., 15ÎW, in-12; — 7» La Science des saints; ibid., 160), in-12; - 8» Traduction du Martyrologe romain ; ibid., 1620,
SOLIONAG (Solemnincvm), abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit, située au diocèse et à deux lieues de Limoges, sur la rivière de Brianee. Elle fut fondée, au vu* siècle, par saint Êloi, évêque de Noyon , qui leur donna la règle de Saint-Benoit, a laquelle il ajouta les statuts de Saint-Colomban. Cette abbaye, que saint Ou en, archevêque de Rouen , regardait comme la plus régulière de France après celle de Luxeuil, reconnaît pour bienfaiteurs le roi Dagobert et 1 empereur Louis le Débonnaire. Elle était unie
SOLM