‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 98 sur 1294 · I. LISLE (Joseph de). Voy. Delisle · texte numérisé non relu

I. LISLE (Joseph de). Voy. Delisle

II. LISLE (Paulin de), bénédictin de la congrégation de Saint- Vannes, né à Chàlons-sur- Maine, mort en odeur de sainteté à la Trappe, en 1098. On a de lui un Recueil de lettres, qui a paru sous ce titre : Ulée d'un vrai religieux; 1723, in-12; on V a joint un abrégé de sa vie.

LISMAMN (François), théologien socinien grec, né à Corfou, mort a Kœnigsberg Vers l'an 1503, était docteur en théologie. D'abord cordelier, confesseur et prédicateur de la reine de Pologne, il embrassa les doctrines sociniennes et travailla à répandre en Pologne les principes de la prétendue réforme qui y avaient été introduits par Jean Tricessius. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1° un Recueil de /tissages des quatre Perts : Amfn aise , Jérôme, Augustin et Chrysostome; le but de cet ouvrage est de donner une règle commune aux diverses sectes protestantes de la Pologne ; — 2° lii evis Kxpticattu doctrinœ de sttnctissima Trinitate,ele.'t 1505, in-8°. Voy. la Atout?. Biogr. génér,

I. LISM0RE (Lismoriu), ancienne ville épisc. d'Irlande située dans la province de Munster, au comté de Waterford; ce sié^e, érigé vers l'an 030, sous la métropole de Cashell, a été réuni à celui de Waterford en 1308. Voy. De Comman ville, Table ntphabét., p. 140. Gaet. Moroni, vol. XXXIX, p. 7.

II. LIS MORE {Lismoriti), ancien . siège épisc. situé sur la cote occidentale de l'Ecosse , dans le comté d'Argyle , et érigé l'an 1210. Koy. De Commanville, >• Table alphnbét., p. 440.

LISOIUS. Voy. Héfubert, n° 11.

I. LISSOIR (Remacle), de l'Ordre de Prémontré, né à Bouillon en 1730, mort à Paris l'an 1H00 , fut successivement directeur du noviciat de La Valdieu , professeur de théologie, prieur, puis abbé. En 1791, il prêta serment a la constitution civile du clergé , devint curé de Charleville, membre des deux conciles constitutionnels de 1797 et de 1801 , puis aumônier-adjoint de l'hôtel des Invalides de Paris. On a de lui : 4° De l'État de l'Église, de la puissance légitime ttu souverain Pontife; Wurttbourg, 4706,2 vol. in-12; cet ouvrage fut censuré par la Sorbonne; il n'est, en effet, qu'un abrège de celui de Febronius, qui a été mis plus tard (le 3 mars 1773) a V index; — 2* Nouveau Bréviaire, suivi de la Translation du corps de saint Norbert ; Nancy, 4 vol. in-80;— 3° plusieurs brochures religieuses et politiques sur les questions du temps. Voy. Quérard, La France littéraire. La Nouv. Biogr. généra

II. LISSOIR (Théodore), bénédictin de Saint- Vannes, frère du précédent, né à Bouillon en 1720, mort à Meti Van 1788, professa la théolo-

gie , et fut prieur de Saint-Pierre de Chalons , puis de Saint-Urbain. Il est auteur de la Table

? ^graphique du Martyrologe romain ; Paris , 770, in-12. Voy. Quérard, La France littéraire La Nouv. Biogr. génér.

LISSUS ou ÈLISSUS, aujourd'hui Alrssio d'Albanie (Alexia), ville épisc. du rit latin en Ulyrie, dans la Prévalitaine, située sur une montagne escarpée à deux milles de la mer Adriatique, et près de l'embouchure du Drin, et érigée en evêché au ix» siècle, selon De Commanville, sous la métropole de Durazxo. Lequien en cite quatre évéques, dont le premier, Biaise d'Albanie, siégeait en 1475, et les Notisie di Borna donnent la série de ceux du siècle dernier et du siècle présent. Voy. Lequien. On'erw Christ., tom. III, p. 956. De Commanville, /" Table atp/iabét., p. 98, au mot Eussus. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIX, n. 7-8.

LISTINES. Voy. LEPTIHES.

LISTRA. ancienne ville épisc. de la nouvelle Epire , au diocèse de l'Illyrie orientale, sous la métropole de Durazxo. Un de ses évéques , Zénohius, assista au concile de Chalcédoine. Voy. Lequien , Oriens Christ.^ tom. II , p. 2S2. Richard et GiraUd.

I. LIT (Godefroi de), de l'Ordre de Sainte- Croix , au xvif siècle , a donné : 1* Le Sacrifice du feu , ou De la Pasiinn de Notre-Seignemr , en quarante sermons: Cologne, 1028; — - 2» La Lampe gui éclaii^e sur le chandelier saint, ou Explicition des constitutions sacrées et canoniques de TOrdre des Frères de la Croix; ibid., 1<i3i.

II. LIT NUPTIAL; il était autrefois d'usage, dans quelques diocèses, qu'un prêtre allât , l'après-midi ou le soir d'un mariage, bénir le lit nuptial en présence des nouveaux mariés, en disant V Asperges me, l'oraison Visita, etc., qu'il bénit ensuite du pain et du vin , et présentât aux nouveaux mariés du pain trempé dans le vin. Voy. Moléon, Voi/nge titurg., p. 480.

LITANIE, LITANIES (Litania , Utaniir) , mot dérivé du grec, et qui siunille supplication. Ce terme se prend, dans les auteurs ecclésias» tiques : I 1 pour les processions établies par l'Eglise; 2° pour les personnes qui composent ces processions ; 3° pour les formules de prières que l'on chante dans ces processions en l'honneur des saints ou de quelques mystères , soit en général , soit en particulier : 4° pour les trois jours des rogations ; 5° pour le Kyrie eleism, parce que les litanies commencent par ces mots, et qu'autrefois elles finissaient de même. On appelle litanie ternaire celle où l'on répète trois fois chaque invocation; litanie quinaire, celle où l'on répète cinq fois la même Invocation, et litanie septénaire, celle où on la répète sept fois, comme cela se pratique le samedi saint dans quelques diocèses. 11 ne faut pas confondre la litanie septénaire avec la litanie ou procession appelée septiforme par saint Grégoire ; cette dernière était composée de sept bandes otl troupes, savoir : le clergé, les moines, les religieuses, les enfants, les hommes laïques, les veuves et les femmes mariées. II ne faut pas confondre litanie avec la-tome (Lœtanta), mot qui vient du latin leetari , se réjouir, et qui signifie jour de joie , de féte,jour solennel , comme il appert par les lettres de saint Grégoire (1. IV, epist. liv, ad Archiepise. Bavennat.), où ce saint Pape énumère les latanies, c'est-à-dire jours solennels auxquels il est permis aux arche» véques de porter le paltittm, et où il

mande de ne le porter jamais que dans l'église. Or les litanies se font toujours hors de l'église.

LITA

LITA

Voy., pour cet article et les Alitants, De Vert, Cérémonies de tÉglite, tom. III , p. 55 et suit. Le P. Ménard , Noies sur le Sacramentaire de saint Grégoire. D. Macri , Hierotexicon , ad voc. Litania et Leetania. Richard et Giraud. Berpier, qui , dans son Diction, de théol., réfute l'erreur de Basnage sur les litanies. Gaet. Moroni , vol. XXXIX , p. 9 e seg. Le Diction, de la théol. cathol.. et cômpnr. RogàtîONS.

I. LITANIES DE LA SAINTE VIERGE. Elles sont ainsi nommées parce qu'elles contiennent une invocation à la sainte Vierge, une louange de ses vertus , de ses mérites , de sa puissance dans le ciel , et une hymne en son honneur. On les appelle communément Litanies de Lorette ou de Sotre-Dame de Lorette, sans doute parce mi ellés sont ainsi nommées dans des constitutions de plusieurs papes, tels que Sixte V, Clément VIII, Alexandre VII, et qu'elles se chantent avec plus de solennité dans ce saint sanctuaire de la Mère de Dieu. En 6X7, le pape saint Serge V* décréta que les litanies se réciteraient tous les ans le jour de l'Annonciation, et il étendit ensuite son décret aux autres Têtes principales de la sainte Vierge, la Nativité, l'Assomption et la Purification. On ne sait ni

2uel est l'auteur de ces litanies, ni à quelle poque elles ont été composées. Gaet. Moroni dit qu'elles sont très-anciennes, et qu'on pourrait conclure non sans fondement qu'elles ont été instituées dès les premiers siècles du christianisme. Elles ne font point partie de la liturgie, mais elles sont très -vénérables par la sanction que l'Église y donne en les recommandant aux fidèles, et par les nombreuses indulgences qu'elle accorde à ceux qui les récitent.

II. LITANIES DES SAINTS. On les appelle ainsi parce que, dans la pi-emière partie, ce sont principalement les saints qu'on invoque. Elles ont pour objet toutes les situations où peut se trouver un chrétien. Bien qu'on n'en connaisse nas exactement l'origine, on peut aflîrmer qu elles sont fort anciennes : et, qu elle qu'en ait été la forme primitive, celle qu'elles ont aujourd'hui se trouve tout entière dans de très-anciens Ordo. Ou peut dire aussi que ce sont les seules litanies adoptées comme partie intégrante de la liturgie fixée par l'Église, puisque dans le langage ecclésiastique on les appelle simplement les litanies (litania?), sans autre désignation. L'usage qu'en fait l'Église en fait encore ressortir l'excellence; car elle les emploie quand il s'agit de détourner de grandes calamités physiques ou morales , quand il s'agit de procurer quelque bien à ses membres. Elle les emploie aussi dans des actes solennels de consécration, dans la collation des ordres sacrés, au sacre des évêques, à la dédicace des églises, à la bénédiction des fonts baptismaux, etc. Un décret delà S. Congrégation des des Rites , en date du 22 mars 1671 . défend d'y faire des retranchements ou des additions.

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