II. SOSIPATER, SOSIPATRE , parent de saint
Paul. Vou. SOPATER.
SOSPIR ( San). Vou. Hospice, n° I.
SOSPIS (Saint). Voy. Hospice, n» I.
SOSTHÈNE (Saint), chef de la synagogue de Corinthe. Les juifs de Corinthe, disent les Actes des apôtres (XVlll, 12-13), s'étant saisis de saint Paul, le menèrent au tribunal de Gallion; mais le proconsul les ayant renvoyés sans vouloir entrer dans cette affaire , ils se saisirent de Sosthène, et le maltraitèrent sans que Gallion s'en mit en peine. Quelques-uns pensent que ce furent les Gentils, qui, par haine contre les Juifs ou par amitié pour saint Paul, maltraitèrent Sosthène , chet de leur synagogue. D'autres, que ce furent les Juifs qui se vengèrent sur lui de ce qu'ils n'avaient pu nuire à l'apôtre, dont ils le crovaient disciple. Ceux-là veulent aussi que ce Sosthène soit le même qui est nomme, avec saint Paul, à la téte de la l'« Épitre aux Corinthiens; mais cela s'accorde peu avec
l'ancien sentiment commun de l'Église , qui croyait Sosthène un des soixante-dix disciples, et par conséquent ne le pensait pas chef de la synagogue. Les Grecs font sa féte le 8 décembre, et lui donnent le litre d'apôtre, comme à un des septante disciples, et la qualité do premier événuc de Colophon. Les Latins l'honoraient dés le ix* siècle, comme disciple de saint Paul, le 10 juin et le 28 novembre. Voy. D. Calmet , Diction, de la Bible.
S0STMAN (Alexandre), théologien hollandais , protestant, a donné : Commentnrius ebro- , nologicus, philolngicus et exeqeticus nrueuli Dunielis , ix, 24-27, edit. de L.XX. Ilebdotnadibus , sensum, tempus , et circumstantias e sacris profanisque scnptùs eruens, atque terminis suis quum exacttstime mclutlens. Accedit appendix, seu pars dogmatica, in qua demonstratur Jesum esse Metsiam , et in veras causas incredulitatis Judœorum inquiritttr; Leyde, 1710, in-4°.
S0STRATE commandait , de la part d'Antiochus Épiphanes, dans la forteresse qu'avaient les Grecs dans la ville haute de Jérusalem. \ 'ou. Il Machab., iv, 27, 29. D. Calmet, Diction, de la Bible.
S0SUSA. Voy. Sozt'SA, n» I.
SOT AI , dont les lils revinrent de Babylone en Judée avec Zorobabel. Voi/. I Esdr., il, 55.
S0TEAUX (Jean ), en latin Sotetdlus , licencié en théologie de l'université de Louvain , né à Montigny-sur-Sambre , au diocèse de Liège, mort à 1 abbaye de Cambron eu 1567 , professai*, la théologie dans ce monastère. On a de lui : 1° une Edition des ouvrages de saint Prosper d'Aquitaine; Louvain, 1556, in-4°; — 2» Annotationes ad loneil. Trid.; Anvers, 1571, in -8°; ces notes ont été réimprimées sous ce titre : Canones et décréta concilu 7 rident mi, etc.; Lyon, 1611 et 1676, in -8°; Anvers, 1615; et sous cet autre : Deeiarationes Cardinalmm rongregationis Concilii Tridentini unn cum Joonnis Sotealli, et lloratii Lucii adnotatiombus. Elles ont été mises à VIndex par un décret en date du 6 juin 1621 ; — 3° Joannis Sotealli Summa itontificatium et synvdalium constitutionum , in locas seu tituiat communes redacta, Louvain, 1570, in-8°; Venise, 1574, in-8*. Vou. André-Valère, Biblioth. Beig., édit. de 1739, in-i», tom. II, n. 733-734.
S0TEL0 (Louis), de l'Ordre des Frères Mineurs de l'étroite observance, né à Séville, mort en 1024, se rendit dans le Jdpon afin de prêcher la foi; il y fut nommé évéque par le pape Paul V, et y souffrit le martyre par le feu. il avait écrit dans sa prison une Relation de l'état de l'Ëqlise du Jafsm, adressée au pape Urbain VIII; Madrid et Paris, 1034, in-4° ; Francfort, in-12. Il avait aussi écrit quelques Lettres, une, entre autres, au pape Paul V. Voy. le P. Jean de Saint - Antoine , Biblioth. univers. Francise ; tom. II, p. 305 et 306.
S0TER (Saint), pape, né à Fondi, près dp Naples, mort à Rome le 22 avril 171, succéda au pape Anicet en 102. Il se signala par sa cliarité envers les pauvres, et par son zèle à combattre l'hérésie. On l'honore comme martyr le 22 avril. Éleuthère lui succéda. Voy. Eusebe, llist. errlés., I. IV-V. Tillemunt, Mémoires, t. II I). Ceillier, //<*/. des Aut. sacr. et erelés., t. II, p. »x r.aet. Moroni, vol. LXVI1, p. 244-215.
S0TÈRE { Sainte ), vierge et martyre, vivait dans le iv* siècle, et était parente de saint Arnbroise, archevêque de Milan. Elle lut arrêtée, en 304, pendant la persécution de Dioclétien et de Maximieu, et. comme elle avait généreusement refusé de sacrifier aux dieux , le juge lui fit trancher la téte , après l'avoir soumise a pl'i-