SORT
d'Acqs. Elle existait dés l'an 070, époque à laquelle Guillaume Sancius, comte de Gascogne, lui donna de grands biens. Ce monastère a été désolé et ravagé plusieui-s fuis par les calvinistes. On y avait introduit la réforme de la congrégation de Saint - Maur. Voy. la Oal/ùi Christ., tom. I.
SOREC , vallée de la tribu de Dan. C'est aussi l'endroit où demeurait la fameuse Dalila.Eusèbc dit qu'il n'ét:iit pas loin île Saraa et Esthaol, qui était la demeure ordinaire de Samson. Il oit encore que Caphar-Sorec ou le Champ-de- Sorec était un bourg près de Saraa. Le vin de Sorec était celui qui se recueillait dans la vallée de ce nom, et aussi une sorte de vin apparemment de raisin blanc ou jaune dont on faisait les vins blancs dans ce pays- là. et qui était excellent. Selon quelques-uns le fameux raisin apporté aux Israélites dans le désert (Nombr., Xlll, 26) était de la vallée de Sorec; mais cela est incertain. Voy. Juges, xvi, 4. lsaîe,v, 2; XVl, 8. Genèse, xlix, 11. Eusèb., Onomast., ad voc. Sahaa et Cajmiar-Sokec. D. Calmet, Diction, d* ta Bible.
SORESE (Beatn Maria de Srdliaai), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit , dans le bas Languedoc, au diocèse de Lavaur, sur la petite rivière de Sor, qui lui a donné son nom. Elle fut fondée par Pépin, roi d'Aquitaine, et on l'appelait autrefois V abbaye de la Paix. Cette abbaye ayant beaucoup souffert pendant les guerres de religion, fut rétablie par les religieux de la congrégation de Saint-Maur.
SORET (Jean), écrivain moraliste du xvm* siècle, né à taris, était avocat au parlement de cette ville. Outre plusieurs Discours couronnés par l'Académie française, on a de lui : 1° un grand nombre d'articles insérés dans la publication du P. ilayer, récollet, intitulée : La Religion vengée, ou Héfittutinn des auteurs impies, etc., en 21 vol. in-12; — 2° Les Hommes ne sentent point assez combien il serait avantageux de concourir au bien et au Itonheur les uns des autres; Paris, 1749, in-12 ; — & De l'Indulgence futur les défauts d' autrui; 1752; — 4° // n y a jnint de paix pour le méchant; 1758. Voy. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers., nu Suppléât.
SORETH (Jean), né à Cacn lan 1420, mort saintement a Angers l'an 1175, entra chez les Carmes à l'âge de seize ans, devint provincial en 1451, et ensuite général de son Ordre. Il refusa constamment le chapeau de cardinal et l'évèché que le pape Calixtc III voulut lui donner. Il a laissé plusieurs écrits, dont les principaux sont : 1° des Commentaires sur le Maître des Sentences; — 2° des Commentaires sur tes Règ/es de son Ordre; Paris, 1025, in-4°. Voy.
SOREUS, siège épisc. de la première Bithynie,sous la métropole de Nicomédie. On n'en connaît qu'un évéque, Corneille, qui siégeait sous l'empereur Dioclétien. Voy. Lequicn,0/ïVv« Christ., tom. I, p. 020.
S0RI. Voy. ISAIII.
S0RIA (Je.ui de), né à Livourne, en 1700, d'une famille originaire d'Espagne, mort à Calvi l'an 1707, fil ses études à l'université de l'ise. devint professeur de phvsique à l'université de Pavie, et v obtint la place de bibliothécaire. On lui doit différente ouvrages, dont les plus connus sont : 1" Raisonnements métaphysiques sur rexistence de Dieu, etc.; Lucques, 1715 , in-8°; — 2° Recueil (t Opuscules philomphiaucs; ibid. , 1753; — 3» Hationalis philosopltiœ Institutiones, Amsterdam, 1741, in-8°; Venise, 1710; — 4° Recueil d'Opuscules philosophiques et phi-
ilologùjues; Pisc, 1766, 3 vol. in -8»; c'est le I plus remarquable et le plus estimé des ouvrages ' de Soria. P«v- Feller, Biogr. univers.
S0RI0 ( Ralthasar), dominicain, né à Valence en Espagne , mort l'an 1557, âgé de plus de cent ans , professa la théologie à Lerida avec succès, établit à Tortose un collège pour l'école de Saint- Thomas, et un pour les nouveaux convertis de la Catalogne , dont la plupart étaient des Turcs. On a de lui un grand nombre d'écrits, entre autres : 1° Tractutus centra septem btasphemto*, ex sanctorum Patrum auctoritate dictisque confectus; Valence, 1511; Barcelone, 1522, in -4e; traité dirigé contre certains novateurs . qui disaient que saint Joseph était véritablement le père de Jésus-Christ; qu'il avait été conçu sans péché originel, qu'il était réellement présent dans l'Eucharistie, etc.; — 2" Tractatus très, De B. Maria Virgims genealogia, cognatù et consanguineis ; de triduo Christi in sejnûchro ; de tripliri Maydnlena; 1521, in-1»;— 3" In Psalm. Au V, Eructa vit, HomUùe decem panmetico de B. Virgine ; Barcelone, 1522, in-4°; — 4» Sermones de saitrtis, sive sanctorale ;1538, in-4*. Vou. le P. Échard, Scriptor. Ord. Pradic. tom. II, p. 159.
S0RLIN. Voy. Desmarets, n* III.
S0RRA. ancienne ville épisc. de Sardaigne, située à six lieues de Sassari. L'évèché de Sorra fut uni à l'église de Torre, sa métropole, au commencement du xvi* siècle. Elle a eu dixsept évéques. dont le premier, Albert, siégeait en 1100 et 1113. V„y. la Sardinia Sacra, p. 228. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. LXV1I , p. 233.
SORRENTO (Sorrenium ), ville archiépisc. du royaume de Naples, située à l'extrémité du golfe , vis-à-vis de Naples. La foi chrétienne y fut préchée par saint Pierre ou par ses disciples. Le siège de Sorrento , qui n'était d'abord qu'un simple évéché, fut érige en métropole vers l'an 908. Le premier évéque de Sorrento. N..., mourut vers l'an 450. Voy. Ughelli, llalia Sacra, tom. VI, p. 591. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXVII, p. 223-234.
I. SORT (Sors). On voit l'usage du sort dans une infinité d'endroits de l'Ecriture. Dieu l'ordonna lui-même, soit pour le choix des victimes, soit pour le partage de la Terre Promise, soit au sujet des villes où devaient demeurer les Lévites , ou pour savoir en quel rang leurs familles serviraient au temple, etc. Dans le Nouveau Testament on s'en servit, dès le commencement de l'Eglise . pour choisir un apôtre à la place du traître. Nous ne voyons pas distinctement dans l'Ecriture la manière d user du sort ; et , quoiqu'il fut non-seulement permis , mais même souvent ordonné, on ne peut nier qu'il ne fut aussi quelquefois défendu, lors surtout que la raison et la religion fournissent d'autres moyens de connaître la volonté de Dieu. Voy. Lévit., xvi , 8, 9, 10. Nombr., xxvi, 55, etc. Josué, xiv, 15, 10, etc. 1 Paralip., vi, 54; xxiv, 25. Actes, i, 16, etc. D. Calmet, Dissertât, sur les élections par sort, à la tête des Actes des apôtres. Bergier, Diction, de théol.
II. SORT ou SORTILEGE, maléfice qu'on jette sur une personne ou sur une chose par le ministère du démon. V»y. Magie. Maléfice.
SORCKI.I.EniE.
III SORT ou SORTS DES SAINTS (Sors ou sortes sfinctorum) , espèce de divination qui était usitée autrefois chez les chrétiens. Elle consistait à ouvrir quelque livre de l'Ecriture sainte, et à prendre le premier verset qu'on rencontrait pour un pronostic de ce qui devait
SOST
SOTÈ
arriver, ou bien à recevoir comme un oracle | les premières paroles qu'on entendait lire ou chanter en entrant dans l'église. Il faut dire qu'on implorait auparavant le secours du Ciel par des jeûnes, des prières et d'autres pratiques de religion. Saint Augustin a blâmé cette pratique, et plusieurs conciles l'ont condamnée. Ainsi, celui de Vannes en Bretagne, vers l'an 400, défend aui clercs, sous peine d'excommunication , d'exercer cette divination, et de prétendre découvrir l'avenir par aucune Écriture que ce soit. Ce concile ne l'autorise pour aucune sorte d'affaires. Ceux d'Agde de l'an 506. d'Orléans de 511, d'Auxerre de 51)5, et un capitulante de Charlemagne en 789, font la même défense; et cette défense a été insérée dans le Pénitentiel romain. Ko»/, les Mémoires de t'Acad. des inscriptions, tom. XXXI, édil. in-12, p. 98. Du Cange, Glossarium, art. SORTES Sanctorum. August., Epist. LV, ad Januar., cap. xx . n° 37. Bergier, Diction, de théol., ou VEnrqclopéd. cathol., qui a reproduit l'art, de Bergier. Le Die tion. de la théol. cnthol., au mot SoRTILÉtiE.
SORTS (FÊTE DES ). Voy. Phur.
SOS A (François de), de l'Ordre des Frères Mineurs, né à Tolède, mort à Madrid en 1017, professa la théologie à Salamanque, devint général de son Ordre , et occupa successivement les évéchés de Canarie , d'Osma et de Ségovie. On a de lui , en espagnol : 1° Exposition .sur In constitution de Clément VIII, des largesses de présents; Salamanque, 1596; — 2° plusieurs ouvrages sur la Conception de la sainte Vierge; — 3° Censure ou jugement touchant te livre de la vénérable sœur de la Croix; — 4» Traité pour prouver que la règle du Tiers-Ordre de Saint- François ne les oblige point sous peine du péché mortel , et un autre pour faire voir que cet institut est un Ordre véritable, et non une confrérie; — 5» un ouvrage tendant à montrer qu'il r.e faut pas multiplier les Ordres religieux en Espagne; — G° Réponse à deux traités pour la république de Venise; Salamanque, 1623, in-48; — 7° Traité des obligations net én'ques tirés des réguliers; Madrid , 1631 ; — 8° quelques ouvrages théologiques. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. unn\ Franciic, t. 1, p. 438.
SOSIE (Saint), martyr et compagnon de saint Janvier, évéque de Bénévent. Voy. Janvier, n' V.
I. SOSIPATER ou S0S1PATRE, et Dosithée, capitaines du parti de Judas Machabée, délirent dix mille hommes de l'armée de Timothée qui s'étaient renfermés dans une forteresse. Voy. II Machab.. Xll, 19.