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exacte que celle du P. Alegambe , faite à Anvers en 1613; — 2° Journal of méditation* for every duy in the year; Londres, 1660, in -8°. Voy. Augustin et À lois de fiacker, Biblioth. des écrivain* de la Compaq nie de Jésus.

SOTZABA ou SOTZAW, ancienne métropole de la Moldavie, au diocèse de Thrace, suivant Chrysantus et les actes du concile de Giassi ou Jassi, en 1642. Elle est située sur la partie occidentale de la Moldavie, à la droite de la Moldava, vers les frontières de la Transylvanie. Le métropolitain grec du pays faisait ordinairement sa résidence à Jassi .Voy.de Commanvillc , I" Table alphabét., p. 221. Gaet. Moroni, VOlUnir LXVII , p. 243. Co» npar. Moldavie.

SOUCHAY (Jean-Bapt iste ) , chanoine de Rodei, né à Saint -Amand, près de Vendôme, mort 4 Paris en 1746 , fut conseiller du roi , professeur d'éloquence au collège de France, censeur royal des livres, et membre de l'Académie des sciences. 11 a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : les Remarques qui accompagnent l'édition de la traduction de l'Histoire des Juifs de Joseph , par Arnaud d'Andilly ; Paris, 1754, fi vol. in-12. Voy. le Journ. des Savants, 1730, 1733, 17:*5, 1736, 1741 et 1744. Moréri, édit. de 1750. Ric hard et Giraud.

SODGHET (Jean-Baptiste), chanoine de l'église de Chartres et docteur en théologie, mort en 1654, fut prieur de Morancès. On a de lui : i* une Edition des uruvres d' Yves de Chartres; Paris, 1647, in-fol.; — 2° VUa B. Bernardi fundatori* et aboutis pnmi tironensis, etc.; ibid., in -4°. Voy. Louis- Jacob, Traité des biblioth., p. 689 et 690, édit. de Paris, 1644. Le P. le Long, Biblioth. des histor. de France, n° 1526. Richard et Giraud.

SOUCIET (Etienne), jésuito, né à Bourges en 1671 , mort à Paris l'an 1744, professa à Alen- V'on et à Bourges, se livra à 1 étude de l'hébreu, et fut chargé de la chaire de théologie morale, qu'il échangea contre les fonctions de bibliothécaire du collège Louis- le -Grand. Le P. Souciet était profondément versé dans la théologie, les langues, les belles-lettres, les mathématiques , l'astronomie , l'histoire , la géographie et la numismatique. Parmi ses ouvrages nous citerons : Ie Recueil de dissertations critiques sur les endroits les plus difficiles de l' Ecriture, et sur des matières oui uni rapport àÇÉcriture; Paris, 1716, in- 4°; — 2° une Edition tri tique de la Ribliothéque des auteurs ecclésiastiques et de Protéyomènes de la Bible d' Elites du Ptn, par Richard Simon, avec des éclaircissements et des suppléments ; ibid., 1730, 5 vol. in -8». Il a donné en outre un grand nombre de Dissertations qui ont été insérée» dans les Mémoires de Trévoux, et il a eu beaucoup de part au Dictionnaire universel de Trévoux. Voy. les Mémoires d* Trévoux, avril 1741. Richard et Giraud, qui donnent les titres de plusieurs autres écrits do P. Souciet.

80UDIER (André le), docteur en théologie de la faculté de Paris et curé de Ghaitlot, a laissé : Cursus theoloy,cus focilem et sine duce tutnm stemens vmm ad baccalaureatum , Itcen- Hum et doctoratum , duplici tractai tonis forma , quorum altéra dicitur institut» iheologica pro examine, altéra théologien argumentativa pro thesi; Paris , 172V.

SOUEGES ( Etienne • Thomas ) , dominicain , né à Strafort, près d'Agen, en 1633, mort l'an ItJ'.W, enseigna la philosophie à Bordeaux, et la théologie a Avignon , où il fut aussi maitre des novices, et s'appliqua à recueillir les divers

monuments propres a donner une histoire de son Ordre. Ayant été appelé à Paris pour y gouverner le noviciat général, il publia l'Année dominicaine; 1678-1606. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Pratdic, tom. II, p. 748.

SOUFFRANCE. Ce n'est point à nous, dit Bergier, de qui nous empruntons cet article, d'examiner la valeur des arguments, ou plutôt des soplusmes par lesquels les stoïciens prétendaient prouver que la douleur ou les souffrances ne sont pas un mal ; plusieurs moralistes en ont démontré le pou de solidité Les pompeuses maximes du stoïcisme ont pu faire impression sur quelques âmes fortes, leur inspirer un nouveau degré de constance, les empêcher de se livrer aux gémissements et au désespoir lorsqu'elles soutiraient; quelques philosophes, dans les mêmes circonstances, ont pu affecter par orgueil un air d'insensibilité ; mais une preuve que ces hommes vains ne regardaient pas les souffrances comme un bien, c'est que plusieurs ont cherché à s'en délivrer en se donnant la mort. 11 n'appartenait qu'à un Dieu revêtu des faiblesses de l'humanité de faire envisager, même au commun des hommes , les souffrances comme une expiation du péché, comme un moyen du purifier la vertu et de mériter une récoui pense éternelle, par conséquent comme un bienfait de la Providence : * Heureux ceux qui pleurent , parce qu'ils seront consolés ; heureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que le royaumo des cieux est à eux.» (Matth., v,5, 10.) Ces mnximes de Jésus-Christ, soutenues par ses exemples, ont rendu des milliers d hommes capables non-seulement de souffrir sans faiblesse et sans ostentation, mais de désirer les souffrances et de les rechercher, d'y goûter la joie, et d'en remercier Dieu. Que des épicuriens, qui ne connaissent point d'autre bien que le plaisir des sens, soient scandalisés de cette conduite , qu'ils la regardent comme un fanatisme et une folie , cela n'est pas étonnant, «i L'homme animil , [dit saint Paul , ne comprend rien à ce qui vient de l'esprit de Dieu, il le regarde comme une folie. » ( I Corintb., II , 1 4. ) De prétendus philosophes , qui ne savent d'autre félicité que celle des animaux, ne doivent envisager les souflrancos qu'avec horreur. Lorsque Jésus -Christ parut sur la terre, l'épicuréisine pratique avait infecté toutes les nations: les afflictions leur paraissaient un effet de la colère du Ciel et un caractère de réprobation ; c'était l'opinion générale. Un des arguments que les philosophes ont employé le plus communément contre le christianisme , fut de soutenir que, si cette religion était agréable à Dieu, il ne permettrait pas qu'on tourmentât et qu'on mit à mort ceux qui l'embrassaient. Celse et Julien ont répété dix fois cette objection. La question était donc alors, comme elle est encore aujourd'hui, de savoir si un Dieu sage et bon doit attacher le bonheur à la patience plutôt qu'à lu faiblesse , à la vertu plutôt qu'au vice. Car enlin , puisque la vertu est la force de l'âme, s'il n'y avait rien à souffrir dans ce monde, la vertu ne nous serait pas nécessaire; les philosophes moralistes auraient eu tort de mettre la force au nombre des vertus. La question est encore de savoir si celui qui envisage les souffrances comme l'effet d'une aveugle fatalité est mieux disposé à les supporter avec courage que celui qui croit qu'elles viennent de Dieu, et qu'en souffrant patiemment il peut mériter une éternité de bonheur. Ici l'on peut s'en rapporter à l'expérience. Comme 1< ntétement de* épicuriens ne les met

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