I. SOUTH WELL (Nathanaôl). Y 'oy. Sotwell
IL SOUTH WELL ou BACON (Thomas), jésuite, né à Norfolk, en Angleterre, mort en 1037, a laissé, outre une Défense de Kimlas Smith, imprimée a Liège l'an 1031 : 1» un Commentaire sur la /'« partie de la Somme de saint Thomas; — 2° Iju Rcyle vite, ou Analyse de la foi divine; Anvers, 1638. Yoy. Alegambe, Bi- Ninth. Scrifitor. Societ. Jeiu , p. 432.
SOUVERAIN, écrivain français, mort en Angleterre vers la fin du xvn» siècle , était du bas Languedoc. 11 fut ministre d'une église calviniste du Poitou. Déposé du ministère . il se réfugia en Hollande, d'où il fut encore chassé pour avoir refusé de souscrire au prétendu synode de Dordrecht. Il se retira en Angleterre, où on le regarda comme socinien. On a de lui un ouvrage fort recherché par les incrédules, et intitulé : Le Platonisme dévoilé, on Es mi sur le verbe platonicien; Cologne, 1700, in-N°. Le P. Raltus l'a victorieusement réfuté dans sa Défense des saints Pères accusés de platonisme; Paris, 1711, in-4°; ce qui n'a pas empêché nos philosophes, dit Feller, de répéter les sottises de ce fanatique , comme ils répètent imperturbablement les sophismes et les injures des mécréants de toutes les nations et de tous les siècles. Voy. Feller, Bi»yr. univers.
SOUVERAINS. Voy. Hois, n° I.
SOU VIGNY (Guy de), oratorien, né à Blois, mort à Orléans en 1072 . enseigna les humanités dans plusieurs collèges , et la rhétorique à Marseille. De là il se rendit à Rome, où il se lia avec Léo Allatius, qui appréciait sa sagacité et son érudition. On a de lui , entre autres ouvrages : 1° Cyri Prodromi Epiyrammata yrwca nunc primum latinitate donata, cura et mterpretatione Guidonis de Souvigny, Blesensis , congregationis Oratorii Domint Je su. Julinmagi , ex ofhcina Antonii Hesnault, régit et Acad. typogrupni, 1632, in-4°, le grec est à côté ; ce sont des épigrammes de quatre vers sur la Genèse, l'Exode, les Nombres, Josué, les Juges, sur les
Îuatre livres des Hois, sur saint Matthieu, saint uc, et les Actes des apôtres ; — 2° Tiattato del eomputo ecclesmstico del Padre de Souvigny deir Oratorio di Frauda , m Roma ; 1641 , in-8° ; — 9° quelques Lettres. Voy. D. Liron, Biblioth. chartratne, in-4°, p. 268. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.
SOUZA. Voy. SorsA, n° I.
SOYER (François), cordelier, mort en 1660 ou 1661, était docteur en théologie de la faculté de Paris, et conseiller prédicateur de Louis XIV. 11 jouissait d'une grande réputation dans son Ordre et à la cour. On a de lui : 1° Pratique familière pour bien faire la profession reliyieuse;
2 vol.; Œuvres spirituelles; Paris, 1664 et 1674,
3 vol. Voy Moréri, édit. de 1759.
S0Z0MÈNE, historien ecclésiastique, né aux
environs de Gaza, à Béthel, mort à Constantinople vers l'an 450, est surnommé le Scolastique. On lui donne aussi les noms d'Hermias et de Salamine ou Salomon. Il pouvait avoir pris le nom de Salaman, d'un des disciples de saint Hilarion, qui le portait, et avec lequel il avait vécu dans sa jeunesse. 11 passa de Palestine à Constantinople , où il fréquenta longtemps le U nous reste de lui une titstotre ecclé-
siastique en grec, comprenant ce qui s'est passé depuis l'an 324 jusqu'en 415. Son histoire a été souvent imprimée, soit en grec, soit en latin, soit en français, avec celles de Théodoret et de Socrate; la meilleure édition est celle de Cambridge, 1720, in-fol. Elle a été traduite en français par le président Cousin ; Paris, 1676, in-4'. Sozomène a beaucoup copié Socrate , particulièrement dans ce qu il dit en faveur des novatiens ; ce qui l'a fait soupçonner de leurs erreurs, quoiqu'il soit hors de doute qu'il les a regardés comme des sectaires séparés de l'Église catholique. Voy. Photius, Bibltoth., cod. xxx. H. de Valois, De Vitis et script is Soeratù et Sozameni. Fabricius, Biblioth. greeca, tom. VII. Nicéphore Cal «te. In Proem. Hist. ecel. Trithème. Baronius. Bellarmin. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XIII, p. 080 et suiv. Le Journal des Savants, 1676, p. 103, 1" édit., et p. 59, 2* édit. Richard et Giraud. Holzliausen, De Fontibus quibus Socrates, Son ■ tiutnesac Theodoretus usi sunt; Gœttingue, 185, in-K Feller. Michaud, Biogr. univers. La.NW. Biogr. gèiiér.
I. S0Z0P0LIS. ville épisc. de la province d'Hémimont, sous la métropole d'Adrianople on Hadrianopolis , au diocèse de Thrace. Cette église était unie à celle de Debeltus au v* siècle; mais elle en fut séparée avant l'an 680. On en connait huit évéques, dont le premier, Athanase, souscrivit aux décrets du concile d £phèse. Cette ville a eu aussi quelques évéques latins; on n'en connait qu'un, Guillaume, de l'Ordre des Frères- Mineurs, qui siégeait en 1356. Sozopolis est aujourd'hui un simple évèché in partibus , toujours sous l'archevêché m partibus d'Adrianople. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 963. Richard et Giraud. De Commanville, /n Table alpliabit., p, 221. Gaet. Moroni, vol. LXVIL p. 332. Compar. Debf.itus.
II. SOZOPOLIS , ville épisc. de la province de Pisidie, sous la métropole d'Antioche. On en connaît neuf évéques, dont le premier, Longianus, assista au premier concile général de Constantinople. Sozopolis n'est maintenant qu'un évéehé in partibus, suffragant d'Antioche, siège aussi in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 10». Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXV1I, p. 332.
1. S0ZUSA ou S0SUSA, ville épisc. de la première Palestine, sous la métropole de Césa* rée. Charles a sancto Paulo, dans sa Mappemonde géographique, la met entre Césarée et Samarie. On en connait trois évéques, dont le premier, Barachius ou Baruchius, se trouva au brigandage d'Ephèse en 449. Sozusa est aujourd'hui un évêché in partibus, sous l'archevêché également in partibus de Jérusalem. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. 1U, p. 595. Richard et Giraud. De Commanville , A» Table alphaMt., p. 221. Gaet. Moroni, vol. LXVII, p. 332.
IL SOZUSA ou S0ZYSA, ancienne ville épisc. de la Libye Pentapole , au patriarcat d'Alexandrie. On en connaît deux évéques, dont le premier, Héliodore , souscrivit à la formule hérétique de Georges d'Alexandrie et d'Acace de Césarée au concile de Séleucie, et le second assista et souscrivit au deuxième concile d'Ephèse. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 618.
SPAGNI (André), jésuite, né à Florence en 1716, mort à Home l'an 1788, entra dans la compagnie, à Rome, en 1731. Il fut chargé de divers | emplois dans cette même ville et a Sienne. 11
SPAL
philosophie , et surtout dans la métaphysique , qu'il passait pour un des plus habiles métaphysiciens de son temps. Il a laissé, entre autres écrits : 1° De Ideis humanœ mentis eammque signis; Rome, 1781 , 2 toi. in-4»; — 2» De Signis idearum; ibid., 1781 ; — 3» De Causa efficiente; ibid., 1764; — 4° De Bono, malo et pukhro dissertationes très; ibid.,17G6; 2» édit. , augmentée, 1770; — 5» De Miraculis; 1777; — G» De Anima brutorum ; 1775. Vot/. Feller, Biogr. univers.
SPALATIN (George), né en 1184 à Spalt, d'où son nom de Spa/atin, car son vrai nom de famille était Burkard, mort l'an 1545. fut un des principaux auteurs de la réforme. Il étudia les belles -lettres avec Luther à l'université d'Erfurt. De là il se rendit à Wittemberg, où il devint maître ès arts en 1502. Revenu à Erfurt, il y pratiqua la jurisprudence , et linit par s'adonner à l'étude de la théologie. En 1507 il fut ordonné prêtre, et devint curé de Hohenkirehen. au pied de la forôt de Thuringe; mais l'année suivante il quitta sa cure pour aller professer dans le couvent voisin de Georgenthnl. L'an 1511 , il obtint un canonicat dans la collégiale de Saint -George, à Altenbourg. A Wittemberg, il vécut dans l'intimité de Luther, de.1. Jonas. de Lang et de Link, qu'il avait déjà connus à Erfurt. Ces jeunes théologiens étudiaient surtout saint Augustin , les anciens mystiques allemands, où leurs esprits prévenus puisaient les idées et les opinions d où sortit
Slus tard la réforme. En 1514, Frédéric nomma palatin chapelain de la cour, secrétaire intime des affaires ecclésiastiques et scolaires , et bibliothécaire a l'université de Wittemberg. Spalatiu profita de sa position pour favoriser 'la cause -de la réforme et lui assurer la protection de l'électeur, naturellement irrésolu , et qui ne correspondait avec Luther que par l'intermédiaire de son favori. Après la mort de Frédéric, arrivée en 1525, Spalatin se retira à Altenbourg, où il devint curé, et, à dater de 1528, surintendant. Cette même année il se maria, malgré la forte opposition du chapitre de Saint-George, dont il était membre. Enfin, après avoir parcouru un certain nombre de villes d'Allemagne pour travailler à les proteslantiser, il songea au repos; c'était en 1540; mais, a dater de ce moment, son âme s'assombrit, des controverses continuelles remplirent d'amertume le reste de sa vie ; le chagrin que lui donna la situation des affaires publiques, des remords de conscience, et la crainte d'être tombé dans la disgrâce de la cour, développèrent en lui une mélancolie incurable , que remplaçait parfois une folie très-prononcée, et qui le conduisit enfin au tombeau. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages qui se trouvent encore presque tous manuscrits dans les bibliothèques de Weimar et de Gotha. Voy. Weinhart, qui , dans le Diction, delà théol. cathot., donne les titres de plusieurs des écrits de Spalatin.
SPALATRO (Spa/efum, Spalatum et Salonœ novee), ville épistopale do la Jlalmatie.est située dans une presqu'île sur le golfe de Venise , à cinq lieues sud-ouest de Sebenico. On croit qu'elle a pris son nom d'un palais que l'empereur Dioctétien y avait construit, et sur les ruines duquel elle a été bâtie. On ajoute que les murailles de cet ancien palais font encore le tiers de l'enceinte de la ville de Salone, ancienne métropole de la Dalmatie, qui fut ruinée en 641 , et dont la dignité métropolitaine fut alors transférée à Spalatro. De l'an 1076 à l'an 1-292, deux conciles ont été tenus à Spalatro. Voy. le P. U*n&i, Supplém. à la Collect. des con-