‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 986 sur 1294 · SOUT · texte numérisé non relu

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nouveaux édite touchant la religion prétendue réfinrmie; ibid., 1638, in -8°. Voy. le Journ. des Savante, 1682 et 1686. Moréri,*édit. de 1750.

SOUPÇON, pensée douteuse que l'on a de la bonne conduite ou de la probité de quelqu'un, et qui porte à en former un jugement désavantageux. Il y a un soupçon téméraire, c'est-à-dire conçu sans fondement légitime, et un soupçon probable, qui est conçu avec un fondement légitime , c'est-à-dire appuyé sur des preuves et des conjectures plus ou moins fortes. Le soupçon n'est pas un véritable jugement , et n'est pas mortel de sa nature ; mais il peut le devenir si on le forme sans un juste fondement, et sur un sujet important, par envie ou par baine. Quand le soupçon ne tend qu'à prévenir un mal, il n'est pas illicite; c'est une précaution qui fait partie de la prudence, selon saint Thomas, 2. 2., q. 49, art. 8, in corp. Richard et Giraud.

SOURD ET MUET. Les sourds et muets de naissance ne sont pas incapables d'instruction, et on peut suffisamment les instruire des principales vérités de la religion par différents signes qui aient rapport aux choses qu'on veut leur apprendre . particulièrement par les images qui représentent les mystères, les quatre tins e l'homme, enjoignant des gestes qui expriment des actes de respect , d'adoration , de crainte, de joie. etc. 11 suit de là : 1» que les personnes chargées des sourds et muets de naissance pèchent grièvement en négligeant totalement leur salut , sous prétexte qu'ils sont incapables d'instruction; 2° qu'on peut, après avoir consulté l'évéque , donner la communion aux sourds et muets de naissance qui sont de lio n nés mœurs et suffisamment instrui ts ; 3° qu'on doit accorder l'absolution et le saint viatique à un sourd et muet dangereusement malade , lorsqu'il donne des marques extérieures de foi, de pénitence, de respect et d'adoration pour la sainte Eucharistie. Quant au mariage, les sourds et muets peuvent le contracter lorsqu'ils sont en état de faire connaître leur volonté. Voy. la Confifr. d Angers, juillet , 170L Confér. de Périgueux, tom. ÏV, c. i, q. I. Sainte-Beuve, tom. II, cas x, xcv, eu, et tom. III, cas xvn. Compar. notre art. Muet.

SOURDIS. Voy. Escoubleau.

SOURIS, RAT {Mus ). Moïse a déclaré le rat immonde, ce qui insinue qu'on en mangeait quelquefois, comme on dit que firent les Juifs pendant le siège de Jérusalem. Isaïe le leur reproche par esprit prophétique. On sait le dégât

?ue firent les souris dans les campagnes des hilistins après que ceux-ci eurent emmené l'arche , et la résolution que prirent les principaux d'entre eux de la renvoyer avec des rats d'or, pour expier leur irrévérence. On n'ignore pas non plus la raillerie des Assyriens envers les Juifs de Béthulie. Voy. Lévit.. XI, 29. Isaïe, LXVi, 17. I Rois, v. 6, 7, etc. Judith, xiv, 12.

I. SOUSA ou SOUZA (Manuel-Louis de), dominicain portugais, mort en 1632 ou 1633, est regardé comme un des meilleurs écrivains de sa nation. On lui doit : 1° Histoire des saints et saintes de son Ordre en Portugal, écrite dans sa langue maternelle; 1623, 1" part., et 1622, 2» part.; — 2° Vie de dont Barthélémy des Martyrs; cette Vie a été donnée en français par le Maistre de Sacy; 1661, in -8° ou in -4». Voy. Êchrtrd, ikriplor. Ordin. Prtedic, t. 11, p. 471. Le P. Touron, Hommes illustres de r Ordre de Saint- Donnnviue , tom. IV, p. 147.

II. SOU S A-TAVARÈS (François de), religieux portugais de l'Ordre de Saint-François, a laissé : 1« Vocotione; Evora, 1587 ; — 2" De D<xtmui

christiana ; Lisbonne , 1564. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Hib/ioth. univ. Francise., tom. I, p. 438.

SOUS-DIACONAT, SOUS-DIACRE (Subdiaconatu* ou Hypodiaconatus, Subdiacanux, Hypodiaconus), le premier des ordres sacrés ou majeurs. On croit qu'il n'a été élevé à ce rang que sous Innocent III , vers la fin du xii* siècle , et tous les théologiens ne conviennent pas que ce soit un sacrement. Ceux qui lui attribuent cette qualité, avec saint Thomas, se fondent sur ce que cet ordre est nommé dans le VIIIe livre des constitutions apostoliques; que saint Ignace, martyr, qui avait vécu du temps des apôtres, fait mention des sous -diacres dans son lipilre au.r habitants d'Antioche; que les conciles d'Elvire et de Laodicée les mettent au rang des ministres de l'Eglise , etc. Ceux qui prétendent que le sous-diaconat n'est point un sacrement disent qu'il n'est ni institue de Dieu, ni donné par l'imposition des mains, et que les simples prêtres le conféraient autrefois. L'Éjrlise n'a rien décidé sur cette question. La matière du sous - diaconat , selon le IV* concile de Carthage, suivi par le Pontifical romain, est la patène et le calice vide, que l'évéque fait toucher aux ordinands, les burettes pleines, le bassin . le linge. — La forme consiste dans les paroles que l'évéque leur adresse en leur faisant toucher le calice et la patène. — Les fonctions des sous-diacres peuvent, selon le Pontifical romain, se réduire à six principales : 1° avoir soin des vases sacrés qui servent au saint sacrifice ; 2° verser le vin et l'eau dans le calice ; 3» chanter l'Épitre aux grand'messes ; 4° soutenir le livre de l'Évangile au diacre, et le porter à baiser aux prêtres : ô° porter la croix aux

firocessions ; 6° donner à laver au prêtre, servir e diacre en toutes ses fonctions, recevoir les offrandes du peuple. Dans la primitive Église ils servaient de secrétaires aux évéques, instruisaient les catéchumènes, gardaient les portes du sanctuaire. — A l'égard des conditions et des dispositions requises pour être promu au sous -diaconat, suivant le concile de Trente (sess. XX1I1 , c. XII, de Hnfonn. ), il faut être âgé de 22 ans commencés, c'est-à-dire être entré dans la 22e année; et les saints Pères exigent l'innocence de vie, l'esprit ecclésiastique, la science, et l'amour de l'étude. Enlin les sous -diacres contractent à leur ordination l'obligation de garder la continence, de réciter le Bréviaire, et de porter l'habit ecclésiastique. Voy. le Traité de l'Ordre , dans les théologiens. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, ecclés. et canon, vortatif. Le card. Bona, De Re Uturg. Thomassin, Disciplin. ecclés. Compar. l'article Ordre, n» II.

SOUS-INTRODUITES. (Sub-Mroductai). Voy.

Agai>£tks . n° 1.

SOUTANE était autrefois de couleur tannée, qui était l'ancien noir en usage pour les clercs et les moines noirs, comme ceux de Cluny, et qui était encore restée aux enfant» de chœur de cette abbaye , aussi bien qu'à vingt-quatre jeunes clercs d'un séminaire de Bordeaux fondé au xiuc siècle par un archevêque de cette ville. Les clercs qui ont des bénéfices ou qui sont dans les ordres sacrés doivent porter la soutane , et ils pèchent mortellement lorsqu'ils y manquent sans raison légitime , parce, qu'ils violent en matière grave une loi de l'Église qui leur est imposée par treize conciles généraux , cent cin- | quante conciles nationaux ou provinciaux , plus I de trois cents synodes particuliers , et par dix- ' huit papes. Voy. Moléon, Voyage titnry., p. 77.

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SPAG

Pontas, au mot Habit. Sainte-Beuve, tom. III, cas \ 1 vii Les Confér. de Langrcs , cotifér. XXX. Collet, Morale, tom. V. Richard et Ciiraud. Le Diction, en les. et canon, portatif. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon, art. Habits, S L Le Diction, de la théol. cothol., art. VÊTEMENT

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