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de la doctrine des frères , et jouit d'un grand crédit parmi eux ; — 3° le Prcis de sa Biographie, qu'il a compose à l'âge «le quatre-vingts ans, et qui se trouve dans les Archives pour servir à f Histoire fie l'Eglise dans les derniers temps, par Henke, vol. 11 . cahier m. Ce précis a servi de base, quant aux faits, à la biographie qui a paru sous ce Jitre : Fie fie A. -Th. Spangenberg, évéque de rEqlise évang. des Frère*, pfir J. Hisier; Barby, 1*791, in-8°. Voy. Michaud. Biour. univers. Compnr. notre art. Hernmutes.
II. SPANGENBERG (Cyriaque), historien, né en 1588 à Nordhausen, où son père était le premier pasteur luthérien, mort à Strasl>oiirg l'an lttOi. Son nom se trouve dans l'Index de Clément V 1 1 1 . On a de lui : 1° des Sermon* sur les Cantiques de Luther, sous le titre de : Cithara Lutheri, etc., Erfurt. I.">S1, in-V»; - 2» des ouvrages concernant 1 histoire d'Allemagne, dont ta plus grande partie a paru sous le titre de Chronique*. Voy. Michaud, Biogr. univers.
I. SPANHEIM (Ézéchiel). célèbre érudit et numismate protestant, né à Genève en 162), mort a Londres l'an 1710, était profondément versé dans les langues orientales. Il remplit avec distinction les divers emplois dont il fut chargé à la cour de l'électeur palatin Charles- Louis, qui lui confia l'éducation de son fils, et qui le chargea de plusieurs missions importantes. Il a laissé plusieurs ouvrages, entre autres : 1» Thèses contm Lud. CapeUum pro antiquitate litterarum hebraicarum ; Leyde, 1615, in-4B; Louis Cappell soutenait , comme le commun des savants orientalistes, que les anciens caractères hébreux abandonnés par les Juifs ont été conservés par les Samaritains; mais dans la suite il changea de sentiment ; — 2° Disquisitio critica contra Amyraldum; Leyde, 1649, in-8°; c'est une mauvaise défense de l'écrit de son père su:' la Grâce universelle, contre les critiques de Moïse Amyrault; — 3° Discours sut la crèche et sur la croix de Jésus-Christ ; Genève, 1655, in-8«; ces deux discours, prononcés en latin, ont été traduits en français par l'auteur; celui sur la crèche a été publié à part, avec des corrections; Berlin, 169o, in-12; — 4° h'ttre sur r Histoire critique du Yteux Testament, par IHchard Simon; Paris, 1678, in-8°; lettre que d'autres attribuent à Frédéric Spanheim, son père. Yoy. Nicéron, Mémoires , tom. 11. Senebier. Histoire littéraire de Genève, tom. II. Chauffepié, Souv. Diction. Instar. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. gènér.
IL SPANHEIM (Frédéric), protestant, né a Amberg, dans le Palatinat, en 1600, mort a Leyde en 1649, acquit une grande réputation par son érudition et son esprit. Kn 1620, il dis-
[>uta une chaire de philosophie à Genève, et 'emporta; il succéda, en 1631 , à une chaire de théologie que Benoit Turretin laissait vacante, et il la remplit avec distinction jusqu'en 1645, époque à laquelle il fut appelé à Leyde pour y remplir le même emploi. Ses principaux ouvrages sont: 1° Urevis Introductio an histonam sacrant utriusque Testamenti , ac prtecipue cArïstiannm ad A. M dviii , etc.; Francfort et Leipzig , 1699 ; — 2° Lettre contenant des réunions critiques sur l'Histoire critique du Vieux Testament de M. Simon ; elle a été insérée dans cette Histoire, édit. de Rotterdam, 1685; lettre que d'autres attribuent à Ézéchiel Spanheim, *on père; — 3° Dubia evangetica ; Genève, 1634- 1631», 3 part, in-4»; 1639, 17U0, 2 vol. in-4"; — 4" Exercitntiones de Gratia universali; Leyde, 1046, in-8°. Cet ouvrage , ainsi que Continuât io Kcercitut'OHiim de Grutia universali. — Erote-
tnata L. pro Gratia universali expensa et discima. — Anterotemata C, opposiin universali* Gratia? defensori , ont été mis à Y Index le 29 août 1690, et tous les autres écrits de l'auteur qui traitent de la religion, le 10 mai 1757. \~oy. Moréri, édit. de 1759. Le Journ. des Savant*, 1700 et 1704. Nicéron, Mémoires, tom. XXIX. Richard et Giraud. Feller, qui dit avec raison que presque tous les ouvrages de cet auteur sont défigurés par des préventions de secte qui altéraient le jugement de cet écrivain savant et laborieux. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Bioyr. yénèr.
III. SPANHEIM (Frédéric), protestant, fils du précédent, né à Genève en 1632, mort à Levîle l'an 1701 , prêcha en divers endroits de la Zélande , professa la théologie à Ileidelberg, puis la théologie et l'histoire sacrée à Leyde. Il devint en outre, l'an 1674, le bibliothécaire de cette célèbre école, dont il fut aussi quatre fois recteur. Ses principaux ouvrages sont : 1° Ymdiciarum biblicarum sive txaminis locorum controversorum Sovi Testamenti Lih.lll; Heidelberg et Leyde, 1(163-64, 3 part, in 4°; ces trois livres ne roulent que sur une partie de l'Évangile de saint Matthieu ; — 2° Historia Jobi, sire de obscur is histuria ejus commentariis ; Genève, 1670, in-4*; — 3" Introductio ad Geograpkiam sacrfttn ; Leyde, 1679, in-8°; trad. en allemand ;
— 4° Selecttoritm de reliyione controversiarum , etiatn cum gratis et orientalibus et cum jndais, nuperisque antiseripturariii Elenchus historicotheologtcus; Leyde, 1687, in-12; Baie, 171 4, in-4»;
— 5° Summa historia? ecclesias.'ira? ad savu/itm xvi; Leyde, 1689, in-12; plusieurs édit. Il faut remarquer que ces ouvrages et les autres de Frédéric Spanheim fils, ont été condamnés par divers décrets datés du 10 septembre 1688, do 29 mai 1690, du 21 avril 1693, et du 10 mai 1757. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXIX. Senebier, Hist. littér. de Genève. Chauflepié, Souv. Diction, hislor. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Bioqr. géuér.
SPARK (Thomas), membre du collège d'Oxford, a donné : Lucii Carcilii Lactantii Opéra qua exstant, ad fidem manuscriptorum recognita et commentariis Hlu.it rata a Th. Sparlc; Oxford, 1684, in-8». Voy. le Journ. des Savants, 1685, p. 227, 1" édit., et p. 150, 2* édit. Richard et Giraud.
SPATARIUS (Octavien), de l'Ordre des Frères-Mineurs, né à Encise, mort vers l'an 1626, prêcha avec distinction dans toute l'Italie, enseigna la théologie en Toscane, en Loinbardie, en Allemagne et en France, fut provincial de Toscane, théologien des grands-ducs Ferdinand I" et Come lï, et enseigna les saints canons à Rome, dans le couvent d'Ara-Cœli. Ou a de lui : 1° des Sermons; Venise, 1611 , in-4°;
— 2° Méthode d'or pour corriger tes réguliers : ibid., 1626, in-4°; ouvrage mis à Ylndex le 17 décembre 1623, avec la clause Doneccorriqatur. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, BiblùAh. univer sa lis fraiwisçona, tom. II, p. 402.
SPE ou SPEE (Frédéric de), jésuite, né en 1595, au château de Langenfeld , près de Keyserwerth, mort l'an 1635 a Trêves, où il se dévoua entièrement au service des hôpitaux pendant qu'une atfreuse contagion sévissait dans la ville. 11 enseigna la philosophie et la théologie à Cologne, se consacra ensuite aux missions, et exerça les fonctions de ce pénible ministère avec tout le zèle que la religion peut inspirer. C'est particulièrement dans Te diocèse de Hildesheim qu'il ralTerinit les catholiques qui étaient chancelants dans la foi, et qu'il ra-