STAN
ta dime à l'Église , et faisaient périr les ecclésiastiques et les religieux, Grégoire IX, après lesavoir inutilement excommuniés, fut contraint de demander une croisade pour les détruire. Gérard II. archevêque de Brème. Henri, duc de Brabant, et Florent, comte de Hollande, se mirent à la téte des troupes croisées en 1*233, et exterminèrent cette secte. Ceux qui échappèrent à la mort rentrèrent dans l'Église, Voy. îîrég. IX, Ijettre à l'archevêque de Mayence, à rèuéaue d'ildesheim , et au docteur Conrad dr Martxmrg. Sponde , Annal., ad ami. 1234, n° 7.
I. STAGE, résidence rigoureuse que devait faire autrefois un chanoine, pendant six mois ou un an , à commencer en un certain temps de l'année, suivant les statuts de plusieurs chapitres, après la prise de possession, pour jouir des honneurs et des revenus de son canonicat. Dans les chapitres où le stage était établi, comme à Rouen, à Bourges, à Tours, à Arras, etc., les chanoines qui n avaient pas fait leur stage ne pouvaient nommer, présenter, ni conférer les bénéfices qui vaquaient dans leur tour. Il y avait quelques chapitres où, pour faire son stage, il fallait être in sacris. Voy. la Combe, Hccueil de jurisprud., aux mots Stage, Chanoine.
II. STAGE ou STAGEION, STAGHI (Stagœ), ancien siège épisc. de la province de Thessalie, au diocèse de llllvrie orientale, sous la métropole de Larisse. Lrempereur Léon , Philippe de Chypre et Chryanthus en font mention. Martin Crusius {Turco-gnec., I. III, p. 57) rapporte une lettre de Jean de Larisse à Jean Zygomola. dans laquelle il est parlé de l'évôque qui siégeait alors à Stage. Son nom nous est inconnu. Voy. Lequien,0n«i.« Christ. ,lom. II, p. 127. De Coramanville , /" Table alphabet., p. 832.
STAGNETDM. Voy. Étanche.
STAGNI (Alexandre), écrivain ecclésiastique italien, né en 1760 à Montefalcone , dans le Fripul, mort l'an 1836, est auteur de plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : 1» Alcuni Saggi concernent i prinn'pali caralteri délia storia ecclesiastica ; 1790; — 2° Dell' Influenza délia catholica religione sut bene del prinetpato et délia société; 1790; — 3* Opéra tneologir(^politica ; 1795; contre le synode de Pistoie ; — 4° Le Prove tiJosofico - polttiche délia religione; 1832. Voy. Fi'ller, Biogr. univers., au Su/iftlém.
STAGNO (Stagnum), ancienne ville épisc. de Dalmatie, dans les provinces illyriennes, située à huit à dix lieues de Raguse, dans la partie méridionale de la presqu ile de Sabioncello. Elle fut érigée en évêché au xi» siècle, sous la métropole de Raguse. Quelques auteurs la nomment Zaculmia. Paul 111, par sa bulle en date de 1549, accorda à la république de Raguse le privilège de présenter un sujet pour occuper le siège épiscopal lorsqu'il viendrait à vaquer. L'évéché de Stagno a été supprimé sous Léon XII, en 1828. Voy. de Commanville, /re Table alphabét., p.222.Gaet. Moroni, vol. LX1X, p. 178.179.
STAGNUM. Voy. Étanche.
STALENS (Jean), en latin Slalenus, théolo-
Sien, né à Calcar, dans le duché de Clèves, en 595, mort à Kevelaer, dans la Gueldre, l'an 1681, se fit recevoir licencié en théologie, devint curé de Rees, et entra plus tard dans la congrégation de l'Oratoire. C'était un homme de beaucoup d'esprit, d'un grand savoir et d'un excellent jugement, possédant le grec et l'hébreu. Un cite de lui plusieurs écrits, dont les uns en latin, et les autres en flamand. Les premiers sont : I» Pnpiisn monstmosa et moin fn-
W/i 'Cologne, 1639, in-12; ouvrage dont Bavle et Bfondel ont profité pour réfuter cette fable si chère aux fanatiques de leur communion;
— 2° Peregrinu.<t ad toctk sancta; ibid., 1639, in-12; pour justifier les processions, l'invocation des saints et le culte des images ; — 3° dmcin de consecratione et dedicatione eccles.; 1619;
— 4° Oi aiio in recetdem terra; motum Germania> utriusque; ibid., 1650, in-i°; — 5° Traciatus ;>ostoralts practicu* de denunciationibus preemitten' dis matrimonio; — 6» Dissertatio theologira et politica an matrimonialis contractus in loris ubi viget parpublica et decretum Tridentinum.coram acatholicis ministris, sint vatidi; — 7° Syntagma controrersiarum fidei, 2 vol. Les ouvrages en flamand sont : 1" Instruction courte et facile pour connaître l'Eglise une, sainte et romaine; Amsterdam; — 2» les Litanies des Saints; pour prouver la légitimité de leur invocation; Rees;
— 3°, Catéchisme composé des propres paroles de l'Écriture sainte; — 4° Traité de l'Eucharistie. Stalens a laissé en manuscrit plusieurs autres ouvrages. Voy. Paquot, Mémoires pour servir à f Histoire litte'r. do. Pays-Bas, tom. VIL Feller. Miehaud, Biogr. univers.
STAMBER (Jean), en latin Stam/jcrius, évéque d'Herelord, mort à Ludlow, dans le couvent des Carmes, en 1474. avait fait profession dans l'Ordre des Carmes. H professa la théologie à Oxford, devint confesseur de Henri IV, roi d'Angleterre, et il occupa successivement les sièges de Norwich, de Bangor et d'Hereford. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° De Vigare Sacras Srriptura' ; — 2° De Vurio Scriptura Sensu ; — 3* De Prerogativa ecclesiastica ; — 4° De Potestate pontificia; — 5° De Discrimine juritdictionum ;
— 6» De Dote Ecclesiœ ; — 7° De Sgmbolo Fidei;
— 8° De Sanctionibus eecicsiusticis ; — 9° De Vigore decretorum ; — 10° In Magislrum Sententiarum, \ib. IV ; — 11° De Laborts universis Pra>mU>; — 12° De Rfgimine celebrantium ; — 13° De Quatuor Minimis; — 14" De Casu et Fortuna;
— 15° De Fato et For lui to; — 16° Sermones coram rege: — 17° Sermones ad clerum; — 18° Sermones ad populum ; — 19° des Tables snr quelques ouvrages de saint Chrysostoine , do saint Augustin et de saint Grégoire, l'oy. la Biblioih. Carmélit., tom. I, col. 102.
STAMEDIUM. Voy. Tamik.
STAMPA (Pierre -Antoine), vivait vers le commencement du xvh* siècle. On a de lui : Lu Fuite de Satan, ou Exorcisme tiré de l'Ecriture sainte; Venise, 1605; Cologne, 1608; Lyon, 1618.
STANCARI (Francesco), en latin Stancarus, prêtre apostat, hérésiarque, né à Mantoue en 1501, mort à Stobnitca, en Pologne, l'an 1574, professa la langue hébraïque au collège de Cracovie, où il s'était retiré après avoir été chassé d'Italie et d'Allemagne. Il renouvela les erreurs des noétiens,des ariens et des macédoniens. Il se disait aussi disciple de Luther; mais l'hérésie qu'il soutenait avec plus de force consistait a enseigner que Jésus-Christ n'avait pas mérité, et n'avait été médiateur qu'en qualité d'homme simple et non pas en qualité d'Homme-Dieu. Osiander se déclara contre Stancari, et prit le titre d'Antistancnrien , qui fut adopté par ses disciples, en opposition a ceux de Stancari, qui furent appelés Staticariens. Stancari se lit alors un parti composé de libertins, déclama contre l'usage des sacrements, prononça des malédictions contre Luther et contre Calvin sur la foi et sur la Cène, et périt les armes à la main contre les prélats. Ses ouvrages ont été mis à Ylndex par Clément VIII; on en trouve la liste