‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 994 sur 1294 · STA · texte numérisé non relu

STA

sèment des matières. Voy. de Rossi, Dizionario I storicodegli Autoriebrei, vol. II, p.137. Michaud, Diction, univers.

SPROTTUS. l oi/. Spottus.

SPURZHEIM (Gaspard), protestant, savant médecin allemand , né à Longwic ou Longwich (Lonqmricum ou Longtts Vicus), près de Trêves, en 1 <66, mort à Boston l'an 1832, étudia la médecine a Vienne, en Autriche, où il reçut le doctorat. Élève du docteur Gall, il se montra partisan enthousiaste du système craniologique de son maître ; il y apporta cependant quelques modiiications.Les doctrines qui sont communes à Gall et à Spurzheim ont été exposées dans plusieurs ouvrages qui leur sont communs, mais il eu est qui sont propres à chacun d'eux. Parmi ceux qui appartiennent exclusivement à Spurzheim, nous citerons : i° Observations sur la phrénologie, ou la connaissance (le l'homme moral et intellectuel, fondre sur les fonctions du système nerveux; Paris, 1810, 1818, in-8»; — 2» Essui p/iitatoptiique sur la nature morale et intellectuelle de l'homme; ibid., 1820. in-8»; — 3° A View of the elementary principles of éducation; Édimbourg,l821, in-12; Londres, 1828, 1840, in-8», avec beaucoup d'additions; trad. en franç., 1822, in -8°. Voy. relier, Bioyr. univers. La Nom*. Biogr. yenér. Compnr. notre art. PhrÉNOLOGIE.

SQUILLACE (Scyllacium ou Scyllatium,Squitlacium), ville épisc. de la Calahre ultérieure, dans le royaume de Naples, sous la métropole de Reggio , est située a une lieue du golfe de son nom, dans la mer Ionienne. Son premier évéque , Gaudence , assista au concile de Rome en 465. Votj. Ughelli, //«/. sacr., tom. IX, col. 422. De Gominunville , /" Table alphabét., p. 210. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, qui, vol. LXIX, p. 167-171, remarque qu'Ughelli fait commencer la série des évéques de Squillace par Zacharie, qui assista au concile du pape Vigile en 442, en quoi il commet plusieurs erreurs; car c'est Zachce et non Zacharie qui se trouva au concile tenu sous le pape Vigile, non pas en 442, mais en 553 ou mieux 551, et ou'avant Zachée il y a eu Gaudence, puis deux autres évéques "dont on ne connaît pas les noms.

SQDILLANS (Paul), jurisconsulte du xvu« siècle, a nublié : Traité des privilèges des clercs; Naples, 1635.

SQUIRE (Samuel), anglican, né en 1714, mort l'an 1766, était évéque de Saint-David, au pays de Galles. Il a publié, outre plusieurs ouvrages très-savants, mais purement littéraires : 1° Défense de l'histoire des an'iens Hébreux • — 2* L'Indifférence inexcusable en fait de religion ; 1748, in-12; — 3° Principes de religion ; 1763. Os trois ouvrages sont aussi remarquables par l'érudition que par le zèle que l'auteur y montre contre l'incrédulité. Voi/. relier, Biogr. univers.

STABAT ou STABAT MATER. Premiers mots d'une hymne ou plutôt d'une prose pleine d'une tristesse douce et d'une pieuse mélancolie. Elle peint, dans un langage naïf et touchant, les souffrances de la sainte Vierge pendant que son divin Fils expirait sur la croix. Le Stabat a été mis en musique par d'illustres compositeurs, parmi lesquels nous citerons Pergolese, Hxndel et Haydn. De nos jours Rossini a composé un joli Sta/xd, selon l'expression spirituelle de J. Janin. On chaule cette hymne pendant la .semaine sainte , aux saluts qui se font au tombeau et principalement le jour qu'on appelle de la Compassion de la sainte Vierge. Voy. l'abbé Jacquin et Duesberg, Diction. d'Antiquités chrétiennes. Gaet. Moroni, vol. LXIX, p. 171-175, où

on trouve une foule de choses très. - intéressantes et les noms d'un grand nombre d'écrivains et de musiciens qui ont composé des livres et des chants sur le Stalsat.

STABIA. Voy. Castellamare.

STABILITE. Autrefois les clercs étaient soumis à la stabilité dans les églises où on les attachait à leur ordination. Voy. Exeat, Inamovibilité.

STACHTS ( Saint ), disciple de saint Paul, dont l'apôtre parle honorablement dans sou Épitre aux Romains (xvi, 9). On ne sait aucune particularité certaine de sa vie. Les Ménées des Grecs marquent sa féte au 31 octobre , en quoi ils sont suivis par le Martyrologe romain , qui le fait aussi évéque deByzânce, appelée depuis Constantinople.

STACKHOUSE (Thomas), anglican, né en 1681, mort à Benham, dans le Berkshire, l'an 1752, exerça à Amsterdam le ministère évangélique, et fut vicaire à Richmond, à Faling et a Finchley, puis pasteur à Benham. Il avait acquis beaucoup de réputation par ses écrite contre Tyndale, Gollins et Woolston. Parmi ses nombreux écrits nous citerons : 1° Les Misera et peines du bas clergé à Londres et aux emrfrtot; 1722, in-8°; — 2° Complète Body of divinity ; Londres, 1729, in-fol.: — 3° Defenre of the Christian religion; ibid. y 1731, 1733, in-8»; trad. en français sous ce titre : Le Sens littéral de f Ecriture défendu, etc., la Haye, 1738,3 vol. in-8»; trad. aussi en allemand; — 4" Sew Hffory of the Bible; ibid., 1732, 2 vol. in-fol.; la meilleure édition est celle de 1752; — 5° New and pr activai Exposition ofthe Creed; ibid., 1747, in-fol. Voy. Ladvocat, Diction, histor. portât. Le Journ. des Savants, 1729, 1730, 1739 et 1740. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

STAC TÉ, terme dérivé du grec, et qui signifie la goutte qui coule de l'arbre qui produit la myrrhe. 11 en est parlé en différents endroits de l'Ecriture; mais les interprètes ne sont pas d'accord sur l'espèce de parfum que désigne ce mot. Le texte hébreu porte Lôt, que quel-

aues-uns entendentdu lotus, et particulièrement e celui que l'on nomme alisier. Voy. Genèse, xxxvu, 25. Exode, xxx, 34. Ézéch., xxvii. 19. D. Calmet.Dicrio/i.rfe la Bible.

STACTÉE (Saint), martyr et fils de sainte Symphorose. Voy. SymphoroSE.

STADE (Stadium). Ce mot se prend dans l'Écriture : 1» pour une mesure grecque et romaine adoptée par les Juifs, et qui équivaut environ à un espace de 125 pas géométriques ou 625 pieds, à 5 pieds par pas géométrique; 2" pour un lieu où l'on faisait les exercices publics de la course. Ces lieux étaient ainsi appelés parce que les espaces que parcouraient les athlètes étaient distingués par des stades. Saint Paul fait allusion a ces exercices dans son Épitre aux Corinthiens (ix, 24).

STADINGS ou STADINGUES étaient des libertins de Stade ou Staden, ville de la basse Saxe, dans le duché de Brème. Ils s'établirent dans des lieux marécageux et inaccessibles des confins de la Frise et de la Saxe, où ils renouvelèrent les erreurs des manichéens, et sabandonnèrent à toutes sortes d'abominations, et surtout au sortilège. Ils admettaient deux principes : l'un auteur du bien et l'autre du mal, et ajoutaient que Lucifer est le créateur qui a fait le bien, et que le Dieu qui l'a précipité du ciel sera un jour détrôné à son tour par Lucifer, qui reprendra son royaume et y conduira ceux qui 1 auront adoré. Ils se disaient indépendants de toute autorité, refusaient de payer

STAL

Page 1