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au grand séminaire de Bamberg, et, l'an 1810, il ajouta à ce cours celui de la dogmatique. On lui doit, outre divers articles de journaux et plusieurs opuscules ascétiques : \« un Catéchisme de tu religion catholique à l'usage des églises et des écoles ; 1812; — 2° Plans itr Sermons, 1816. Voy. le Uirtion. de la théal. cathcl.
II. STAPF ( Joseph - Ambroisc ) , docteur et professeur de théologie , chanoine de Brixen , né à Flicss, dans l'Oberinntlial , en 1785, mort l'an 1814, professa la théologie morale à la faculté d'Inspruck, et, deux ans après, il fut transféré avec la môme faculté de théologie à lirisen. On a de lui : !• Pédagogique , suivant l'esprit de l'Église catholique , 1K32; — 2° ///*tmre de l' Ancien et du Souvenu Testament , à l'usage des écoles secondaires des États autrichiens ; 1840 ; — 3° Theotogia moratis iu entnprm/ium r*</ncm; 1827. i vol.; il en parut, l'an 183U, un abrégé qui fut introduit officiellement dans toutes les écoles de théologie ; — 4° Epitome moraiis; 18V3, plusieurs fois réimprimé depuis. La morale de Stapf est théorique et pratique; elle est formellement opposée aux tendances semi-rationalistes de beaucoup de moralistes modernes. Les principes de la morale sont pour Stapf des vérités révélées comme les
(principes dogmatiques. Le dernier éditeur do a Morale de Stapf y a fait des additions d'une grande utilité pratique. Voy. le Diction, de la thêot. eathot.
I. STAPFER (Jean ), protestant, frère du suivant, né en 1710, mort l'an 1801 , se livra à la prédication , et professa la théologie à l'académie de Berne. On a de lui : 1° Tiiroiogia umdytien; 1703. in-4*>; — 2" des Sermons; Berne, 1761-81. 45 vol. in -8°. Voy. Michaud, limgr. univers. La Souv. Mogr. ghulr,
II. STAPFER (Jean-Frédi'-ric), protestant, frère du précédent , né à Bru^g , dans le canton d'Argovie, en 1718, mort a Dicsbach , dans le eanton de Béni;- . l'an 1775 , exerça lus fonctions de pasteur dans cette dernière ville. On a de lui : 1U De Confornntate operum dii inarum in mundn phi/tico et mystieo, eo»iue tifpico et antitypi'co , inséré dans la Tempe Ile/veina, tom. V; Zurich, 1741; — 2* Institut urnes théologien; polemicw ; ibid., 1743-47, 5 vol. in-8° ; 1752; ouvrage mis à V Index le 11 septembre 1750; — 3» Fondements de la vraie religion, en allemand; 1740- Tii. 12 vol.; — 4° Lu Morale chrétienne , en allemand; 1756-60, 6 vol. in-8«. Voy. Michaud, liioyr. univers. La Souv. tiioyr. génér.
STAPH YLUS (Frédéric"), professeur de langue grecque au collège de linslm , né à Osnabruck en 1514, embrassa l'an 155M la religion catholique, et fut pourvu successivement d'un canonicat, d'une prébende et d'un vicariat. Il fut le troisième , avec Jean Wicelius et Êtienne Agricola, qui quittèrent le parti de* luthériens, et qui composèrent un livre de* Discordance* tirée* des livret et des principaux articles de foi des luthériens. Il est aussi auteur de plusieurs ouvrages concernant la religion qui ont été réunis et publiés à Ingolstadt, 1613, in -fol. Georges Schelhorn n publié en 1737, dans ses Amn'mtnte* hisforia- ecclesuisticœ et titterarice , plusieurs ouvrages qu'il attribue a Staphylus. Voy. Moréri, édit. de 1759.
STAPLETON (Thomas), célèbre controversiste catholique, né à llenlield. dans le comté de Sussex, en 1535, mort à Louvain l'an 15W, avait un canonieat a C.hiehester. lorsqu'à l'avénement d'Elisabeth il fut obligé de s'expatrier. Il se retira à Louvain, à Paris, puis à Home. Il prit à Donni le degré de docteur eu théologie,
v fut chanoine de Saint- André, et professeur d'Écriture sainte. Il fut appelé en 1500 A Louvain pour y exercer le même emploi , et nommé dans la suite au dovenné de l'église d'Hilverberck , près de Bois-le-Duc. Parmi ses ouvrages on cite surtout : 1" Fortrcss of faith first planted among us Englislimen : Anvers, 1565, in-l«, suivi d'une trad. anglaise de l'Histoire de l'Église par Béde ; — 2° De Pcincipiis fidei doctrinatwus ; Paris, 1579, in-fol.; — dp De Vniversa justification^ Ihctrinn ; ibid., 1582, in-fol.; — 4» Très Thomte; Douai, 1588 ; in- 12; — 5» Promptuar um cutholicum; Paris. 1580, in-8°. La plupart de ses ouvrages ont été rassemblés et publiés par Holland , Paris. 1620, 4 vol. in-fol. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXXIX. Richard et fîiraud , qui donnent un aperçu de ce que contiennent les quatre volumes de Stapleton. Feller, Michaud. Idogv. univers. La Souv. Bioyv. génér.
STARCK( Jean-Auguste), protestant converti, docteur en philosophie et en théologie, prédicateur en chef de In cour de llesse-Darmstadt, né a Schwerin en 1741, mort l'an 1816, ne se distingua pas moins comme homme de lettres que comme savant théologien. En 1770, il fut appelé à Kipmgsbei'^ pour y occuper une chaire de théologie , et pour y prêcher à la cour. En 1781, la cour de Darmstadt lui conféia l'office de premier prédicateur, et la première place dans le consistoire. Il n'accepta que la première de ces fonctions , pour se livrer avec plus de liberté à l'étude. Quant à sa conversion au catholicisme, elle parait incontestable, quoiqu'elle se soit faite discrètement , et qu'elle soit restée ignorée de ses ennemis. « Starck, «lit Picot, arriva en octobre 1765 a Paris, et, après les instructions et préparations convenables, il prononça son abjuration dans l'église Saint - Sulpice, le 8 février 17(16. C'est ce qui résulte d'un registre d'abjurations reçues à Saint-Sulpice depuis 1086 jusqu'en 1791 , registre manuscrit que l'on conserve encore, et que nous avons eu sous les yeux : L'acte d abjuration, outre la signature de Starck, porte celles de l'abbé Joubert, de Saint-Sulpice; de l'abbé de Bausset et de Chazal de la Morandie , vicaire. De plus, nous avons vu un mémoire écrit de la main de l'abbé Joubert qui fait une mention expressn de cette abjuration. Starck s'était lié avec cet ecclésiastique , qui , savant orientaliste lui-même, M'intéressa vivement au jeune étranger , et qui parait avoir présidé à son instruction... Starck, encore peu affermi dans la foi, sollicité par ses parents et ses amis . pressé peut-être par le besoin , retourna en Allemagne, et reprit l'exercice de la j religion protestante. Son abjuration a Paris avait été secrète , et elle resta toujours ignorée de ses ennemis , qui n'auraient pas manqué de la lui reprocher dans leurs nombreux écrits contre sa personne ou ses ouvrages; mais le fait est incontestable; le Mémoire de l'abbé Joubert existe encore, et ne laisse aucun doute... Cette inconséquence a droit sans doute de nous surprendre dans un homme si éclairé et si sage en apparence ; mais au fond ne se retrouve-t-elle pas dans beaucoup d'hommes qui n'ont pas le courage de conformer leur conduite à leur croyance? Il faut plaindre celui que des intérêts temporels retenaient dans une communion que sa conscience repoussait. • Quint à nous, nous avons connu et nous connaissons encore des hommes, très-honorables d'ailleurs, qui ne sont nullement exempts de cette même faiblesse qu'on déploie si justement dans la conduite de Starck. Il a laissé d<> nombreux écrits *ur la