MAISOU, HOTEL, PALAXS , CHATEAU
Ce sont des édifices également destinés au logement des hommes; c'est en quoi ces mots sont synonymes. La difFéronce de ces noms vient de celle des états particuliers qui occupent ces édifices.
Les bourgeois occupent des maisons : les grands à la ville occupent des hôtels : les rois , les princes et les évêques , j oui des palais i les seigneurs ont des châteaux dans leurs terres. (B.)
•y^Ô. MAISON, LOGIS.
Ce sont deux tennes également destinés à marquer l'habitation. Mais le mot de maison marque plus particulièrement l'édifice; celui de logis est plus relatif à l'usage.
On loge dans une maison; et une maison a plusieurs corps de /o^/5, qui peuvent être occupés par différentes personnes : on peut même établir dans une maison autant de logis qu'il y a de chambrés, pourvu que chaque ■ hambve soit suffisante aux besoins de ceux qu'on j loge. (B.)
MALADRESSE. lOi
y47- MALADRESSE, MALKABILETÉ.
L'un et l'autre expriment un défaut d'aptitude pour réussir. Mais il y a entre ces deux termes une diftérence : c'est que la maladresse se dit, dans le sens propre, du peu d'aptitude aux exercices du corps ; et que la malliabiteté ne se dit que du manque d'aptitude aux fonctions de l'esprit.
Un joueur de L illard est maladroit; un négociateur est malhabile.
Comme nous aimons assez à rendre sensibles les idées intellectuelles par des métaphores tirées des choses corporelles , on nomme quelquefois , au figuré , maladresse,, le manque d'intelligence et de capacité pour les opérations qui dépendent des vues de l'esprit : mais il n'y a pas réciprocité ; et l'on ne nommera jamais malhabileté le défaut d'aptitude aux exercices corporels.
On peut donc dire qu'un négociateur est maladroit; mais on ne dira pas qu'un joueur de billard soit malhabile. (B.)