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ODIEUX

^e/ifeur est toujours plus ou moins forte ou abondaiit^, pour qu'elle affecte l'organe : aussi n'appelle-t-on senteur qu'une odeur forte. L'odeur est commune à une infinité de corps : lar senteur est propre à certains corps odoriférants , tels que lesaromates, certaines fleurs, certains fruits. On ne dit pas qu'un corps qui ne sent rien, n'a point de senteur; il n'a point d'oJeur. La senteur se répand au loin , prédomine , absorbe les odeurs foibles ou délicates.

Odeur est donc le terme générique; et c'est celui qu'on emploie pour exprimer l'espèce particulière d'odeur de chaque espèce de corps, au lieu que senteurne se dit guère que d'uiie manière vague et indéterminée, pour une forte o^eur. Nous disons loueur et non la senteur du plâtre, du charbon, du thjm, etc., pour distinguer les espèces. Un bois a l'odeur ^ et non la sen" leur de la rose. Un mélange a une odeur , et non une senteur vineuse. Au pluriel , les odeurs et les senteurs sont également d<^s parfiuns agréables destinés à embaumer , à pai'famer , à faire sentir bon.

On dit tiguvément odeur de sainteté , l'odeur des t/ertus j etc^ Sunleur ne se dit que dans le sens propre. (R.)

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