‹ Dictionnaire universel des synonymes de la langue franseChapitre 282 sur 494 · pnivÉ, Apprivoisé · texte numérisé non relu

pnivÉ, Apprivoisé

(( Les animaux privés, dit l'abbé Giravd , le sont aaturellement; et les apprivoisés le sont par l'art et par l'industrie des hommes. J,e chien, le bœuf et le cheval, soni des animaux privés : l'ours et le lion sont quelquefois apprivoisés. Les bétes sauvages ne sont pas privées, les farouches ne sont pas apprivoisées, li

< e n'est pas assez; il falloit ajouter que l'animal cpprivolsé devient privé, c'est à-dire familier; car apprivoiser signihe rendre privé , familier, traitable. Rectifiez , d'après cette idée , celle de l'abbé Girard. Les chiens et autres animaux qui naissent au milieu de nous , sont naturellement privés : votre moineau , votre serin , vos tourterelles , ne sont privés que parce que vous les avez apprivoisés. L'éléphant apprivoisé devient si privé, qu'il rend avec docilité une foule de services dom^'stiques , et qu'un enfant le mène plus facilement avec une baguette , que vous ne menez votre cheval avec la bride , le fouet et l'éperon.

Le lion guéri d'une blessure par résclavc fugitif Androclès devint si privé, qu'il parcouroit librement les rues de Rome sans donner aux enfants mêmes le moindre sujet de crainte. Un lion apprivoisé valut au Carthaginois Hannon, son maître, l'exil que hii infligèrent ses compatriotes , U-emblant qu'un homme capable de dompter une bête féroce ne captivât bientôt le peuple. (R.)

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