IpNduihe en, ibduiiie a
Induire, conduire doucement, faire aller à, mettre dans; on induit a faire et on induit à une chose. Mais on dit quelquefois induire en j induire en tentation, induire en erreur. L'usage général est pour induire à une chose , au mal , au crime ; on ne diroit pas induire en mal, en crime, mais les uns disent induire en erreur, et les autres induire à erreur.
Induire en, c'est faire aller dans, faire tomber dans: induire à, c'est faire aller à ou vers, ou mettre seulement sur la voie.
Induire quelqu'un en tentation , c'est le mettre dans l'état., à l'épreuve de la tentation , le tenter , le faire tenter ; induire quelqu'un au mal , c'est l'engager à mal faire , le mettre dans la disposition de faire le mal. Lapiépositionen exprime l'état où l'on est , et la préposition à le but où l'ou tend. Induire en est la façon de parler la plus naturelle, puisque in signifie eu : induire à, suivi d'un substantif, est une manière de parler elliptique ; car c'est proprement induire à faire. Entre ces deux locutions il j a , ce me semble , la même différence qu'entre conduire dans et conduire à : on conduit dans le lieu où l'on est , on conduit au lieu où l'on veut aller.
Pourquoi ne diroit-ou pas également, mais dans des cas âiffévents , induire en erreur, comme on l'a toujours fait , et induire à erreur, comme l'ont affecté quelques personnes ? Ces expressions n'ont pas le même sens ; l'une et l'autre ont leur place distincte. A proprement parler , vous trompes celui que ypus Induisez en erreur en lui faisant adopter une chose fausse j