RECTITUDE
du peuple : elle fait une partie des réjouissances publiqTies
(dans certains événements.
Amusement, suivant l'idée que je m'en fais encore, porte pur des occupations faciles et agréables qu'on prend pour éviter l'ennui. Récréation appartient plus que Y amusement au délassement de l'esprit, et indique un besoin de l'âme plus marqué. Rejouissance est affecté aux fêtes publiques du monde et de l'église. Divertissement est le terme générique, qui renferme les amusements j les récréations et les réjouissances particulières.
« Les divertissements de ce pajs , dit à son cher Aza une Péruvienne si connue par la finesse de son goût et par la justesse de son discernement , les divertissements de ce pays me semblent aussi peu natui-els que ses moeurs. Ils consistent dans une gaité violente, excitée par des ris éclatants auxquels l'âme ne paroit prendre raicune part; dans des jeux insipides , dont l'or fait tout le plaisir ; dans une conversation si frivole et si répétée , qu'elle ressemble bien davantage au gazouillement des oiseaux qu'à l'enti-etien d'une assemblée dêtres pensants ; ou dans la fréquentation de deux spectacles, dont l'un humilie î'uumaniîé , et l'antrô exprime toujours la joie et la tristesse indifféremment par des chants et des danses. Ils tâchent en vain, par de tels mojeni, de se procurer des divertissements réels, un amusement agréable; de donner quelque distraction à leurs chagrins , quelque récréation à leur esprit : cela n'est pas possible. Leurs réjouissances mêmes n'ont d'attraits que pour le peuple, et ne sont point consacrées, comme les nôtres, au culte du soleil : leurs regards, leurs discours, leurs réflexions , ne se tourneni. jamais à l'honneur de cet astre divin. Enfin , leursiroids amusements, leurs puériles récréations, leurs divertissements affectés , leurs ridicules réjouissances , loin de m'égajer, de me plaire , de me convenir, merappellentencore avec plus de regret la difféi-ence des jours heureux que je passais avec toi. » {EncycL, IV, 10Ô9.)